Vers une « séralinisation » de la Commission Européenne ?

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Au menu de l’ordre du jour de la Commission Européenne cette fin de semaine, la reconduction de l’autorisation du glyphosate ou son interdiction en Europe … Les organisations non gouvernementales qui se sont donné pour objectif d’orienter idéologiquement les instances décisionnelles européennes se frottent les mains d’avance : enfin une agriculture propre sans cet horrible pesticide de la non moins horrible société Monsanto qui provoque(rait) des cancers.

Il y a deux problèmes dans cette affaire qui pourrait ruiner une partie de l’agriculture. D’une part l’allégation de l’OMS via le Centre International de Recherche sur le Cancer (IARC) de considérer le glyphosate comme cancérigène est fausse car il n’y a jamais eu d’évidence depuis près de 30 ans que le glyphosate provoquait des cancers en particulier chez les personnels exposés directement à ce produit et à sa formulation. L’affirmation de l’IARC est tout simplement fantaisiste.

L’autre problème est beaucoup plus préoccupant ! Une étude très sérieuse menée indépendamment de la firme Monsanto par des agronomes de l’Université du Kansas et supervisée par les Départements de l’Agriculture tant du Canada que des USA a évalué le coût de l’interdiction des désherbants en général et du glyphosate en particulier puisque c’est le pesticides le moins coûteux et le plus efficace pour contrôler les mauvaises herbes dites adventices dans les cultures.

Malgré le fait que les améliorations génétiques des plantes de grande culture ont permis d’obtenir des rendements très améliorés en l’espace de moins de 50 ans, les « mauvaises herbes » constituent toujours un problème majeur pour les agriculteurs.

L’étude s’est intéressée au maïs et au soja, deux grandes cultures importantes économiquement pour le Canada et les USA. Des essais en plein champ ont été réalisés durant 5 années sur des parcelles traitées ou non avant les semis par du glyphosate. Les semences utilisées étaient des variétés résistantes ou non au glyphosate. Les résultats obtenus sont indubitables. Pour le maïs, la chute de rendement observée est de 52 % et pour le soja elle est de 49,5 % sans « désherbage » systématique préalable.

Naturellement et comme on peut s’y attendre les écologistes ultra-politisés réfuteront cette étude puisque le rendement maximal obtenu est celui de sojas et de maïs résistants au glyphosate semés sur des champs traités avec cet herbicide au moment des semis. Néanmoins, il faut se rendre à l’évidence et se mettre à la place de l’agriculteur nord-américain. Si on lui interdit l’utilisation d’un désherbant il mettra tout simplement la clé sous le paillasson, les pertes potentielles ayant été estimées seulement pour le Canada et les USA à 43 milliards de dollars par an.

Les agriculteurs européens ne sont pas autorisés à cultiver des maïs hybrides F1 résistants au glyphosate mais ils utilisent cet herbicide pour préparer les champs dans une certaine limite qui ne détruit malheureusement pas tous les adventices. Les rendements des cultures de maïs en Europe sont de l’ordre de 30 % inférieurs à ceux obtenus couramment en Amérique du Nord dans des conditions optimales. Sans désherbant la seule alternative est de herser les champs à plusieurs reprises avant les semis (qui doivent être retardés) dans le but de détruire les adventices, une opération coûteuse en temps, en carburant et en matériel. La WSSA (Weed Science Society of America, société pour la science des adventices) insiste sur le fait que le désherbage mécanique est un pis-aller économique et environnemental.

Si la Commission Européenne interdit le glyphosate, elle signera l’arrêt de mort d’un des rares secteurs agricoles européens encore rentables, celui des céréaliers. Mais pas seulement car les adventices sont aussi un facteur loin d’être négligeable pour les rendements d’autres cultures comme les pois, les betteraves ou encore les fruits et légumes et les pommes de terre. Les agriculteurs européens et en particulier français doivent s’attendre à une décision calamiteuse de ces technocrates au service de la cause écologiste.

Source : http://wssa.net/wssa/weed/croploss/ Illustration : Kansas State University

Les « antivaxxers » ont atteint leur but, semer la terreur !

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Et naturellement les politiciens s’en mêlent …

Il y a quelques semaines 6 employés de Dysneyland Anaheim, le plus vieux parc d’attraction de ce genre, se sont retrouvés lourdement malades : ils avaient été contaminés par un visiteur inconnu ayant la rougeole. L’enquête, si tant est qu’on puisse en réaliser une qui soit fiable, n’a pas pu déterminer l’origine de ce visiteur. Toujours est-il que plus de 100 cas de rougeole ont été signalés dans 14 Etats américains quelques jours plus tard. Et la situation continue à s’aggraver sans que l’on ne sache trop quelles mesures prendre. L’idéal serait de tout simplement mettre en prison ou condamner à de lourdes amendes les parents refusant de vacciner leurs enfants car la rougeole peut éventuellement dégénérer en encéphalite exposant un enfant et même un adulte à de graves dommages cérébraux. Qu’à ce là ne tienne les antivaxxers continuent leur campagne surréaliste indiquant sans aucune preuves à l’appui que la vaccination, et pas seulement celle dirigée contre rougeole « serait » l’une des causes de l’autisme. C’est vraiment n’importe quoi. Un commentateur de Slate a même écrit que, je cite : « l’issue de cette campagne anti-vaccins est beaucoup plus grave que la constitution d’un petit groupe de terroristes qui tirent sans distinction en se bouchant les oreilles ».

Les médecins se sentent directement visés car ils n’ont pas su (ou voulu) convaincre les parents de procéder aux vaccinations officiellement obligatoires, dont celle contre la rougeole, maladie dont aucun cas n’avait été répertorié en 2013 sur le territoire américain. Un série d’études portant sur des dizaines de milliers d’enfants n’a pas pu prouver que l’autisme était lié à la vaccination contre quelque maladie que ce soit et non pas seulement la rougeole. Les activistes anti-vaccins se basent sur des déclarations tonitruantes de charlatans qui entrent dans la catégorie de la « mauvaise science » consistant à manipuler des données disparates et à établir une soit-disante corrélation effet-cause entre autisme et vaccins. L’origine de ce mouvement qui défie le bon sens est un article publié dans The Lancet en 1998 par un dénommé Andrew Wakefield, article dont la validité scientifique fut dénoncée par la suite par l’Editeur en Chef du Journal. Wakefield fit de la mauvaise science en faisant du « cherry-picking » ou cueillette de cerises. Cette expression résume la mauvaise science en question : on choisit des données qui n’ont le plus souvent aucun lien entre elles pour constituer un ensemble à partir duquel on va échafauder une conclusion crédible, la démonstration de l’hypothèse et l’hypothèse elle-même étant connues avant même qu’on ait commencé à constituer le panier de cerises en ayant choisi les plus mûres ou les plus rouges sur diverses branches de l’arbre, en d’autres termes avant même d’avoir procédé à la moindre expérimentation ou au début du commencement d’une quelconque observation … Ça s’appelle de la mauvaise science, on pourrait dire de la malhonnêteté organisée. Séralini en est un exemple français récent, il savait que ses rats développeraient des tumeurs avec l’âge et il aurait pu tout aussi bien réaliser les mêmes expériences biaisées avec n’importe quel produit ou aliment comme par exemple des Kinder Surprise.

