Histoire de voiture et autres loisirs …

1280px-Triumph_Spitfire_MkIV_in_Morges_2012_-_2.jpg

La Triumph Spitfire (ici le modèle Mark IV) avait la particularité d’être équipée sur le levier de vitesse d’un bouton permettant d’actionner l’ « overdrive », une sorte de coup de fouet donné à la transmission, et on se sentait emporté dans une sorte de plaisir de conduire qui était assez plaisant, on avait apparemment « mis les pleins gaz » avec ce bouton magique … De plus la carrosserie aux formes très féminines dessinée par un Italien était une réussite totale.

Dire quelques mots de la Spitfire qu’il m’est arrivé de conduire il y a quelques années sur les routes sinueuses de Tenerife est une excellente entrée en matière pour le sujet de ce billet. Ma prose ci-après est inspirée d’un article paru dans le très respecté quotidien Le Temps paraissant dans la non moins très respectée ville natale de Calvin, je veux parler de Genève, qui relate en cette période estivale les expériences sexuelles de quelques Suissesses de la contrée romande. Je cite donc un passage de cet article dans lequel se confie une quinquagénaire à la recherche du plaisir et elle n’utilise pas la langue de bois, c’est le moins qu’on puisse dire !

Capture d’écran 2017-08-10 à 13.22.56.png

Puisque « Barbara » mentionne l’orgasme simultané et qu’elle avoue appuyer sur le bouton de l’ « overdrive » quand elle fait l’amour, j’avoue rechercher depuis quelques semaines avec ma fiancée (« novia » en espagnol) le même type de situation bien difficile à atteindre. Faire l’expérience d’un orgasme simultané est en effet un genre de prouesse qui demande des efforts et une attention soutenus et pour nous c’est une sorte de jeu du chat et de la souris, sans aucun jeu de mots, en d’autres termes attendre sinon découvrir le moment propice pour passer à la vitesse supérieure et négocier le virage de la route sans dérapage non contrôlé, le point critique de la situation. Que mes lecteurs ne se méprennent pas, je ne compare aucunement ma « fiancée » à une voiture (cf. Patricia Kaas) mais jouer à la recherche de l’orgasme simultané est une immense satisfaction que je souhaite à toutes mes lectrices et lecteurs. J’ajouterai que quand ma « fiancée » a déjà passé la 4e je suis encore en seconde et j’ai oublié de desserrer le frein à main, c’est-à-dire la situation radicalement inverse de celle narrée par la Suissesse. De plus le garagiste m’a débranché deux durites et il faut beaucoup de temps pour faire chauffer mon moteur … Vous comprendrez dès lors que ma fiancée a déjà quelques lacets d’avance sur la route tortueuse du plaisir mais que le jeu que nous nous sommes fixé consiste pour elle à me laisser un peu de loisir pour la rattraper sans faire cliqueter les soupapes, cela va de soi, pour rouler enfin à la même vitesse et admirer de concert le paysage.

Édouard-Henri_Avril_(14) - copie.jpg

Patricia Kaas : https://www.youtube.com/watch?v=IpWcSEaEyR8

Illustration : position d’Andromaque (Édouard-Henri Avril, fin XIXe siècle)

Source d’inspiration : Le Temps de Genève daté du 9 août 2017 (capture d’écran)

La papauté et les histoires de couple

La papauté et les histoires de couple

Finalement le pape a fait un grand pas en avant (en arrière ?) en reconnaissant qu’après tout les divorcés pouvaient réintégrer le giron bisou-bisou de l’église. En d’autres termes une femme et un homme divorcés pourront se marier civilement et – ensuite – réintégrer l’église dont la loi fondamentale qui a érigé le mariage en dogme (de je ne sais pas trop quoi) ne peut être transgressée. Ouf ! Les divorcés ne seront donc plus excommuniés et échapperont ainsi à la géhenne éternelle. C’est un grand pas de franchi mais on ne sait pas trop si les divorcés peuvent à nouveau communier (voir ci-dessous).

Pour les LGBTs il faudra attendre car le pape a beau chercher dans les livres saints il n’en est fait mention nulle part.

L’union libre, si c’est de l’amour ( et seulement si ! ), peut aussi être acceptée au sein rassurant de l’église. On est ravi de l’apprendre. Je pense aux Espagnols, jadis très cathos, qui vivent maintenant majoritairement en union libre. Dans son exhortation intitulée « Amoris laetitia » (La « joie de l’amour », tout un programme !) Francisco plaide au long de 260 pages de texte revues et corrigées par les prélats du Vatican, tous plus ou moins pédophiles ou complices de curés pédophiles comme le prélat des Gaules, le dénommé Barbarin, spécialistes bien connus en matière d’amour et de sexe pour une forme de souplesse sans condamnation définitive (en pensant aux divorcés) à condition que ces derniers satisfassent à un certain nombre de critères. L’abstinence sexuelle recommandée aux couples formés de divorcés pour recevoir la communion (j’avoue que je ne connaissais pas ce détail grotesque) est donc assouplie : encore une fois c’est un grand pas en avant mais il faudra que les dits couples se soumettent à un examen détaillé appelé « forum interne » par devant un curé ou un évêque, difficile d’imaginer les propos échangés lors de ce forum en question. Et si tout se passe bien ces couples de divorcés ou vivant en union libre pourront alors convoler en justes noces avec naturellement la bénédiction de cette union charnelle par le curé.

