France Inter serait-elle une radio noyautée par les Verts ?

 

J’ai écouté le journal de 13 heures de France Inter aujourd’hui et un temps de parole délirant dans sa durée a été accordé à une députée européenne EELV à propos du danger potentiel des champs d’ondes électromagnétiques dans lesquels on baigne en permanence dans les villes et même les campagnes pour l’utilisation de téléphones portables. Sur le plan strictement scientifique, aucun résultat probant n’a jamais pu être mis en évidence, ni en ce qui concerne les antennes relais des téléphones cellulaires ni à plus forte raison des radars situés à proximité des aéroports dont la puissance d’émission est du même type et beaucoup plus importante. Cette personne dont je n’ai pas mémorisé le nom puisque j’ai coupé l’émission, ce qui m’a privé de la suite du journal, mettait en avant le principe de précaution inscrit dans la Constitution française qui est l’une des créations législatives les plus perverses qu’on puisse imaginer. Je rappelle que ce principe a été créé par les politiciens à la suite de la première conférence sur le climat de Rio si mes souvenirs sont exacts et concernait alors le climat et seulement le climat. Ce n’est qu’à la suite du scandale du sang contaminé en France et dans une moindre mesure dans d’autres pays européens et ensuite du scandale de la vache folle, deux affaires qui je le rappelle ici sont dues à des abus directs et donc des erreurs humaines flagrantes, que ce principe a été inscrit dans le traité de Maastrich puis dans la Constitution française. Et dans la formulation de ce principe au niveau tant français qu’européen et même international, les écologistes n’y sont pas pour rien et ils semblent en revendiquer une certaine paternité. Leur démarche est évidente, ils veulent tout simplement bloquer tout progrès scientifique et technique, revenir à la bougie et à la charrue en bois d’érable avec un aiguillon en bois de houx tirée par des bœufs blancs tachés de roux. C’est aussi clair que cela ! Voilà la philosophie des écolos, EELV, Greenpeace et les autres y compris certains philosophes malthusiens et branchés ! Souvenez-vous du fameux « responsable mais pas coupable » à propos du sang contaminé en France. Si on n’applique pas le principe de précaution, on devient irresponsable selon l’idéologie des écolos et de surcroit coupable. Voilà où en est le débat sur les ondes électromagnétiques au mépris de toutes les évidences scientifiques et il en est de même du débat sur les OGM, il s’agit des mêmes impostures. Je rappelle aux ignorants (j’espère que les lecteurs de mon blog ne font pas partie de cette catégorie, mais je l’écris tout de même pour leur rafraîchir la mémoire) que les micro-ondes n’ont jamais favorisé de réactions chimiques directes et inattendues autres que celles pouvant être induites par l’élévation de température (dans un four à micro-ondes) qui n’est que la conséquence unique de la vibration des molécules d’eau induite par ces ondes électromagnétiques. Pour ce qui concerne les ondes utilisées en téléphonie sans fil et dans les réseaux WiFi, l’énergie est infiniment plus faible et la longueur d’onde n’est pas adaptée pour induire une vibration potentiellement néfaste des molécules d’eau.

Les écologistes, comme d’habitude, racontent n’importe quoi et leurs propos ne sont proférés que dans le seul but d’affoler les populations et quand leur sacro-sainte mission de protection est dévoyée pour des raisons bassement politiciennes, leur attitude est insupportable.

J’en déduis donc à la fin de ce billet que France Inter et donc son staff de journalistes est noyauté par les écolos pour avoir laissé autant de temps de parole à une députée ignorante des principes de base de l’électromagnétisme, de la chimie et de la biologie. France Inter n’est plus un service public mais une tribune politique !

 

Lien pour les courageux : http://www.franceinter.fr/emission-le-journal-de-13h-inter-treize-podcast-19

Commentaire à l’article de Marcel Kuntz (Atlantico.fr)

Cher Monsieur,
j’ai à plusieurs reprises argumenté dans mon blog au sujet de l’étude de Séralini sur le maïs de Monsanto résistant au glyphosate. J’ai affirmé quelques jours à peine après avoir eu vent de cette étude par la presse en ligne qu’il s’agissait d’une imposture, d’un montage sans valeur scientifique pour justifier les prises de position de ce monsieur à propos des OGM.
Je vous rappelle ainsi qu’à mes lecteurs que j’ai moi-même collaboré directement à une étude sur une plante transgénique sur-exprimant une nitrilase pour rendre la plante résistante à un herbicide en purifiant la nitrilase sur-exprimée afin de montrer que cette protéine ne présentait aucun danger pour l’animal (en l’occurrence des rats) si elle était ajoutée à leur nourriture.
Avec le maïs résistant au glyphosate, on pourrait aussi envisager de purifier l’EPSP synthase et supplémenter la nourriture des rats avec cette dernière protéine. Je ne vois pas en quoi un tel protocole ajouterait un élément nouveau à l’étude de toxicité supposée de ce maïs puisque n’importe quelle autre protéine, à condition de ne pas être allergène, pourrait également prouver l’innocuité de ce maïs sur le plan nutritionnel.
Quant à administrer du glyphosate à des rats, cette démarche est par elle-même dénuée de tout fondement puisque les mammifères ne possèdent pas la cible de l’herbicide qu’est l’EPSP synthase. Et c’est justement ce dernier point du protocole imaginé par Séralini qui révèle l’imposture scientifique ! A ma connaissance, et je l’ai déjà signalé dans mon blog et dans d’autres réponses à des articles de la presse en ligne, un seul décès a été signalé par l’utilisation directe de glyphosate. Il s’agit d’une Australienne qui s’est suicidée au début des années 90 en s’administrant une forte quantité de la formulation (RoundUp) contenant cet herbicide. Cette personne est décédée des suites d’un oedème pulmonaire fulgurant dont la cause fut attribuée aux agents tensioactifs contenus dans la formulation.
Sur le rôle délétère des politiciens, qui n’y connaissent rien comme chacun sait et qui n’ont pas le temps de se documenter en profondeur, je voudrais faire remarquer à Monsieur Kuntz que l’émergence de la transgenèse végétale appliquée aux grandes cultures (soja, maïs, coton, …) coïncida avec deux scandales qui ont secoué le monde politique, « l’affaire » du sang contaminé et l’usage de protéines animales dans l’alimentation bovine (vache folle). Les politiciens, largement impliqués dans ces deux scandales, souvenez-vous de l’inoubliable « responsable mais pas coupable », ont institué le fameux (fumeux) principe de précaution pour non pas protéger les populations mais se mettre eux-mêmes à l’abri de toute poursuite judiciaire. Au même moment, d’autres agitateurs que je ne nommerai pas se sont emparés des OGM pour en faire un outil de promotion politicienne en utilisant habilement l’ignorance des électeurs et de la population en général devenue méfiante et par voie de conséquence hostile à tout progrès scientifique.
On a assisté à exactement la même démarche intellectuelle fallacieuse de la part des politiciens après l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi en établissant une comparaison inapplicable entre les réacteurs à eau bouillante type GE et les PWR dont est équipé le parc électro-nucléaire français. Il s’agit aussi dans ce dernier cas d’un amalgame sans aucune justification ni scientifique ni technique. Mais encore une fois le « principe de précaution » a joué son rôle dévastateur en répandant le doute dans la population majoritairement ignorante.