Branle-bas de combat au CDC (US Center for Disease Control) !

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Après les épidémies de typhus dans les quartiers de banlieues « défavorisées » des grandes villes américaines comme Los Angeles, San Francisco, Baltimore, Detroit et même, Oh l’horreur ! East-Washington DC, sans oublier New-York, il y a maintenant non seulement des foyers affolants d’épidémies de rougeole mais aussi les micro-ondes. Rien ne va plus dans l’Amérique de Jefferson et Jackson, deux esclavagistes notoires et pourtant pères fondateurs de la légendaire démocratie américaine qui doit servir d’exemple au monde entier, c’est à mourir de rire jaune. Le CDC s’alarme aussi au sujet du nombre de décès par overdose d’opioïde plus ou moins frelatés pourtant fabriqués par des laboratoires américains, un comble ! Selon certaines statistiques que l’on peut contester il y aurait plus de 1000 morts par overdose et par semaine aux USA mais je n’ai pas cherché, je l’avoue, de sources statistiques précises car celles-ci sont très difficiles à trouver, omerta gouvernementale oblige …

Je lis les journaux américains et c’est tout simplement alarmant. Le Los Angeles Times a par exemple déploré que la police ramasse chaque jour dans la rue une centaine de jeunes à moitié morts par overdose d’opioïdes. Ce même LA Times a relaté le cas de cancers dans une école primaire mettant en cause un relais de téléphonie mobile mais passant sous silence l’épidémie de rougeole dans un autre comté de l’Etat. Le Washington Post s’est ému pudiquement de l’épidémie de typhus qui sévit à l’est du carré de DC, le District de Columbia coupé en deux par le Potomac.

Un jour alors que je me trouvais à Washington, il y a une trentaine d’année, j’avais une demi-journée à perdre et je décidais d’aller visiter Annapolis, l’une des premières vraies villes crées par les Européens qui fut la capitale de la Confédération pendant à peine une année. Je pris un taxi et pour traverser East-Washington le chauffeur verrouilla les portes de la voiture par crainte d’une agression à un feu rouge. Partant de Georgetown le contraste était tel, entre la richesse et l’opulence, avec tout d’un coup la misère et la mendicité qu’il est hautement vraisemblable qu’aujourd’hui la situation n’a fait que s’aggraver. Et pourquoi ? East-Washington est une zone défiscalisée avec une population tolérée à près de 100 % noire qui se livre à toutes sortes de trafics qui profitent à intelligentsia de « Washington ouest ».

Entrons donc dans le vif du sujet de ce billet. L’épidémie de typhus qui sévit dans de nombreuses grandes villes américaines est alimentée par les dizaines de milliers de sans-abri qui jètent leurs détritus dans les caniveaux, détritus qui alimentent les rats. Ceux-ci, commensaux des hommes depuis la nuit des temps, sont infestés de puces qui transmettent le typhus.

Une autre préoccupation du CDC est l’épidémie de rougeole qui frappe diverses villes depuis le début de l’année 2019 à tel point que les officiels du comté de Rockland dans l’Etat de New-York ont banni les enfants non vaccinés des espaces publics et des écoles à dater du 27 mars 2019 pour une durée de 30 jours afin de juguler l’épidémie particulièrement sérieuse qui a affecté 150 enfants en quelques jours. La très grande majorité des enfants atteints n’étaient pas vaccinés ou n’avait pas leur carnet de vaccination à jour. Pour retourner normalement à l’école tous les enfants devront présenter leur carnet de vaccination et en cas de défaut non justifié par un certificat médical les parents seront automatiquement condamnés à une amende de 500 dollars ou 6 mois de prison s’ils ne peuvent pas payer. Dans les recommandations du CDC les enfants non vaccinés ne pourront être admis à l’école si le taux de vaccination des élèves est inférieur à 95 %, le seuil dit de « protection de groupe ». Avant l’introduction du vaccin contre la rougeole – maintenant combiné aux oreillons et à la rubéole – plus de 500 enfants mourraient chaque année et plusieurs milliers souffraient de séquelles cérébrales irréversibles. Avant les campagnes anti-vaccins il y avait sur tout le territoire nord-américain moins de 140 cas de rougeole par an …

