La décadence morale et intellectuelle s’accélère aux Etats-Unis

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Le Docteur David Mackereth, médecin en exercice depuis 1989 auprès de Département du Travail et des Pensions, un peu l’équivalent de la médecine du travail dans beaucoup de pays européens a été démis de ses fonctions par ses supérieurs hiérarchiques car il a affirmé haut et fort que le sexe d’une personne est déterminé biologiquement et génétiquement à la naissance. Père de 4 enfants et médecin ne cachant pas ses convictions religieuses de baptiste réformiste , Mackereth a été mis à pied en raison de ses convictions médicales qui « datent de plusieurs siècles » et ne sont plus d’actualité. Pourtant il y a des millénaires que l’Homo sapiens sait reconnaître le sexe d’un enfant …

Pour en quelque sorte institutionnaliser la décadence morale, sexuelle et on pourrait dire aussi intellectuelle des USA, sans même mentionner le fait que des millions d’Américains utilisent quotidiennement toutes sortes de drogues psychotropes, l’administration américaine a fait passer la loi « Equality Act » en 2010. Déclarer que le sexe est déterminé biologiquement est une entorse à l’Equality Act et pour cette raison les services juridiques du département de la santé américain a congédié le Docteur Mackereth. Il lui a aussi été reproché son manque de réserve professionnelle, en d’autres termes un médecin ne doit pas systématiquement dire ce qu’il pense.

L’Equality Act stipule clairement qu’il est illégal d’établir une discrimination directe ou indirecte à l’égard d’une personne sur la base d’une « caractéristique protégée » comme la réassignation du sexe, comprenez la trans-sexualité. Belle illustration de l’ineptie de la théorie du genre !

Source : The Telegraph

Un enfant de 9 mois sans sexe officiel !

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Né en Colombie-Britannique, cet enfant n’est ni une fille ni un garçon. À sa naissance au domicile de ses parents son sexe n’a pas été reconnu officiellement. La lettre « U » pour indéterminé ou non-assigné a été apposée sur sa carte d’assurance-maladie qui a été remise à ses parents il y a quelques jours. Les parents de l’enfant ont lutté contre l’administration pour que leur enfant reconnaisse lui-même son sexe en temps voulu et cette même administration a refusé de ce fait de délivrer un certificat de naissance officiel puisqu’il n’y a pas eu d’ « inspection génitale » en bonne et due forme ni à sa naissance ni plus tard.

Les parents considèrent que l’attribution d’un sexe à un enfant par le corps médical est discriminatoire ! Les parents de l’enfant veulent que ce dernier choisisse sont sexe quand cela lui paraîtra opportun et donc de découvrir réellement qui il est, en d’autres termes quand il (ou elle) commencera à jouer avec sa « pénisse » ou son clitoris – c’était de l’humour.

La dérive civilisationnelle liée à la théorie du genre prend décidément des proportions inattendues et comme la bêtise humaine n’a pas de limites connues selon le plus grand physicien du siècle dernier ce genre de situation pourrait bien se multiplier dans les prochaines années avec des générations d’enfants et d’adolescents n’ayant plus aucun repère solide dans la vie …

Source et illustration : TVA Nouvelles

On n’arrête décidément plus le progrès

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En Nouvelle-Zélande, la tradition a fait reculer le sens commun. Comme les Japonais shintoïstes, les Maoris adorent les montagnes, les lacs, les volcans et les rivières. Ce sont des dieux … Personnellement j’abonde dans leurs traditions car adresser ses dévotions quotidiennement à un dieu qu’on ne voit pas et dont on ignore la nature peut aussi paraître totalement irrationnel. C’est le cas des religions monothéistes. Quand j’étais enfant je croyais en dieu car j’avais été soigneusement endoctriné par ma grand-mère qui vivait avec ses livres de prière, ses images pieuses et un crucifix au dessus de son lit dont elle changeait le brin de buis béni une fois par an. Je n’ai d’ailleurs jamais vraiment compris le sens de cette tradition étrange.

