Fracking ?

Le fracking est interdit en France jusqu’à nouvel ordre, tel en avait décidé le gouvernement de la précédente législature à des fins purement électoralistes dans le but d’attirer quelques voix des électeurs écolo-sympathisants de droite avant les élections présidentielle et municipales. Las ! La droite a perdu les élections et la gauche, épaulée par les écolo-sympathisants de tendance crypto-trotskyste plutôt que raisonnablement verte et responsable, n’a pas remis en question cette décision sarkozienne alors que de nombreuses autres lois, décrets et autres comités truc-muche institués par la droite ont été purement et simplement supprimés, sans parler des affaires pseudo-judiciaires. (Fin de l’aparté politique …)

 

L’un des arguments spécieux des écologistes pour interdire le fracking en France est « l’énorme » consommation d’eau que requiert cette technique, les risques de tremblement de terre induits et la pollution des nappes dites phréatiques. Pour ce qui concerne les nappes phréatiques, celles-ci sont pour la plupart très proches de la surface du sol et sont atteintes le plus souvent grâce à des puits creusés par nos ancêtres à la sueur de leur front ne dépassant que rarement la trentaine de mètres. A ne pas confondre avec les aquifères profonds tels ceux de l’Ile de France où on y puise de l’eau avec des puits de forage sensiblement identiques aux forages pétroliers de la même région, en Seine-et-Marne pour être plus précis, l’eau remontant à la surface par simple effet hydrostatique. On n’a encore jamais entendu parler de pollution de cet aquifère par les nombreux forages pétroliers effectués en région parisienne. Les pollutions enregistrées aux USA au cours des premières tentatives de fracking furent occasionnées par des rejets non contrôlés des eaux remontant au niveau des sites de forage qui n’étaient pas gérés de manière satisfaisante, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Pour les risques de tremblement de terre, on a effectivement noté des secousses à peine perceptibles dans le sud-ouest de l’Angleterre qui n’ont occasionné aucun dommage matériel. Ces secousses sont le résultat du réarrangement de micro-failles préexistantes ou induites par le fracking mais en aucun cas elles peuvent conduire à des effets dévastateurs comme le grand tremblement de terre du Kanto au Japon le 11 mars 2011, durablement présent dans les esprits, en tous les cas dans ma mémoire puisque quelques jours plus tard, me trouvant à Tokyo, j’ai ressenti une réplique d’intensité 6,9, un niveau considéré comme invraisemblable par les spécialistes en ce qui concerne le fracking, tout simplement parce que l’énergie nécessaire pour entrainer une telle secousse est hors d’atteinte. Mais revenons à l’eau. Au Texas et en Arizona, l’eau utilisée pour le fracking va être majoritairement une eau saumâtre existant en profondeur dans le bassin Permien riche en gaz et pétrole de schiste. Une étude récente émanant d’une agence indépendante, le CERES (http://www.ceres.org/about-us/who-we-are), non inféodée aux grands groupes pétroliers ni contrôlée par les politiciens ou de quelconques idéologues mais orientée professionnellement vers le développement durable avec notamment la « Union of Concerned Scientists », a conclu que les idées reçues sont souvent complètement éloignées de la réalité. Pour prendre l’exemple du Texas, le fracking qui a créé des dizaines de milliers d’emplois nouveaux dans cet Etat ces dernières années, augmenté de 14 % la production de pétrole et multiplié par six la production de gaz naturel consomme vingt fois moins d’eau que l’arrosage des pelouses des particuliers devant leur maison, ce qu’on appelle le « front-yard », pour satisfaire une obsession esthétique, et près de deux fois moins que ce que font partir en vapeur les 18 centrales électriques de l’Etat. De plus, cette eau est souvent impropre à la consommation et à l’arrosage puisqu’elle est souvent (au moins 25% pour le moment) saumâtre étant considéré que le bassin Permien du Texas renferme l’une des plus importantes réserves d’eau saumâtre des USA. Quand observera-t-on une telle objectivité en France ? On peut toujours rêver …

 

Source : CERES (voir le lien) via Forbes