Le CDC et le National Cancer Institute, s’appuyant sur une large étude épidémiologique réalisée en Europe, ont considéré que les relais de téléphonie mobile ne présentaient aucun danger pour la santé. Les ondes émises par ces relais sont constituées de photons infiniment moins énergétiques que ceux de la lumière visible et ils se dissipent sous forme de chaleur. Dans la ville de Ripon du Comté californien de San Joaquin dont l’industrie est à près de 100 % consacrée à la production d’amandes, l’école primaire Weston accueille sur son terrain un relais de téléphonie mobile (photo) qui lui rapporte 2000 dollars par mois de loyer, de quoi rémunérer un professeur. Il se trouve que 4 élèves ont développé des cancers récemment. Le relais de téléphonie a immédiatement été incriminé sans qu’aucune étude épidémiologique n’ai été sérieusement initiée. Les inspections sanitaires avaient indiqué que les émissions de ce relais étaient en dessous des normes de sécurité. La relation de causalité entre ces cancers et le relais téléphonique n’a pas pu être établie et aucune autre étude relative à d’autres facteurs environnementaux n’a été décidée. Néanmoins les parents d’élèves ont exigé le démontage de ce relais et ont eu finalement gain de cause. « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » …

Sources : divers sites et journaux américains, illustration trouvée sur ZeroHedge

Les anti-vaccins s’en donnent à coeur joie : de futurs criminels infanticides !

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« Approfondissements nécessaires » après des recherches sur l’aluminium des vaccins« 

Encore un titre accrocheur de l’AFP précisément à un moment où les Français, comme les Italiens, sont en émoi au sujet de la vaccination obligatoire des enfants en âge pré-scolaire. Ce titre est révélateur de l’indigence intellectuelle des correspondants de l’AFP car ils semblent ignorer que ce n’est pas par hasard que les laboratoires pharmaceutiques utilisent l’hydroxyde d’aluminium comme adjuvant pour certains vaccins. De nombreuses années d’études ont abouti à la mise au point de cet adjuvant infiniment plus simple et mieux contrôlé que les anciens cocktails. L’hydroxyde d’aluminium est présent partout (voir le lien sur ce blog) et quand un enfant se baigne dans une piscine il va inévitablement être en contact avec de l’hydroxyde d’aluminium, l’agent floculant le plus utilisé pour clarifier l’eau des piscines. Va-t-il pour autant souffrir ensuite d’autisme ou de myofasciite à macrophages comme l’indique la dépêche d’agence ci-dessous ?

Il est opportun de faire une petite mise au point au sujet de cette « nouvelle maladie » qui n’est pas si nouvelle que ça puisqu’elle a été décrite pour la première fois en 1993. Les causes de cette pathologie sont encore inconnues et elle est classée parmi les maladies auto-immunes. Ce que l’on en sait se résume en quelques mots : on ne sait rien ! Et suspecter les vaccins dans l’apparition des symptômes de la myofasciite semble être un rapprochement de cause à effet bien rapide dans l’état actuel des connaissances car la majorité des patients souffrant de cette pathologie avaient eu recours quelques jours auparavant à des traitements comportant des stéroïdes (anti-inflammatoires) ou des antibiotiques. Accuser les vaccins est un raccourci qui est injustifiable, mais tous les moyens sont bons pour les activistes « anti-vaccins » pour faire prévaloir leur vision anti-scientifique et criminelle !

