Au Texas, le mouvement anti-vaccins se porte bien !

Le Docteur Peter Hotez du collège de médecine de l’Université Baylor a déclaré dans une interview au Washington Post au début du mois de mai de cette année qu’au Texas plus de 64000 enfants scolarisés n’étaient pas vaccinés et que plus de 300000 autres enfants scolarisés à la maison ne l’étaient pas non plus. Immédiatement, il fut invectivé par le représentant (député au parlement du Texas) républicain Jonathan Stickland l’accusant de sorcellerie ! Hotez est pourtant pédiatre et spécialiste des vaccins et il ne reçoit aucune aide financière des industriels produisant des vaccins. Outre ses activités de pédiatre il a focalisé ses travaux de recherche sur le développement potentiel de vaccins dirigés contre les maladies tropicales « oubliées » par les grands groupes pharmaceutiques et ceci à titre strictement gratuit.

Stickland a répondu au WP en affirmant qu’il n’était pas contre la vaccination mais qu’il respectait le choix des parents et leur droit de ne pas faire vacciner leurs enfants, tout en soulignant que ces dits parents devaient prendre leurs responsabilités, ajoutant que le gouvernement de l’Etat du Texas ou l’administration fédérale devaient également prendre leurs responsabilités.

Aux USA 17 Etats laissent le libre choix aux parents pour des raisons personnelles ou « philosophiques » et pratiquement tous les Etats accordent des exemption pour des raisons religieuses. Le mouvement anti-vaccins a de ce fait pris de l’ampleur et malgré que 760 cas de rougeole déclarés ont alarmé la population dont 15 au Texas depuis le début de l’année 2019, ni le gouvernement fédéral ni les autorités des Etats ne semblent s’alarmer.

Hotez a enfoncé le clou en déclarant dans un Tweet que la situation devenait dangereuse dans certaines villes comme Austin ou encore Plano. Dans certaines écoles publiques de trop nombreux enfants non vaccinés représentent un réel danger car ce qui est appelé l’ « immunité de groupe » n’est plus assurée. Ces campagnes anti-vaccins, rapprochées à une augmentation de la mortalité infantile aux USA est bien le signe d’une régression de la société américaine. Ce sont des faits, ils n’on rien à voir avec le pseudo anti-américanisme dont je suis parfois accusé sur ce blog.

Source : Washington Post. L’Université Baylor est une université privée baptiste située dans la ville de Wako au Texas.

Au Texas, de l’huile dans le sous-sol mais aussi en surface !

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Les USA figurent parmi les plus gros consommateurs d’huile d’olive au monde mais la production domestique représente à peine 3 % des besoins, le reste est importé principalement d’Espagne et d’Italie. Ce marché représentant 1,1 milliard de dollars annuellement il est tout à fait compréhensible que des agriculteurs se diversifient dans la production d’olives. Des oliviers il y en a quelques deux millions en Californie et ça ne date pas d’hier car ce sont des missionnaires espagnols qui ont initié la culture de l’olivier dans cet Etat dès la fin du XVIIIe siècle. Mais c’est au Texas, l’Etat pétrolier nord-américain par excellence, que l’engouement pour l’olivier est le plus sensible aujourd’hui ! Non contents de pomper du pétrole de leur sous-sol les propriétaires de ranchs texans se sont récemment lancé dans le business de l’huile d’olive. Toute la partie centrale et méridionale de cet Etat se prête à la culture de l’olivier. En 2013 pas moins d’un demi-million d’oliviers ont été plantés par plus de 70 agriculteurs. Dans quelques années, à ce rythme, le Texas exportera aussi de l’huile d’olive dans les autres Etats américains. La chute récente et spectaculaire du prix du pétrole va favoriser cet essor de l’huile d’olive d’autant plus que la durée de vie des récents puits d’extraction d’hydrocarbures est estimée à moins de 25 ans, la belle âge pour un olivier ! Néanmoins, l’olivier ne créera jamais autant d’emploi que le récent boom pétrolier mais pour quelques propriétaires terriens cette diversification constitue un gage de sécurité à long terme favorisée par les récents revenus du pétrole extrait par fracturation comme dans la région d’Eagle Ford où la terre est parfaitement adaptée à la culture de l’olivier. Heureux ranchers texans qui non contents de pomper du pétrole dans leur sous-sol produisent maintenant de l’huile en surface … Il faudra attendre longtemps pour assister à la même situation dans le sud de la France où la culture de l’olivier est relativement répandue et dont le sous-sol est potentiellement riche en hydrocarbures.

