Vaccination en Australie : les grands moyens !

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En Australie il existe une exemption annuelle d’impôts de 737 dollars pour les familles avec enfants, ce qui correspond aux « allocations familiales » dans un pays comme la France. Le gouvernement fédéral vient de faire voter une loi qui stipule que les familles dont les enfants ne sont pas vaccinés ne bénéficieront plus de cette exemption fiscale et ils devront payer une amende de 28 dollars chaque quinzaine. La recrudescence de cas de rougeole et de coqueluche a poussé le gouvernement à prendre cette décision drastique accompagnée de toute une série de dispositions punitives pour les parents : plus d’accès aux crêches ni aux écoles maternelles, interdiction d’employer des baby-sitters, suppression des activités extra-scolaires pour les enfants non vaccinés. Le Gouvernement australien a lançé la campagne « No Jab, No Pay » : pas de piqûre, pas d’argent (illustration), c’est maintenant la loi.

L’objectif du gouvernement est d’atteindre 100 % des enfants de moins de 6 ans vaccinés contre dix maladies virales ou bactériennes. La vaccination est gratuite et l’Etat dépense 15 millions de dollars australiens pour parfaire cet objectif. Seuls les enfants dont l’état de santé est officiellement reconnu comme défavorable à une vaccination pourront échapper à cette campagne. Sans certificat établi par un médecin dûment assermenté ce sera « no jab, no pay ».

Source et illustration : ZeroHedge

L’éradication du cancer du col de l’utérus est possible : la preuve

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La Société Internationale du Virus du Papillome vient d’annoncer que dans un avenir proche l’Australie sera la première nation du monde à réussir à éliminer totalement les cancers du col de l’utérus. Dès 2007 les autorités sanitaires australiennes ont proposé la vaccination gratuite contre les deux souches oncogènes du virus aux jeunes filles dès l’âge de 12 ans et depuis 2013 les garçons en bénéficient. Entre 2005 et 2015 le nombre de femmes âgées de 18 à 24 ans porteuses du virus est passé de 22,7 % à 1,1 %. Il s’agit d’une illustration on ne peut plus claire de l’effet de « protection de groupe » par la vaccination systématique.

L’utilisation du nouveau test de screening de la présence du virus et non pas de la présence de cellules tumorales depuis la fin de l’année 2017 va permettre de suivre la progression du nombre de cas de cancers du col de l’utérus. Les autorités australiennes considèrent que dans dix ans il n’y aura plus aucun nouveau cas de ce cancer provoqué dans plus de 99,5 % des cas par la présence du virus.

Dans la plupart des pays de l’Union Européenne, cette vaccination n’est pas obligatoire et elle est à la charge des parents, du moins ceux qui prennent leurs responsabilités de parents afin de protéger leurs enfants. Et en France, le pays natal de Pasteur, l’obscurantisme des mouvements anti-vaccins permettra à ce type de cancer de perdurer pendant encore plusieurs générations indépendamment du coût qu’il représente pour la société …

Source et illustration : futurism.com

Revoir aussi sur ce blog : https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/05/26/vaccination-contre-le-virus-du-papillome-oui-et-obligatoire/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2018/02/10/vers-une-maitrise-totale-du-cancer-du-col-de-luterus/