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/02/23/histoire-de-vaccins-ou-limbecillite-prend-le-dessus-sur-la-raison/

« Des recherches sur d’éventuels effets neurologiques dus à la présence d’aluminium dans les vaccins nécessitent « des approfondissements », juge le conseil scientifique de l’Agence du médicament, l’ANSM, dans un avis rendu en mars, dévoilé par Le Parisien et dont l’AFP a obtenu copie vendredi.
« Il s’agit d’une recherche très préliminaire fondamentale, essentiellement sur la souris, qui ne change rien à l’analyse bénéfice/risque des vaccins qui contiennent de l’aluminium », a réagi auprès de l’AFP le directeur général de l’ANSM, Dominique Martin.
« Cela ne remet pas en cause la sécurité des vaccins », a-t-il insisté, en ajoutant que « ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de problème de sécurité qu’il ne faut pas faire de recherche ».
Ces travaux de recherche ont été supervisés par le professeur Romain Gherardi, chef de service à l’hôpital Henri-Mondor (Créteil).
Il estime de longue date que les particules d’aluminium présentes dans les vaccins pourraient être à l’origine, chez des personnes génétiquement prédisposées, d’une série de symptômes (fatigues extrêmes, douleurs diffuses, troubles cognitifs…) constitutifs d’une nouvelle maladie, la myofasciite à macrophages.
Cette hypothèse est toutefois controversée au sein de la communauté scientifique.
Une étude avait été confiée en 2014 par l’ANSM au professeur Gherardi à la suite d’un mouvement de protestation d’une association de malades, Entraide aux malades de la myofasciite à macrophages (E3M).
Ces travaux ont déjà fait l’objet de trois publications dans des revues scientifiques. Ils s’articulent selon deux axes.
D’abord, étudier la persistance dans l’organisme et les effets neurologiques de l’aluminium sur des souris qui ont reçu des injections.
L’autre volet de cette recherche s’intéresse à une éventuelle prédisposition génétique pouvant expliquer une intolérance à l’aluminium. Ce volet fait l’objet d’un dépôt de brevet de la part des chercheurs.
« Globalement, il y a une véritable logique dans ce projet, même s’il peut sembler avancer par petites touches sans construire encore un ensemble abouti », note le Conseil scientifique de l’ANSM dans son avis rendu le 8 mars.
« L’apport de l’étude aux connaissances sur la sécurité des vaccins semble significatif, sans être encore déterminant », poursuit l’avis, selon lequel « réplications et approfondissements sont nécessaires ».
Ces « approfondissements » posent la question du financement, alors que le professeur Gherardi et ses équipes avaient reçu 150.000 euros de l’ANSM pour les travaux initiaux. Il a indiqué à l’AFP que les besoins se montaient à 670.000 euros pour poursuivre les recherches.
« Nous avions estimé légitime que l’ANSM finance le Pr Gherardi pour qu’il puisse démarrer ses recherches », a commenté Dominique Martin auprès de l’AFP.
« Il y a des pistes qui doivent être poursuivies mais l’ANSM n’est pas l’ANR (Agence nationale de la recherche, ndlr) et n’a pas les capacités financières » pour assurer la poursuite de cette recherche. « C’est à lui de trouver de nouveaux financements, publics et privés », a-t-il poursuivi.
Le sujet polémique de la vaccination est revenu au premier plan ces dernières semaines avec la décision du gouvernement de porter de trois à onze le nombre de vaccins obligatoires pour les enfants dès 2018.

(©AFP / 22 septembre 2017 15h48) et première illustration.

