COP21 : Apple a décidé de verdir sa pomme

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Je ne sais pas si le verbe « verdir » peut s’appliquer à une pomme, toujours est-il que la société à la pomme basée à Cupertino s’est lancée dans l’émission d’obligations vertes suivant les conseils de financiers avisés comme BlackRock et JP Morgan Chase. Il y a en effet un engouement pour le verdissement de l’économie qui ne cesse d’amplifier depuis la fin de la mémorable COP21. Mademoiselle Ségolène n’a rien à voir dans cette histoire bien qu’elle ait été promue grande prêtresse du « machin climatique vert » onusien. Le climat est devenu l’affaire des grands groupes financiers alliés pour la bonne cause (la leur) aux mastodontes des technologies de l’information que sont par exemple Apple ou encore Foxconn, le manufacturier d’Apple, sans oublier Google et Facebook.

L’émission d’obligations vertes par Apple atteint le montant encore dérisoire de 1,5 milliard de dollars mais le mouvement est lancé. Ce fut déjà le cas en 2015 qui vit l’émission d’obligations vertes atteindre 42,4 milliards de dollars. Il est prévu que ce montant atteigne plus de 50 milliards en 2016. Tout va donc très bien pour le milieu de la finance qui a trouvé un autre os à ronger, un os particulièrement juteux puisque des centaines de millions de gogos vont se faire piéger et leur épargne sera réduite à un bout de papier plus ou moins vert tout juste bon à emballer des épluchures de pommes de terre même pas « bio ».

Comme Google l’a déjà fait Apple va se lancer dans les buildings verts, l’énergie verte, le stockage de cette énergie verte et l’efficacité énergétique verte. Tout un programme qui constitue l’une des promesses d’Apple formulée lors du grand raout du Bourget. Et pas seulement Apple mais aussi Facebook et les quelques autres « grands » des nouvelles technologies. La société de consultants Ernst & Young a été choisie pour superviser le marché des obligations vertes et exiger la plus limpide transparence pour éviter que la couleur verte ne se ternisse pas trop vite. En effet, les banquiers, les compagnies d’assurance, les fonds de pension, les fonds souverains, les gestionnaires de portefeuille comme BlackRock se précipitent tous avec la voracité qui caractérise les gros bonnets de la finance vers ce nouvel eldorado non plus doré mais vert pomme … il n’y a à peu près plus que dans ce domaine coloré qu’on peut encore espérer gagner de l’argent et la Directrice verte d’Apple, Lisa Jackson, l’a bien dit en une phrase éloquente : « les investisseurs vont mettre leur pognon là où leur coeur et leurs angoisses se retrouvent », comprenez : dans la couleur verte.

On ne peut déjà plus dénombrer les produits de grande consommation arborant fièrement le « label vert » obtenu auprès des organisations non gouvernementales du genre « Vouvouèfe » ou « Paix Verte » pour éviter tout chantage économique. Les « grands » de la Silicon Valley se convertissent aussi tous au vert et obligent leurs partenaires et fournisseurs à se convertir aussi au vert le plus rapidement possible. L’éclatement de la bulle verte en formation ruinera des millions de petits épargnants au profit des puissances financières dirigées par une poignée de coquins. Un grand merci à la COP21 qui a organisé ce racket légal ! Et ce n’est qu’un début car il y a aussi l’organisation des quotas de carbone à l’échelle mondiale, un autre traffic très juteux que lorgnent les financiers du monde entier …

Source : Thomson Reuters

Pépinière de cerveaux flottante …

L’espace est tellement restreint et le prix de l’acre carré, s’il en existe encore de disponible, tellement inabordable que toute installation d’une nouvelle start-up dans la Silicon Valley relève du rêve. De plus l’obtention de visas pour des étrangers désireux de s’installer entre Stanford et San José, au sud de la baie de San Francisco (rien à voir avec le nouveau pape), est pour le moins hasardeuse en raison des limitations que je viens de mentionner mais aussi des modifications récentes des lois sur l’immigration. Cette situation a donné une idée assez incroyable à une société d’engéniérie appellée Blueseed de proposer aux cerveaux étrangers désireux de s’implanter en Californie de développer leur projets sur une ville flottante qui sera ancrée à 12 miles nautiques de la côte californienne et pourra accueillir plus de mille entrepreneurs. Le bateau leur offrira cafés et restaurants, gymnase, espaces de travail et offices personnalisés, connections haut débit par internet, clinique et gardiennage privé ainsi que les services hôteliers complets. Plus besoin de visa, peu ou pas de formalités administratives, confort et receuillement pour développer des projets potentiellement rentables dans un environnement réunissant une densité de têtes pensantes inégalée. Un ferry reliera le bateau au continent et les futurs entrepreneurs pourront se rendre à San Francisco puis la Silicon Valley avec un simple visa de touristes.

A start-up colony in the Pacific Ocean?

 

Crédit : Blueseed et Los Angeles Times

Il est certain que ce projet qui devrait voir le jour en 2014 ne manquera pas de donner des idées à certains pays déjà surpeuplés et qui veulent attirer les meilleurs cerveaux de la planète …

Sources : blueseed.co et latimes.com