La rougeole revient sur la sellette

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Après la mort en France le 27 juin dernier d’une jeune femme en état de détresse respiratoire provoqué par la rougeole se pose à nouveau le problème de la vaccination obligatoire. Cette personne faisait partie des « gens du voyage » et n’était pas vaccinée. Il est inacceptable que des personnes meurent de ce genre de maladie très bien prévenue par la vaccination rougeole-oreillons-rubéole. La rougeole n’est pas une maladie bénigne puisque l’OMS a répertorié ces six derniers mois 3300 cas de rougeole en Europe et 35 morts dont un enfant de six ans le 22 juin en Italie auxquels il faut ajouter ce dernier décès au CHU de Marseille-Nord. La rubéole provoque des malformations foetales chez les femmes enceintes et les oreillons peuvent conduire à des complications variées dont des méningites, des pancréatites ou une infertilité permanente chez l’homme. Que les « gens du voyage » ne se vaccinent pas est une chose mais que des mouvements anti-vaccins persistent à promouvoir le refus de la vaccination sous prétexte qu’un escroc comme Andrew Wakefield a lié la vaccination à l’autisme en est une autre. Il n’existe aucune preuve scientifique d’un lien de cause à effet entre l’autisme et la vaccination et prétendre le contraire est une attitude anti-scientifique et criminelle. D’autres mouvements prônant de laisser la nature faire son oeuvre sont également des criminels !

Devant cette situation la France a décidé de rendre obligatoire dès 2018 la vaccination contre 11 maladies faisant suite à l’obligation par la loi de la vaccination des enfants en âge d’être scolarisés en Italie, pays où la rougeole a été particulièrement dévastatrice ces six derniers mois. En France 79 cas ont été dénombrés depuis le 1er janvier de cette année. Alors que depuis 2008 le nombre de parents réfractaires à la vaccination de leurs enfants a atteint près de 30 % 24000 cas de rougeole ont été répertoriés par les autorités sanitaires dont 1500 ont conduit à des hospitalisations de longue durée et dix personnes en sont mortes. Inacceptable selon le premier ministre français …

Sources : OMS, illustration : The Independent

Histoire de vaccination : ahurissant !

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En Allemagne, Italie, Roumanie et Portugal sévissent depuis quelques semaines des épidémies de rougeole. Une petite fille de 6 ans, non vaccinée, est décédée la semaine dernière à la suite d’une complication pulmonaire de cette maladie. Le résultat des campagnes anti-vaccins est donc clair : certains parents risquent la vie de leurs enfants en refusant de les faire vacciner. Ce sont tout simplement des crimes, pire encore des infanticides !

Il n’existe aucune motivation rationnelle pour ne pas faire vacciner ses enfants. Certes, il y a eu quelques cas rarissimes de complications dont le lien de cause à effet avec les vaccins n’a pas été clairement établi. Et pourtant des groupes de pression, des associations variées répandent une propagande mensongère au sujet de la dangerosité des vaccins, une sorte de retour à l’obscurantisme tel qu’il existait en Europe au XVe siècle.

Les anti-vaccins mettent en avant 5 arguments totalement faux. L’autisme est maintenant reconnu pour avoir des causes anténatales et le fait est que les détracteurs des vaccins, en particulier du tri-vaccin rougeole-oreillons-rubéole, soutiennent le fait que l’autisme est une conséquence de la vaccination sur la base d’un article du Docteur Andrew Wakefield qui fut publié en 1998 dans la revue The Lancet. Depuis lors ce monsieur pas très recommandable a été radié de l’ordre des médecins britanniques. Toutes les études tendant à établir un lien entre l’autisme et les vaccins n’ont pu aboutir à un quelconque commencement de preuve.

Le cas du thimerosal, un conservateur organomercuriel ajouté à certains vaccins, est encore plus emblématique du faux combat des anti-vaccins. La controverse de ses potentiels effets sur la santé des enfants a été levée bien avant qu’elle apparaisse car ce produit a été supprimé des formulations des vaccins dès l’année 2001. Toutes les études épidémiologiques réalisées dans plusieurs pays de l’OCDE n’ont jamais pu montrer de différence entre les vaccins contenant du thimerosal et les autres préparations n’en contenant pas quant à l’apparition de troubles neurologiques chez l’enfant. Encore une fausse rumeur.