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Note. Ce débat sur les vaccins est très significatif du tournant que prend notre société moderne, baignée d’informations en tous genre 24/24 heures. Il devient très difficile de se faire une opinion et si par un effet du hasard, pour des raisons que l’on finit par ignorer, on croit s’être forgé une opinion, devant ce flux permanent d’information, il paraît alors inutile de faire un effort supplémentaire pour infléchir cette opinion ou cet avis, appelez cela comme vous voudrez mais je considère personnellement qu’il s’agit de paresse intellectuelle. Bien que l’évidence contraire soit irréfutable, la plupart des gens rejètent alors violemment ce qui viendrait contredire la conviction profonde qu’ils se sont profondément enfoncé dans leur cerveau, et ce d’autant plus que cette conviction est basée sur des idées fausses. L’individu a dilué son sens critique dans ce flux d’informations et il lui est devenu impossible de contredire ses propres convictions. Cette attitude ouvre grand ouvert le gouffre dans lequel les démocraties vont se précipiter. Car ce ne sont pas seulement les affirmations pseudo-scientifiques qui sont en jeu mais également les statistiques économiques, la géopolitique, le monde de la finance, en un mot l’état du monde, dont les images présentées à chacun sont faussées à dessein. Les campagnes de sensibilisation concernant le climat, la sauvegarde des espèces en voie de disparition, le carbone, et dans ce billet les vaccins, relèvent de la plus pure (et sordide) dialectique marxiste totalitaire. Le monde entier s’enfonce progressivement dans une dictature de l’opinion, favorisée par l’émergence des réseaux sociaux mondialisés. Tous les éléments se mettent progressivement en place pour que nous soyons tous asservis, exceptée l’élite, les 0,01 %, qui détiendront tous les pouvoirs de décision et tous les outils pour poursuivre cet asservissement. Ce sera bientôt le monde que prédisait Georges Orwell : « si vous voulez une image de votre avenir, imaginez votre visage avec un coup de tampon indélébile sur votre front« , traduction libre du texte de l’illustration ci-dessus.

Encore une histoire de vaccins et d’autres maladies négligées

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À l’époque de mes grands-parents, tous nés avant la fin du XIXe siècle, il n’existait ni vaccins ni antibiotiques pour se prémunir d’une mort certaine provoquée par de nombreuses maladies qui décimaient parfois des villages entiers. Au cours de mes recherches généalogiques je pus constater que par exemple au tout début du XVIIIe siècle, durant le mois de janvier de l’année 1703, les trois quarts de la population du village dont sont originaires mes ancêtres paternels disparurent. Les registres paroissiaux ne mentionnent pas les causes de cette épidémie mais aujourd’hui une telle situation, d’autant plus au fin fond de la campagne savoyarde, ne pourrait pas se reproduire aussi dramatiquement. Ce genre d’épidémie existe encore malheureusement dans certains pays du monde et ceci malgré les progrès constants de la médecine.

Le premier grand succès de la vaccination est incontestablement l’éradication de la variole qui décima des peuples entiers du temps des Conquistadors en particulier, une arme infiniment plus redoutable que le mousquet ou l’épée ! Émergèrent également les antibiotiques avec Alexander Fleming et la pénicilline (1930) suivie des sulfamides au cours des années 1930 et 1940. Aujourd’hui le monde entier se trouve confronté à la résistance de certaines bactéries à tous les antibiotiques connus en raison d’un usage abusif de ces derniers. De plus il n’existe pas de vaccins pour se protéger contre ces bactéries résistantes et la situation est donc doublement alarmante de même qu’il n’existe pas d’antibiotiques (antiviraux) efficaces pour soigner une maladie d’origine virale à quelques très rares exceptions près.

Un autre grand succès de la vaccination est la presque totale éradication de la poliomyélite après la vaccination systématique contre cette maladie virale handicapante et parfois mortelle depuis la mise au point d’un vaccin par le Docteur Jonas Salk en 1952. Selon les statistiques de l’OMS moins de 40 enfants ont été paralysés par la polio dans le monde en 2016, essentiellement dans trois pays où cette maladie reste endémique, le Pakistan, l’Afghanistan et le Nigeria.

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Un troisième grand succès de la vaccination est l’éradication totale du continent nord-américain de la rubéole. Il n’existe pas de données récentes de l’OMS au sujet des pays de l’OCDE dans lesquels il est systématiquement conseillé aux femmes en âge de procréer de se faire vacciner contre cette maladie en raison des graves malformations foetales qu’elle provoque si ces dernières n’ont pas reçu le vaccin rougeole-oreillons-rubéole dans leur enfance. En 2016, dans le monde, 120000 enfants sont nés malformés, sourds ou aveugles en raison de cette maladie contractée par la mère en cours de grossesse. Il y a donc encore beaucoup de travail pour sensibiliser les populations afin que les femmes soient vaccinées systématiquement contre cette maladie.