Cette attitude est malheureusement de plus en plus répandue dans tous les domaines et non pas seulement en médecine. Je pense tout de suite à l’extraordinaire imposture du changement climatique supposé provoqué par l’utilisation de combustibles fossiles. Si les émissions de CO2 devaient effectivement modifier le climat dans 50 ans ou plus, il est raisonnable de penser que dans un demi-siècle toute l’électricité ou presque sera produite par des réacteurs nucléaires de quatrième génération et tous les véhicules automobiles légers seront électriques. Les émissions de CO2 ne présentent donc à terme qu’un danger minime pour l’humanité, si danger il y a. Par contre les campagnes tonitruantes des antivaxxers représentent pour des centaines de millions de personnes un réel danger de mort immédiat !

La vaccination contre la variole n’est plus obligatoire puisqu’on considère que la maladie a été éradiquée de la planète grâce à la vaccination systématique. Il faut absolument rappeler ici que la variole, entre 1900 et 1979 a tué trois cent millions de personnes dans le monde et défiguré des centaines de millions d’autres ayant survécu à la maladie. Sans vaccination la variole continuerait à tuer plus que toutes les guerres réunies. Mais il faut aussi mentionner l’immense succès de la vaccination combinée contre la rougeole, les oreillons, la rubéole et le tétanos ou encore la diphtérie, des maladies qui ne sévissent plus que dans les pays dits « pauvres ». Mais, si on ne se soucie pas trop de ces pays « pauvres », quand une épidémie de rougeole apparaît dans un pays « riche » parce que des terroristes anti-vaccins y sévissent, alors ça fait très désordre ! Les vaccinations contre les hépatites A et B ont déjà réduit significativement les cas de carcinome hépatocellulaire à Taiwan, pays où ces virus sont endémiques. Les campagnes de vaccination systématique contre ces deux virus a réduit de 90 % les cas d’hépatites et de 50 % les cas de cancers du foie.

Il en est de même de l’HPV (virus du papillome), principale cause des cancers du col de l’utérus, de l’oropharynx et de l’anus. En Australie, la vaccination a déjà montré ses effets bénéfiques et on attend à terme une amélioration qui aboutira à l’élimination de centaines de milliers de cas de cancers particulièrement agressifs et mortels. Inutile de mentionner la poliomyélite : en 1988 l’OMS nota encore 350000 cas, en 2013 seulement 500. L’Inde a totalement éradiqué cette maladie lourdement handicapante alors qu’elle persiste encore au Pakistan. Il existe un vaccin contre le rotavirus A, considéré comme le virus le plus facilement transmissible. Chaque hiver les pouvoirs politiques s’agitent en brandissant la menace d’une épidémie de gastroentérite. Certes la mortalité due directement au rotavirus est nulle mais il a été clairement montré que si l’on vaccinait les enfants systématiquement contre ce virus l’incidence familiale de cas de gastroentérites diminuerait considérablement et le coût social de cette maladie bénigne serait grandement diminué. L’illustration ci-dessous montre, puisqu’il y est fait mention d’une comparaison entre Ebola et rougeole que la dangerosité de la rougeole n’est pas nulle mais qu’elle entre dans la catégorie des maladies pour lesquelles la vaccination est nécessaire.

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Au Japon, la vaccination contre la tuberculose est obligatoire comme 8 autres vaccins – l’OMS préconise 11 vaccins mais peu de pays suivent les recommandations de cet organisme – et il n’y a plus aucun cas de tuberculose répertorié par les autorités sanitaires japonaises alors que c’est loin d’être le cas dans d’autres pays de l’OCDE y compris en France. Les antivaxxers ont d’ailleurs décrié l’efficacité du BCG qui serait parait-il inadapté, vieux et peu efficace, il n’y a qu’à considérer les statistiques du Japon ! Pourtant la tuberculose tue près de 70 % des personnes qui contractent cette maladie, presque autant qu’Ebola …

Il y a également l’aspect financier que les antivaxxers passent soigneusement sous silence, comme les écologistes passent sous silence le coût financier pharaonique pour les usagers finaux de l’installation de centaines de milliers de moulins à vent pour produire de l’électricité par intermittence afin de satisfaire leurs lubies. À côté des données irréfutables concernant l’efficacité des vaccins – sauf pour les antivaxxers – la vaccination a permis d’économiser plus de 6 milliards de dollars en 2013 aux USA uniquement en considérant le coût des traitements, le versement d’indemnités d’arrêts de maladie et la surcharge financière pour les entreprises en raison d’absences au travail n’étant pas pris en compte dans cette statistique !

L’aspect le plus glauque de cette phobie des vaccins est l’obscène récupération par les politiciens, en particulier par des Républicains comme le Sénateur Rand Paul (Kentucky) qui déclara tout de go à la télévision le 2 février à propos de la vaccination obligatoire (voir le lien), je cite : « Les Etats n’ont aucun droit de propriété sur les enfants. Les enfants appartiennent aux parents. C’est une question de liberté ». En d’autres termes les parents peuvent se mettre hors-la-loi en refusant de faire vacciner leurs enfants, ils en ont le droit. Quant à considérer que la vaccination obligatoire porte atteinte à la liberté, l’argumentation de Rand Paul est plutôt spécieuse. À l’évidence on nage ici dans la plus sordide démagogie électoraliste …

Les pseudo-scientifiques en tous genres continueront à promouvoir la fausse science en dépit des évidences et si personne ne réagit contre ces terroristes d’une espèce exécrable soutenus par des politiciens tout aussi écoeurants dans leur démagogie, appuyés par des organisations transnationales pour lesquelles le malthusianisme du « Bon Sauvage » à la Rousseau et le retour à la nature sont leurs piliers de réflexion, ce pourrait être infiniment dommageable pour des milliards de personnes. Et de toute évidence et pour toutes ces raisons la régression intellectuelle, le mensonge, l’imposture et l’obscurantisme s’installent outre-Atlantique mais aussi dans bien d’autres pays de par le monde …

Sources : Business Insider ( http://www.businessinsider.com/vaccinations-kids-school-anti-vaxxers-2015-2#ooid=k4OGtvcjq8opexFd2b9tXycCZXevrQqn )

http://scienceblogs.com/insolence/2015/02/03/is-republican-party-becoming-antivaccine-party/