Ne plus vacciner les enfants les rend plus résistants. Encore une autre fausse affirmation. Les programmes de vaccination permettent aujourd’hui de protéger les enfants contre 14 maladies infectieuses avant l’âge de 2 ans. Certaines propagandes font état d’une « surcharge » du système immunitaire des enfants en bas âge. Cette affirmation est fausse car l’enfant, dans son environnement naturel, est soumis au contact de milliers de bactéries, de virus et de champignons contre lesquels il doit lutter alors que les vaccins multi-valents ne l’exposent qu’à environ 300 substances antigéniques et les programmes de vaccination ne stimulent qu’environ 0,1 % de son système immunitaire. Les progrès récents de la biologie moléculaire et des méthodologies de production des vaccins ont très significativement réduit la présence de ces antigènes non liés aux vaccins eux-mêmes.

Changer les programmes de vaccination en les espaçant dans le temps. Encore une autre idée reçue totalement fantaisiste. Pour, avant l’age de deux ans, vacciner correctement un enfant il faudrait réaliser une injection pour chaque maladie individuellement. Il faudrait par conséquent que l’enfant soit accompagné dans un centre de vaccination au moins 19 fois avant l’âge de 6 ans ! Un pratique qui compliquerait sérieusement le déroulement du programme et par voie de conséquence exposerait l’enfant dans les salles d’attente des centres médicaux à toutes sortes d’attaques virales et bactériennes.

Enfin l’obsolescence de certains vaccins a été mise en cause. Pourquoi un vaccin ayant fait ses preuves depuis de nombreuses années deviendrait-il tout d’un coup inefficace ? Encore un argument totalement fallacieux. Il suffit de rappeler la recrudescence de la tuberculose dans les banlieues des grandes villes européennes et nord-américaines pour constater que le « vieux » BCG qui date du début du XXe siècle fit ses preuves incontestablement. Mais comme une dose de ce vaccin ne rapporte que 0,17 dollars aux compagnies pharmaceutiques il arrive que ce dernier soit régulièrement non disponible d’où une progressive désaffection pour ce vaccin. Vraiment n’importe quoi !

La mode actuelle est de tenter de poursuivre devant les tribunaux les compagnies pharmaceutiques pour obtenir une compensation financière lorsqu’un cas d’enfant vacciné a présenté des troubles trop facilement liés à l’administration du vaccin lui-même. C’est du gros business et ça peut rapporter gros : voilà la réelle motivation des campagnes anti-vaccins, tout simplement déplorable …

Source : Science Magazine

Prochain billet : les effets bénéfiques incontestables de la vaccination.

Généalogie du vaccin

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Je suis abonné au site BioEdge et il m’a paru intéressant de rappeler la genèse de la vaccination et son aspect éthique. Tout se passe au cours des dernières années du XVIIIe siècle en Grande-Bretagne. La variole a supplanté la peste et des millions de personnes en meurent. On estime que chaque année en Europe près d’un demi-million de personnes mouraient de la variole à cette époque. Edward Jenner, médecin de son état, va tenter une expérimentation périlleuse, fort de ses observations relatives aux personnes résistantes à la variole. Jenner s’était en effet aperçu que les femmes qui trayaient les vaches dont les tétines étaient couvertes de pustules provoquées par la maladie de la vaccine, une atteinte virale du bétail proche de celle de la variole, étaient résistantes à cette dernière maladie. Le terme variole (pox en anglais) était ambigu dans la mesure où il englobait aussi bien la variole du bétail (cowpox) que la variole elle-même, appelée aussi « petite vérole », le terme « grande » vérole étant réservé à la syphilis.

Jenner avait d’abord tenté d’inoculer du pus provenant des pustules de sujets souffrant de la vraie variole à des volontaires (pas toujours) pour les immuniser contre cette maladie, une pratique courante dans l’Empire Ottoman. Mais l’opération était risquée puisqu’on avait constaté qu’une personne sur 20 contractait la maladie, à la suite de cette expérimentation qui n’aurait rien d’éthique aujourd’hui, et en mourrait.

