L’effet du « vent solaire » sur le climat

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Depuis l’apparition de l’hypothèse de l’effet de serre du gaz carbonique sous l’impulsion de James Hansen (NASA Goddard Lab) reprise par Al Gore, un gaz à l’état de traces dans l’atmosphère, l’étude de l’influence de l’activité solaire sur les variations du climat a été négligée mais des géophysiciens ont délaissé cet os à ronger que constitue le CO2 au risque de ne plus bénéficier d’un quelconque soutien des pouvoirs publics pour continuer leurs travaux. C’est ce qu’a fait une équipe de l’Université Nationale de Yokohama sous la direction du Docteur Kiminori Itoh, défiant la tendance générale pour tenter de mettre en évidence une influence de l’activité solaire sur les oscillations océaniques. Les travaux se sont focalisé sur les variations du vent solaire mesuré en comptant le nombre de protons (noyaux d’hydrogène H+) et d’électrons provenant du Soleil. Ce vent solaire est directement corrélé à l’activité magnétique solaire. Divers observatoires répartis dans le monde mesurent en temps réel l’intensité de ce vent solaire de même qu’il existe de nombreuses bouées océaniques ainsi que des stations météo réparties sur la Terre pour mesurer la température de surface (Ts). Le vent solaire atteignant la Terre dépend également du champ magnétique terrestre qui dévie en grande partie ce vent solaire. L’indice géomagnétique (aa index) reliant ce vent solaire au champ magnétique terrestre, pour faire court, a été relié aux oscillations arctique, atlantique et multidécadales pacifiques. Et comme ce genre d’étude est loin d’être simple il a tout simplement été « oublié » par les spécialistes de l’IPCC. En effet affirmer que le vent solaire a une influence sur le climat c’est faire passer au second plan l’effet du CO2 …

Il existe un couplage complexe entre les oscillations de l’Atlantique nord et de l’Arctique mais les oscillations du Pacifique ont également une influence, ce que ces géophysiciens japonais ont appelé une téléconnexion. Les oscillations océaniques peuvent provoquer des variations des températures de surface pouvant atteindre 4°C ce qui est considérable. Par exemple depuis deux ans la température de surface de l’Atlantique Nord a diminué de près de 2 degrés et cette chute des températures ne concerne pas seulement la surface de l’océan mais une épaisseur d’eau de 150 mètres. Pourtant, selon les observations accumulées depuis les années 1870 le nombre de taches solaires (R) n’est pas parfaitement corrélé à l’indice géomagnétique. Si on examine les deux graphiques ci-dessus il est tout de même possible de reconnaître une vague corrélation entre l’indice aa et le nombre de taches solaires. Ce qui paraît évident est que cet indice aa s’affaisse quand le cycle solaire est long. Les cycles solaires peuvent en effet varier entre 9,5 et 13,5 années avec une durée moyenne de 11,4 années.

La fonction de couplage Pα entre le vent solaire et la magnétosphère terrestre qui représente la part de l’énergie du vent solaire captée par le champ magnétique terrestre a été corrélée avec les températures de surface Ts observées ainsi qu’avec les oscillations quasi-biennales des vents stratosphériques équatoriaux. La carte ci-dessous est une représentation des coefficients de corrélation entre l’indice géomagnétique (aa) et la fonction de couplage Pα avec les températures de surface Ts et les vent stratosphériques équatoriaux entre 1981 et 2000 : a) corrélation entre aa et Ts, b) corrélation entre Pα et Ts :

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À l’évidence les variables aa et Pα sont liées et ont les mêmes effets sur les températures de surface ainsi que sur les vents stratosphériques si l’on considère ces corrélations. Cet aspect de la variabilité du climat et des températures de surface a été peu étudié car il est extrêmement complexe de réunir tous les paramètres intervenant dans cette variabilité d’autant plus que le champ magnétique solaire a également une influence sur le champ magnétique terrestre. Enfin ces corrélations ont finalement montré que l’évolution des températures de surface (Ts) et les oscillations quasi-biennales des vents stratosphériques équatoriaux étaient parfaitement liés à l’indice géomagnétique exprimé en nanoTeslas. En conclusion la variabilité du climat n’est pas seulement une affaire de CO2 qui ne joue qu’un rôle très mineur – si tant est qu’il joue effectivement un rôle – mais il semble de plus en plus évident que le Soleil est l’acteur prépondérant dans la variabilité du climat.

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Source : ouvrage paru le 11 juillet 2018. Je n’ai pas de lien mais je tiens l’article à la disposition de mes lecteurs curieux. Je signale à ces derniers que le Docteur Kiminori Itoh a été classé comme un climato-hérétique par les activistes adeptes du réchauffement du climat d’origine humaine. Il fut l’un des experts de l’IPCC mais a nié en 2016, après la COP21, les affirmations de cet organisme onusien devant les évidences scientifiques accumulées dans son laboratoires dont il ne fut jamais fait mention dans les nombreux rapports de l’IPCC. À d’autres époques il aurait été brûlé comme une sorcière …