Réchauffement climatique global, épisode 2 : riz et méthane

Dans la rubrique des gaz dits à « effet de serre » il ne faut pas oublier le méthane qui est aussi accusé de tous les maux par les faux scientifiques auto-proclamés climatologues tout à fait incapables d’apporter une preuve formelle de cet effet de serre. Il paraît même, sans qu’on puisse non plus trouver de preuves scientifiques convaincantes, que ce gaz est 20 % plus puissant que le CO2 en termes d’effet de serre. D’autres sources avancent qu’il serait 25 fois plus nocif pour le climat, mais bon, inutile de se lancer dans une querelle de chiffres stérile et sans fin, cette disparité de chiffres est d’ailleurs révélatrice du fait qu’on raconte n’importe quoi à ce sujet.

D’où provient le méthane ? C’est là « The Question », et la réponse est donnée par les écolos conformément à leur stratégie de culpabilisation de l’humanité toute entière. Le principal émetteur de méthane est l’industrie liée à l’énergie primaire, pétrolière et minière (charbon et lignite) à hauteur de 40 %, la bête noire sombre des écolos. Vient ensuite l’agriculture avec les pétulances du bétail, 26 %, également dans le collimateur des écolos car il paraît qu’on mange trop de viande et trop de produits laitiers et que c’est mauvais pour la planète, pétulances auxquelles il faut ajouter le méthane dégagé par le fumier (10% du total) … pauvres bêtes à corne, c’est quand qu’on les extermine toutes pour la survie de l’humanité ? Le reste ce sont les décharges d’ordures ménagères et quelques détails oubliés.

Ce panorama qu’on retrouve ici (voir le lien) pour les USA ne tient pas compte d’un source de méthane considérable, c’est dire à quel point ce genre d’étude n’a rien de scientifique mais n’a de valeur que politique et idéologique, ce sont les rizières modestement classées dans les « autres catégories » créditées de 8 % du total des émissions de méthane.

Le riz est la seconde production céréalière mondiale après le maïs, un être humain sur deux mange du riz tous les jours, et l’ensemble des rizières du monde émettraient dans l’atmosphère entre 25 et 100 millions de tonnes de méthane chaque année, merci pour la précision … La raison en est simple, c’est la décomposition des matières organiques dans les rizières inondées. Or cette matière organique provient essentiellement des racines des plants de riz. Il faut rappeler que dans un pays comme la Thaïlande les riziculteurs arrivent en moyenne à faire trois récoltes convenables par an, faudra-t-il taxer les riziculteurs thaï pour leurs émissions de « gaz à effet de serre » ? Les racines de riz excrètent en effet des produits carbonés dans le sol et ce processus entretient la production de méthane durant la croissance de la plante. Comment faire pour réduire les pétulances des bêtes à corne, comment interdire aux Allemands d’extraire leur lignite à ciel ouvert, bonjour les émissions de méthane allemandes, impossible ! Par contre pour une plante comme le riz, on peut faire en sorte qu’au lieu de gaspiller des produits carbonés par leurs racines qui servent directement à des bactéries productrices de méthane la plante emmagasine plus d’hydrates de carbone dans ses tiges et ses grains.

Pour atteindre ce but, un riz à faible empreinte méthanée, je viens d’inventer ce néologisme qui va plaire aux écolos, il suffit de jouer sur la régulation de l’expression des gènes impliqués dans le métabolisme général des sucres.

Là où il y a un hic, c’est qu’il faut faire appel aux techniques de transgénèse végétale et cette approche ne plait pas … à ces mêmes écolos ni d’ailleurs aux agriculteurs qui produisent du riz ni aux consommateurs de riz parce qu’on leur a bien soigneusement expliqué que la transgénèse végétale c’était mauvais et dangereux pour l’environnement et accessoirement pour la santé. Il n’y a qu’à voir le fiasco criminel du riz doré dont les semences sont pourtant gratuites organisé toujours par ces mêmes écolos. C’est une étude réalisée conjointement entre les universités du Fujian et du Hunan en Chine et d’Uppsala en Suède qui a abouti à un riz transgénique ayant un rendement 30 % plus élevé qu’un riz hybride courant mais dont les racines ne vomissent plus de produits hydrocarbonés. Les racines ne nourrissent donc plus de bactéries méthanogènes et les grains sont plus riches en amidon, tout pour plaire :

Capture d’écran 2015-07-27 à 16.14.04

Photo du haut racines de riz transgénique, en bas riz contrôle. Les points verts sont des bactéries méthanogènes marquées par fluorescence (source Nature).