Lire aussi : http://stm.sciencemag.org/content/6/253/253ps11.full

L’affaire Giboulot : du « séralinisme » d’un mauvais genre

Une fidèle lectrice de mon blog m’a proposé la lecture de la NewsLetter émanant d’une ONG domiciliée à Bruxelles, c’est là où ce type d’organisation peut le plus aisément distiller sa propagande douteuse auprès des politiciens, dénommée pompeusement «  Institut pour la Protection de la Santé Naturelle », tout un programme ! Ce pamphlet relate « l’affaire Giboulot » au sujet de laquelle j’avais disserté brièvement dans ce blog car l’absurdité de la réaction véhémente des écologistes avait dépassé les limites de l’acceptable ( https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/02/24/lideologie-absurde-des-ecologistes/ ). Voici le brûlot de l’IPSN :

Chère amie, cher ami,

Aujourd’hui, je vous soumets une interview du Pr Henri Joyeux qui nous livre ses impressions à la suite de l’affaire Emmanuel Giboulot que vous avez suivie avec passion.

Augustin de Livois

Pesticides, OGM : les vrais risques pour votre santé

Le Pr Henri Joyeux est cancérologue, chercheur, nutritionniste, auteur de nombreux ouvrages dans le domaine de la santé et ancien président de Familles de France. Il est également membre du comité scientifique de l’IPSN.

Nous proposons cette interview à la suite du grand succès de la pétition de soutien à Emmanuel Giboulot, lancée par l’IPSN, qui a réuni plus de 500 000 signatures. Ce viticulteur de la Côte d’or (Bourgogne) a refusé d’épandre sur sa vigne un pesticide (le pyrèthre) imposé par la préfecture. Les autorités craignaient une extension de l’épidémie de flavescence dorée qui s’est déclarée dans le département voisin, la Saône-et-Loire. Emmanuel Giboulot, dont la vigne est cultivée en biodynamie depuis 40 ans, a refusé cette décision parce que sa vigne était située hors de la zone d’épidémie et que le produit proposé, bien que fabriqué à partir de produits naturels, est un produit toxique.

IPSN : Professeur, avez-vous été surpris par la mobilisation populaire et médiatique en faveur d’Emmanuel Giboulot ? 

HJ : Oui, j’ai été surpris par le nombre de signataires. Cela démontre que nous n’allons pas si mal en France, que le bon sens pour la nature au service de l’humain est bien en place. Ce bon sens rejoint notre santé, celle de chacun d’entre nous et de la société tout entière.

IPSN : Est-ce que selon vous ce soutien massif montre que le public est davantage conscient des enjeux de l’agriculture biologique ?

HJ : Oui, point besoin de longues études pour voir que les colonies d’abeilles sont décimées par l’agriculture productiviste, que notre terre se stérilise, que les pesticides font des ravages en matière de santé publique. Je rejoins à 100 % Pierre Rabhi et mes collègues Gilles-Eric Seralini et Jean-Marie Pelt. 

IPSN : Les pesticides sont-ils donc si dangereux ? 

HJ : Je viens de préfacer le livre de Fabien Rodhain qui est sous presse : « Des semences et des hommes ».

Savez vous que :

L’industrie agrosemencière a mis sur le marché des plantes hybrides qui ne sont pas réutilisables, car entraînant des chutes de rendements si elles sont ressemées une deuxième fois. Il faut donc en re-acheter… 


L’industrie agrochimique mondiale s’est emparée de la génétique pour modifier les plantes, pour obtenir des PGM (Plantes génétiquement modifiées) pour une agriculture productiviste intensive en faisant croire qu’elle est nécessaire pour nourrir la planète, ce qui est FAUX. 


Les PGM sont à plus de 99 % des plantes à pesticides que l’on retrouve dans l’alimentation du bétail et des humains. 


57 % des PGM sont tolérantes à un herbicide, ce qui veut dire que la plante peut se gorger de ROUNDUP sans mourir. 


16 % des PGM produisent elles-mêmes leurs insecticides. 


26 % des PGM peuvent produire plusieurs insecticides et être tolérantes à plusieurs herbicides (exemple MAÏS Smartstax = 6 gènes insecticides + 2 de tolérance à herbicides).


Les évaluations chez l’animal sont faites pour démontrer que tout va bien : consommation par de jeunes rats sur 3 mois et surtout pas vie entière, aucun bilan hormonal alors que tous les pesticides sont des perturbateurs endocriniens dont on commence à connaître les effets délétères sur les enfants (anomalies urogénitales : hypospadias, anomalies utérovaginales ; hypofécondité des hommes…) 


Les études toxicologiques sont réalisées par les producteurs eux-mêmes et sont déclarées « secret industriel » ou « propriété intellectuelle ». 


IPSN : N’avons-nous pas un seuil de tolérance ? 

HJ : Difficile de répondre, car extrapoler du seuil de tolérance d’un rat ou d’une souris à l’homme n’a aucune valeur scientifique, mais on s’en sert quand même pour nous faire avaler, respirer… des produits toxiques sous le prétexte qu’on va sauver l’humanité et le tiers-monde, ce qui est totalement faux.

IPSN : Voyez-vous les effets des pesticides sur la santé de vos patients ou faut-il plus d’années de recul ?

HJ : Oui, mais il s’agit de causes accumulées et il peut être difficile d’incriminer les seuls pesticides, quand il y a le tabac, le stress, les mauvaises habitudes alimentaires, les hormones exogènes et d’autres perturbateurs endocriniens. Les localisations cancéreuses les plus fréquemment observées sont au niveau des seins, de la prostate, du tube digestif et du système immunitaire avec les lymphomes.

IPSN : Que faudrait-il changer, selon vous, pour que l’agriculture soit plus respectueuse de la santé des consommateurs ?

HJ : Il faut exiger un étiquetage honnête et non manipulé. Si sur le marché vous avez à choisir entre tomates OGM et tomates nature plein champ de Provence, que choisirez vous ? Mon choix est évident. 

Voici un exemple tout récent dans mon service de chirurgie. Une de nos infirmières a sur sa table une bouteille de Coca… Je lui fais remarquer que ce n’est pas bon pour sa santé, qu’il y a de l’aspartame, édulcorant éminemment toxique. Elle me répond que c’est du Zéro ! Je lui demande quel Zéro ? Elle me dit « pas d’aspartame ». Il m’a fallu une loupe pour lui démontrer qu’elle était trompée. Son coca est passé à la poubelle.