Jenner s’orienta donc vers l’inoculation du pus provenant des pustules retrouvées sur les pis des vaches atteintes de vaccine ou de celles des mains des vachères préposées à la traite. Il inocula délibérément ce pus au fils de son jardinier, le jeune James Phipps âgé de 8 ans. Pour parfaire son expérimentation il inocula quelques semaines plus tard du pus de la vraie variole à cet enfant pour vérifier que sa tentative d’immunisation était un succès. Il transgressa délibérément les règles élémentaires de l’éthique médicale. Cependant l’enfant survécut et ce succès de Jenner constitua le premier exemple de « vaccination » dans le monde.

L’histoire ne dit pas si le jardinier fut justement rémunéré pour avoir risqué la vie de son enfant et ainsi contribué au progrès de la médecine rudimentaire d’alors, comme sont indemnisés les volontaires participant aujourd’hui à des essais cliniques, parfois en risquant leur vie.

Jenner prit un risque calculé car il était parfaitement au courant de la réussite mitigée de la « variolation », une pratique consistant donc à inoculer du pus provenant des pustules de la vraie variole pour immuniser les personnes saines mais il ignorait s’il pourrait reproduire cette immunisation des vachères.

La « variolation » était une pratique relativement courante en Turquie dès le début du XVIIIe siècle et elle fut « importée » en Grande-Bretagne par Lady Mary Wortley Montagu, une amie de Caroline, Princesse de Galles. Elle fut mise en pratique par Sir Hans Sloane, futur fondateur du British Museum, pour protéger la famille royale de la variole. Pour ce faire la variolation fut appliquée à six prisonnières de la prison de Newgate qui survécurent et furent graciées par ordonnance royale. Pour bien vérifier que la « variolation » (voir note en fin de billet) avait été efficace, Sloane obligea l’une des prisonnières qui avait subi ce traitement à dormir pendant six semaines avec un enfant de dix ans atteint de variole. Elle survécut à la contagion. La Princesse Caroline, afin d’être absolument certaine que cette pratique était sans risque, ordonna la variolation des pensionnaires d’un orphelinat et convaincue alors du succès du protocole de Sloane tous les enfants de la famille royale furent alors traités par variolation.

Ce n’est que 70 ans plus tard que Jenner procéda à son expérimentation risquée à partir de variole bovine dont le virus avait probablement été atténué par passage sur les mains d’une vachère. L’histoire n’est pas très claire à ce sujet.

De même qu’aujourd’hui il existe des mouvements anti-vaccination, l’Eglise se mêla de cette histoire, prétendant que seul Dieu pouvait transmettre la maladie … De plus les jeunes filles qui trayaient les vaches et avaient échappé à la petite vérole (la variole) étaient réputées de moeurs légères car leur peau blanche exempte de cicatrices des pustules, en dehors des mains naturellement, était recherchée par les trousseurs de jupons. L’Eglise les considérait d’ailleurs plus ou moins comme des sorcières car elles avaient échappé au châtiment divin.

Les noms de vaccin et vaccine dérivent directement de vacca, la vache en latin et vaccinus qui signifie « provenant de la vache ». Jenner transgressa les lois de l’éthique en risquant la vie d’un jeune enfant, mais pas tant que ça puisque lui-même s’était plié à la variolation et qu’il conseillait vivement à ses patients ce traitement préventif. Le fait d’utiliser du matériel biologique provenant de la variole bovine, la « vaccination » par opposition à la « variolation », fut un réel progrès qui déboucha sur l’une des plus grandes avancées de la médecine contemporaine. La variole qui faisait encore 2 millions de victimes parmi les 15 millions ayant contracté la maladie en 1967 fut officiellement déclarée éradiquée en 1979, peut-être bien grâce aux travaux pionniers de Jenner.

Source et illustration : Adapté d’un article paru sur BioEdge

Note : on peut dire aussi « variolisation ».

Vaccination contre le virus du papillome ? Oui, et obligatoire !