Les essais étalés maintenant sur trois années ont montré que ce riz poussait de manière satisfaisante et que les émissions de méthane d’une rizière expérimentale étaient 30 fois plus faibles que celles d’une rizière contrôle. Le stratagème a consisté à insérer dans le génome du riz un gène présent dans l’orge qui code pour un facteur de transcription appelé SUSIBA2 contrôlant l’expression de toute une série de gènes impliqués dans la synthèse de l’amidon, des polyosides linéaires, du saccharose et de la cellulose. Les racines du riz n’exsudent plus de métabolites carbonés, le plant de riz est plus robuste et les grains plus gros et plus riches en amidon, de quoi satisfaire tout le monde … sauf les écolos naturellement. Si jamais ce riz était accepté un jour ce serait probablement dans longtemps et pendant ce temps-là les rizières continueront à produire du méthane joyeusement et selon les experts de l’IPCC à perturber le climat. C’est quand qu’on interdit aux Chinois, aux Indiens, aux Thaïlandais et aux Japonais la culture du riz ?

http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/gcb.12131/abstract;jsessionid=92CB11DA2DCC2E179DF581142165E81C.f01t01

http://www.epa.gov/climatechange/ghgemissions/gases/ch4.html

http://www.nature.com/nature/journal/vaop/ncurrent/full/nature14673.html

Des laitues pour se vacciner !

Plagiomnium_affine_laminazellen

La cellule végétale est pourvue d’un noyau qui contient l’ADN nucléaire, de chloroplastes et de mitochondries qui contiennent également de l’ADN. Il y a donc en théorie trois possibilités pour réaliser des plantes génétiquement modifiées à des fins thérapeutiques. On connait maintenant la séquence de l’ADN chloroplastique de nombreuses plantes comme le tabac ou encore la laitue et l’idée de faire produire par le chloroplaste des protéines à usage thérapeutique présente un avantage sur les plantes modifiées au niveau de l’ADN nucléaire. En effet, il n’y a pas de risques de dissémination de l’ADN du chloroplaste modifié puisqu’il ne se retrouve pas dans le pollen. De plus, quand l’insertion du gène étranger est correctement réalisée, la plante reste tout à fait normale, ce qui est loin d’être le cas lors d’insertion de gènes étrangers dans l’ADN nucléaire. Il faut dans ce dernier cas vérifier que le phénotype de la plante et sa croissance ne sont pas modifiés et cette étape entraine des coûts et des délais supplémentaires dans la mise au point des transgènes. Rien de tout ça avec l’insertion dans l’ADN du chloroplaste du gène dont on veut obtenir une production rapide et efficace.

Et quand le produit à usage thérapeutique est une simple protéine les avantages sont doubles puisqu’il suffit de manger la dite plante pour par exemple se vacciner contre la grippe ! Une bonne salade de laitues et on est vacciné. Même pas besoin de purifier l’antigène produit par la plante, une opération coûteuse lorsque l’on produit ce même vaccin avec des bactéries ou des levures. Il faut en effet purifier la protéine en question et le processus est complexe et requiert des investissements parfois considérables. Bref, un champ de laitues banal, une petite installation de broyage et de dessiccation pour obtenir une poudre comestible qui se conserve aisément à la température ambiante et le tour est joué.

Cette approche s’est développée depuis qu’on a appliqué cette technique à des souris hémophiles en leur donnant dans leur nourriture de la poudre de laitues produisant le facteur de coagulation sanguine dont elles sont déficientes. Et ça a parfaitement bien fonctionné. C’était en 2010. L’équipe du Professeur Henry Daniell a réitéré ses exploits à l’Université de Pennsylvanie en faisant exprimer par les chloroplastes de la laitue une protéine qui stimule la production d’insuline qui s’est révélée être active avec des souris diabétiques. Toute application thérapeutique par voie orale peut être envisagée avec des laitues modifiées comme un vaccin contre la poliomyélite. La Fondation Bill et Melinda Gates a décidé de financer un établissement en Inde dans ce but. Cette technique relativement simple à mettre en œuvre dite de translation chloroplastique a été appliquée pour produire le vaccin contre la grippe H1N1 en quelques semaines seulement mais comportant aussi l’étape de purification nécessaire pour les vaccins injectables.

Les champs d’application de cette technique sont immenses mais les goulots d’étranglement restent les essais cliniques et les autorisations de culture en plein champ qui se heurtent à une certaine obstruction administrative alimentée par des écologistes et peut-être des grands groupes pharmaceutiques qui voient d’un très mauvais œil qu’une simple laitue les prive de substantiels revenus. On en est là …

Source : University of Pennsylvania News Desk