Institut pour la Protection de la Santé Naturelle

Association sans but lucratif

Rue du vieux Marché au grain, 48 1000 BRUXELLES

Je suis allé sur le site PubMed et je n’ai pas trouvé la moindre publication de cet individu. S’il est chercheur, médecin, pourquoi pas académicien, ses publications, s’il y en a, ont paru dans des journaux cryptiques qui ne sont pas référencées sur ce site qui fait pourtant autorité en la matière : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/ . Première mauvaise impression !

D’emblée, ce triste sire cite Séralini, on est donc rassuré, il fait partie de la bande d’escrocs dilapidant les fonds publics sortis de la poche des contribuables pour brasser du vent et s’auto-satisfaire dans des travaux obscurs même pas reconnus par la communauté scientifique car ils sont justement contraires aux principes de base de la bonne pratique de laboratoire. Donc, deuxième mauvaise impression ! J’ai failli arrêter ma lecture mais comme je suis objectif dans mes critiques, j’ai poursuivi ce pensum. On entre rapidement dans le délire idéologique car apparemment ce monsieur ignore ce qu’est un hybride F1, il n’en a probablement jamais entendu parler et les agriculteurs qu’il a approché, il faut espérer qu’il a au moins fait cette démarche, lui ont précisé que sans hybrides F1 produits par les semenciers, les chutes de rendements sont telles, OGM ou pas, que l’agriculteur en question n’a qu’à tirer le rideau et s’inscrire à Paul Empois sans beaucoup d’espoir de retrouver du travail.

A propos des essais sur les rats, on peut faire dire ce qu’on veut et « séraliniser » tous les jours, même les jours fériés, ces rats ne sont pas adaptés pour des études sur le long terme et ce genre d’étude est caduque dans la mesure où les plantes transgéniques sont cultivées depuis plus de 25 ans et que jamais aucun effet indésirable n’a été décrit ni sur la santé animale ni sur la santé humaine. Quant aux abeilles il s’agit d’un autre débat plus complexe qu’on ne peut pas, comme le fait cet individu peu recommandable, survoler en trois mots, j’en ai souvent parlé dans mon blog.

Affirmer que les plantes transgéniques résistantes au glyphosate (maïs MON810 par exemple) sont gorgées de pesticides, c’est non seulement une contre-vérité scientifique, mais ça vient probablement de sortir du cerveau de ces activistes pour effrayer les foules d’ignorants prêts à gober n’importe quelle rumeur pourvu que ce soit bien orienté idéologiquement et politiquement !

La fin de cet entretien surréaliste, on pourrait dire « la chute », rapproche des tomates transgéniques, c’est curieux d’en parler car elles sont interdites en Europe, avec l’aspartame du Coca-Cola Zéro qui n’est pas interdit et pour cause, l’aspartame est utilisé dans le monde entier et jamais aucun effet délétère de cet agent sucrant n’a été décrit si ce n’est son action de leurre sur le pancréas via le cerveau qui interprète l’aspartame comme un sucre et prépare alors le pancréas et le foie à la prise en charge de ce dernier pour rien.

Donc Henri Joyeux est un escroc, et l’IPSN dont il est conseiller scientifique est une association sans but lucratif, certes, mais une association d’escrocs qui répand des rumeurs totalement infondées. S’il existe des gogos ( 500000 paraît-il ) prêts à financer de telles organisations cela prouve que le sens critique est devenu de nos jours une denrée rare.

Pour en terminer, j’ai laissé un message à cette lectrice en lui précisant que j’avais fait partie d’une infime minorité de scientifiques français ayant travaillé plus de 12 ans dans un des rares laboratoires de France impliqué dans la transgénèse végétale – il n’existe plus aujourd’hui – et qu’ainsi quand je parle de plantes transgéniques je sais de quoi je parle, ce qui de toute évidence n’a pas l’air d’être le cas de ce professeur dont on se demande bien quelle matière il peut enseigner quand il est capable de se commettre en tenant des propos aussi ridicules …

L’écologie idéologique revisitée (Séralini)

Décidément, Corinne Lepage, qui n’y connait rien du tout, a encore perdu une occasion de se faire discrète en s’affichant avec l’escroc Séralini lors d’une conférence de presse à Bruxelles (crédit photo AFP via Le Point) parce que ce triste sire qui ridiculise la science française ne veut pas admettre la légèreté sinon la désinvolture avec laquelle il a conduit ses travaux ultra-secrets sur l’effet du maïs RoundUp Ready de Monsanto quand il est donné à des rats ad libitum pendant deux ans. Comme ce monsieur ne l’ignorait pas, ou alors il ignore tout de l’expérimentation animale, les rats utilisés ont un patrimoine génétique abâtardi qui les rend susceptibles au développement de tumeurs multiples. Les Sprague-Dawley sont en effet une lignée établie par inbreeding il y a de nombreuses années et ils présentent l’avantage d’être tous génétiquement identiques. Ils ne sont donc jamais, pour cette raison, utilisés dans des études de long terme. Apparemment Séralini a tout simplement ignoré ce fait que tout scientifique ayant travaillé un jour ou l’autre au cours de sa carrière avec des rats comme animaux de laboratoire ne peut pas ignorer. Ce simple fait me fait donc dire, comme je l’ai écrit dans le billet laissé hier sur mon blog, que Séralini a sciemment fraudé en choisissant des Sprague-Dawley qui sont notoirement déconseillés pour élaborer des études de carcinogénicité. Pourquoi ne pas avoir utilisé des Wistar ou encore des Long-Evans.

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J’avais laissé le 30 juin dernier sur mon blog un billet qui relatait la sortie en fanfare du film de Séralini au Japon. Ce billet a suscité quelques commentaires et je me permet d’en reproduire deux pour bien situer l’imposture, ces commentaires sont visibles sur mon blog et l’auteur du commentaire ne m’en voudra pas. Je cite donc :

Premier commentaire :

 

En réponse à votre article,
 1) sur le plan scientifique et le problème des rats de labo (et pas seulement les rats SD), vous pouvez consulter le manuel (un peu la « Bible » de l’anapath qui bosse sur les rats) « Pathobiology of Aging Rats » (2 vol) de Capen et Mohr ou si vous n’avez pas le manuel, vous pouvez consulter sur PubMed les nombreux articles de Kevin KEENAN qui est le grand spécialiste des problèmes des rats de labo. L’étude en 24 mois faite par Séralini est une fraude en ce sens que, depuis les années 90, on sait qu’au bout de 6 mois, les rats Fischer, Sprague-Dawley, etc développent SPONTANEMENT des tumeurs hypophysaires sécrétrices d’hormones qui, à leur tour, entraînent des tumeurs mammaires chez les femelles ; donc les grosses tumeurs que vous voyez dans le film sont des tumeurs secondaires ABSOLUMENT PAS DUES à la consommation de PGM.

