À quoi joue la Chine ? À « nous emmerder » et elle va réussir …

Le 28 avril de cette glorieuse année 2022 j’avais laissé sur ce blog un billet commentant le véritable blocus organisé par le gouvernement central chinois sur la ville la plus occidentale du pays. Le port de Shanghai est le premier du monde en terme de tonnage et il est toujours totalement bloqué: https://jacqueshenry.wordpress.com/2022/04/28/je-suis-toujours-aussi-complotiste-que-se-passe-t-il-en-chine/ . J’expliquais dans ce billet que cette décision stupide revêtait d’autres desseins n’ayant rien à voir avec la supposée résurgence de l’épidémie de SARS-CoV-2. Le port de cette ville est bloqué, ce qui va provoquer dans quelques jours en Europe et en Amérique du Nord une grave pénurie de toutes sortes de biens. La Chine a donc bien pris conscience que le monde ne peut pas se passer de ses usines et qu’il suffit de fermer un port ou deux pour que les économies occidentales se retrouvent en crise.

Il se trouve que je viens à l’instant de voir une interview de l’irremplaçable André Berkoff avec Jean Robin, journaliste indépendant, qui corrobore mes allégations complotistes au sujet de ce blocage incroyable d’une ville de près de 30 millions d’habitants dont les effets ne sont pour l’instant pas encore évalués : https://www.youtube.com/watch?v=sSPXnuxpXMc . Un collègue français de mon fils habite à Shanghai et il a été confiné de force. Heureuse surprise pour lui (?) les autorités l’ont enfermé dans son appartement (payé par la société pour laquelle il travaille) avec une jeune femme, chinoise, qui devait aussi être enfermée au sens littéral du terme et les autorités ont imposé à ce français cette compagnie puisqu’au début de ce confinement, il y a 41 jours, ces deux personnes se trouvaient au même endroit dans un restaurant (je crois me souvenir des dires de mon fils) et qu’ils n’avaient jusqu’alors échangé que quelques mots, ne se connaissant pas. Quand une femme et un homme, en bonne santé, sont condamnés à rester dans le même appartement autoritairement que font-ils ? Rien, ils observent les papillons (allusion à Pierre Desproges). Je n’ai pas de nouvelles récentes par le canal de mon fils malgré le fait qu’ils disposent d’une connexion sécurisée pour des raisons professionnelles.

Toujours avec mon fils nous discutions de la suite des effets de ce blocus de Shanghai et de son port. Si le confinement de la ville est levé le 15 mai, dans deux jours, l’activité portuaire ne retrouvera sa normalité au mieux que vers le milieu du mois de juin et il faudra aux Européens et aux autres pays attendre la fin du mois de juillet pour retrouver leurs approvisionnements normaux ou presque. Le Japon est également impacté et je relate une anecdote domestique. L’un des « washlet » de la maison de mon fils souffre d’une petite panne : quand on entre dans ce lieu particulier le couvercle de la cuvette ne se relève pas automatiquement. C’est presque catastrophique et anti-hygiénique puisqu’il faut relever manuellement ce couvercle et le rabattre en fin d’opération. La société de maintenance a prévenu qu’il n’était pas possible d’intervenir pour l’instant puisque les pièces de rechange attendues étaient bloquées …à Shanghai. Il n’y a certainement pas que la société Toto qui souffre du confinement du port de Shanghai. Pour les curieux : https://www.toto.com/en/washlet/

Petite chronique de voyage

DSCF5127.JPG

Un peut rituellement je vais chaque année à Tokyo pour Hanami. Cette année, je ne suis pas déçu car le changement climatique a repoussé de quelques jours la floraison des cerisiers alors qu’on aurait pu s’attendre à l’inverse. Mes lecteurs comprendront que je fais en sorte d’introduire dans ma prose quelques traits d’humour. En effet si le changement climatique annoncé depuis près de 30 ans se confirmait avec un signe moins, il faudrait alors prendre des mesures pour augmenter cet effet de serre dont on parle tant pour ne pas être tous frigorifiés.

Lors d’une escale à Shanghai j’ai pu apprécier la vétusté et le manque total d’organisation de l’aéroport international dont j’ai oublié le nom. Son code IATA est PVG pour les curieux. Si on se trouve dans la situation d’un transit international, il faut repasser par la sécurité et présenter son passeport et sa carte d’embarquement. Cette procédure, pour peu qu’il y ait d’autres vols en provenance au même moment de l’étranger, peut durer pratiquement deux heures. Cinq préposés aux gestes lents – ce sont des fonctionnaires – ne font que tamponner la carte d’embarquement mais cela prend presque une minute et quand il y a 350 personnes qui attendent, faites le calcul.

DSCF5128.JPG

Arrivé dans la zone d’embarquement, j’ai repéré la porte puis je me suis mis en quête d’une possibilité d’acheter une bière en payant en yens ou en euros. J’ai trouvé, après un trajet d’environ 50 mètres, une boutique qui acceptait les yens et rendait la monnaie en yens. Puis je suis allé griller quelques cigarettes dans la zone fumeur situé deux étages en dessous du niveau d’embarquement et je laisse le soin à mes lecteur d’apprécier le curieux multi-briquet cadenassé et un cendrier. Les toilettes ne sont pas particulièrement propres, je les classerais au niveau de la propreté de ceux de Roissy, sans autre commentaire. Finalement cet aéroport pourrait faire beaucoup mieux car il accueille la plupart des vols internationaux ainsi que ceux en provenance de Macao, Hong-Kong et Taïpe …