Grand froid : où est l’énergie renouvelable ?

 

Grand froid: l’approvisionnement électrique de la France assuré mercredi

Paris – La France sera suffisamment approvisionnée en électricité mercredi pour affronter la vague de froid, mais la situation reste « sous forte vigilance » pour les jours suivants, même si aucune coupure de courant n’est prévue à ce stade, a indiqué RTE mardi.

« Pour la journée de demain, RTE aura les capacités de production disponibles en France et à l’étranger suffisantes pour couvrir les besoins électriques de la France », a déclaré un porte-parole du gestionnaire du réseau de transport d’électricité, lors d’une conférence téléphonique.

Au niveau national, la température moyenne sera de 6°C sous les normales de saison, un peu moins froide que le niveau de -6,4°C prévu initialement par Météo France, ce qui réduit légèrement la consommation électrique anticipée, a-t-il détaillé.

L’Hexagone est en effet hautement « thermosensible »: la popularité des radiateurs électriques, qui chauffent un tiers des logements, fait qu’une baisse d’un degré de la température hivernale représente une consommation additionnelle de courant de l’ordre de 2.400 mégawatts (MW), l’équivalent de deux gros réacteurs nucléaires.

Le gestionnaire du réseau à haute tension prévoit une consommation de 93.000 mégawatts à la pointe de 19H00 mercredi, quand les Français regagnent leur domicile et poussent le chauffage, face à une production totale disponible en France de 91.250 MW, à laquelle s’ajoutent de 2.000 MW à 4.000 MW de capacités d’importation. « En conséquence, les solutions exceptionnelles graduelles prévues en cas de vague de froid importante et durable ne seront pas activées pour la journée de demain », a indiqué le porte-parole de la filiale d’EDF. « Il n’y a évidemment par de coupure programmée non plus pour la journée de demain et pour le reste de la semaine à ce stade », a-t-il ajouté. Les capacités d’importation de la France sont réduites par la vague de froid qui touche également les pays voisins, tandis que ses moyens de production étaient amputés de six réacteurs nucléaires à l’arrêt mardi, sur les 58 que compte le parc français d’EDF.

Parmi les mesures susceptibles d’être activées figurent entre autres le lancement d’alertes incitant les consommateurs à réduire leur consommation en heures de pointe, l’interruption de l’alimentation de 21 sites industriels ou la réduction de la tension de 5% sur le réseau.

Pour jeudi, avec une température qui devrait se situer 5,7° sous les normales saisonnières, RTE prévoit une consommation de 94.700 MW. Les prévisions seront réactualisées mercredi en fin d’après-midi, le déclenchement de mesures exceptionnelles demeurant une option possible. « La situation reste sous forte vigilance » jeudi et vendredi, a indiqué le porte-parole, « puisque la vague de froid va se poursuivre jusqu’à la fin de la semaine ». Durant le week-end, la consommation d’électricité se réduit, l’industrie tournant alors au ralenti.

(©AFP / 17 janvier 2017 19h46)

Quand j’ai lu cette dépêche de l’Agence France Propagande je me suis posé une seule question : les énergies renouvelables, les moulins à vent, les panneaux solaires et les fermenteurs de biomasse ne peuvent-ils pas pallier à la demande supplémentaire en énergie ? C’est à grands frais (pour les contribuables) que ces énergies alternatives ont été installées par le gouvernement afin de réduire de 50 % l’apport du nucléaire dans le paysage énergétique de la France comme l’a rappelé avec un peu trop de désinvolture Manu Valls à l’horizon 2025 ! C’est tout simplement grotesque qu’un candidat à la magistrature suprême tienne de tels propos. La France est donc condamnée à importer des kWh à grands frais auprès des pays voisins puisque les températures sont « anormalement » basses alors que six réacteurs nucléaires sont toujours à l’arrêt pour inspection de sécurité. Ces arrêts ont été effectués à la demande des écologistes qui ont considéré, sans aucune preuve tangible à l’appui, que l’acier des boites à eau des générateurs de vapeur pouvait être « anormalement » trop riche en carbone. Dans l’anormal on ne fait pas mieux comme démagogie …

Tous les Français risquent un black-out qui se répercuterait alors sur l’ensemble de l’Europe car la production électrique de la France est un élément stabilisateur indispensable pour l’ensemble du réseau électrique de la zone européenne continentale.

