Ca chauffe en dessous !

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Puisque la théorie de l’effet de serre doit être considérée comme admise, le « consensus » scientifique l’a ainsi décrété, vues d’avion l’atmosphère a vraiment l’air d’être brûlante comme le montre cette photo, pas du tout retouchée avec photoshop, prise au dessus de l’Atlantique un peu après 21h GMT lundi 14 avril quelques dizaines de minutes après avoir capté le Teide. La photo du Teide indique deux choses, la hauteur des nuages, environ 1800 mètres et surtout la neige qui persiste sur le volcan, du jamais vu de mémoire de Canarien pour la semaine sainte, un immense événement local puisque tout le monde ou presque est en vacances et de la neige sur le Teide à cette époque de l’année c’est mauvais signe et une bonne occasion d’aller implorer la Virgen et tous les saints.

L’autre cliché montre les couche brûlantes de l’atmosphère nuageux qui sont la cause de l’effet de serre en renvoyant les infra-rouges vers la surface de la Terre et transformant celle-ci en fournaise, c’est facile à comprendre pour qui suit à la lettre les dires des « savants » de l’IPCC. A noter qu’à 25000 pieds, la température était déjà de moins 48 degrés C. On peut se demander pourquoi il faisait aussi froid, mais c’est bien sûr, c’est à cause de l’effet de serre qui renvoie la chaleur uniquement vers la Terre et non pas vers l’espace. CQFD !

Mes lecteurs vont croire que je n’y comprends plus rien du tout et que j’écris des imbécillités, mais pas du tout, j’interprète ce que je vois sans me poser de questions en suivant à la lettre ce que dit l’IPCC. D’ailleurs le Teide encore recouvert de neige n’est pas réchauffé par l’effet de serre puisqu’il n’y a pas de nuages au dessus de lui, c’est évident, non ? Donc l’effet de serre est causé par les nuages qui renvoient, comme ils sont chauds et rouges, la chaleur vers la Terre. Mais heureusement que l’océan capture cette chaleur qui tombe au fond, comme l’ont bien indiqué les « experts », sinon il se mettrait à bouillir en surface, ça ferait encore plus de nuages et encore plus d’effet de serre et même en voulant échapper aux températures infernales sur terre, en se jetant dans la mer on finirait cuit comme un œuf dur. L’horreur ! D’ailleurs Christine Lagarde l’avait bien dit à Davos, on sera tous grillés comme des toasts. Il est vrai qu’elle était et est toujours complètement endoctrinée par les « experts » de l’IPCC. Et elle n’est pas la seule … J’allais oublier, durant les 17 heures de vol nécessaires et suffisantes pour aller de Tenerife à Tokyo, je n’ai pas cessé de partir en pétulances. En gros 5 litres de méthane répandus dans la cabine de l’avion, multiplié par 300 personnes (dans un B777) ou multiplié par quelques dizaines de millions de passagers chaques jours dans les airs, tout ce méthane, répandu directement dans les hautes couches de l’atmosphère réfléchit encore plus la chaleur vers les nuages qui à leur tour réfléchissent cette chaleur vers la Terre, bien plus efficace que tous les forages gaziers du monde entier, l’horreur !