Bref, quand on parle de religion, de politique ou de climat on déchaine les passions mais ce qui s’est passé en Nouvelle-Zélande est tout à fait révélateur de la réelle nature humaine qui aspire à cet aspect surnaturel dont elle ne peut se défaire depuis des millénaires. Une tribu Maori a obtenu du Parlement que la rivière (ou fleuve, le troisième plus long de Nouvelle-Zélande) Whanganui – en langue Maori Te Awa Tupua – soit reconnue comme une personne comme vous et moi. Il y a eu un vif débat à ce sujet au Parlement. Des hommes de loi ont confirmé que la rivière ne pourrait pas être inculpée pour homicide si quelqu’un s’y noyait. Le statut de personne a entrainé le vote d’une allocation budgétaire de 30 millions de dollars NZ pour améliorer la santé culturelle, sociale, environnementale et économique de la rivière : ça fait pas mal d’argent pour une seule personne ! De plus, deux gardes assermentés par le service des parcs nationaux seront employés à plein temps pour prendre soin de cette nouvelle personne, l’une nommée par le Parlement et l’autre par la tribu Maori locale, la rivière devra payer des impôts à l’Etat mais la façon de calculer ces impôts n’est pas encore arrêtée. Enfin, aucun « genre » n’a encore été attribué au (à la) Te Awa Tupua. Personne ne sait s’il s’agit d’un « homme » ou d’une « femme ». En anglais, du point de vue grammatical, les choses n’ont pas de genre : elles sont neutres comme les compagnies, les société cotées en bourse ou les trusts, les meules de foin, les voitures, les maisons et les meubles.

Il reste donc un long débat à boucler pour attribuer un genre définitif à ce nouveau citoyen néo-zélandais. Pour ma part, vue la beauté de cette rivière je pencherais pour le genre féminin. On n’arrête plus le progrès !

Source : Bioedge

Idéologie du « genre » : Il faut dire maintenant un « patient en état de grossesse »

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La théorie du « genre » veut que l’on soit tous considérés comme asexués, en d’autres termes qu’il n’y ait pas de distinctions, quelles qu’elles soient, entre une femme et un homme. Comme le nombre de « trannies » augmente jour après jour, la British Medical Association (BMA), un organisme qu’on peut rapprocher de l’Ordre des Médecins en France, recommande à ses membres et à tout le personnel hospitalier de ne plus dire « une femme enceinte » mais « un patient en état de grossesse » ! Cette précaution de style sera moins offensante pour les trannies … Un trannie c’est une candidate au changement de sexe, un « trans » et il ne faut pas dire « une » trans mais « un » trans. Le 24 janvier de cette année j’ai laissé un billet sur ce blog au sujet d’une ado, pardon d’un ado, qui a choisi avant de changer de sexe d’avoir un enfant. L’affaire ayant fait beaucoup de bruit (pour rien) en Grande-Bretagne la BMA a donc cru opportun d’y mettre son grain de sel réthorique. Il faudra dire dorénavant « individu portant un enfant à naître » en lieu et place de femme enceinte car c’est trop réducteur et offensant …

Cette théorie du genre entraine la société contemporaine dans un comportement totalement absurde qui frise le ridicule car la BMA va plus loin dans ses recommandations ! Dans le registre des naissances il ne faudra plus mentionner nouveau-né de sexe masculin (ou féminin) mais nouveau-né tout court. Les dermatologues ne devront plus utiliser le mot « point noir » auprès des patients qui ont des problèmes épidermiques de séborrhée car cet adjectif a une connotation raciste. On croit rêver !

Source et illustration : infowars.com

Nouvelles du Japon et d’ailleurs

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À l’occasion de la journée internationale des droits de la femme il m’a paru croustillant de faire part à mes lecteurs de ces dépêches d’agence.