Venons-en à trois parasitoses qui font l’objet de campagnes d’éradication systématique dans le monde et pour lesquelles il n’existe pas de vaccin. La dracunculose (voir le lien sur ce blog) ou encore « ver de Guinée » est en passe d’être éradiquée des pays infestés grâce à l’action de la fondation Carter. En 1989 il y avait 892926 cas en Guinée équatoriale uniquement et depuis le début de l’année 2017 seulement trois cas ont été identifiés dans ce même pays :

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La filariose lymphatique ou éléphantiasis également provoquée comme la dracunculose par un ver cette fois dont les larves sont inoculées par des moustiques a fait l’objet d’une vaste campagne d’éradication par voie médicamenteuse, le réservoir du parasite étant exclusivement l’homme. L’objectif peut-être ambitieux est d’éradiquer ce parasite aux alentours de 2020. Le traitement chimiothérapeutique consiste en une prise annuelle par toute la population concernée d’une combinaison de deux drogues tuant les micro-filaires. Il y a encore 81 pays dans le monde (Afrique et Asie) où cette parasitose est endémique. En 2015 six pays ont été officiellement reconnus comme nettoyés de ce parasite. Il s’agit du Cambodge, des Iles Cook, de l’archipel des Maldives, de Niue, du Sri Lanka et du Vanuatu. Vingt-neuf pays sont encore activement surveillés et l’objectif d’éradication totale pourrait être atteint durant la décennie 2020, toujours selon l’OMS.

Enfin l’onchocercose (voir le lien sur ce blog) ou cécité des rivières dont le véhicule est cette fois une mouche fait l’objet d’une campagne d’éradication dans 36 pays d’Afrique sub-saharienne et d’Amérique du Sud. Les larves du ver parasite sont sensibles au Mectizan, gracieusement fourni par les laboratoires Merck à la Fondation Carter qui est activement impliquée dans l’éradication de cette parasitose. Les résultats sont encourageants car la Colombie a été officiellement nettoyée de ce parasite en 2013, l’Equateur en 2014, le Mexique en 2015 et le Guatemala en 2016. Il reste encore beaucoup de travail pour éliminer totalement cette maladie invalidante.

Sources : Cartercenter.org et OMS. Autres lectures sur ce blog :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2016/02/07/la-dracunculose-deuxieme-maladie-bientot-eradiquee-de-la-planete/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/05/11/des-smartphones-pour-combattre-lonchocercose-et-le-loa/ Illustration : distribution de médicaments pour l’éradication de la filariose lymphatique en Afrique

Les dommages « collatéraux » de la guerre en Syrie

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Quand Poutine et Trump ont taillé le bout de gras à Hambourg la semaine dernière, ont-ils abordé les désastres sanitaires et humains occasionnés en Syrie par cette guerre civile largement provoquée et soutenue par les USA ? Certainement pas ! Non contents de « droner » des autobus bourrés d’enfants fuyant les zones de combat ou des hôpitaux et des écoles, de toutes les façons les Américains s’en lavent les mains (couvertes du sang d’innocents) et n’attendent tout simplement qu’une chose : que le pays soit complètement ruiné. Ils se moquent de ces dommages pudiquement appelés collatéraux par les haut-gradés du Pentagone. C’est tout simplement écoeurant !

Une information qui n’a été reprise par aucun média occidental – et pour cause ils sont tous à la botte de la CIA – concerne le désastre sanitaire syrien qui a atteint des proportions effrayantes. Dans la ville de Raqqa, tenue par ce qu’on a coutume d’appeler des rebelles, en d’autres termes des groupes de voyous financés par l’Arabie Saoudite et armés par les USA, et également dans le district de Deir-Ez-Zor, une épidémie de poliomyélite a provoqué ce printemps la paralysie irréversible de 25 enfants qui n’avaient pu être vaccinés en raison du conflit et donc du manque de vaccin. Alors que l’OMS s’est récemment félicité d’avoir pratiquement éradiqué la poliomyélite dans le monde, il s’agit ici d’un douloureux rappel à l’ordre adressé à l’humanité toute entière : ce sont surtout des innocents qui paient le plus lourd tribut aux conflits armés provoqués par Washington comme si la Syrie était un ennemi de l’Amérique !