C’était de l’humour

L’abus de soleil …

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Je me souviens que lors d’une ascension (en téléphérique) au sommet du Teide à 3550 mètres d’altitude (je ne suis jamais monté à pied au sommet) avoir fait la leçon à deux jeunes filles qui se faisaient bronzer les jambes, les bras et les épaules. Fraichement arrivées de contrées plus septentrionales, leur peau était trop blanche pour supporter le soleil d’altitude. Elles n’ont pas pris en considération mon avertissement et je ne les ai naturellement jamais revues. Je rappelle à mes lecteurs que le Teide est un strato-volcan dans l’île de Tenerife en beaucoup de points semblable au mont Fuji (photo Wikipedia), pratiquement la même altitude, même aspect, tous deux classés patrimoines de l’UNESCO, tous deux les points culminants de leur pays, Espagne et Japon. Je ne veux pas disserter des volcans plus ou moins endormis comme le Fuji et le Teide, mais plutôt de l’effet des rayons ultra-violets sur la peau. Un bon coup de soleil et la peau rougit et surtout on s’en souviendra car c’est douloureux, il peut se former des cloques et enfin, la peau, tuée par l’abus de rayons UV (UVB) et en altitude UVA beaucoup plus dangereux, va finir par desquamer et le résultat esthétique attendu est alors exactement l’inverse de ce qui était espéré. On a toujours cru que la douleur associée aux coups de soleil était le fait de la brûlure et d’un inflammation locale du derme. Or on connait maintenant le mécanisme d’apparition de l’oedème local douloureux faisant suite à un coup de soleil. Il s’agit de l’activation d’un transporteur de calcium des cellules de l’épiderme par un récepteur appelé TRPV4 et sensible aux rayons ultraviolets B. Ce mécanisme est une sorte de signal d’alerte qui prévient l’organisme qu’il a supporté trop d’UVB, par ailleurs bénéfiques pour la synthèse de la vitamine D, et qu’il est temps de se mettre à l’ombre. En cette période estivale et chaude, l’une des principales occupations de beaucoup de vacanciers est de « plager » souvent plus que ne peut supporter la peau avec parfois des conséquences mortelles comme un mélanome. Mais revenons à ces rougeurs et à la douleur du coup de soleil. Quand ce canal ionique est activé, du calcium pénètre à l’intérieur des cellules et cet afflux massif induit la production d’une autre molécule, une petite protéine constituée de 21 acides aminés appelée endothéline, le plus puissant vasoconstricteur connu impliqué avec la prostacycline, une prostaglandine vasodilatatrice, dans la régulation de la pression sanguine. Au niveau de la peau, c’est l’endothéline qui est la cause primaire de la douleur et comme l’afflux de calcium a pour autre conséquence de provoquer un afflux d’eau dans les cellules, celles-ci gonflent et provoquent donc un oedème local douloureux. Le pire c’est qu’une toute petite production d’endothéline à la suite de cet afflux de calcium dans les cellules provoque une sensation de picotement et on a envie de se gratter la peau, ce qui aggrave la situation ! Ce qui est intéressant est la démarche utilisée pour prouver que c’est bien ce mécanisme à deux étages qui provoque la douleur associée aux coups de soleil. Le Professeur Wolfgang Liedtke de la Duke University en Caroline du Nord, avec une équipe pluridisciplinaire comprenant des généticiens, des biologistes et un spécialiste de l’ingénierie informatique pour mesurer les flux de calcium dans les cellules a élucidé ce mécanisme. D’abord cette équipe a créé une souris modifiée génétiquement et qui est incapable de synthétiser le TRPV4 au niveau de l’épiderme. La peau des pattes postérieurs des souris est un bon modèle de la peau humaine et quand elles sont exposés aux UVB, on observe le tableau typique d’un « coup de soleil » avec rougeurs, inflammation et petites cloques. Rien de tout ça avec les souris génétiquement modifiées. Avec des cellules de peau en culture, la collaboration du spécialiste en ingénierie informatique a montré qu’effectivement, les UVB activaient l’entrée de calcium dans les cellules mais pas avec les cellules de peau de souris génétiquement modifiée. Et enfin, le dosage de l’endothéline a conduit donc à ce modèle infernal, c’est le cas de le dire : les UVB activent le TRPV4 qui entraine un afflux massif de calcium dans les cellules, cet afflux de calcium stimule la production d’endothéline qui a son tour amplifie l’entrée de calcium, en quelque sorte une réaction en chaine conduisant à la douleur. L’aspirine, souvent préconisée pour calmer la douleur causée par les coups de soleil agit directement sur l’inflammation de l’épiderme et c’est donc bien compréhensible. Mais plus intéressant est l’effet d’un produit expérimental de GlaxoSmithKline qui bloque l’action du TRPV4 et aussi bien avec les souris qui ne souffrent plus de rougeurs et de démangeaisons de leurs pattes postérieures exposés aux UVB qu’avec les cultures de cellules épithéliales qui n’explicitent plus cette cascade d’évènements observés. Ce produit protège efficacement contre les « coups de soleil » mais naturellement pas contre les conséquences fâcheuses d’un abus de soleil surtout s’il était incorporé à une crème solaire.

Bonne bronzette mais comme l’alcool, l’abus de soleil nuit à la santé !

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Source : Duke University et PNAS

Tenerife (suite)