Idem pour les problèmes rénaux (pathologies rénales chroniques) qui apparaissent SPONTANEMENT aussi chez ces rats vers 6 mois ! Cf Keenan ! Keenan, pour réussir à utiliser les rats, recommande une restriction calorique, diminuer les apports alimentaires pour prolonger la survie des rats et retarder l’apparition des tumeurs et des problèmes rénaux. Séralini a fourgué à ses rats de la bouffe tant et plus (il a dissimulé à la connaissance de ses lecteurs l’existence du manuel d’anapath et des articles de Keenan) pour obtenir des tumeurs et dire ensuite que c’était dû aux OGM !
 Je vous poste ici deux liens pour amateurs de « ratounets » qui vous renverront aussi à d’autres articles : http://www.ratbehavior.org/rats.html et http://ratguide.com/health/neoplasia/pituitary_tumor.php
Tous les gens qui ont des rats chez eux comme animaux de compagnie connaissent ces problèmes et les seules personnes qui pouvaient se faire avoir par Séralini, ce sont ceux qui n’ont jamais vu un poil de rat et jamais mis les pieds dans un labo !

2) En ce qui concerne les problèmes de déontologie, Séralini a mené l’expérimentation de façon illégale, sans obtenir l’aval d’un comité d’éthique. Et pour cause ! Les scientifiques du comité, connaissant les problèmes liés aux rats, n’auraient probablement jamais donné leur accord, sachant que l’étude n’allait rien donner dans les conditions proposées par Séralini (taille des lots trop petite, etc,…). Il l’a donc menée « en secret » car si on s’en était rendu compte, on était en droit de lui demander d’arrêter l’expérimentation en cours vu qu’il n’avait pas les autorisations nécessaires ! Et chose étrange, ce monsieur n’est toujours pas sanctionné ! Comme quoi on peut être médiocre et fraudeur, du moment qu’on a le soutien des politicards, on peut faire tout ce qu’on veut !

  1. Et enfin, l’attitude impardonnable des journalistes qui ont dissimulé des faits concernant Séralini !
D’une part les plaintes de ses collègues et de ses étudiants de Caen contre son absentéisme à longueur d’année et sa fainéantise(il ne vient jamais bosser dans son labo !), ses manipulations malpropres pour obtenir le silence de ses contradicteurs (menaces, contrats d’allégeance,…), l’ignorance crasse dans laquelle il laisse ses étudiants (ils ne reçoivent aucune formation pratique, ils font n’importe quoi !) et vous allez être heureux d’apprendre qu’en fait, les doctorants qui ont signé l’article à scandale ne savent pas lire une coupe histologique et ont signé un article qu’ils sont incapables d’évaluer, pour une expérimentation à laquelle ils n’ont absolument pas participé ! C’est beau, la science au service des idéologies !
Il y avait un témoin dans le Criigen à ce moment-là, les journalistes se sont arrangés pour discréditer le témoin ; imaginez que cette personne décide de parler et de raconter ce qui se passe dans ce foutoir qu’est le Criigen… On rigolerait bien.
(…)

     

Deuxième commentaire :

 

Les articles qu’on vous a communiqués sur les rats nous viennent de ce témoin, la personne a été présente au Criigen quelques mois avant le show médiatisé de septembre 2012. Les saints du Criigen n’avaient absolument aucun résultat avec les rats et les doctorants ne comprenaient rien aux données qu’on leur refilait (C’est normal, tout avait été orchestré pour !). L’étudiant a refusé de renvoyer son dossier en raison des malhonnêtetés commises par le Criigen et des malversations auxquelles on voulait l’obliger à participer. Il s’est rendu compte que Séralini fraudait sur d’autres articles (comme vous le savez) quelques jours après son arrivée au Criigen. Quant au problème des rats, notre témoin a possédé des rats comme animaux de compagnie et connaît l’histologie. Séralini lui avait dissimulé entièrement le protocole (tout lui avait été caché : durée, espèce de rat, alimentation, nombre d’animaux) et Séralini lui avait caché que l’expérimentation ne bénéficiait pas de l’aval d’un comité d’éthique. Ce qui a beaucoup choqué le témoin, c’est de voir que les doctorants n’avaient aucune compétence en physiopathologie des rats et ne savaient même pas où chercher les informations ! Ils n’ont jamais manipulé les animaux, ils ne savent rien sur leurs constantes biologiques. Ils n’ont jamais été formés pour faire de la toxicologie ni pour travailler sur des protocoles d’évaluation de toxicité. Ils ne connaissent même pas les méthodes de protéomique qu’on utilise maintenant en toxicologie. Au Criigen, les étudiants n’ont aucun MCF ou ingénieur pour les superviser, ils passent leur temps assis derrière l’ordinateur, ils ne manipulent presque jamais à la paillasse, tout est confié à des sous-traitants. Séralini avait même menti à l’étudiant sur ses financements, prétendant qu’il était financé sur des fonds publics, alors que le Criigen est financé presque entièrement par des entreprises et des industries privées sans oublier les sectes (Greenpeace, Auchan, Carrefour, Léa Nature, secte IVI (=Sevene Pharma) et très probablement le mouvement Hamer (Acecomed), la fondation Denis Guichard qui n’est autre qu’une couverture pour la secte IVI et qui leur permet ainsi de piéger des adeptes sans révéler leur identité, puisqu’IVI a été déclarée comme secte et fermement rejetée par l’Eglise catholique) !
En septembre 2012, le témoin n’était plus au Criigen, mais il connaissait la vérité et les médias se sont arrangés pour que son témoignage sur les saloperies que Séralini fait dans son laboratoire ne parvienne jamais à la connaissance du public.
Vous imaginez alors ce qu’a pu ressentir cette personne en voyant non seulement qu’elle avait failli accepter de l’argent crapuleux issu des sectes, mais encore qu’on avait essayé de l’obliger à participer à de l’expérimentation animale illégale sans même l’en informer !
Les médias ont été inexcusables parce que la personne a essayé d’entrer en contact avec eux pour leur expliquer ce qui s’était passé et qu’ils ont occulté délibérément le témoignage parce qu’il n’était pas favorable à Séralini. A l’heure actuelle, notre témoin est la seule personne totalement dépourvue de liens avec les industries à être entrée à l’intérieur du Criigen ! On comprend pourquoi Séralini fait tout pour la faire taire ! Quand il a commencé à sentir que l’université de Caen allait s’en mêler, Séralini a appelé ses copains politiciens pour qu’ils créent une loi spéciale pour le protéger afin que la victime ne puisse pas accéder à la justice. L’autre obstacle aussi, ce sont les médias qui sont quasiment tous vendus à Séralini (le politiquement correct oblige).
Aujourd’hui, ce qu’aurait souhaité la personne, c’est la réouverture du dossier pour tentative de corruption (incitation à la fraude et à des actes illégaux et immoraux en échange d’un contrat et d’un financement) sur la personne d’un étudiant au sein d’une université publique.
L’affaire Séralini, c’est une affaire pénale, de violence faite sur une personne démunie et de dissimulation de preuves… A quand la justice ?