Les Japonaises divorcées attendront 100 jours avant de se remarier

A moins de prouver qu’elle n’est pas enceinte de son ex-époux, une femme japonaise devra attendre cent jours avant de se remarier après un divorce, selon un projet de loi approuvé mardi par le gouvernement. Ce projet est jugé insuffisant par un comité de l’ONU.

Le gouvernement conservateur de Shinzo Abe se met ainsi en conformité, en cette Journée internationale des droits des femmes, avec un avis rendu en décembre par la Cour Suprême du Japon, qui estimait que la durée précédente de six mois était excessive et devait être réduite à 100 jours.

Cette révision, qui doit encore être soumise à l’accord du Parlement, permettrait néanmoins à une femme de se remarier immédiatement si elle a une preuve médicale d’absence de grossesse ou, dans le cas contraire, si elle peut prouver que la conception a eu lieu après le divorce.

Un tel changement du code civil, qui date de 1898, n’est pas suffisant, a estimé dans un rapport publié lundi à Genève le Comité de l’ONU pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes. « Le code civil continue d’interdire aux seules femmes de se remarier pendant une période précise suivant un divorce », souligne le rapport.

Partage du même nom

Certains pays occidentaux avaient encore récemment des lois similaires. La France, par exemple, a aboli par une loi adoptée en 2004 l’interdiction pour une femme de se remarier pendant 300 jours après un divorce.

Le comité de l’ONU condamne par ailleurs une loi japonaise qui oblige les couples mariés à partager le même nom, estimant qu’elle est discriminatoire à l’égard des femmes car, « en pratique, ce sont souvent elles qui sont poussées à adopter le nom de leur mari » (96% des femmes changent de nom pour celui de leur époux).

Le 16 décembre, la Cour suprême du Japon avait maintenu ce principe datant du 19e siècle. La loi sur les noms renvoie à l’ancienne organisation féodale de la famille au Japon, par laquelle femmes et enfants étaient sous l’entier contrôle du chef de famille.

Cependant, en vertu d’une pratique traditionnelle destinée à maintenir un patronyme en l’absence d’héritier mâle dans la famille de l’épouse, certains hommes au Japon adoptent le nom de leur femme.

Source : ats / 08.03.2016 11h36 Illustration binjin-ga (Utamaro,1793)

À l’occasion de cette même journée internationale, faut-il octroyer aux femmes le droit de tromper leur époux quand elles sont en pleine ovulation au point de mettre au monde des jumeaux de pères différents ? C’est ce qu’a découvert un Vietnamien très convenable qui s’étonnait que l’un des jumeaux venus au monde deux ans plus tôt n’avait pas du tout « un air de famille ». Il demanda à l’association de génétique du Vietnam de procéder à un test ADN sur les deux enfants et ce test révéla qu’il avait bien été cocufié par son épouse : l’un des enfants n’était pas le fruit de ses oeuvres …

Source : ats / 08.03.2016 15h10

Les femmes n’arrivent pas à détecter leurs rivales

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En juillet dernier j’avais laissé un billet sur ce blog concernant l’attractivité des femmes envers les hommes lorsqu’elles approchaient la période d’ovulation (voir le lien) mais peu d’études ont été réalisées sur la même réaction des femmes entre elles, c’est-à-dire si une femme en période d’ovulation arrive à détecter une autre femme dans les mêmes dispositions physiologiques comme étant une rivale potentielle. Certes, la civilisation très codifiée dans laquelle nous vivons nous a affranchi de nos réactions instinctives, que nous soyons des femmes ou des hommes, et l’évolution a contribué également à la quasi disparition de nos facultés de détection olfactive des signaux chimiques nous permettant, je parle ici des hommes, de détecter la présence d’une femme en état d’ovulation. Peut-être que ce sont cette évolution et l’organisation sociétale qui font que nous ne sommes plus des animaux réagissant par pur instinct. Dans bien d’autres circonstances les êtres humains laissent libre cours, malheureusement, à leurs instincts primordiaux d’agressivité et de possession …