Des équipes de volontaires, au total 416 personnes ont été dépêchées sur place, à Deir-Ez-Zor et Hasaka pour vacciner dans l’urgence plus de 300000 enfants avec des vaccins oraux en provenance d’Europe ou injectables en provenance, ironie de la situation, des USA. Le vaccin injectable en provenance des USA est dirigé contre les type 1 et 3 du virus, le type 2 ayant disparu de la planète il y a plus de 20 ans selon l’OMS, or l’épidémie syrienne actuelle est surtout provoquée par le virus de type 2, encore une ironie de la guerre … Mais infiniment préoccupante (collatéralement) car pratiquement plus personne n’est vacciné aujourd’hui dans le monde pour être protégé contre le virus de la polio de type 2. 

Seule la formulation orale immunisant contre les trois types de virus pourra donc être vraiment efficace. Cependant il n’y aura certainement pas assez de doses pour juguler l’épidémie. Déplorable situation : les Américains sont des criminels qui doivent être poursuivis par la justice internationale ! Tout simplement écoeurant.

Source et illustration (un enfant syrien recevant le vaccin oral) : STAT news

Alimentation et santé : rumeurs et mensonges (4)

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Les mensonges et les fausses informations parfois émises par des scientifiques peuvent conduire à des désastres sociétaux comme vous allez le découvrir en particulier quand il s’agit d’informations mensongères au sujet de la santé.

13. Si vous faites tomber de la nourriture au sol, vous avez 5 secondes …

Il paraîtrait que si on fait tomber un morceau de gâteau par terre en le ramassant pour le manger pas plus de 5 secondes après, on ne risque pas de contamination. Encore une idée préconçue erronée car il suffit de quelques millisecondes aux bactéries présentes partout pour contaminer ce morceau de gâteau et vous devrez vous résigner à le jeter plutôt que de le manger. Les règles d’hygiène élémentaire ont disparu depuis l’avènement des produits d’entretien de toutes les couleurs et parfumés à la jonquille ou à la résine de pin. Ces produits sont totalement inefficaces et ils ne donnent qu’une impression de propreté : « Ça sent le propre », « Monsieur Propre » … Depuis que les hôpitaux ont abandonné l’usage de l’eau de Javel (hypochlorite de sodium) on ne compte plus le nombre de morts par infections appelées du nom savant d’infections nosocomiales. Pourquoi ? Tout simplement parce que les hôpitaux sont devenus des endroits insalubres et c’est la même chose chez soi. Pour ma part le fais le grand ménage une fois par semaine dans mon modeste logement et je suis à peu près certain qu’il est ensuite propre. J’utilise comme mes grand-mères de l’eau de Javel diluée quatre fois pour laver le sol. De plus, comme dans beaucoup de pays dont en particulier le Japon, je quitte mes chaussures dès que je rentre à la maison. Pourquoi a-t-on interdit l’eau de Javel dans les hôpitaux, pourtant le seul antiseptique efficace à 100 % ? Il n’y a pas de mystère, ça ne coûte rien et les grandes multinationales de la propreté n’en tireraient aucun profit. Ceci explique cela.

14. Les vaccins peuvent être dangereux

Je ne reviendrai pas ici sur la nouvelle phobie des vaccins qui s’est propagée à la suite de la publication par Wakefield d’un article falsifié relatif au lien entre l’autisme et les vaccins en 1998 dans la revue The Lancet. Cet individu a avoué ses turpitudes, s’est rétracté et a été mis au ban de la société par l’Ordre britannique des Médecins. La rumeur s’est pourtant propagée et amplifiée malgré toutes les études scientifiques rigoureuses qui n’ont jamais pu prouver par la suite qu’il y avait un quelconque lien entre vaccins et autisme. À ce sujet le lien suivant est tout à fait instructif (www.pbs.org/wgbh/nova/body/autism-vaccine-myth.html).