PS : Notre boîte mail s’est fait pirater en juillet. Comme elle ne sert de boîte de réception que pour l’affaire Séralini et quelques autres fraudes mineures (on a d’autres noms quand on travaille sur d’autres affaires), on pense que ce sont les copains de Séralini, le Criigen, Nicolino et cie qui ont fait le coup (qui d’autre ?) afin de connaître notre véritable identité. Nicolino (il n’a même pas de diplôme !) a désespérément cherché à savoir qui nous étions. Ils ont oublié qu’on a l’habitude de se coltiner les escrocs des sectes et qu’aucun message n’est jamais échangé sur nos boîtes mail qui nous servent uniquement à réceptionner des messages, jamais à en envoyer. Pour communiquer entre nous, on utilise la bonne vieille méthode du papier-crayon et du téléphone ! Il est donc inutile que les mafieux du Criigen essaient encore de nous pirater.

Rien à ajouter …

 

Séralini ? à la retraite sans solde !!!

Enfin la vérité sort du puits (de science) cD1hMWQzNjMzZjJkNWM5Y2U3ZWZiOGQ2OWU5NTQ4YTVjZiZnPTRjYmUyNmNiMmE3ZmVjMjY0ZGQ1NTAyZmFjMTAxMGQx

Elsevier, l’éditeur de Food and Chemical Toxicity (FCT) a définitivement retiré l’article frauduleux, c’est vraiment le moins que l’on puisse dire, publié en septembre 2012 dans les pages de ce journal dont les manuscrits sont pourtant soumis à une revue « peer-reviewed » selon les règles communément acceptées dans le monde scientifique. Il faut remonter un peu dans le temps et aussi dans l’attitude surprenante du sieur Séralini pour bien comprendre le véritable problème qu’a soulevé la publication de ce torchon sans valeur aucune. Séralini est un activiste d’une organisation terroriste, la CRIIGEN, qui n’a comme seule justification de son existence la mise hors la loi idéologique de toute espèce de végétal dont le patrimoine génétique a été intentionnellement modifié. Ce que reproche cette organisation aux plantes génétiquement modifiées, dont notre actuel ministre de l’environnement (et de l’énergie) est un fervent opposant, est de dévoyer la nature telle que la glorifiait Jean-Jacques Rousseau en son temps. Sauf que les temps ont changé et les avancées de la science, en particulier de la génétique, sont devenues incontournables en particulier en ce qui concerne les cultures vivrières car il faut bien arriver à nourrir une humanité qui se multiplie comme un élevage de lapins !

Apparemment le sieur Séralini n’a pas vraiment compris cet aspect du problème mais il a surtout confondu l’idéologie et la science et c’est là son erreur. Comme Elsevier est une institution respectable et respectée dans le monde scientifique, comme Elsevier s’est retrouvée contre son plein gré dans une situation inconfortable pour avoir accepté pour publication un article dont les données initiales ont été falsifiées, peut-être à la recherche d’un scoop, ce n’est pourtant pas le genre de cette maison d’édition, il lui aura fallu, conformément aux règles de l’honnêteté de base, plus d’une année pour arrêter une position définitive et scientifiquement prouvée afin de clore définitivement le débat. Compte tenu de la levée de boucliers unanime de la part de spécialistes reconnus dans le monde entier pour leur probité indéfectible qui ont dénoncé les malversations intentionnelles du sieur Séralini, tant au niveau de la pauvreté de l’échantillonnage des rats utilisés que du choix de ces rats dont il est reconnu qu’ils développent spontanément des tumeurs multiples lors des études sur le long terme (plus de 18 mois), choix ayant permis in fine et intentionnellement de soumettre pour publication cet article incriminant le maïs RoundUp Ready de Monsanto, Elsevier a finalement tranché. Le professeur David Spiegelhalter de l’Université de Cambridge déclare : « Ce papier était clairement, même après une lecture superficielle, impubliable. Le processus d’évaluation (peer-review) n’a visiblement pas fonctionné correctement ». Et Cathie Martin du John Innes Center d’enchérir : « La lignée des rats utilisés (des Sprague-Dawley) est hautement susceptible au développement de tumeurs après dix-huit mois de vie avec ou sans GMO (plantes transgéniques) dans leur nourriture ».

On est donc maintenant fixé, après une minutieuse analyse, les scientifiques ont conclu que l’étude de Séralini est frauduleuse et a été jetée aux oubliettes. Pourtant, ce triste sire continue à faire parler de lui, comme si les médias (gravement inféodés à l’idéologie socialo-écolo-marxiste qui prévaut aujourd’hui en France, cf le ministre de l’environnement, ancien faucheur d’OGM, GMO en anglais) pouvaient (les médias) lui être encore d’un quelconque secours, et il a déclaré, faut-il qu’il n’ait plus aucun respect pour la science, que « si le FCT (voir l’abréviation plus haut) persiste dans sa décision de retirer notre étude, CRIIGEN l’attaquera en justice, y compris aux USA, pour obtenir des compensations financières pour l’énorme préjudice porté à notre groupe ». On croit rêver ! Cette organisation cryptique, inféodée à Greenpeace comme d’ailleurs la CRIIRAD, navigue dans les eaux troubles de la mystification scientifique dans un but mercantile ou alors est-ce ce réflexe médullaire qui veut que lorsqu’on a commencé à mentir, afin de ne pas se désavouer on continue à mentir ? Il en est de même pour les « réchauffistes », les opposants au nucléaire ou au riz doré, c’est maintenant la science du mensonge, la scientologie … Triste constat !