On pourrait résumer les travaux conduits par le Docteur Fabian Probst à l’Université de Berne parus dans le périodique Biology Letters (voir le lien) en ces termes. Il est raisonnable de considérer que l’homme puisse encore détecter une femme en période d’ovulation car il s’agit pour lui d’une réminiscence de l’instinct de reproduction. S’il en est de même pour la femme, il s’agit alors du plus pur instinct de compétition consistant à éliminer une rivale dans la course à la reproduction. Peu d’études ont été réalisées dans ce sens, à savoir si la femme reconnaît une « rivale » en période d’ovulation.

L’étude a consisté dans une première partie organisée via internet à présenter à 160 femmes, dont 6 bisexuelles et 8 homosexuelles, vingt paires de visages de femmes recomposés par analyse graphique pour représenter la phase lutéale du cycle menstruel (la fin du cycle) ou la phase d’ovulation. Ce traitement d’image ne comportait au final qu’une légère modification de la couleur de la peau. Les visages étaient présentés dans le désordre et à l’issue de l’étude on demandait aux sujets de préciser à quel stade elles se trouvaient au cours de leur cycle, si elles utilisaient des produits contraceptifs et enfin si elles avaient jamais éprouvé une compétition intra-sexuelle. L’autre partie de l’étude portant sur 60 femmes âgées de 18 à 31 ans fut conduite au laboratoire sans que ces dernières connaissent l’objet final de l’étude.

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Un prélèvement de salive permit de connaître l’état hormonal des sujets.Il ressort de cette étude que la détection du visage correspondant à la période d’ovulation semble dépendante du taux d’estradiol circulant qui augmente au cours des quelques jours précédant l’ovulation (bleu clair, illustration Wikipedia) mais que d’une manière générale la femme n’arrive pas exactement à discerner une « rivale » en période d’ovulation. Cette étude n’a concerné qu’une nombre limité de participantes et était entachée par le fait qu’un nombre non négligeable d’entres elles utilisaient des contraceptifs qui modifient le statut hormonal. Pour conclure, on pourrait dire que le fait que la femme soit sexuellement réceptive tout au long du cycle menstruel atténuerait cette propension à détecter un visage « signalant » l’ovulation dont l’existence a été montrée chez l’homme. Et encore une fois il existe donc une différence de genre significative entre femmes et hommes.

Source : http://dx.doi.org/10.1098/rsbl.2015.0638

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/07/10/si-femme-rougeoie-femme-en-joie/

Grippe : la théorie du genre encore battue en brèche

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À l’appui de ma réfutation de la théorie du genre, un terme que je ne comprend toujours pas et qui signifierait que la femme et l’homme sont strictement égaux et indiscernables, vient de paraître un article intéressant dans l’American Journal of Physiology qui met à mal cette théorie. La différence entre un homme et une femme, chez les animaux (dont nous faisons partie) entre un mâle et une femelle, est liée à une différence génétique dont une différence hormonale est la conséquence. La différence génétique entraine une divergence entre mâle et femelle au cours de l’embryogenèse essentiellement due à une différence des statuts hormonaux. Chez le mâle (l’homme) il existe une copie du chromosome sexuel femelle et un autre chromosome sexuel dont la fonction est de spécifiquement orienter les gonades mâles à produire de la testostérone. Cette description est simplifiée pour ne pas dire simpliste mais c’est ainsi que les choses se passent. Au final un mâle est un mâle parce que ses gonades (testicules) produisent de la testostérone et une femelle est une femelle parce que ses gonades (ovaires) produisent de l’estradiol.