Adapté de dépêches d’agence dont AFP

Climat : la rhétorique change

Selon Barack Obama, prix Nobel, qui comme chacun sait est un expert en climat, il ne faut plus parler de changement climatique ou de réchauffement climatique d’origine humaine, c’est désuet, c’est démodé, ce n’est tout simplement plus tendance ! Il faut désormais parler, deviser, converser dans les salons et autres raouts onusiens de « perturbation climatique anthropogénique », c’est le vrai terme qu’il faut adopter. Le « d’origine » est exclu puisque le mot anthropogénique dit bien ce qu’il veut dire. C’est la faute des hommes qui copulent comme des bêtes et finissent par être trop nombreux sur cette minuscule planète bleue. Et Obama, en bon président de tous les Américains, ne mâche pas ses mots, entre autres à propos de la sécheresse californienne « unique » dans les annales météorologiques, cette sécheresse est tout simplement le résultat d’une surpopulation effrayante qui utilise des quantités massives d’eau pour faire un simple petit pipi. L’Etat de Californie n’a pas les moyens ni financiers ni physiques pour mettre fin à ce désastre écologique d’origine humaine. La sécheresse persistante, les feux de forêts (on ne va tout de même pas parler de feux de brousse en Californie, encore que …), la pollution à cause des free-ways encombrés jour et nuit, et j’en passe. Tout ça parce que le « Golden State » a attiré trop de monde et ça suffit !

Que les Pakistanais meurent de chaud et non plus de faim, c’est aussi à cause de ces Californiens totalement inconscients qui mettent leur conditionneur d’air à fond sans se rendre compte qu’ils ont aussi signé leur propre arrêt de mort, c’est sidérant !

Selon des études très sérieuses les souris des champs meurent en Californie par centaines de milliers à cause de la perturbation climatique anthropogénique, les séquoias presque millénaires dépérissent sur pied les uns après les autres au nord du Mount Tamalpai. Et c’est pire dans les environs de Monterrey et des Seventeen Miles, les pins meurent les uns après les autres. Toutes les stars et les milliardaires qui possèdent une villa luxueuse dans cet endroit sont vraiment désolés et il y a de quoi, ce sont eux qui précipitent la perturbation climatique avec les émissions délirantes de CO2, avec leurs saunas, leurs jacuzzi et leurs énormes 4X4 munis de conditionneurs d’air surdimensionnés pour pouvoir aller dans les déserts du Nevada sans mettre en danger la vie du conducteur en cas de grosse chaleur. Le gouverneur de Californie devient nerveux et il a prié poliment ses administrés de mettre la pédale douce sur les tuyaux d’arrosage, les chasses d’eau et les piscines car quand il n’y aura plus d’eau tous les habitants de l’Etat commenceront à crever de faim. Ça fait peur et ce n’est que sur les registres de la peur et de la culpabilisation qu’on peut faire passer le message.

Les écolos, Sierra Club en tête et jamais en retard d’une saison, dénoncent par ailleurs les pratiques pourtant licites mais contestables selon eux de certains agriculteurs de la Central Valley qui s’étale de Sacramento à Bakersfield, le plus grand verger des USA. Pour faire pousser des salades, des fraises ou des tomates il faut de l’eau, c’est sûr. Or les puits s’assèchent les uns après les autres, les nappes aquifères ne sont plus ce qu’elles étaient mais … il y a aussi du pétrole dans pas mal d’endroits et en particulier au nord de Los Angeles, justement dans les alentours de Bakersfield. Ça fait des années qu’on pompe du pétrole dans ce coin. Dans 20 ans ce sera peut-être la même chose dans le Vaucluse, mais bon, la région PACA ce n’est pas la Californie. Or ce pétrole contient jusqu’à 40 % d’eau qu’il faut séparer de l’huile parce qu’on n’a encore jamais vu que l’eau était un combustible sauf si à grands renforts de taxes et de subventions en tous genres on s’en sert pour fabriquer de l’hydrogène qui sera convertie en électricité avec une pile ad hoc et un rendement minable pour les voitures des bobos ultra-fortunés de la Silicon Valley. Mais bref, je me détourne du sujet.

Les compagnies pétrolières du coin ont donc proposé aux agriculteurs du même coin de leur vendre cette eau après séparation du pétrole et purification pour qu’elle soit quasiment potable quoiqu’un peu chargée en divers sels minéraux pour irriguer leurs champs. Cette pratique a été organisé par un syndicat d’agriculteurs de la région il y a une trentaine d’années et tout le monde est content. La société Chevron qui ne s’est jamais intéressée à l’eau mais seulement au pétrole revend donc une grande partie de cette eau aux agriculteurs à prix coûtant soit deux centimes et demi de dollar le mètre cube alors que l’eau distribuée aux populations coûte plus de 50 fois plus cher. On comprend donc que les fermiers se frottent les mains et que Chevron et d’autres compagnies pétrolières soient contents car ils fournissent jusqu’à cent mille m3 de cette eau chaque jour à une cinquantaine d’exploitations agricoles ! Les écolos du coin qui n’ont jamais touché de leur vie à une motte de terre se sont émus de cette pratique qu’ils considèrent comme dangereuse pour les consommateurs de poivrons et autres concombres car il pourrait bien y avoir des résidus d’hydrocarbures dans les légumes et les fruits, on ne sait jamais. Et leur réaction est d’autant plus agressive que les agriculteurs et les pétroliers marchent la main dans la main, les analyses sont faites par des organismes indépendants financés par les syndicats d’agriculteurs et les pétroliers ferment les yeux, ils font confiance aux paysans sur les terrains desquels ils ont installé des pompes à pétrole.