Source : Reuters à Londres

Commentaire sur un article paru dans Forbes Magasine

En 1995 Karl Sagan, un astronome américain très populaire dans ses interventions médiatiques pour promouvoir la science déclarait : « En consultant nos boules de cristal et nos horoscopes presque religieusement, notre esprit critique décline et on glisse sans presque s’en rendre compte dans la superstition et l’obscurantisme ». Presque 20 ans plus tard force est de constater que la situation a empiré dans la direction que prédisait Sagan de par l’action permanente d’activistes très bien financés qui sèment la terreur dans le monde entier. Ces activistes radicaux exploitent l’ignorance de la science dans laquelle est tenu le peuple pour répandre une idéologie nouvelle orientée contre la technologie, contre le business et pour un retour à la nature primitive. La superstition et l’obscurantisme ont envahi de nombreux domaines des technologies et du progrès, que ce soient les vaccins, l’énergie nucléaire, les pesticides, les plantes génétiquement modifiées et les produits chimiques détectés dans les objets utilisés chaque jour. Certes, de tels mouvements d’opinion opposés aux progrès scientifiques et techniques ne datent pas d’aujourd’hui. A la fin du XVIIIe siècle déjà des voix s’élevèrent contre les essais de vaccination pour combattre la variole et de tels oppositions perdurent encore à ce jour alors que les vaccins modernes ont atteint un degré de sureté et d’efficacité jamais égalé auparavant. Hormis la sécurisation sanitaire de l’eau dans les villes, les vaccins n’ont jamais été surpassés en termes d’amélioration de la santé et de la longévité des êtres humains. Puisqu’on mentionne l’eau du robinet, l’addition systématique de fluor dans l’eau est l’une des dix améliorations les plus importantes pour la santé buccale qui ait été réalisée au cours de la fin du XXe siècle. De peur d’affronter ces activistes résolument opposés à tout progrès, de nombreuses entreprises s’adaptent préventivement. Par exemple au début de ce mois d’octobre, la firme de grande distribution nord-américaine Wal-Mart ne maintiendra plus en vente les produits susceptibles de contenir les dix « produits chimiques dangereux » ou déclarés comme tels par ces mêmes activistes. Dans cette liste on retrouvera le bisphenol-A (BPA) qui est la cible répétée de ces groupes opposés au progrès brandissant des arguments pseudo-scientifiques qu’on peut appeler de la science de caniveau (junk-science). D’autres firmes comme Procter & Gamble ou encore Johnson & Johnson ont également déclaré s’engager à éliminer certains produits dits dangereux même si aucun argument scientifique n’a pu le démontrer. L’ingénierie génétique constitue une autre cible favorite de ces activistes. Il y a plus de dix ans, deux des plus importantes firmes produisant de la nourriture pour enfants aux USA, Heinz et Gerber, se sont pliés aux intimidations de ces activistes en leur promettant de ne plus utiliser dans leurs recettes de produits issus de plantes génétiquement modifiées même si leurs approvisionnements risquaient d’être de moins bonne qualité ou étant pollués en raison d’une utilisation plus intensive de pesticides requise avec des plantes non modifiées génétiquement. Tout récemment McDonald’s a banni l’utilisation de pommes de terre Bt et Frito-Lay a exigé de ses fournisseurs de maïs de ne plus cultiver de variété Bt alors que justement l’avantage de ces maïs est de réduire considérablement l’utilisation de pesticides. Quand de telles grandes firmes capitulent devant le chantage et les manœuvres d’intimidation de ces activistes opposés à tout progrès, il n’y a pas de gagnants mais les perdants sont les consommateurs qui sont privés de produits de meilleur qualité et plus à même de protéger leur santé. Et tous les arguments avancés pour faire interdire telle ou telle plante génétiquement modifiée sont spécieux dans la mesure où ces plantes ont fait l’objet d’examens répétés de trois agences gouvernementales indépendantes (aux USA) qui ont conclu à diverses occasions que ces plantes ne présentaient strictement aucun danger pour la santé. Par exemple, le BPA utilisé depuis plus de 50 ans pour prévenir les phénomènes d’oxydation des aliments dans les boites de conserve a été prouvé comme étant totalement sans effet adverse sur la santé dans des conditions normales d’utilisation alors que les activistes rétrogrades prétendent que certaines études ont décrit des taux de BPA dans le sang inacceptables ce qu’on réfuté de toute leur force l’EPA (Environment Protection Agency) et la FDA (Food and Drug Administration) comme étant des résultats inventés de toute pièce dans un but strictement idéologique. Malheureusement, et c’est particulièrement lamentable de le constater, de nombreuses organisations – et même certains scientifiques – modifient des résultats à dessein et inventent des « évidences » imaginaires. Par exemple un manuscrit récemment soumis à publication par des biologistes de la Tufts University a été refusé après examen par des « pairs » car il prétendait que le BPA était cancérigène pour les rats. Une étude statistique plus détaillée des résultats montra en effet qu’il n’en était rien. Cet exemple rappelle quelque chose à mes lecteurs à propos de l’effet cancérigène du glyphosate. Trevor Butterworth, un statisticien qui a analysé les résultats présentés dans ce manuscrit a déclaré : « Il est difficile de ne pas voir la main lourde, dans le protocole de ce travail, de quelqu’un qui cherche à accuser le BPA quels que soient les résultats obtenus ».

Finalement, quand des compagnies ne font plus la part entre risques et avantages et décident de rejeter une technologie pourtant utile sous la pression de ces activistes, ils exposent leurs clients à des alternatives qui sont moins avantageuses et plus risquées pour ces derniers. Pour ne citer qu’un exemple illustrant ce dernier point, les maïs « organique » utilisé par Gerber pour préparer des aliments pour bébés exposera plus probablement ces derniers à des toxines fongiques qui sont hautement toxiques pour le foie et sont connues pour être la cause de certains cancers de l’oesophage. Mais qu’à ce là ne tienne, comme pour le BPA qui prévient des oxydations indésirables et du risque d’intoxication mortelle comme le botulisme, le maïs organique est considéré sans aucune preuve scientifique avérée plus « sûr » que le maïs Bt. Il faut que tant les consommateurs que les industriels impliqués dans l’agro-alimentaire s’insurgent, avec le soutien des scientifiques contre cette pseudo-science truquée à dessein par des idéologues chaque fois que cela sera nécessaire pour préserver la santé des consommateurs car en définitive c’est la société toute entière qui sera perdante.

 

Il s’agit de la traduction presque complète d’un article paru dans Forbes ( http://www.forbes.com/sites/henrymiller/2013/10/23/junk-science-attacks-on-important-products-and-technologies-diminishes-us-all/ ). Il faut tout de même faire quelques remarques critiques sur ce document. Premier point : il ne faut pas mettre dans le même panier l’ensemble de l’industrie agro-alimentaire. Gerber ou Nestlé (en Europe) apportent à n’en pas douter le plus grand soin dans le contrôle de la qualité des produits utilisés pour la fabrication d’aliments pour bébés. Que les pratiques de McDonald’s soient contestables (voir mon billet sur les Chicken Nuggets) ne signifie pas que tout le secteur agro-alimentaire se comporte de manière purement mercantile, il y a des règles à respecter et elles le sont en général afin de respecter également le consommateur. Deuxième point intéressant : l’opposition systématique de la part des « activistes » comme aime à les nommer l’auteur de cet article (Henry I. Miller) aux OGM n’a jamais été justifiée scientifiquement. Il est tout à fait opportun de rappeler ici la désastreuse imposture de Séralini à propos du maïs « Round-Up ready » qui a non seulement décrédibilisé la recherche scientifique française mais également les « activistes » dont il est fait mention dans cet article. Il en est de même pour le soi-disant réchauffement climatique dont on ne parle presque plus depuis la publication du dernier rapport de l’IPCC. Les scientifiques dignes de ce nom qualifient ce genre de déviation de « junk-science » satisfaisant une idéologie et ignorante des faits avérés et prouvés à de nombreuses reprises.