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Dans la série de mes billets classés « médecine et santé » il m’a été donné l’occasion de revenir sur le virus du papillome (HPV) dont j’ai déjà disserté à plusieurs reprises dans ce blog. Un étude américaine du Cedars-Sinai Hospital vient de paraître et les conclusions sont sans appel, il est conseillé de faire vacciner ses enfants quel que soit leur sexe pour les protéger contre ce virus cancérigène. C’est en analysant 2670 biopsies de tumeurs cancéreuses représentatives de la population, âge, sexe et origine sociale confondus, et considérant la localisation de ces tumeurs qu’il est ressorti les résultats suivants que je livre tels qu’ils ont été présentés dans le résumé de l’article relatant ces travaux conduits sous l’égide du CDC (Center for Disease Control) américain.

L’ADN de l’HPV était présent dans 90,6 % des cancers du col de l’utérus, dans 91,1 % des cancers de l’anus, 75 % des cancers du vagin, 70,1 % des cancers de l’oropharynx (base de la langue et amygdales en particulier), 68,8 % des cancers de la vulve, 63,3 % des cancers du pénis, 32 % des cancers de la cavité buccale et 20,9 % des cancers du larynx. Ça fait beaucoup ! Une vaccination limitée aux sous-types 16 et 18 du virus permettrait de sauver ou de prévenir près de 25000 cas de ces cancers chaque année aux USA. Le même type de résultat pourrait être accessible en Europe si l’organisation de l’accès aux dossiers médicaux et aux biopsies conservées dans de bonnes conditions était possible, ce qui est loin d’être le cas.

Ces données font peur et il est bien évidemment urgent que les pouvoirs publics décident d’une action « coup de poing » pour rendre obligatoire la vaccination contre ce virus des adolescents avant que ceux-ci entament une activité sexuelle. Certes, on peut contester l’occurence de la présence d’ADN de l’HPV dans les cas de cancers de la sphère oro-pharyngée et buccale en particulier les cancers de la langue et des amygdales car d’autres facteurs peuvent intervenir dans cette situation et la favoriser, en particulier la cigarette, mais ces données doivent être prises en compte et être intégrées dans la lutte contre le cancer dès l’instant où la certitude de la causalité a été démontrée.

L’apparition du Gardasil nonavalent pourrait encore réduit d’une dizaine de points de pourcentage l’apparition de ces formes de cancers d’origine virale mais cette diminution doit également être prise en considération si la politique globale de protection et de prévention sanitaire est judicieusement choisie dans le but non seulement de prévenir les désagréments des malades (et éventuellement leur mort prématurée) mais également de contribuer à un abaissement du coût de ces cancers pour la société toute entière. La condition sine qua non est que la vaccination soit effectuée correctement chez les filles et les garçons avant leurs premiers rapports sexuels. Comme la proportion de préadolescents, aux USA, vaccinés dans ces conditions depuis l’apparition du premier vaccin (2007) n’est encore que de 18 %, autant dire que les effets sur une diminution globale des cas de cancers se font attendre. Rendre cette vaccination obligatoire entrainera une levée de bouclier de la part les antivaxxers prétextant une atteinte à la liberté individuelle. La prise de conscience des avantages de ce vaccin devrait idéalement se faire à l’école dans le cadre de l’éducation sexuelle, mais y a-t’il un tel programme prévu ? Rien ne l’indique pour l’instant. En France seules certaines compagnies d’assurance santé complémentaires avertissent les parents de l’aspect bénéfique de ce vaccin pour leurs enfants. Il faut enfin rappeler que ce vaccin ne peut en aucun cas guérir un sujet déjà en contact avec le virus.