Alors que faire ? Satisfaire les écolos et interdire cette pratique nécessaire de récupération de l’eau remontant du sol profond avec le pétrole pourtant parfaitement légale ou laisser la situation en l’état ? En attendant, la perturbation climatique anthropogénique pourrait aboutir aussi à des pluies diluviennes et des chutes de neige abondantes puisque perturbation il y a … et il y aura encore du pétrole à pomper dans la Central Valley californienne et de l’eau en abondance et à bas prix pour les agriculteurs.

Sources : Bloomberg et AFP

Réflexions sur le sexe et l’amour et les « Pensées » de Marc-Aurèle

800px-Marco_Aurelio_bronzo

Sur l’Ogasawara maru le temps passe lentement et les opportunités de rencontre se multiplient au fur et à mesure que le bateau égrène les miles nautiques vers sa destination finale. J’ai donc engagé fortuitement la conversation avec une buveuse de saké, sa fille et son époux. Il faut pour bien comprendre la suite de mon billet situer les personnages. Une femme encore fort belle, mais il est difficile de donner un âge précis à une Japonaise, sa fille dans la trentaine fraichement divorcée et son époux souffrant d’une leucémie. Ils allaient à Chichi Jima en quelque sorte pour une pelerinage avant que ce monsieur soit définitivement effacé de la planète (voir infra la pensée de Marc-Aurèle). Cette charmante dame s’exprimant en un anglais parfait me demanda pour quelle raison je me trouvais sur le bateau et je lui répondis que nous rentrions ma femme et moi-même à la maison après une semaine de shopping effréné à Tokyo. Le saké aidant (je n’affectionne pas particulièrement cette boisson sans saveur ni odeur) les langues se délièrent progressivement et quand j’exposais pour quelle raison je me trouvais marié avec une Japonaise, comme j’ai l’habitude parfois facheuse de n’emprunter aucun détour réthorique, l’attention se concentra sur mes propos dérangeants. Il est vrai qu’en tant qu’ancien biologiste le comportement humain n’a plus trop de secrêt pour moi, encore que cette affirmation puisse paraître quelque peu arrogante, mais la discussion dériva progressivement vers le comportement sexuel des êtres humains en général, vaste sujet …

Je narrais donc ma rencontre avec celle qui allait devenir ma femme, me déclarant être amoureuse et vouloir m’épouser tout simplement après une soirée très physique qui la combla de satisfaction et de sérénité. Mon auditoire sembla offusqué par la franchise de mes propos et pour dissiper ce malaise je m’engageais alors dans un long exposé sur la nature humaine tel qu’on n’ose plus trop l’aborder dans la réalité ni en famille ni encore moins à l’école.

Au même titre que les bactéries, les insectes, les éléphants, les baleines, les plantes et les algues ou les coraux, nous sommes sur cette terre pour nous reproduire et perpétuer l’espèce, l’espèce humaine en ce qui nous concerne. Le sexe occupe donc une position centrale dans notre vie et il est impossible de le nier. Nous sommes programmés pour transmettre nos gènes lors du passage obligé de la copulation comme les bactéries s’unissent à l’aide de cils spécialisés, comme certains insectes mâles n’hésitent pas à détruire l’intégrité physique de leur femelle en la perforant littéralement avec leur sexe ressemblant à un tire-bouchon sachant qu’elle mourra après avoir pondu ses oeufs, comme les tortues qui ont inventé au cours de l’évolution des pénis invraisemblables pour pouvoir s’accoupler durablement dans l’eau, comme ces araignées dont le représentant mâle craint pour sa vie risquant d’être proprement dévoré par sa douce après l’avoir pénétrée, ou les baleines obligées d’accepter en elles un gigantesque pénis sans vraiment en éprouver un quelconque plaisir, d’ailleurs on ne leur a jamais demandé en termes intelligibles.

Bref, la conversation aborda l’interaction entre le sexe et l’amour, vaste sujet aussi surtout si on place volontairement des oeillères dans la réflexion afin de contourner tous les tabous éducationnels et religieux auxquels nous avons été tous soumis depuis notre plus tendre enfance y compris les Japonais. Parler de sexe est interdit, en japonais « damé », interdit, proscrit, alors que les sex-shops et les bars interlopes fleurissent à Tokyo.