La théorie du genre semble nier cette évidence qui ne peut pas être remise en cause à moins d’opter pour de la fausse science. Cet article issu de travaux réalisés à la Johns Hopkins University à Baltimore sous la direction du Docteur Sabra Klein apporte de nouveaux arguments démontrant l’ineptie de la théorie du genre : les hommes et les femmes ne sont pas égaux et c’est tout simplement une histoire d’hormones ! Les œstrogènes, dont en particulier l’estradiol, protègent les femmes contre le virus de la grippe, ce qui n’est pas le cas des hommes. Le virus de la grippe s’attaque aux cellules épithéliales de la gorge, de la trachée et des poumons. Il est aisé de cultiver ces cellules au laboratoire et de procéder à des expérimentations permettant de préciser l’effet des hormones sexuelles sur leur réponse à une attaque virale. En comparant les résultats obtenus avec des cellules en culture provenant de femmes ou d’hommes, il a été relativement facile de démontrer que la différence de sensibilité aux attaques virales était la résultante du statut hormonal : l’estradiol module la défense des cellules d’origine féminine mais n’a aucun effet sur les mêmes cellules d’origine masculine et le pendant de l’estradiol, la testostérone, n’a pas d’effet que ce soit avec des cellules originaires de donneurs de l’un ou l’autre sexe.

Ces résultats expliquent pourquoi les femmes pré- et post-ménopausées sont plus sensibles aux attaques grippales que leurs consoeurs dont le taux d’estradiol circulant est satisfaisant. L’estradiol se fixe dans la cellule sur des récepteurs variés qui vont avoir pour premier effet de moduler l’expression d’une multitude de gènes qui interfèrent directement avec la réplication intracellulaire des virus et pas seulement du virus de la grippe (H5N1 ou H7N9) mais également du virus Ebola ou de celui responsable de l’hépatite C. L’estradiol module la synthèse de cytokines dont le rôle antiviral est reconnu.

À n’en pas douter la femme et l’homme réagissent différemment aux attaques virales en raison de leur statut hormonal et sur ce dernier point on ne peut que constater une différence de « genre ».

Source : AJP Lung doi : 10.1152/ajplung.00398.2015 , illustration virus influenza (Wikipedia)

« Je suis contre le féminisme, je n’ai pas envie de perdre mes privilèges » (Hanna Arendt, 1958)

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Patricia Arquette reconnue à la cérémonie des Oscars comme meilleure actrice féminine de second rôle a transformé son petit discours de remerciement en une diatribe en faveur du féminisme. Je cite pêle-mêle quelques bribes de son discours très orienté égalité des genres, un doux relent des convictions du Tea Party qui comme chacun ne le sait pas en Europe est une sorte d’émanation des néo-cons en plus démagogique. Ahhh ! L’égalité des genres … C’est quoi au juste ? Les femmes veulent-elles se prendre pour des hommes ou bien l’inverse ? Rêvons-nous d’un monde asexué ou alors la différence chromosomique entre hommes et femmes est-elle une tare ? La Miss Arquette n’a pas mâché ses mots : « Il est temps pour toutes les femmes d’Amérique – et pour tous les hommes qui aiment les femmes et tous les homosexuels et tous les gens de couleur pour lesquels nous avons tous lutté – de lutter maintenant pour nous ». On ne peut pas faire mieux dans l’apologie du féminisme. Ce n’était pourtant pas tout à fait le discours qu’attendaient les vraies féministes politisées. Un peu rétrograde selon leur goût, car parmi les LGBT et les gens de couleur il y a aussi des femmes. Comme pour en rajouter une petite couche Arquette a déclaré qu’après tout il était fondamental « que les salaires des femmes soient égaux à ceux des hommes, ce n’en serait que bénéfique pour les femmes de toutes les races, pour leurs enfants et pour la société en général ».

Il n’y a pas erreur, Patricia Arquette a choisi la remise des Oscars pour toucher la plus grande audience qui lui était offerte par la retransmission télévisuelle de l’un des évènements les plus médiatisés aux USA. Tout ce bruit pour finalement pas grand chose, le Président Kennedy n’avait-il pas fait passer un amendement en 1963 sur l’égalité des salaires – à compétences égales – entre hommes et femmes. Cette décision ne fut jamais remise en cause.

