Nouvelles de Fukushima : Veolia et le tritium

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L’un des gros problèmes de la société TEPCO est de pouvoir rejeter dans l’océan de l’eau pas trop contaminée par les effluents involontaires provenant des cuves endommagées des réacteurs dont le combustible a été partiellement réduit à l’état de bouillie. On n’en sait encore rien puisqu’aucun robot, aux dernières nouvelles, n’a encore pu permettre de faire un état précis de la situation. Les radioisotopes gênants sont les produits de fission, iode, xénon, césium, … mais également le tritium, l’isotope radioactif de l’hydrogène qui se forme fatalement mais en quantités infimes dans un réacteur nucléaire. Le tritium n’est pas dangereux en soi à moins d’en ingérer de grandes quantités. Sa dangerosité réside dans le fait que sa désintégration produit un rayonnement beta peu énergétique mais le produit final est de l’hélium qui pourrait poser problème dans des conditions extrêmes. Sur le site de Fukushima-Daichii on a estimé que la totalité du tritium ayant contaminé les eaux souterraines entourant les réacteurs était d’un peu plus de 3 grammes depuis le 11 mars 2011. Vous avez bien lu, il n’y a pas d’erreur, 3 grammes …

Sous la pression internationale et en raison des directives gouvernementales japonaises très (beaucoup trop) strictes, la société TEPCO doit absolument réduire les rejets de tritium dans l’océan et elle a fait appel à la société française Veolia, spécialiste des « nettoyages » en tous genres concernant en particulier les eaux usées. Veolia est la seule société étrangère présente actuellement sur le site de Fukushima puisqu’elle a racheté, stimulée par l’appât du gain, une petite compagnie américaine du nom de Kurion. Kurion est impliquée dans le décommissionnement des installations nucléaires et le tritium fait partie de l’une de ses préoccupations.

Pour traiter des millions sinon des milliards de litres d’eau contaminée et en extraire le tritium à raison de quelques picogrammes par litre, la solution n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. Il faut dans un premier temps électrolyser l’eau pour obtenir d’un côté de l’installation de l’hydrogène, un peu de deutérium et du tritium et de l’autre côté de l’oxygène. Ce mélange gazeux est ensuite résolu au travers de colonnes catalytiques en céramique pour laisser passer librement ou presque l’hydrogène et le deutérium et concentrer le tritium qui sera ensuite pris en charge sous forme comprimée.

La société Kurion, sous l’impulsion de Veolia, est passée du stade prototype de sa technologie MDS à une installation industrielle de taille raisonnablement étudiée pour traiter quelques dizaines de mètres cubes par jour, je dis bien raisonnable car il ne faudrait pas trop perdre d’argent au cas où ce projet se révèle être par la suite un gros fiasco. Il s’agit en effet d’une grosse opération bien juteuse financièrement et bien orchestrée médiatiquement pour redonner un peu de couleur à l’image ternie de TEPCO avec tout ce tapage médiatique pour récupérer au final quelques grammes de tritium alors que l’Océan Pacifique, le plus grand océan du monde, pourrait absorber sans risques pour la faune et les pays riverains ces quelques grammes de radioisotope. Encore une fois le marché de la peur est payant, les écolos se frottent les mains, Veolia va gagner un gros paquet de yens et l’usine de Fukushima est déjà et sera encore pour des dizaines d’années une véritable mine d’or.

Le Vatican s’est enrichi en vendant des indulgences aux croyants stupides ayant peur de penser que leur âme pourrait aller en enfer pour l’éternité et a rempli ses caves d’objets précieux, d’or et de pierres d’une valeur inestimable, la société Veolia va faire de même pour rassurer la population et les écologistes tout aussi crédules que les chrétiens des XIV et XVe siècles. La radioactivité ça fait peur et ça fera encore peur …

Mais pour ce qui concerne l’écologie et sa perception de l’accident de Fukushima et des progrès technologiques en général il faut relire les oeuvres d’Hans Jonas et notamment son ouvrage intitulé « Le Principe de Responsabilité » (1979) qui est le livre de chevet des mouvements écologistes et dont découle directement l’inique « principe de précaution ». Cet ouvrage que je qualifierais pour ma part de subversif est en réalité une apologie de la peur, conséquence des progrès technologiques en tous genres, y compris de brûler du pétrole. Faut-il vraiment avoir peur de quelques grammes de tritium rejetés dans l’océan ? À l’évidence la question ne se pose même pas pour TEPCO et les dirigeants de Veolia. Business is business as usual …

Dans le domaine de l’exploitation idéologique de la peur, la ville et le canton de Genève en Suisse ont déposé une plainte contre X visant la centrale électronucléaire du Bugey en France pour mise en danger de la vie d’autrui. Comme chacun sait cette installation jouxte la frontière suisse comme l’était d’ailleurs celle de Creys-Malville. La peur ne connaît pas les frontières mais les Suisse connaissent-ils bien leur géographie ?

Sources : http://kurion.com/kurion-completes-commissioning-of-modular-detritiation-system/

http://kurion.com/veolia-to-acquire-kurion-and-develop-an-integrated-offer-in-nuclear-facility-cleanup-and-treatment-of-low-and-medium-level-radioactive-waste/

Illustration : Kurion

Montebourg sévit encore, ça frise le ridicule !