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Source et illustrations : Bloomberg

Fracking ?

Le fracking est interdit en France jusqu’à nouvel ordre, tel en avait décidé le gouvernement de la précédente législature à des fins purement électoralistes dans le but d’attirer quelques voix des électeurs écolo-sympathisants de droite avant les élections présidentielle et municipales. Las ! La droite a perdu les élections et la gauche, épaulée par les écolo-sympathisants de tendance crypto-trotskyste plutôt que raisonnablement verte et responsable, n’a pas remis en question cette décision sarkozienne alors que de nombreuses autres lois, décrets et autres comités truc-muche institués par la droite ont été purement et simplement supprimés, sans parler des affaires pseudo-judiciaires. (Fin de l’aparté politique …)

 

L’un des arguments spécieux des écologistes pour interdire le fracking en France est « l’énorme » consommation d’eau que requiert cette technique, les risques de tremblement de terre induits et la pollution des nappes dites phréatiques. Pour ce qui concerne les nappes phréatiques, celles-ci sont pour la plupart très proches de la surface du sol et sont atteintes le plus souvent grâce à des puits creusés par nos ancêtres à la sueur de leur front ne dépassant que rarement la trentaine de mètres. A ne pas confondre avec les aquifères profonds tels ceux de l’Ile de France où on y puise de l’eau avec des puits de forage sensiblement identiques aux forages pétroliers de la même région, en Seine-et-Marne pour être plus précis, l’eau remontant à la surface par simple effet hydrostatique. On n’a encore jamais entendu parler de pollution de cet aquifère par les nombreux forages pétroliers effectués en région parisienne. Les pollutions enregistrées aux USA au cours des premières tentatives de fracking furent occasionnées par des rejets non contrôlés des eaux remontant au niveau des sites de forage qui n’étaient pas gérés de manière satisfaisante, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Pour les risques de tremblement de terre, on a effectivement noté des secousses à peine perceptibles dans le sud-ouest de l’Angleterre qui n’ont occasionné aucun dommage matériel. Ces secousses sont le résultat du réarrangement de micro-failles préexistantes ou induites par le fracking mais en aucun cas elles peuvent conduire à des effets dévastateurs comme le grand tremblement de terre du Kanto au Japon le 11 mars 2011, durablement présent dans les esprits, en tous les cas dans ma mémoire puisque quelques jours plus tard, me trouvant à Tokyo, j’ai ressenti une réplique d’intensité 6,9, un niveau considéré comme invraisemblable par les spécialistes en ce qui concerne le fracking, tout simplement parce que l’énergie nécessaire pour entrainer une telle secousse est hors d’atteinte. Mais revenons à l’eau. Au Texas et en Arizona, l’eau utilisée pour le fracking va être majoritairement une eau saumâtre existant en profondeur dans le bassin Permien riche en gaz et pétrole de schiste. Une étude récente émanant d’une agence indépendante, le CERES (http://www.ceres.org/about-us/who-we-are), non inféodée aux grands groupes pétroliers ni contrôlée par les politiciens ou de quelconques idéologues mais orientée professionnellement vers le développement durable avec notamment la « Union of Concerned Scientists », a conclu que les idées reçues sont souvent complètement éloignées de la réalité. Pour prendre l’exemple du Texas, le fracking qui a créé des dizaines de milliers d’emplois nouveaux dans cet Etat ces dernières années, augmenté de 14 % la production de pétrole et multiplié par six la production de gaz naturel consomme vingt fois moins d’eau que l’arrosage des pelouses des particuliers devant leur maison, ce qu’on appelle le « front-yard », pour satisfaire une obsession esthétique, et près de deux fois moins que ce que font partir en vapeur les 18 centrales électriques de l’Etat. De plus, cette eau est souvent impropre à la consommation et à l’arrosage puisqu’elle est souvent (au moins 25% pour le moment) saumâtre étant considéré que le bassin Permien du Texas renferme l’une des plus importantes réserves d’eau saumâtre des USA. Quand observera-t-on une telle objectivité en France ? On peut toujours rêver …