Alors il va falloir brûler du gaz et du charbon, merci pour le climat. Par un concours de malchance incroyable les réserves de gaz naturel sont quasiment épuisées et aucun méthanier n’est en vue depuis l’Algérie : un véritable coup monté ! J’ai aperçu ce matin ancré au large de Santa Cruz de Tenerife un méthanier avec ses 4 sphères caractéristiques visiblement à vide et attendant un ordre d’affrêtement de l’Algérie. Les installations algériennes de liquéfaction du méthane ont de gros problêmes récurrents de maintenance et il se trouve que le pays est incapable d’honorer les contrats de livraison de gaz. Alors, faudra-t-il demander aux Français de tous souffler en coeur pour faire tourner les moulins à vent et plaire ainsi à Mademoiselle Ségolène ? Voilà où en est réduite la France, le pays le moins pollueur du monde en terme de kWh produits, pour plaire aux écologistes qui détestent autant l’uranium que le CO2 … Du grand n’importe quoi !

Pire encore quand j’ai découvert cette autre dépêche de l’Agence France Propagande quelques heures plus tard :

Grand froid: la France connaît une « trop forte dépendance » au nucléaire (Royal)

Paris – La ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, a reconnu mardi qu’il existait en France « une trop forte dépendance » au nucléaire, alors que les pouvoirs publics appellent à limiter la consommation électrique en raison de la vague de froid.

« On le voit actuellement qu’il y a une trop forte dépendance puisque, dès qu’il y a plusieurs réacteurs à l’arrêt pour des raisons de contrôles de la sûreté nucléaire par l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire, ndlr), on se rend compte qu’il y a une tension sur l’énergie », a déclaré Mme Royal lors de la cérémonie de voeux de son ministère.

La ministre a insisté sur le besoin de rééquilibrer le mix énergétique en France, en prenant appui sur la loi de transition énergétique, qui prévoit de ramener de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité à l’horizon 2025.

« En changeant ses comportements, on peut économiser la production de quatre réacteurs nucléaires », a insisté Mme Royal, ajoutant que cela permettait aussi de faire baisser le prix de l’électricité car « plus il y a de demande, plus il y a de tension sur les prix ».

La ministre a estimé que « d’un côté, on a beaucoup de gaspillage et de l’autre côté une précarité énergetique avec des gens qui n’ont pas les moyens de se chauffer ».

Mme Royal a assuré avoir « demandé l’extinction de tous les bureaux la nuit », jugeant qu’il y avait « une marge d’action pour faire en sorte de diminuer la tension sur le courant et la précarité énergétique ».

De son côté, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité RTE a assuré mardi que la France serait suffisamment approvisionnée en électricité mercredi, pour affronter la vague de froid.

« La situation reste sous forte vigilance » jeudi et vendredi, a également indiqué un porte-parole du groupe lors d’une conférence téléphonique, « puisque la vague de froid va se poursuivre jusqu’à la fin de la semaine ».

(©AFP / 17 janvier 2017 21h48)

Je me suis permis de mettre en caractères gras quelques propos de Mademoiselle Royal pour bien montrer que le gouvernement nage dans une totale imprécision. Quatre réacteurs de moins « en changeant de comportement », cela ne fait pas le compte, un élève de CM1 le comprendrait. D’autre part Mademoiselle Royal ignore une directive émise par l’EDF conseillant aux entreprises de ne pas éteindre les bureaux la nuit pour préserver la stabilité du réseau de distribution. Il s’agit pour la plupart de ces éclairages de systèmes économiques qui induisent une forte perturbation du « cosinus phi » lorsqu’ils sont remis sous tension. Mademoiselle Royal est d’une ignorance crasse, elle parle de ce qu’elle ne connait pas et ferait mieux et le plus rapidement possible de disparaître du paysage énergétique et médiatique français …

COP21 : Global Warming, un échec global

 

Pendant qu’au Bourget les derniers petits-fours de chez Fauchon, Dalloyau, Paul ou Hédiard étaient avalés à la hâte au cours des derniers débats « cruciaux pour l’avenir de la planète », il semblait qu’un accord ne pourrait être atteint dans les temps, un nombre croissant de pays manifestant une obstruction insupportable aux visées hégémoniques télécommandées par les puissances financières occidentales car ils s’opposent à la signature finale et toute symbolique d’une main-mise supranationale leur commandant tout simplement ce qu’il faut faire et ne pas faire, à savoir ne plus s’orienter vers un développement économique quel qu’il soit au risque de mettre en péril l’avenir de l’humanité. Imaginons Laurent Fabius expliquer à un habitant de Mumbay ou de Shanghai de ne plus conduire de voiture, de ne plus se chauffer et de ne plus s’éclairer que parcimonieusement … Autant dire que peu de pays ratifieront les décisions prises par la COP21 à commencer par les USA qui n’ont jamais ratifié le protocole de Kyoto !