L’Etat veut créer un réseau national de bornes pour voitures électriques

PARIS – Le gouvernement veut relancer le secteur des vehicules électrique, en dotant le pays d’un réseau national de bornes de recharge, avec un maillage à l’image des stations-service, annonce lundi le site des Echos.

Selon le quotidien en ligne qui cite une source proche du dossier, l’Etat réfléchirait à la création d’un opérateur dans les infrastructures de recharge, capable de gérer un maillage territorial.

Il aurait sous sa responsabilité environ 5.000 bornes de recharge rapide pouvant recharger un véhicule en 30 minutes.

ERDF apparaît comme un candidat naturel pour la gestion de ce réseau, selon Les Echos, mais cette mission pourrait aussi intéresser Bolloré, Veolia, JCDecaux, voire Vinci.

Le montage juridique pourrait ainsi prendre la forme d’une délégation de service public ou d’un partenariat public-privé, en transposant ce qui se fait pour les hôpitaux ou les prisons à la recharge des véhicules électriques.

Le modèle d’une société publique locale est également envisagé, précise Les Echos. 

Mais il reste à gérer la question du financement, sachant qu’une borne coûte de 35.000 à 40.000 euros.

L’idée du ministère, selon le site du quotidien économique, est que le projet puisse être soutenu par les investissements d’avenir, un exercice complexe, car le véhicule électrique n’a pas encore démontré son potentiel. Il s’agit également de trouver un modèle économique attractif pour l’opérateur désigné.

Le ministère du Redressement productif centralise le dossier, qui devra encore attendre l’arbitrage de Matignon, a priori d’ici à cet été, selon le site. 

BOLLORE

VEOLIA ENVIRONNEMENT

JCDECAUX SA

VINCI



(©AFP / 27 mai 2013 22h21)

C’est comme si on y était ! Des bornes pour recharger des voitures électriques, oui ! Mais avec de l’électricité éolien, oui, naturellement cela va de soi, surtout pas des kW made in Fessenheim, l’horreur ! C’est plus propre et Monsieur le Ministre de la déconstruction contreproductive saura certainement de quoi il parle quand il faudra décider si on doit installer encore plus de moulins à vent qui coupent les oiseaux en deux (vous avez certainement vu cette horrible vidéo d’un oiseau migrateur proprement tranché par une pâle d’éolienne au nord du Danemark), à n’en pas douter, pour les oiseaux migrateurs dont tout le monde se moque (même les écologistes, paix à leurs âmes et à celles des oiseaux migrateurs) les éoliennes c’est productif en terme de destruction, Montebourg a certainement apprécié.

Ouf, je l’ai dit. Donc, pour résumer, le sinistre Montebourg qui ne sait toujours pas de quoi il parle va mettre Bolloré, l’homme des papiers à cigarette et des condensateurs sur le coup, pas mal comme approche, Bolloré construit aussi des voitures électriques (ça sent déjà la magouille) puis Véolia Environnement, c’est plus propre d’utiliser des voitures électriques pour l’environnement, ça va de soit, Decaux ce sera pour les panneaux (électrifiés) qui signaleront les bornes avec une belle publicité juste à coté de la borne pour faire fonctionner le business publicitaire, du genre « Achetez des marinières à rayures made in France » et enfin Vinci parce qu’il faut bien garer ces charmants véhicules électriques et le tour est joué. Je vous dis que ça sent la grosse arnaque, on est en plein dans le trafic d’influence, l’arrangement entre copains : « passe moi le sel, je te passe le poivre ». Et pendant ce temps-là, Veolia, peut-être, installera des moulins à vent partout où passent des oiseaux migrateurs, mais c’est bien sûr, les oiseaux utilisent aussi les vents porteurs pour parcourir les milliers de kilomètres nécessaires pour se rendre sur leurs sites de nidification, tout le monde sait ça, y compris Montebourg, encore une fois cela va de soit. Et le tour est joué, tout les petits ministres (petits par la taille de leur encéphale) seront contents, Delphine, Cécile et les autres femelles du gouvernement qui se pavanent devant Arnaud, j’en oublie certainement mais ça n’a aucune importance, ils sont tous dérisoires de ridicule. Et pour en rajouter une petite couche, on va taxer le diésel (dixit Delphine), c’est sûr que ça sent mauvais et que ce n’est pas propre, comme les mégots de cigarette (cf le bon vieux sénateur EELV Placé) ou les feux de cheminées au bois ouvert qui polluent horriblement ( encore Delphine) mais là, pour le coup l’homme à la marinière rayée va en prendre plein la gueule en terme de destruction contreproductive parce que tous les camionneurs bloqueront immédiatement l’ensemble du territoire de la république bananière hexagonale et il suffira de deux semaines de blocage pour mettre le gouvernement socialiste fantoche à genoux. J’aimerais bien voir ça, que je sache il n’y a pas encore de 45 tonnes électriques. Alors Monsieur le ministre à la marinière à rayures retournez donc dans votre Saône-et-Loire, dans votre fief, et cultivez votre jardin, ce sera beaucoup plus productif ! Mais au fait, à quarante mille balles la borne, qui va payer ? Tout de même pas le contribuable ?