Pour conclure, je partage l’avis de Karl Sagan, l’humanité, soumise à la pression de groupuscules réfractaires à tout progrès scientifique et technique, semble rétrograder dans l’obscurantisme le plus insupportable. 

La presse de caniveau (ELLE) s’empare des OGMs (aux USA)

Il y a eu Séralini en France qui a fristouillé ses résultats pseudo-expérimentaux pour faire passer son message idéologique d’anti-OGM comme pour plaire aux députés, sénateurs et autres ministres faucheurs de maïs  également anti-OGM viscéraux, il y a maintenant aux USA un allergologue qui y va à grandes louches démagogiques sans aucun fondement scientifique pour avancer le fait que les OGMs sont allergènes. Sa démarche est exemplaire dans sa malhonnêteté car, diagnostiquant une dermatose à éosinophiles chez une patiente, et ne trouvant aucun allergène (parmi des milliers répertoriés et disponibles en ligne pour le corps médical et le vulgum pecus : AllergenOnline, Université du Nebraska, Lincoln) auquel était sensible sa patiente en a conclu qu’elle était tout simplement allergique au maïs transgénique sans aucune autre forme d’investigation médicale. La patiente en question a relaté son expérience dans ELLE, un magazine américain lu par des millions de femmes partiellement ou totalement décérébrées qui ont immédiatement, il fallait s’y attendre, gobé l’information sans même prendre la peine de la digérer, je veux dire qu’elles ont pris pour argent comptant ce qu’elles lisaient. ELLE existe aussi en français, en espagnol et en d’autres langues pour satisfaire d’autres décérébrées sur tous les continents. Bref, pour déplaire aux détracteurs des OGMs, je préfère parler de plantes transgéniques, le terme est plus approprié et je vais expliquer à mes lecteurs pourquoi je vais ce distinguo lexical. Par OGM, on entend des plantes effectivement transgéniques, c’est-à-dire des plantes dont on a modifié de manière ciblée un de leur gènes, ou plutôt l’expression de ce gène comme par exemple la sur-expression de l’EPSP synthase dans le cas des plantes RoundUp Ready qui deviennent ainsi résistantes à l’herbicide. Le deuxième cas de transgénèse est l’introduction d’un gène étranger comme celui de la toxine Bt (MON810) rendant la plante non pas totalement résistante aux ravageurs mais moins susceptible à ces derniers. La toxine Bt n’a aucun effet sur la santé humaine, allez demander à un agriculteur « bio » qui répand parfois manuellement de la bouillie hors de prix de Bacillus thuringiensis sur ses cultures afin de préserver le label « bio » pour son exploitation si ce traitement l’a rendu malade, il vous répondra que non. Maintenant il y a trois autres méthodologies pour obtenir des plantes génétiquement modifiées. Le croisement manuel ou hybridation afin d’atteindre un caractère bénéfique pour la plante, c’est très long, couteux et aléatoire car les chances d’obtenir une plante réellement améliorée sont infimes. Si on disposait de quelques millénaires on arriverait peut-être à produire des tomates cubiques et bleues comme il a fallu quelques millénaires de sélection manuelle pour obtenir le maïs qu’on connait aujourd’hui à partir du maïs ancestral toujours présent dans des contrées reculées d’Amérique centrale. Une autre technique, peu connue et pourtant utilisée sur des milliers de plantes, céréales, légumes, bananiers, caféiers ou cacaoyers, et j’en passe, consiste à cultiver sur des rangées concentriques ces diverses plantes dont on voudrait bien améliorer un caractère donné dans un immense champ circulaire au centre duquel se trouve une source de radioactivité intense placée sur une tour. En irradiant les plantes à des doses décroissantes selon leur distance à la source radioactive, on espère ainsi induire des mutations bénéfiques. Ce type d’approche est contrôlé et financé en partie par l’Agence Internationale de l’Energie Atomique, organisme plus connu pour se soucier du programme nucléaire iranien. Les résultats sont également aléatoires et il en va de même de la dernière technique consistant à appliquer directement à la plante des agents chimiques mutagènes (également mutagènes pour l’homme) et attendre de voir ce qui se passe. Or si les méthodes classiques de croisements par tâtonnements sont longues et souvent décevantes, les deux dernières approches, irradiation et agents chimiques, sont encore plus aléatoires mais certains risques sanitaires valent la peine qu’on se risque à ces approches. Si par exemple tous les bananiers disparaissaient à cause d’une infection virale ou fongique, il faudrait repartir de bananiers sauvages résistants et par sélection établir une nouvelle variété mais le processus risquerait de durer plusieurs dizaines d’années par les approches classiques. Si, par contre, on identifie les ou les gène(s) impliqués dans la résistance du bananier à la maladie de Panama (pour ne citer que cet exemple) en quelques mois on pourra être capable d’obtenir des plants de bananiers résistants par transgénèse. Et à n’en pas douter, les enjeux économiques sont tels que même les détracteurs viscéraux des OGMs ne pourront qu’accepter les faits. Pour en revenir à cet allergologue américain, il a laissé sa patiente relater dans les pages de ELLE son histoire qui n’est basée sur aucun argument scientifique ou médical prouvé, bien au contraire, des milliers d’articles parus dans les plus grands journaux scientifiques du monde entier relatant des études indépendantes sur les plantes transgéniques n’ont jamais mis en évidence d’allergies directement liées à la transgénèse et aux conséquences pouvant être induites sur le profil protéique de ces plantes. Jamais aucune étude, depuis maintenant 18 années, n’a pu démontrer d’une manière ou d’une autre que les dites plantes présentaient un quelconque danger pour l’homme ou l’animal ou encore les insectes pollinisateurs. Tous les arguments des écologistes sont des contre-vérités infondées et montées de toute pièce comme ce que vient de faire cet allergologue peu scrupuleux. On en arrive à créer de toutes pièces une sorte de dogme, comme je le mentionnais dans un précédent billet, qui doit être accepté comme tel à moins de passer pour politiquement incorrect. C’est exactement ce qui s’est produit avec les vaccins quand on a prétendu sans aucune preuve à l’appui que l’hydroxyde d’aluminium utilisé comme adjuvant initiait la maladie d’Alzheimer. Triste monde plongeant progressivement dans un obscurantisme moyenâgeux pour la plus grand satisfaction des écologistes hébétés intellectuellement et pour certains lecteurs assidus de ELLE.

Source : Slate