Quelle ne fut donc pas la stupeur de mon interlocutrice lorsque je lui contais mon histoire récente. Après plusieurs jours d’hésitations réciproques, celle qui allait finalement devenir ma seconde épouse se décida à me visiter un soir dans la chambre que j’occupais dans cette petite pension d’Ogasawara Village. Sur la base d’une première relation sexuelle parfaitement réussie, le sentiment amoureux qui s’ensuivit n’étant qu’une résultante du fonctionnement de notre cerveau monstrueux qui manifeste ce pouvoir unique dans le règne animal d’être capable de réaliser des raisonnements déductifs, elle décida de me demander en mariage sans toutefois omettre d’envisager de vérifier si cette « première fois » n’était pas un mirage ou un rêve, ce qui fut fait le lendemain et les jours suivants.

Je m’explique, même si je risque de passer pour un horrible fallocrate. L’amour entre une femme et un homme procède du sexe bien vécu, en d’autres termes sans sexe consenti et partagé avec satisfaction mutuelle l’amour n’a aucune signification et dans la même veine, le sexe répétitif sans amour et uniquement pour le sexe devient vite dénué de tout attrait et finit par ternir cette relation uniquement physique. Notre cerveau, dont nous sommes dépendants sans en être conscients, nous joue un terrible tour en nous emprisonnant dans une sorte de cercle vicieux dans lequel nous nous retrouvons dans le quotidien : sexe et amour, amour et sexe, mais ce comportement est purement dicté par nos instincts de reproduction de notre espèce qui échappent à notre contrôle.

Mon interlocutrice (à bord de l’Ogasawara maru) se rendit compte que je tenais des propos nouveaux pour elle car elle n’avait jamais envisagé la situation sous cet angle, l’interaction indissociable entre sexe et amour, et elle me qualifia d’obsédé sexuel, superbe qualificatif très facile à formuler quand on n’a pas d’autres arguments à avancer dans une conversation pourtant amicale, ouverte et dénuée de toute arrière pensée. La fille de cette charmante dame, fraîchement divorcée je le rappelle, dut se poser de sérieuses questions existentielles car elle m’écoutait avec fascination.

Pour en rajouter une couche épaisse à dessein en parfaite conformité avec mes propos le plus souvent dérangeants je me hasardais à citer Marc-Aurèle dans la direction telle que je l’avais expérimenté une multitude de fois dans ma vie passée, à savoir que les femmes deviennent amoureuses après une relation sexuelle réussie en vue de garder le mâle reproducteur non seulement capable de leur donner du plaisir, ce que les félines, lionnes et autres chattes domestiques, affectionnent particulièrement, mais également de transmettre ses gênes à une descendance tout aussi réussie, l’un étant lié à l’autre. Ce comportement fugitif et instinctif de l’homme, de par sa nature qui lui est imposée physiologiquement est fabuleusement décrit par Marc-Aurèle dans sa 21e pensée du livre IV destinée à lui-même au sujet de la fuite de la vie qu’il faut remplacer et que je reproduis ci-après.

Marcus Aurelius Antoninus, de la dynastie des Antonins fut empereur romain de 161 à 180 de notre ère. Il fut confronté à l’avènement du christianisme, un genre de mouvement à la Greenpeace supposé bouleverser le monde des impies qui adoraient une multitude de divinités tout comme Greenpeace dénonce le dieu de l’énergie et du développement, le dieu des OGMs et les mauvais dieux du CO2 et de l’uranium. En tant que philosophe stoïcien et de surcroit empereur Marc-Aurèle se distingua par ses écrits, ses Mémoires malheureusement perdues, mais aussi ses Réflexions qu’il notait à la manière d’un Montaigne ou encore d’un Pascal, un peu ce qui lui passait dans la tête et qu’il considérait comme susceptible d’être transmis aux générations futures. Voici donc ce texte de Marc-Aurèle qui décrit l’implacable destinée de l’homme.

« Si les âmes survivent, comment depuis l’éternité l’atmosphère peut-elle les contenir ? Et comment la terre peut-elle contenir les corps qu’on y ensevelit depuis si longtemps ? De même qu’ici-bas la transformation et la décomposition des corps, après un certain temps, fait de la place aux autres, de même les âmes lâchées dans l’atmosphère, au bout d’un moment, se transforment, se répandent et s’embrasent dans l’universelle raison génératrice et ainsi reprises, font de la place aux suivantes. Voilà ce qu’on pourrait répondre dans l’hypothèse de la survivance des âmes. Et pour les corps, il ne faut pas seulement compter ceux que l’on enterre mais aussi les animaux que nous et les autres espèces mangeons chaque jour. En effet, bon nombre d’êtres vivants sont consommés et pour ainsi dire ensevelis dans les corps de ceux qui s’en nourrissent ; et cependant, en transformation en sang, en air ou en feu, ils sont assimilés. Quelle est la voie de la vérité sur ce point ? C’est la distinction entre la matière et la cause formelle. »

Brillante réflexion sur la destinée de l’homme qui se trouve être recyclé et ce destin implacable explique avec clarté quel est notre devoir : perpétuer notre espèce quoiqu’il nous en coûte, copuler et recopuler. Voilà la signification de notre comportement basique relatif à notre nature tout aussi basique qu’est notre activité sexuelle, n’en déplaise aux pudibonds, aux moralistes et d’une manière générale aux faux-culs (sans jeu de mots) qui n’ont cure de l’importance du sexe dans la vie de tous les jours, un comportement essentiellement instinctif, et il est encore ici bien venu de le rappeler, qui, parce que nous possédons un cerveau capable de raisonnements déductifs, conduit à ce que l’on appelle l’amour, d’une certaine manière pour transcender ce comportement sur lequel nous n’avons que peu de maîtrise.

