Les sombres agissements des organisations écologistes : cas du Sierra Club

Capture d’écran 2018-04-11 à 12.34.21.png

Il existe aujourd’hui une multitude d’organisations de par le monde qui se préoccupent, selon le message qu’elles ont répandu dans le public, du sauvetage de la planète qui est menacée par la pollution, le changement climatique et la surpopulation. En réalité ces organisations se préoccupent infiniment plus de leur propres finances que de l’état de la Terre. Parmi ces organisations il faut considérer le cas emblématique du Sierra Club, initialement une sorte de petite association de randonneurs californiens qui procurait à ses adhérents des brochures décrivant les sentiers de la chaine de montagne de moyenne altitude proche de l’Océan depuis l’Oregon jusqu’à la frontière mexicaine. Je me suis prêté à quelques randonnées dans les magnifiques montagnes de l’arrière-pays dans la région de San Diego avec des membres du Sierra Club qui était à l’époque (il y a plus de 35 ans) une petite organisation issues des mouvements hippies alternatifs des années 1970.

Aujourd’hui le Sierra Club est une organisation tentaculaire qui veut établir sa propre loi. Hormis les cotisations annuelles de ses membres, cet organisme s’est résolument orienté vers des actions judiciaires tous azimuts contre l’Etat de Californie, les municipalités les comtés et encore plus inquiétant les agences fédérales américaines pour « se faire de l’argent ».

L’exemple de la municipalité de Stockton est presque caricatural. En 2008 le Sierra Club considéra que cette ville n’avait pas pris de mesures suffisantes pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Devant les menaces juridiques du Sierra Club auprès de la Cour de Justice de San Francisco la ville céda et s’engagea à comptabiliser toutes les émissions de gaz à effet de serre d’origine publique mais aussi privée. Les normes de construction des nouveaux édifices furent donc modifiées pour satisfaire les exigences du Sierra Club. Ces nouvelles normes englobaient également les travaux de « rénovation énergétique » des édifices d’habitation privés en partie subventionnés par la ville. Le Sierra Club mit en place un comité de conseil d’urbanisme dans la ville pour infléchir les décisions de la municipalité. En quelque sorte le Sierra Club s’appropria les décisions des élus de la ville et établit ses propres lois. En 2013 la ville se trouva en faillite : elle s’était endettée outre mesure pour satisfaire les exigences du Sierra Club, en particulier dans un coûteux système de transports en commun qui était supposé réduire les émissions de gaz à effet de serre. Quand on sait que dans cette ville de plus de 300000 habitants très étendue située dans la San Joaquin Valley à l’est de San Francisco si on n’a pas de voiture il est impossible d’aller faire ses courses ou seulement d’aller travailler alors il est facile de comprendre que le Sierra Club a agi de manière totalement inconsidérée.

Après la ville de Stockton, le Sierra Club a engagé pas moins de 19 actions en justice tant à l’échelle locale que fédérale : quand les membres du Sierra Club paient leur cotisation ils enrichissent les avocats qui travaillent pour cette organisation qui par ses actions se substitue progressivement aux institutions.

Il en est exactement de même pour Greenpeace en Europe qui s’autorise d’entrer autoritairement dans le débat relatif au glyphosate provoqué par la décision de l’EFSA de prolonger l’homologation de cet herbicide. Le grand dessein de Greenpeace est, de par son lobbying incessant auprès de la Commission Européenne, d’infléchir les décisions juridiques de la Commission voire d’imposer ses propres vues. Et il ne s’agit pas seulement du glyphosate et des autres produits phytosanitaires mais également des plantes génétiquement modifiées, des additifs alimentaires, des matériaux en contact avec la nourriture ainsi que des nouveaux aliments issus de la biotechnologie sans oublier l’énergie nucléaire. Pour ces organisations écologistes la notion de démocratie n’existe même plus ! Et c’est très inquiétant.

Source : nofrackingconsensus.com, AFP, illustration CNBC.