Le Teide est un strato-volcan de 3718 mètres d’altitude qui n’a rien à envier au mont Fuji (à quelques mètres près). C’est une sorte de gros cône qui a repoussé depuis 800 000 ans au milieu d’un gigantesque caldera appelée « La Canada ». Attention, rien à voir avec le pays dont l’emblème est la feuille d’érable, parce que le n de Canada doit être surmonté d’un tilde ou d’un squiggle selon qu’on est francophone ou anglophone. Donc, pour une bonne compréhension on pourrait dire que cette caldera s’appelle la Cagnada.
Lors de l’explosion qui eut donc lieu il y a près d’un million d’années, le gigantesque volcan dont les restes sont matérialisés par un demi cercle de falaises imposantes s’enfonça dans un océan de magma et fit déverser le dit magma pour une grande partie dans l’océan en s’effondrant en bloc dans ce liquide visqueux et très chaud. Au fond de la caldera, on voit encore quelques restes de ce que fut ce monstre gigantesque qui devait, selon mes estimations très personnelles, atteindre cinq ou six mille mètres d’altitude.
Bref, ce matin, par un début de journée particulièrement clair, sauf sur l’océan parsemé de quelques nuages tenaces venant du nord-ouest, ce qui est assez inhabituel, les deux filles, notre hôtesse et sa copine banquière chez LCL, ont entrepris l’ultime ascension du Teide depuis la gare supérieure du téléphérique qualité suisse qui nous propulse en quelques minutes à 3555 mètres d’altitude. C’est vrai, il y a une cabine téléphonique en haut qui indique que c’est la cabine téléphonique la plus haute d’Europe.
Il faisait moins deux degrés avec un vent de nord-ouest de 50 kilomètres par heure, de quoi décourager beaucoup de touristes de se soumettre à un tel pensum épidermique, nasal et ligamentaire.
Pourtant nos deux copines, munies d’un permis en bonne et due forme, délivrée par l’administration du parc national, ont courageusement affronté les rafales de vent glacé peu ou pas compensées par un soleil toxique pour l’épiderme, sont montées au sommet du volcan qui fait depuis la dernière expédition de Christophe Colomb vers les Amériques une grosse sieste bien méritée à en juger par les millions de mètres cube de lave et de basalte couleur chocolat qui se sont déversés au cours des récentes éruptions.
Cent quatre vingt trois mètres d’ascension, ça peut paraître une bagatelle … Elles ont mis deux heures pour monter et redescendre vers la gare du téléphérique qualité suisse et vite redescendre à la station de départ tout de même à 2100 mètres d’altitude.
J’attendais mon ami Pablo et les deux filles en bas, observant les autobus déverser des tonnes de viande blanche prêtes à aller affronter les ultra-violets et la température inhospitalière du sommet du téléphérique. Un spectacle que j’ai pu supporter grâce à la compagnie de quelques pipits de Berthelot effrontés à moins d’un mètre de moi cherchant de la nourriture du genre mie de pain ou poussière de gâteau que je n’ai malheureusement pas pu leur offrir.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai d’ailleurs pas dit, l’arrière plan de cette magnifique immortalisation de nos deux valeureuses alpinistes en herbe devant lesquelles je ne peux que manifester ma plus profonde admiration n’est pas de la neige, on pourrait le croire aisément, mais un mélange de minéraux variés et de soufre, surtout du soufre, car le Teide, quoique ensommeillé, déverse dans l’atmosphère plus de deux tonnes de toutes sortes d’oxydes de soufre chaque jour. Mais il n’y a rien d’affolant, le Teide émet seulement dix fois moins de soufre dans l’atmosphère qu’un super-tanker transportant 400 000 tonnes de pétrole de l’Arabie ou de la région vers les pays européens dont les Canaries. On peut dire que le Teide ne contribue pas vraiment au réchauffement climatique comme les activités humaines énergivores.
Je n’ose pas imaginer que ce volcan ait envie d’exploser un jour et quelles en seront les conséquences planétaires …
Gardons le moral, surtout quand on sait que l’Irlande vient tout simplement de se déclarer en défaut, un samedi, ça aide à faire passer la pilule, et en redescendant au niveau du plancher des vaches, apprenant cette nouvelle, je me suis posé la question suivante : quid de la France dans quelques semaines ?

Notes.
1- le pipit de Berthelot est l’emblématique figure de mon blog.
2- Le genre de câble qu’on voit sur la photo matérialise l’interdiction d’accès au cratère qui n’a rien à voir avec celui du Yazur selon les deux ascensionnistes, qui n’ont pas vu le Yazur (île de Tanna au sud du Vanuatu) et dont je conseille la visite à toute personne intéressée par les volcans.
3- Un porte-containers de 200 000 tonnes allant du Havre à Pointe-à-Pitre déverse dans l’atmosphère 80 tonnes d’oxydes de soufre outre, naturellement, il ne faut pas l’oublier, 1600 tonnes de gaz carbonique. Le Teide est donc tout à fait inoffensif !
4- A ce propos, je conseille à mes lecteurs de consulter cet article :

http://www.atlantico.fr/decryptage/paris-verts-pompent-air-bertrand-delanoe-politique-voitures-pollution-serge-federbusch-320993.html