 

Source : CERES (voir le lien) via Forbes

Et si la France c’était le Texas …

La France « disposerait » de réserves de méthane dans son sous-sol suffisantes pour une consommation équivalente en volume actuel pendant près d’un siècle. Mais le hic de taille est que le ministère de l’écologie (et de l’énergie) dirigé par Madame Batho a interdit le logging sur le territoire de l’Hexagone.

Les compagnies pétrolières et gazières, avant même d’envisager d’avoir un permis d’exploration, ne pourront même pas procéder à des études sismiques pour évaluer la nature des formations géologiques profondes susceptibles d’être plus tard soumise au fracking afin de récupérer du méthane dans les cas les plus favorables. Voilà où on en est en France.

Juste pour situer l’énormité de l’ineptie du gouvernement français aveuglé par les écologistes on peut simplement prendre l’exemple du Texas. La production pétrolière de cet Etat déclinait depuis une vingtaine d’années pour atteindre bon an mal an un peu plus d’un million de barils par jour. Certes, le Texas a toujours été un producteur de pétrole et l’un des premiers au monde à se lancer dans cette aventure (revoir Giant avec James Dean) mais le fracking et le pompage assisté ont doublé la production de pétrole et aussi de méthane, en quelque sorte un sous-produit du pétrole puisqu’il est dissous dans ce dernier, le méthane étant lui-même un hydrocarbure. Et le nouveau boom pétrolier du Texas laisse rêveur : les compagnies pétrolières ont payé 12 milliards de dollars de taxes à l’Etat texan en 2012 avec un effet multiplicateur de 4 pour chaque dollar investi, en d’autres termes chaque fois qu’une compagnie pétrolière investit 1 dollar, les retombées sur l’économie de l’Etat équivalent à 4 dollars. En trois ans, le Texas, en déficit de 25 milliards de dollars en 2010 est maintenant devant un excédent budgétaire de 9 milliards !

En France, non seulement la balance commerciale est chroniquement déficitaire en grande partie en raison des importations de pétrole et de gaz naturel, mais le déficit se creuse mois après mois. L’Etat emprunte pour rembourser les titres de dette à maturité et les intérêts des dettes en cours, c’est presque ahurissant que le gouvernement se plie aux caprices d’une pimbèche ignorante des faits économiques fondamentaux du pays tout comme Jospin en son temps s’est laissé apitoyer par la crise ovarienne de Madame Voynet.

Depuis Tenerife, j’observe qu’une partie du port maritime est louée pour la construction de plate-formes pétrolières qui iront exploiter le pétrole au large du Sahara Occidental et du Maroc alors que les Canariens de la province de Las Palmas (Lanzarote et Fuerteventura) sont farouchement hostiles à toute exploitation dans les eaux territoriales canariennes parce qu’ils ont été endoctrinés par Greenpeace et le WWF et les partis écologistes gauchistes locaux qui n’y comprennent rien ont fait tellement de bruit et d’agitation que l’exploitation du pétrole est reportée sine die. La situation deviendra franchement comique quand la raffinerie de pétrole de Santa Cruz de Tenerife importera du pétrole du Maroc

La bêtise des écologistes n’a pas de frontière en Europe mais au Texas, business in business …

Source : Texas Tribune du 30 avril 2013