Taxer Google ? Les Italiens l’ont fait !

Difficile de trouver un article dans la presse franco-française sur la loi qui a été votée en Italie concernant les achats « en ligne », en d’autres termes par internet. Comme je ne lis pas les journaux « en ligne » gauchistes comme le Monde, le Nouvel Obs ou Rue 89, l’information m’a peut-être échappé. Toujours est-il que quand un Italien lambda voudra faire un achat sur internet, du Viagra, des spaghetti ou un livre, il ne pourra le faire qu’en orientant son achat vers une société italienne et devra payer en débitant un compte ou une carte de crédit issus par une banque italienne. Dans le cas contraire il s’exposera à des poursuites fiscales et pénales. Le gouvernement français est très tenté par ce type de main-mise sur le e-commerce mais taxer par exemple Amazon ou n’importe quelle autre société accessible uniquement par internet est contraire aux principes fondamentaux du traité de Maastricht qui ont institué la libre circulation des biens et des personnes dans l’espace européen. Les Italiens sont passé outre mais à n’en pas douter la commission européenne les rappellera à l’ordre (européen) quand bien même le e-commerce prive les caisses de l’Etat italien de centaines de millions de TVA non perçue si la société vendeuse n’est pas résidente en Italie. Pourquoi Amazon est domiciliée au Luxembourg, tout simplement parce que la TVA y est moins élevée qu’en Italie. De plus si Amazon perçoit la TVA (les achats sur Amazon ne sont pas exempts de TVA) celle-ci est reversée au Trésor luxembourgeois et n’est pas rétrocédée au Trésor du pays de l’acheteur, c’est une loi européenne. Quand on achète de la musique sur Apple Store on paie une taxe en Californie.

En conclusion de cette histoire de taxes sur le e-commerce, à l’évidence les politiciens sont dépassés par internet et ne savent pas par quel bout en prendre le contrôle. Ce n’est pas en surveillant le réseau et en repérant les adresses IP ainsi que les transferts de cash à l’aide le plus souvent de cartes de crédit que le fisc italien (ou français) pourra arriver à ses fins, internet est supra-national et dépasse même les frontières de l’Europe, il faut que ces idéologues malthusiens – et il y en a de plus en plus – se rendent à l’évidence, ils vivent dans un monde moderne mais leurs idées sont totalement dépassées …

La faillite c’est pour quand ?

 

Il y a des statistiques inquiétantes et qui n’ont pas l’air d’affecter les divers ministres qui ont élu domicile à Bercy, le portique des portiques fiscaux. D’abord un « manque à gagner » fiscal qui est lourd de significations. Au total, le sbire qui travaille pour Moscou-vichy (ce surnom n’est de moi mais d’un internaute anonyme) et est en charge de compter les sous s’est aperçu qu’il manquait 5,5 milliards d’euros à l’appel. Cette somme rondelette se décompose en trois postes et c’est là que ça fait désordre. Cinq cent millions de moins pour l’impôt sur le revenu : on peut interpréter cette baisse par une augmentation du chômage et également une augmentation du travail au noir dont une bonne estimation provient indirectement du nombre de billets de 50 euros que la Banque de France doit imprimer car ils disparaissent du circuit bancaire pour passer de mains en mains, travail au noir oblige.

Les recettes de la TVA diminuent de 1 milliard d’euros, tout simplement parce que les Français consomment moins, la peur d’un avenir incertain alimente ce vieux réflexe de thésaurisation et tout les Français savent que l’avenir est incertain, il n’y a pas besoin de leur faire un dessin, eux qui selon un sondage du Figaro Magazine sont 92 % à ne pas croire aux promesses gouvernementales de diminution des impôts, 82 % à ne pas croire du tout que le gouvernement décidera d’économies budgétaires substantielles et 80 % à ne pas croire que la croissance repartira demain matin.

Le troisième poste et le plus inquiétant est la baisse spectaculaire de l’impôt sur les sociétés : 4 milliards de baisse, nettement plus qu’une petite paille ! C’est très clair, non seulement les entreprises sont atones et ne réalisent de moins en moins de profits, mais aussi et surtout elles disparaissent à grande vitesse et là encore les statistiques de la banque de France sont formelles, plus de 10000 faillites par mois en moyenne.

Et pendant ce temps-là l’Etat est incapable de maîtriser les dépenses qui ont encore dérapé en octobre de 3 milliards d’euros. La Commission de Bruxelles, contrairement à ce qu’ont rapporté les journaux à la solde du pouvoir socialo-écolo-marxiste, n’est pas du tout satisfaite du projet de loi de finance pour 2014 qui ne sera jamais tenu autrement qu’en taillant dans les dépenses à hauteur d’au moins 16 milliards d’euros si le gouvernement cesse comme il l’a promis d’augmenter les impôts, or c’est plus qu’improbable pour une année électorale qu’est 2014. Sans changer d’attitude le gouvernement est donc condamné à alourdir la dette mais les investisseurs (60 % sont des non-résidents) vont-ils continuer à investir dans la maison France ? La faillite pourrait bien se profiler à l’horizon …

Voila ce qui attend la France !

La politique d’austérité menée par Mariano Rajoy en Espagne est désastreuse dans la mesure où elle n’a pas apporté de solution visible pour le chômage endémique et alarmant : augmentation de toutes sortes de taxes et impôts dont la TVA pour financer un déficit public et une dette inquiétante qui va atteindre bientôt 100 % du PIB, un peu comme en France. Mais trop d’impôt tue l’impôt : en un an l’ensemble des revenus de l’Etat espagnol a diminué de 5,3 %, les recettes de la TVA (malgré l’augmentation de septembre dernier) ont chuté de près de 10 %. Dans un pays où plus du quart de la population active est sans emploi fixe, je veux dire que sans le travail non déclaré l’explosion sociale généralisée aurait déjà eu lieu, le gouvernement de droite, qui applique pourtant une politique de gauche, n’a plus d’autre choix que de sortir de l’euro et de dévaluer la nouvelle peseta. Et pour la France ? Le même scénario est à craindre car les recettes fiscales ne sont pas inépuisables et la récession va mécaniquement les amoindrir. Les 25 ou 30 milliards de recettes supplémentaires prévues pour 2013 ne seront probablement pas collectés si la récession se poursuit jusqu’à fin 2014 comme l’OCDE vient de le prévoir. La dette enflera inexorablement pour financer les retraites, le mille-feuilles administratif, les 60000 postes supplémentaires de l’EducNat, la guerre au Mali, les festivités du 14 juillet, l’entretien de la Garde Républicaine et du Sénat qui ne servent absolument à rien ou le financement des syndicats et des partis politiques sans oublier les nombreuses associations qui ne servent aussi à rien, et pourtant j’en oublie. Alors, comme l’Espagne, l’Etat devra se déclarer en faillite et songer à quitter la zone euro à moins d’une prise de conscience des gouvernants avant que le pays soit en coma dépassé. La Commission Européenne vient encore de le rappeler et il est temps de considérer que la France est maintenant l’homme malade de l’Europe, malade de ses lois marxistes, de son administration pléthorique, de son monde politique scandaleusement coûteux, de son syndicalisme politisé, de sa protection sociale en faillite, de son droit du travail (salaire minimum et 35 heures) trop rigide, de son système de retraites non viable, bref des acquis sociaux devenus insupportables : trop d’Etat tue l’Etat, trop d’impôt tue l’impôt, voilà où en est la France en faillite programmée par l’incurie du gouvernement et du président.