Hanna Arendt avait dit : « Je suis contre le féminisme, je n’ai pas envie de perdre mes privilèges ». Belle déclaration à méditer car elle est éminemment ambigüe et aurait pu être le fait d’un homme. Après tout, en tant qu’homme, je peux aussi être contre le féminisme car je n’ai pas non plus envie de perdre mes privilèges … Mais au fait quels sont les privilèges de l’homme et comment les femmes les conceptualisent-elles ? Il est très facile d’établir par exemple une liste détaillée des zones érogènes de l’homme et de la femme, la femme est largement gagnante. Parce que l’homme est affublé d’un pénis la femme se sent affaiblie et frustrée, ben voyons ! N’est-ce pas de la mauvaise foi ? Il ne faut pas oublier les chromosomes et dans ce domaine, l’homme est incontestablement gagnant depuis qu’on sait que l’un des chromosomes X de la femme est silencieux, alors l’homme a donc le privilège de posséder un X et un Y, tous deux en parfait état de fonctionner, sauf que le chromosome Y ne sert qu’à la maturation des organes sexuels et à l’âge adulte n’est plus vraiment utile. On revient donc à la case départ en profitant au passage de mettre à mal la théorie du genre qui ne repose sur rien de tangible ni physiologiquement ni génétiquement. L’homme a besoin de la femme pour perpétuer l’espèce et transmettre ses gènes et la femme a également besoin de l’homme pour exactement les mêmes raisons. Féminisme, théorie du genre et autres billevesées alimentent un débat qui n’a pas lieu d’être. Patricia Arquette, finalement, aurait pu faire l’économie de son pamphlet féministe, la face du monde n’aurait pas changé …

Source : inspiré d’un article paru dans Daily Beast. LGBT : lesbiennes, gays, bi et trans. Hanna Arendt, philosophe, 1906-1975

La jalousie amoureuse, une déviance ? Pas vraiment

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D’une des plus larges études réalisées à propos de l’infidélité amoureuse et conduite par la Chapman University il ressort que le comportement de l’homme diffère profondément de celui de la femme. Il a fallu questionner pas moins de 63894 personnes, hétérosexuels, bisexuels, lesbiennes et gays, pour se faire une idée précise de la nature et des motivations de la jalousie.

Il y a la jalousie liée à l’infidélité sexuelle et la jalousie liée à l’infidélité sentimentale. Pour être plus clair il était indiqué dans le questionnaire exhaustif envoyé aux participants de cette étude de préciser quelle était leur positionnement exact en termes de jalousie : avoir des relations sexuelles avec un(e) autre partenaire sans pour autant en être amoureux ou être amoureux d’une autre personne sans avoir de relations sexuelles avec cette dernière. Le questionnaire avait le mérite d’être simple et présentait l’avantage de pouvoir analyser tout aussi simplement les résultats. Il est tout de suite ressorti de cette étude que les bisexuels, les lesbiennes et les gays ne différaient pas quant à leur penchant à développer une jalousie que ce soit pour des raisons sexuelles ou sentimentales. Le questionnaire, faut-il le préciser, faisait appel à des expériences vécues ou demandait aux volontaires d’imaginer quelle serait leur réaction dans l’une des deux situations citées plus haut.