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La France, patrie de Pasteur, se distingue par son attitude irraisonnée puisque près de la moitié de la population considère que les vaccins sont dangereux. Il faut dire que la justice française s’est distinguée par son imbécillité en admettant que les téléphones portables étaient dangereux pour la santé, or comme ce sont les mêmes groupes d’activistes qui colportent les même rumeurs, suivez mon regard … L’italie pour sa part vient de rendre la vaccination des enfants des écoles obligatoire, 15 % des parents refusant de faire vacciner leurs enfants.

Aux USA, pays où la rougeole avait été virtuellement éradiquée, passant de 500 000 cas annuels en 1960 à une centaine en 2000, le CDC a constaté ces derniers mois une recrudescence de la maladie. Tous les cas de rougeole déclarés proviennent d’immigrés non vaccinés, en particulier en provenance de Somalie.

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15. Les yaourts remettent de l’ordre dans les intestins

Bien que les yaourts – non sucrés et non aromatisés – ne soient pas mauvais en soi pour la santé il ne faut pas croire que les bactéries lactiques qu’ils contiennent ont le pouvoir de modifier la flore intestinale. C’est un mythe savamment vendu à grands coups de publicité par les fabricants de yaourts. À l’heure actuelle, aucun biologiste digne de ce nom ne sait comment modifier la flore intestinale en raison de sa complexité – plus de 250 bactéries intestinales sont encore inconnues et n’ont jamais été étudiées en détail ! Le marché des « probiotiques » se porte bien, merci, il atteint plus de 25 milliards de dollars par an. Quant aux yaourts sucrés ils sont plutôt dangereux pour la santé puisqu’ils apportent un supplément de sucres dont l’organisme se passerait volontiers. Le seul avantage du yaourt par rapport au lait est qu’il ne contient pratiquement plus de lactose, une caractéristique le rendant assimilable par les personnes souffrant d’intolérance au lactose.

16. Manger une pomme chaque jour, c’est bon pour la santé

Comparée à beaucoup d’autres fruits la pomme est plutôt pauvre en vitamines et en fibres contrairement à la croyance populaire. Par conséquent manger une pomme chaque jour pour rester en bonne santé est une vue de l’esprit. L’argument serait que la pomme est riche en vitamine C. C’est faux : une pomme n’apporte que 6 % du besoin quotidien ce cette vitamine. De là à prétendre que manger des pommes est bon pour soigner la grippe (illustration Red delicious, qui n’a de délicieux que le nom)…

Source : Business Insider, suite dans un prochain billet. Illustrations : World Economic forum, CDC et Wikipedia

Les évidents bienfaits de la vaccination

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S’il y a, certes, des accidents provoqués par la vaccination dont la fréquence est de l’ordre de moins de un cas par million de personnes vaccinées c’est-à-dire bien moindres que les décès annuels provoqués par les médicaments – de 250 à 300000 morts par an dans les pays de l’OCDE – il faut reconnaître que la vaccination a permis d’éradiquer la variole, le premier grand succès de cette technique mise au point au cours du XIXe siècle, et ce n’est qu’un outil pour assurer à l’humanité toute entière un confort sanitaire appréciable. Les antibiotiques ne peuvent pas combattre les maladies virales et c’est la raison pour laquelle seuls les vaccins permettent à l’organisme de construire ses propres défenses immunitaires sans pour autant contracter les maladies. L’illustration ci-dessus est tirée d’un article paru dans Science magasine et le lien en fin de billet permet de se promener sur ce graphique interactif. Pour les non anglophones : measles = rougeole, chickenpox = varicelle, mumps = oreillons, rubella = rubéole et pertussis = coqueluche. Dans ce graphique seules la diphtérie et la coqueluche sont des maladies d’origine bactérienne. Cette illustration est interactive et pour y accéder allez sur le lien en fin de billet. Les autres vaccins préconisés par le corps médical sont ceux dirigés contre le tétanos, la typhoïde, la fièvre jaune en cas de voyage dans des pays où sévit cette maladie, l’influenza et plus récemment le papillome. Les cas de tétanos, de diphtérie et de polio sont devenus rarissimes bien que les agents pathogènes n’aient pas totalement disparu. Le vaccin contre la rubéole est toujours administré aux femmes enceintes ou désirant avoir un enfant pour prévenir les malformations foetales car le virus est toujours présent et partout …