Après cette discussion arrosée de saké je fus traité d’obsédé sexuel, la suprême injure alors que j’ai toujours cherché en priorité la satisfaction de mes partenaires féminines au risque, souvent, d’être moi-même frustré à l’issue de ces ébats simulacres de reproduction qui ne devenaient qu’une lancinante mécanique répétitive quand l’amour était absent. Dans ce cas, je l’admets, je pouvais être taxé d’obsédé du bas-ventre, mais comme le remarque Marc-Aurèle dans ses Pensées, Livre IV, pensée 13, « l’accouplement (est) un frottement de bas-ventres et une excrétion de sperme accompagnée d’un spasme », une définition qui convient à tellement de personnes qu’elle en est démoralisante !

En conclusion de ce récit un peu décousu, nous sommes, nous humains, confrontés à nos instincts de perpétuation de nos gènes et le sexe n’est qu’une manifestation de ces instincts qu’heureusement nous transformons en sentiments durables appelés amour entre une femme et un homme mais encore une fois l’amour sans sexe n’est qu’une chimère et le sexe sans amour un comportement sans issue.

Je conseille à mes fidèles lecteurs de se plonger dans la relecture des Pensées de Marc-Aurèle dont certaines furent pour moi la source de tourments avec mon gros Gaffiot lors de ces versions latines redoutées qui formèrent mon esprit à la logique quand j’étais jeune adolescent …

Conversations sur l’oreiller

140701101328-large

De plus en plus de couples déclarent n’avoir pratiquement plus de relations sexuelles ou seulement à de très rares occasions, quand ils ont bien picolé à l’issue d’une soirée entre amis. S’il existe de nombreuses raisons pour expliquer ce comportement, il est évident que la communication à l’intérieur du couple est prépondérante pour maintenir une intimité sexuelle. Et c’est cette communication « sur l’oreiller » qui est justement importante pour maintenir le désir sexuel dans un couple. Plusieurs études récentes classées dans le domaine gris de la « science postcoïtale », comme c’est romantique ( ! ), ont reconsidéré l’importance des conversations sur l’oreiller après un orgasme, ou une bonne partie de cul, comme vous voudrez. On s’est rendu compte par exemple que les femmes qui avaient fait l’expérience d’un orgasme réussi étaient plus enclines à une communication relationnelle positive que les hommes, bien qu’ayant également atteint l’orgasme sexuel, ce qui est beaucoup plus aisé pour eux, et naturellement beaucoup plus que les femmes restées non satisfaites. De plus il est apparu que l’orgasme libère la communication relationnelle positive. Le Docteur Amanda Denes de l’Université du Connecticut, principal auteur d’une étude parue dans Communication Monograph (open access, voir le lien) n’emploie pas la langue de bois en déclarant : « la conversation sur l’oreiller après une relation sexuelle réussie joue un rôle primordial dans le maintien de l’intimité du couple ». Les médecins ont caractérisé la période suivant directement un rapport sexuel réussi comme étant un état mental altéré durant lequel les processus cognitifs sont profondément modifiés et favorisent la communication et la reconsidération des mécanismes de prise de décision et durant cette période particulière l’évaluation des risques et des bénéfices de se confier à son (sa) partenaire « sur l’oreiller » à ce moment précis est également altérée.

Et pourquoi se trouve-t-on dans cet état second, tout simplement parce que notre cerveau est littéralement inondé d’oxytocine, l’hormone dite du plaisir mais aussi celle qui favorise la lactation et encore la construction de la relation intime mère-enfant. L’oxytocine a aussi un rôle prépondérant dans le comportement car elle inhibe l’agressivité et la perception du danger et donc aussi le développement de la peur. De plus l’oxytocine réduit la production du cortisol qui est l’un des éléments de déclenchement du stress. La conversation post-orgasmique sur l’oreiller est donc sous le contrôle de l’oxytocine et on n’y peut rien, on plane, on se confie, l’intimité du couple trouve là un moment privilégié pour s’affermir et se construire.

L’étude conduite par le Docteur Denes a aussi considéré les effets de l’alcool sur les « conversations sur l’oreiller » car bien souvent les relations sexuelles sont également vécues sous l’emprise de l’alcool, des statistiques montrant qu’au moins 40 % des relations sexuelles ont lieu après une consommation de boissons alcoolisées malgré le fait que l’alcool a tendance a diminuer les performances sexuelles conduisant à un orgasme réussi, au moins chez l’homme, selon une étude parue en 1993 et réalisée par B.C. Leigh et parue dans le Journal of Abnormal Psychology.