La différence d’appréciation des motivations de la jalousie est beaucoup plus marquée parmi les personnes hétérosexuelles avec une différence évidente entre femmes et hommes. Si les gays, les lesbiennes et les bisexuels n’éprouvent pas vraiment de sentiment de jalousie vis-à-vis des frasques sentimentales ou sexuelles de leur partenaire, les hommes hétérosexuels ont tous déclaré ressentir une profonde réaction de jalousie en apprenant (ou en imaginant) que leur partenaire était sexuellement infidèle même si elle n’éprouvait aucun sentiment amoureux pour son partenaire sexuel momentané. Le fait d’être « trompé » seulement sur le plan sentimental, c’est-à-dire dans une relation purement sentimentale sans conclusion sexuelle ne leur semblait pas d’une grande importance. Ce qui motive la jalousie des hommes hétérosexuels est l’incertitude dans laquelle ils se trouvent, sachant que leur partenaire est susceptible de les tromper sexuellement ou les trompent effectivement, de la transmission de leurs gènes. Un homme est en effet jamais à 100 % certain que l’enfant à qui sa partenaire a donné naissance est bien son enfant. Les statistiques montrent qu’environ un enfant sur dix est le résultat d’une liaison adultérine, quel que soit le milieu social ou culturel et quel que soit le niveau d’évolution du pays considéré. Certes, dix pour cent c’est beaucoup mais c’est pourtant la réalité. Il n’est donc pas difficile de comprendre quelles sont les motivations, avant tout physiologiques, de la jalousie de l’homme relativement aux frasques sexuelles de sa partenaire.

En ce qui concerne les femmes, la situation est plus ambigüe car les sentiments seraient prépondérants dans les relations amoureuses sans finalité sexuelle. Personnellement je doute de cette interprétation : les femmes sont tout aussi attirées par les choses du sexe que les hommes à moins d’être suffisamment astucieuses pour cacher leur jeu …

Il n’empêche que cette étude a clairement montré que les femmes hétérosexuelles éprouvent de la jalousie si leur partenaire vit une relation romantique avec une autre femme sans relation sexuelle et qu’elles seraient plutôt moins enclines à la jalousie si leur partenaire avait effectivement une relation sexuelle avec une autre femme. L’étude ne détaille pas les motivations profondes des femmes dans ce registre mais on peut imaginer sans peine qu’une femme, apprenant que son partenaire (époux ou compagnon) est engagé dans des relations sexuelles avec une éventuelle rivale avec succès serait pour elle plutôt gratifiant, cette situation lui prouvant que son partenaire est reconnu par des concurrentes comme un mâle satisfaisant apte à transmettre avec succès ses gènes à une descendance. C’est là que réside l’ambiguité de l’attitude de la femme. Elle est jalouse si son partenaire éprouve des sentiments à l’égard d’une rivale, mais elle se sent presque honorée de savoir qu’il est choisi par une autre femme comme un bon géniteur !

La théorie du genre (à laquelle je n’adhère pas) prévoit qu’il ne doit pas y avoir de différence entre la femme et l’homme, que ce soit au niveau de la vie sentimentale ou de l’activité sexuelle, et pourtant cette étude prouve qu’il en est tout autrement.

Morale de l’histoire, c’est très simple. Mesdames, soyez amoureuses mais que cet amour reste platonique. Messieurs, vous pouvez tromper sexuellement votre partenaire mais ne tombez pas amoureux. C’est un peu vite dit mais c’est pourtant ce qui ressort de cette large étude concernant ces 63894 personnes de 18 à 65 ans avec une moyenne d’âge proche de la quarantaine. Il paraît évident qu’il faut réévaluer notre perception de la fidélité conjugale et aussi de la jalousie …

Source : Chapman University News Desk

Obésité : estradiol, cerveau et acide palmitique, un curieux mélange …

 

Bien que l’obésité affecte aussi bien les hommes que les femmes parmi les quelques deux milliards de personnes en surpoids dont un demi-milliard d’obèses pathologiques sur la planète (alors que deux autres milliards de personnes ne mangent pas à leur faim tous les jours) on s’est rendu compte que les femmes obèses ou en surpoids supportaient mieux leur embonpoint que les hommes en termes d’effets secondaires comme la résistance à l’insuline (diabète de type 2) ou les maladies cardiovasculaires. Cette différence qui va à l’encontre de la théorie du genre s’estompe après la ménopause, ouf ! La théorie du genre est respectée in extremis : les femmes ménopausées sont tout aussi sensible que les hommes aux effets dévastateurs du surpoids sur la santé.