Reste l’immense problème du développement d’un vaccin contre le paludisme. Il ne s’agit ni d’un virus ni d’une bactérie et la situation est beaucoup plus compliquée … Revenir à un monde sans vaccins ? C’est ce que préconisent les malthusiens qui considèrent que seuls les êtres humains beaux, riches et bien-portants seraient autorisés à vivre en toute quiétude, tous les autres seraient éliminés par des maladies infectieuses …

http://www.sciencemag.org/news/2017/04/heres-visual-proof-why-vaccines-do-more-good-harm

La fièvre jaune frappe de plein fouet le Brésil

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Après l’épidémie de Zika c’est maintenant la fièvre jaune qui fait des ravages au Brésil et prises de court les autorités sanitaires du pays se sont heurté à une rupture de stock de vaccin. L’Organisation Mondiale de la Santé (WHO), devant cette situation alarmante, préconise une seule injection de seulement 1/5e de la dose normale conseillée jusqu’à maintenant. Il semblerait que ce soit suffisant pour protéger les individus contre cette fièvre dévastatrice qui attaque les reins et le foie. Jamais pareille épidémie n’avait été observée depuis 1920 y compris dans des zones urbanisées comme Rio, Bahia ou encore Sao Paulo. Le fait que des singes soient morts dans ces villes, le singe étant souvent un animal de compagnie, fait craindre le pire car c’est maintenant le moustique Aedes egypti qui a été déterminé comme étant le vecteur principal et non plus des moustiques de la jungle comme cela était le cas. Quand des singes meurent c’est un signal de la présence du virus tant dans les villes que dans la campagne.

Les statistiques plus ou moins précises indiquent que moins de 50 % de la population du Brésil est vaccinée contre la fièvre jaune ce qui rend cette épidémie d’autant plus inquiétante. Dans le seul Etat du Minas Gerais (21 millions d’habitants) personne ou presque ne possède de carnet de vaccination et il faudrait en toute sécurité revacciner la plupart des personnes or la pénurie de vaccin aggrave la situation. Seulement 2,8 millions d’individus ont été vaccinés depuis l’apparition des premiers cas de fièvre. Il va sans dire que compte tenu des conditions hospitalières existantes une personne atteinte de fièvre jaune et nécessitant alors une dialyse rénale bi-hebdomadaire est d’ors et déja condamnée à mort.

Que conclure de ces informations alarmantes ? Tout simplement que les pays occidentaux qui disposent des facilités pour produire rapidement le vaccin s’en moquent totalement. les Brésiliens sont des gens pauvres, à quoi bon se soucier de leur santé alors que produire le vaccin contre la fièvre jaune ne rapporte pas d’argent aux multinationales de la pharmacie et alors que ces même pays occidentaux dépensent des centaines de milliards de dollard en armements pour détruire des pays qui ne l’ont jamais demandé. Il y a bien un problème moral planétaire et les Nations-Unies – dont dépend le WHO – sont tout simplement incapables de maintenir la paix ni de se soucier de la santé dans le monde. Normal, cet organisme est aux ordres des USA, le plus grand fauteur de troubles depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Tout simplement écoeurant …

Source : STAT. Illustration : malade souffrant de la fièvre jaune et nécessitant une dialyse rénale.