L’étude récente a porté sur des interrogatoires strictement contrôlés de 253 personnes âgées de 18 à 45 ans, sexuellement actives et pour la plupart hétérosexuelles, à 7 exceptions près, réparties en 78 % de femmes et 22 % d’hommes. Toutes ces personnes ont déclaré avoir une activité sexuelle incluant pénétration vaginale, cunnilingus ou fellation et stimulations manuelles. Elles devaient rendre compte quotidiennement pendant deux semaines par internet à l’aide d’un questionnaire approprié dans les deux heures suivant leur rapport sexuel si elles avaient fait l’expérience d’un orgasme, si elles avaient consommé de l’alcool et enfin de décrire quelle avait été qualitativement leur conversation sur l’oreiller avec leur partenaire en tentant de classer l’intensité de cette conversation qui a ensuite été analysée à l’aide d’algorithmes statistiques. Les questions étaient du genre : « je ne voulais pas lui dire ce que je lui ai finalement dit » ou encore « j’ai dit à mon (ma) partenaire des choses que peu de personnes connaissent » ou enfin « après un orgasme je me confie plus facilement que dans la vie courante ». Ce genre de questionnaire est facile à intégrer car de toutes les façons on n’a plus vraiment le contrôle de nos comportements conscients quand nous sommes soumis à ces effets massifs de l’oxytocine sur l’ensemble du cerveau.

Ce qui ressort de cette étude, certes entachée d’approximations puisque la majorité des sujets étudiés étaient des femmes hétérosexuelles qui vivaient au moins trois rapports sexuels réussis par semaine pour 57 % d’entre elles, consommation d’alcool ou pas, est que la consommation d’alcool avant un rapport sexuel, que ce soit au sein d’un couple établi ou au cours d’une relation occasionnelle n’a que très peu d’incidence, selon cette étude, sur la libération de la parole, ou dit d’une autre manière, c’est le taux extravagant d’oxytocine qui éblouit ou obscurcit le cerveau, selon le côté où on se place, et une bonne partie de jambes en l’air libère la parole et l’ensemble de l’organisme pour son plus grand bien.

Enfin, l’étude mentionne que les « conversations sur l’oreiller » après un bel orgasme partagé, ce qui reste malgré tout exceptionnel pour les couples non entrainés pour ce genre d’exercice, constituent une excellente thérapie pour l’équilibre du couple et les interactions physiologiques dont on ne mesure pas l’importance quand on se couche pour faire l’amour, la banalité de ce comportement étant souvent considérée comme une simple formalité alors que dans cet acte peut-être banal pour beaucoup d’entre nous, réside le secret de l’équilibre du couple, qu’on le veuille ou non, l’amour et faire l’amour n’étant finalement que le résultat de processus chimiques et hormonaux triviaux sur lesquels nous n’avons aucun pouvoir.

 

http://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/03637751.2014.926377#.U7Q9phbTYnE

Amour et sexe, ça se passe d’abord dans le cerveau !

Le cerveau est un organe tellement complexe qu’il faut parfois ce que l’on appelle une « étude de cas » en médecine pour affiner ce dont on connait de son fonctionnement. On ne peut tout de même pas provoquer des lésions intentionnellement pour en étudier les effets sur le comportement, c’est contraire aux règles fondamentales de l’éthique, et quand un « cas » peut apporter quelques informations précieuses il fait alors l’objet d’études particulièrement détaillées. C’est ce qui est arrivé à un Argentin d’une cinquantaine d’année à la suite d’un AVC qui malgré lui a permis à la neurobiologie de progresser un petit peu.

Le cerveau est donc très complexe dans ses fonctions mais aussi dans son architecture avec les repliements de la couche externe dite matière grise vers l’intérieur comme s’il n’y avait pas assez de place dans la boite crânienne pour qu’elle se déploie confortablement. Ces repliements, comme l’indique l’illustration (Wikipedia), forment comme un autre petit cortex à l’intérieur du premier qu’on appelle l’insula.

Sobo_1909_633

Cette zone profonde du cerveau est aussi en liaison intime avec d’autres parties internes comme le thalamus impliquées dans une multitude de fonctions importantes pour l’équilibre général de l’organisme. Car tout se décide dans le cerveau et parfois ce qui est hors de portée de notre volonté consciente. Puisque c’était la Saint-Valentin il y a deux jours, la fête des amoureux, c’est presque une coïncidence que le « cas » que je mentionnais plus haut ait permis d’apporter quelques précisions sur l’amour et le désir sexuel, deux comportements régis par l’insula. Cet Argentin, à la suite donc d’un AVC, a eu la partie de son insula antérieure partiellement lésée. On subodorait, si l’on peut parler ainsi en termes scientifiques, que l’insula était impliquée dans le comportement amoureux et le désir sexuel mais on n’avait aucune idée de l’exacte répartition de ces deux fonctions dans cette zone particulière du cerveau.

