2021: l’année où la liberté est morte

Le droit de prendre nos propres décisions médicales a disparu en 2021. Qu’enseignons à nos enfants ? Obéissez au gouvernement ou vous perdrez votre travail et ferez l’objet d’une arrestation à votre domicile. Aucun processus déterminé, aucune audience, aucune condamnation pénale n’est nécessaire. Donc l’urgence sanitaire a détruit l’Etat de droit, le fondement de toute démocratie

Analyste politique britannique Brendan O’Neill a écrit un brûlot intitulé « La Mort de l’Europe » (lien). Il aurait été préférable qu’il le titre « La mort de la Liberté », car ses remarques s’appliquent bien au-delà des frontières de l’Europe. Il décrit ce qui se passe dans une grande partie de l’Asie, une grande partie de l’Amérique du Nord, en Australie et en Nouvelle-Zélande. En 1821, les gouvernements, en Amérique du Nord nous ont volé le droit de prendre nos propres décisions médicales en privé, en consultation avec notre médecin. Taille unique pour tous, la médecine est devenue normalisée.

En 2021, ces mêmes institutions qui ont survécu à des décennies, décidant de salaires plus élevés et de lois plus équitables du travail ont agité une baguette magique et ont décrété comme une infraction de prendre certains médicaments particuliers. Les médicaments qui sont totalement nouveaux, et pour lesquels aucune donnée de sécurité à long terme n’existe ne peuvent pas être remplacés par des vieux génériques.

Il est difficilement possible de mesurer la signification terrible de cette année 2021. Dans les mots d’O’Neill: « Ce qui se passe en Europe en ce moment n’a rien de moins terrifiant … Nous vivons une refonte de toute la relation entre l’État et l’individu, avec l’État habilité à un degré aussi extraordinaire qu’il peut désigner maintenant à ses citoyens ce sur quoi ils doivent se soumettre à une injection dans leur corps et l’individu est si politiquement émacié, donc dénudé de droits, qu’il ne peut plus apprécier sa propre souveraineté sur lui-même, sur ce qu’est son propre corps et son esprit ».

O’Neill continue ainsi : « Beaucoup semblent ne pas reconnaître à quel point une vaccination obligatoire en cours de développement est grave. Même ceux d’entre nous qui sont pro-vaccination, qui ont été heureusement « vaxxés » contre le Covid-19, devraient regarder sans rien de moins que l’horreur la proposition que devrait être une infraction à ne pas être vaccinée … Cela précise la fin de la liberté comme nous la connaissons. Si nous n’aimons pas ce pouvoir sur notre esprit et notre chair, alors nous ne sommes pas respectés et cela de manière significative ».

Ensuite, veuillez commencer à penser, très sobrement, à propos de ce que cela signifie. Chaque fois que vous montrez votre « pass » vaccinal afin d’accéder à un événement ou à un lieu de résidence dont d’autres sont exclus, vous participez à la tyrannie. Vous coopérez avec un système qui répudie la vie privée et l’individu. Un système qui exige une obéissance. Un système qui punit impitoyablement la non-conformité.

Inspiré d’un billet de Donna Laframboise, journaliste canadienne. Lien : https://www.spiked-online.com/2021/12/06/the-death-of-europe/

Téléphone cellulaire : l’instrument de la servitude volontaire

L’expression n’est pas de mon cru mais de Michel Onfray ce qui ne m’empêche pas de la reprendre pour exposer ici un non événement que je vis depuis maintenant plus de deux semaines. J’avoue que j’en suis assez satisfait et je vais m’en expliquer.De retour de l’Espagne péninsulaire j’ai encore subi une ségrégation à l’aéroport entre les vaccinés ou ayant un certificat de test coronaviral récent. Je ne suis pas vacciné et je pense qu’en mettant en avant le fait que je souffre d’un cancer actif je pourrai échapper à cette escroquerie. Bref, j’ai fait le nécessaire pour subir ce test puisqu’il était exigé par le gouvernement local. Après plusieurs coups de téléphone on m’a demandé si j’avais un téléphone portable afin de recevoir un SMS me communicant les résultats du test. J’ai répondu par la négative.

Il m’a fallu une heure d’autobus (ici on dit guagua comme au Vénézuela) pour me rendre dans un bled que je ne connaissais pas afin de me soumettre dans un centre de santé public à un récurage de l’arrière de mes fosses nasales. L’opération a duré 20 secondes et je suis rentré chez moi. Deux jours plus tard j’ai eu le résultat par un appel sur mon téléphone fixe : négatif comme je m’y attendais. Pour être franc j’avais quelque appréhension car je venais de passer une semaine en contact permanent avec un ami de ma nièce positivement porteur du virus. D’ailleurs ceci prouve que je dois être immunisé …

Le fait de ne pas avoir de téléphone cellulaire a surpris toutes les personnes qui m’avaient contacté par l’intermédiaire de mon téléphone fixe et j’avoue qu’après maintenant plus de deux semaines sans ce truc qui fait du bruit chaque fois que je reçois un message je me sens plus libre, en quelque sorte moins « asservi » et j’hésite encore à en acheter un autre. Ignorer que le téléphone cellulaire est un espion que l’on met dans sa poche ou contre son oreille est tout simplement terrifiant. Quand cet instrument est posé sur la table et qu’on ne pianote pas dessus avec ses gros doigts il espionne toujours. J’en ai fait l’expérience lors de ce séjour au sud d’Alicante quand mon petit-neveu a mentionné une motocyclette d’une marque connue au cours d’une conversation, il a reçu sur son téléphone (qu’il n’utilisait pas mais n’était pas éteint) une publicité précisément pour cette marque de motocyclette.

Nous sommes donc tous asservis par cet instrument dont on ne peut plus se passer, je pense au pass sanitaire avec son QR-code que n’importe quel flic peut lire avec son propre téléphone, alors nous somme tous consentants à une servitude à venir. Dès lors pourquoi manifester contre ce pass sanitaire puisque nous sommes déjà consentants ? Consentants car nous avons tous un téléphone dans notre poche ! Dans quelques années nous n’iront plus voir un médecin, le téléphone cellulaire servira comme terminal de télédiagnostic avec un appareil autour du poignet, connecté, qui enverra en temps réel la pression sanguine, les pulsations cardiaques et le taux d’oxygénation du sang, voire la glycémie, et un robot enverra un message pour dire qu’il faut consulter un robot ! C’est ce que suggère ce fou de Laurent Alexandre, l’Elon Musk de la médecine française sans en avoir la carrure. Orwellien ! Je vais hésiter longtemps encore avant de me munir d’un nouveau téléphone …