Sources : Cedars-Sinai Cancer Institute :

http://www.cedars-sinai.edu/Patients/Programs-and-Services/Samuel-Oschin-Comprehensive-Cancer-Institute-/index.aspx et aussi :

http://jnci.oxfordjournals.org/content/107/6/djv086.abstract

http://jnci.oxfordjournals.org/content/107/6/djv128.full.pdf+html

http://www.fda.gov/NewsEvents/Newsroom/PressAnnouncements/ucm426485.htm

La vaccination contre le virus du papillome pose toujours problème …

Les opposants à la vaccination contre le HPV (virus du papillome humain) font toujours parler d’eux mais ils ont fini par se dévoiler la face indirectement dans la mesure où leur principal argument contre la vaccination n’était pas de favoriser l’autisme, ce qui n’a encore jamais été démontré formellement, mais d’éventuellement encourager les jeunes filles à avoir un comportement sexuel libéré sachant que le HPV constitue de loin la principale maladie sexuellement transmissible. Plus de risque de se contaminer avec l’HPV, pourquoi se priver ! Les parents bien-pensants de l’Etat de l’Ontario au Canada ont donc, disons malencontreusement, considéré que cette vaccination libérait les mœurs chez les adolescentes et que c’était la porte ouverte au risque de contamination par le HIV (SIDA) ou les virus de l’hépatite également sexuellement transmissibles. Cette association malfaisante, sans faire de jeu de mots, d’a priori fondés uniquement dans des esprits puritains a été magistralement démontée de toutes pièces par une étude portant sur une cohorte de 131781 jeunes filles dont le comportement sexuel a été scrupuleusement étudié en tenant compte de l’introduction de la vaccination (obligatoire) contre le HPV en 2007. En bref, le comportement sexuel des jeunes filles avant la vaccination et après celle-ci, entre 2005/07 puis 2008/09, n’a montré aucune différence significative au niveau des maladies sexuellement transmissibles autres que le HPV ou au niveau des grossesses, deux facteurs révélateurs des relations sexuelles sans protection. Les jeunes filles vaccinées à l’âge de 14 ans, on peut espérer avant leurs premières relations sexuelles, ne se sont trouvées ni plus ni moins enceintes que celles n’ayant pas été vaccinées avant l’introduction du vaccin, de même pour l’occurence des autres MSTs.

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Les doutes d’ordre moral plus que médical ont émané des associations de parents d’élèves catholiques ! Comme si la santé des enfants et des adultes n’avait aucune importance pour eux … L’Archevêque de Calgary (Alberta) a fait circuler une lettre dans tous les diocèses indiquant clairement que cette vaccination était la porte ouverte à toutes les turpitudes et que les familles se devaient d’être vigilantes quant au comportement de leur progéniture déclarant ainsi que « la vaccination proposée à l’école envoie une message clair que les relations sexuelles sont autorisées, avec supposée protection ». De plus, dit cette lettre épiscopale « nous encourageons les parents à bien étudier les fait médicaux concernant cette vaccination et ses effets secondaires possibles ».

Tout est réuni pour intoxiquer les parents crédules en répandant de fausses affirmations. Depuis l’introduction du vaccin, que ce soit du Gardasil ou du Cervarix, jamais aucun effet secondaire n’a pu être clairement avéré et l’efficacité de ces deux vaccins n’est plus à prouver. Que l’Eglise fasse preuve d’obscurantisme n’a rien de nouveau, mais qu’il s’agisse de mettre en péril la santé de leurs ouailles est tout simplement révoltant et dès qu’il s’agit de sexe ça a l’air de préoccuper au plus haut point ces têtes affublées des signes distinctifs de l’élite sacerdotale qui cachent un vrai désert intellectuel … En France, selon les informations dont je dispose, la vaccination des jeunes filles contre le HPV reste encore du domaine privé, ce sont les parents qui décident en suivant (ou non) les conseils de leur médecin généraliste alors que près de 5000 femmes * souffrent de cancers du col de l’utérus chaque année.

* Estimation car les données issues du Ministère de la Santé sont plutôt floues.

http://www.cmaj.ca/content/early/2014/12/08/cmaj.140900