L’étude par imagerie fonctionnelle (IRMf) avait montré que l’ensemble du cortex, y compris l’insula, était impliqué dans ces comportements et surtout qu’amour et sexe ne sont pas directement liés, au moins dans le cerveau puisqu’ils impliquent des régions différentes du cortex comme l’illustre la figure suivante.

slyuktgixh.17199.20140213

Dans cette figure, les zones activées par le désir sexuel figurent en bleu, les zones activées par l’amour, une construction consciente plus durable que le désir sexuel, sont décrites en bleu. Les zones du cortex en rouge sont celles du patient décrit dans l’étude réalisée à l’Université de Chicago en collaboration avec l’Université Favarolo de Buenos Aires sous la direction du docteur Stephanie Cacioppo. Pour cette neurobiologiste, l’insula joue un rôle instrumental dans l’amour mais l’amour dans le sens d’une implication sur le long terme alors que le désir sexuel n’est qu’un investissement sur le court terme et la recherche du plaisir qui lui est associé. Le patient étudié, présentant donc une lésion de l’insula antérieure, fut soumis à des tests visuels lors de l’exploration par IRM consistant à lui présenter pendant des temps très courts, on peut presque dire des images subliminales, de femmes bien habillées et d’apparence sérieuse et alternativement des femmes plutôt déshabillées et d’apparence au contraire un peu provocatrice. Le cerveau de ce patient réagissait normalement aux stimuli visuels à tendance sexuelle alors qu’il ne réagissait plus que très lentement aux autres stimuli, disons, plus incitatifs à une relation amoureuse durable. Selon Cacioppo dont j’insère ci-dessous la photo et à laquelle on est libre de réagir, cette distinction effective dans le cerveau entre sexe et amour peut être interprétée comme signifiant que le désir (sexuel) est une représentation relativement concrète d’expériences sensorielles (vécues ou imaginées) alors que l’amour est une représentation plus abstraite de ces mêmes expériences.

mosqcgnuva.17200.20140212

Il ressort de cette étude que l’insula postérieure est plus directement impliquée dans le désir sexuel alors que l’insula antérieure est impliquée dans l’amour. Il faut souligner tout de même que ces deux régions du cortex cérébral profond sont interconnectée et que ce simple fait suffit pour affirmer que du sexe sans amour c’est à la rigueur possible mais de l’amour sans sexe c’est un peu plus difficile encore que l’amour courtois au Moyen-Age faisait abstraction, en théorie, de tout plaisir charnel.

Les curieux peuvent aller voir ce lien : https://hpenlaboratory.uchicago.edu/sites/caciopponeurolab.uchicago.edu/files/uploads/Cacioppo%20et%20al_Current%20Trends%20in%20Neurology%202013.pdf

 

Source : University of Chicago

La femme différente de l’homme ? Pas tant que ça …

20131207_STP001_1

Cette comparaison de fonctionnement entre le cerveau masculin et le cerveau féminin est un pavé dans la mare égalitaire des NVB, NKM, MLP et autres néo-suffragettes qui sévissent dans le paysage politique français ou ailleurs et qui sont persuadées qu’« elles ont des couilles » comme les hommes. Pour ne rien cacher à mes lecteurs, c’est énervant. Certes, la Miss Lagarde est à la tête du FMI, une autre Miss va diriger la FED, Bernanke doit en manger sa barbe, et enfin la toute dernière Miss promue l’est à la tête de General Motors. En France, il y a eu Anne Lauvergeon dont on ne peut que reconnaître la compétence à la tête d’AREVA puisqu’elle a initié un certain nombre de projets qui sont en cours de concrétisation. Mais ces super-néo-suffragettes de l’industrie et de la finance sont des exceptions qui confirment la règle maintenant illustrée par résonance magnétique nucléaire fonctionnelle que le cerveau de la femme ne fonctionne pas comme celui de l’homme. Inutile de s’étendre sur ce type de résultat qui est, selon mon humble avis que je ne partage qu’avec moi-même, sinon contestable du moins superficiel car le cerveau est une machine extraordinairement complexe et ces études par IRM ne font qu’effleurer son fonctionnement.

Pour le reste, à l’évidence encore qu’apparente, la femme est différente de l’homme. En partant du cerveau, on trouve en descendant une paire de seins chez la femme alors que l’homme ne possède que de ridicules glandes mammaires complètement atrophiées avec un téton tout aussi ridicule mais cependant sensible aux excitations comme celui de la femme. Si on continue à descendre, il n’est pas nécessaire de prendre une loupe pour se rendre compte que la grande différence entre l’homme et la femme réside dans le fait qu’elle n’a pas d’organes sexuels externes visibles alors que l’homme exhibe fièrement son « service trois pièces ». Chez la femme tout est à l’intérieur, chez l’homme tout ou presque est à l’extérieur. L’explication n’est pas aussi simple qu’il y paraît car après tout dans les premiers jours de la vie embryonnaire bien malin celui qui pourrait dire sans se tromper, juste par le regard, si ce minuscule morceau de chaire va devenir un homme ou une femme. Et pourtant …