Cette observation a conduit un groupe de biologistes du Cedar-Sinai Institute de Los Angeles à se pencher sur les possibles causes de cette différence entre hommes et femmes en utilisant des souris. Les médecins déconseillent fortement aux hommes en surpoids souffrant de diabète et présentant des risques au niveau cardiovasculaire d’abuser de plats trop riches en sucres et en graisses alors qu’ils considèrent que les femmes également en surpoids peuvent s’offrir de temps en temps un hamburger bien dégoulinant de gras, bien salé et humecté de sirop de maïs. Énoncé autrement il y a là une évidente discrimination entre hommes et femmes en termes de conseils nutritionnels. Or comme cette violation évidente de la théorie du genre disparaît lorsque la femme est ménopausée, il y avait une direction de recherche toute trouvée : la modification du statut hormonal chez la femme au cours de la ménopause.

Durant cette période, les ovaires s’endorment progressivement car ils ne sont plus stimulés par l’hypophyse et non seulement il n’y a plus d’ovulation mais également la synthèse ovarienne d’estradiol chute progressivement pour atteindre un niveau basal correspondant à la faible production de cette hormone par les vaisseaux sanguins et quelques autres organes dont en particulier les tissus adipeux atteignant finalement la production d’estradiol de l’homme, pardon, du mâle. Mais tout se passe initialement dans le cerveau, en particulier au niveau de l’hypothalamus. Or on sait que la composition en acides gras du cerveau diffère légèrement entre hommes et femmes, disons désormais entre mâles et femelles puisque les travaux relatés ici ont été réalisés avec des souris.

Si on manipule génétiquement un mâle (de souris) pour qu’il atteigne une composition en acides gras cérébraux identique à celle de la femelle, quand on le gave d’aliments riches en graisses il ne présente plus les symptômes secondaires caractéristiques de l’obésité comme un diabète de type 2 ou des troubles cardiovasculaires alors qu’il devient tout aussi obèse. Cette différence en acides gras, en particulier en acide palmitique, favorise l’apparition de phénomènes inflammatoires qui vont perturber l’expression des récepteurs de l’estradiol dans le sens d’une diminution entrainant une propagation de l’inflammation non seulement à l’hypothalamus mais aussi à plusieurs régions du cerveau et également dans le tissu adipeux. Les mâles sont, en raison de cette composition en acides gras de leur cerveau, beaucoup plus sensibles aux effets délétères d’une nourriture riche en graisses. L’estradiol est connu pour ses propriétés anti-inflammatoires et sa relative protection aux problèmes cardiovasculaires, la relation était donc assez assez bien établie entre cet estradiol et une certaine protection dont bénéficient les femelles grâce aux doses massives de cette hormone d’origine ovarienne.

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Pour mieux comprendre le rôle de l’estradiol dans cette histoire il faut préciser que le récepteur de l’hormone (ER-alpha) commande une multitude de facteurs d’activation (PGC1-alpha) de transcription et au final l’amplification, si on peut dire les choses ainsi, d’une série de voies métaboliques. Il semble donc que l’estradiol protège la femelle des effets secondaires de l’obésité et du surpoids induits par une nourriture trop riche en graisses (HFD, high fat diet) en diminuant la propriété inflammatoire de l’acide palmitique au niveau de l’hypothalamus. Enfin, à la vue de ces résultats disponibles en ligne (voir le DOI) il n’y a aussi qu’un petit pas à franchir pour déclarer que l’acide palmitique est nocif pour l’organisme et accuser l’huile de palme de méfaits sur la santé serait un peu un raccourci car on trouve aussi le même acide gras dans le beurre, le fromage et le lait. Il est vrai que l’huile de palme contient 44 % d’acide palmitique mais ce billet n’avait pas pour objectif d’alimenter la controverse sur l’huile de palme …

Source : Cell Reports en accès libre DOI: 10.1016/j.celrep.2014.09.025