514px-Grosse_und_kleine_Schamlippen

Quand on y regarde de plus près, on s’aperçoit que si le sexe d’un homme ne ressemble en rien à celui d’une femme, pour des raisons fonctionnelles, il existe tout de même des ressemblances pas troublantes du tout puisqu’elles sont là pour rappeler une origine embryonnaire commune. Le premier détail est la présence du clitoris chez la femme, ou au moins sa partie visible, l’équivalent du gland de l’homme. Ces deux « organes » sont particulièrement innervés et donc sensibles au moindre contact intentionnel. Le clitoris n’est que la partie émergée, si l’on peut dire, non pas d’un iceberg, tout au contraire, mais d’un ensemble complexe dissimulé de part et d’autre de l’entrée du vagin qui n’est pas sans rappeler les corps caverneux du pénis de l’homme. Tous deux sont des tissus spéciaux dits érectiles et cette propriété a pour but chez la femme d’accroître la sensibilité du clitoris et chez l’homme de conduire à une fermeté du pénis afin qu’il soit apte à être introduit dans le vagin pour y déposer le plus près possible du col de l’utérus les gamètes nécessaires à la reproduction. Ce sont d’ailleurs prosaïquement les seules fonctions très finalistes du pénis et du vagin, ce dernier étant destiné à recevoir le premier pour l’accomplissement optimal de la fonction de perpétuation de l’espèce. Et les femmes en sont bien conscientes puisqu’elles savent très bien que leur vagin est pratiquement insensible et n’a pas pour fonction première de participer à la recherche du plaisir en dehors peut-être de son entrée, elle-même entourée de ces corps caverneux reliés au clitoris. Cette remarque purement anatomique pourrait donc expliquer que le pénis participe de loin à l’apparition du plaisir chez la femme en stimulant mécaniquement les prolongements caverneux du clitoris.

Penis_Flaccid

Si on s’attarde sur la recherche d’autres convergences anatomiques a priori pas évidentes entre le sexe féminin et le sexe masculin, l’épiderme des petites lèvres de par son aspect n’est pas sans rappeler celui du scrotum, le sac qui contient les testicules, tout simplement parce que l’origine embryonnaire est la même mais la finalité différente. Les bourses, chez l’homme, pourquoi utiliser le pluriel pour définir cette partie des attributs sexuels de l’homme est une question à la quelle je ne trouve pas de réponse, on pourrait tout aussi bien dire « la bourse » (à l’instant où j’écris ce billet le CAC 40 est en progression de 0,54%), c’est cet sac qui peut être plissé au point d’avoir l’air d’être contracté à un moment puis être franchement relâché quelques minutes plus tard. Ces modifications perceptibles ont pour fonction de réguler la température du contenant, c’est-à-dire des testicules qui requièrent pour leur bon fonctionnement un environnement constant ou presque. Juste pour preuve de ce que j’avance sans avoir vérifié mes dires dans des articles spécialisés, allez vous baigner dans une eau fraiche et observez « votre » bourse (le CAC 40 pourrait inverser sa tendance haussière comme la courbe du chômage), elle est toute plissée, mettez vous au soleil et tout semblera se relâcher afin d’offrir plus de surface d’échange pour éliminer le surplus de chaleur. En est-il de même avec les petites lèvres, il faut demander à une femme de répondre car je n’ai jamais eu l’occasion de faire ce genre d’observation détaillée. L’illustration jointe ici est tirée de Wikipedia dont l’article (tapez labia dans Google et vous arrivez au site) ne fait aucunement mention de ce type de comportement des petites lèvres. Si le scrotum et les petites lèvres ont la même origine embryonnaire la seule fonction qu’on peut raisonnablement trouver aux petites lèvres est de protéger l’entrée du vagin quand elles se collent l’une à l’autre, disons quand le sexe est au repos. Enfin, on n’est pas loin de la réalité en affirmant que le scrotum (« la bourse ») était à l’origine (embryonnaire) formé de deux petites lèvres qui ont fusionné puisqu’un fin bourrelet serpente au milieu du scrotum attestant cette fusion alors que l’embryon n’était ni homme ni femme.

Une autre similitude lointaine qui rapproche les sexes de l’homme et de la femme dans leur morphologie et, pourrait-on dire, leur fonctionnement est la présence des sphincters striés qui contrôlent l’urètre. Chez l’homme, l’un d’eux favorise la recherche de l’érection et chez la femme il entraine par sa stimulation volontaire celle d’un réseau musculaire entourant l’entrée du vagin et donc intimement (pardonnez moi l’utilisation non intentionnelle de ce mot) lié aux corps caverneux cachés reliés au clitoris. Cette stimulation volontaire constitue un élément important chez la femme dans la recherche de son plaisir lorsqu’elle fait l’amour ou recherche son plaisir avec un accessoire ressemblant à un pénis (voir la photo d’un pénis issue également de Wikipedia) ce qui permet entre parenthèses à n’importe quelle femme de découvrir les fonctionnalités cachées de son sexe et de sa sexualité.

Résumons ; au tout début du développement de l’embryon, il n’y a ni homme ni femme, en fait plutôt une femme puisqu’après tout l’homme est à moitié femme car il possède un chromosome X (les féministes vont applaudir et je ne leur en voudrai pas). Une ébauche de pénis apparaît, elle se sépare en deux et son extrémité va devenir un clitoris tandis que ses deux moitiés vont ménager un espace pour le vagin. Chaque bordure de cette séparation va devenir les petites lèvres chez la femme et le scrotum chez l’homme. Quant aux poils pubiens qui n’apparaissent qu’à la puberté, je me demande toujours à quoi ça peut bien servir …

Tout compte fait, si le cerveau de l’homme et de la femme ne fonctionnent pas tout à fait de la même façon, en ce qui concerne le sexe, les similitudes anatomiques et d’origine embryonnaire sont étrangement troublantes et hormis la fonction liée à la procréation, clé-serrure ou pénis-vagin, autant la femme que l’homme disposent de tous les équipements nécessaires et suffisants pour allier cette fonction à la recherche du plaisir.

Bonne soirée …