Les gesticulations et mouvements de menton de ce triste individu me rappellent une situation unique que je me permets de relater ici à mes lecteurs. Il m’est parfois arrivé d’aller déjeuner au Cercle de l’Union Interalliée sis au 33 de la rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris invité par un ami. À cette époque, il y a 30 ans et quelques poussières, on pouvait y rencontrer Laurent Fabius sortant de la piscine et exhiber ses abats sans os à l’assistance, très fier de lui. Je n’invente rien et d’ailleurs comment pourrais-je inventer une telle histoire si je ne l’avais pas vécue dans la réalité. Ce même individu, alors qu’il était ministre des finances prit soin d’exonérer les œuvres d’art de toute taxe car sa famille était et est encore impliquée dans le commerce des œuvres d’art. Il fut propulsé Premier Ministre (je ne sais pas pourquoi j’utilise des majuscules) par Mitterand qui accumulait des œuvres d’art dans sa résidence sise au 22 de la rue de Bièvre où j’ai eu le privilège très privé de me rendre à plusieurs reprises, je ne vous en dirai pas plus. J’ai vu de mes propres yeux les nombreux tableaux décorant les murs des envolées d’escaliers en pierre de cet hôtel particulier probablement acquis à la suite de magouilles crapuleuses dont sont coutumiers les hommes politiques.

« Data or Dogmas » c’est ce que titrait la presse conservatrice outre-atlantique ce vendredi, comprenez de « vraies évidences scientifiques ou des croyances imposées » pour le plus grand bénéfice des puissances financières qui naturellement reverseront un généreux dividende aux politiciens complices de cette gigantesque mascarade dont Laurent Fabius, naturellement, puisqu’il fut le maître de cérémonie de cette CPO21, assisté de Ségolène … La Miss Royal qui naturellement va s’enrichir au passage, on ne peut en douter un instant. Je trouve curieux que Gala ou Closer n’aient pas pu trouver une histoire truculente entre Ségolène et Laurent. Les Français, préoccupés selon les derniers sondages auxquels je n’ai prêté aucune attention par la « montée » du FN à la gouvernance des régions, ne se préoccupent plus du tout du climat, de la crise du climat, du réchauffement global et du changement climatique, ils s’en moquent et ils ont complètement tort car ça va leur coûter très cher ! Merci Laurent, merci Ségolène …

Billet de très mauvaise humeur politique : Philippe Verdier

Aux dernières nouvelles émanant de sources outre-atlantiques c’est Laurent Fabius qui aurait ordonné le licenciement de Philippe Verdier. Cet empêcheur de tourner en rond de Verdier se devait d’être réduit définitivement au silence avant la COP21, l’affaire de Ségolène et de Laurent. On entre ainsi dans une zone d’ombre et de coups bas en tous genre. Verdier et sa famille risquent peut-être leur vie car il a osé défier les politiciens asservis par les groupes écologistes partenaires des puissances financières anonymes et occultes qui les manipulent. Fabius est une marionnette comme la Miss Royal et Verdier une victime expiatoire pour que ces deux pantins de la grande finance fassent leur devoir : que la COP21 aboutisse à des décisions planétaires irrévocables pour enrichir cette dernière au détriment du reste des sans-dents (expression de F.Hollande).

C’est quand qu’on rouvre en France le camp de concentration de Rivesaltes pour y parquer les Verdier et autres climato-sceptiques et réintroduire la gestapo version française ? C’est déjà le cas avec l’espionnage généralisé de tous les citoyens de par la loi : Françaises, Français révoltez-vous pendant qu’il est encore temps !!!

Changement climatique, épisode 9 : Les fraudes répétées de la NASA et de la NOAA

Il y a quelques jours une information inonda tous les médias main-stream pour faire une piqûre de rappel tant à l’opinion publique qu’aux dirigeants politiques à l’approche du grand raout organisé par Mademoiselle Ségolène dans deux mois : 2015 l’année la plus chaude depuis … on ne sait plus trop. Bref, l’information provenait de la NASA et de l’agence météorologique américaine (NOAA) qui travaillent de concert pour dénombrer les petits nuages, les grosses dépressions tropicales, la fonte des glaces (voir un prochain billet sur ce blog) et les incendies en Californie. Parce que toutes les nouvelles sont alarmantes et doivent l’être quand il s’agit de climat, c’est urgent et nécessaire.

Pas de chance pour la NASA, on peut retrouver ses fraudes répétées. Voici 4 illustrations tirées du blog de Steven Goddard. Elles se passent de commentaires. Les cercles rouges montrent la progression de la fraude.

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Billet d’humeur politique : cyclone sur le Vanuatu

Durant mon séjour au Vanuatu qui remonte maintenant à 15 années en arrière, j’ai vécu trois cyclones et deux dépressions tropicales. J’en garde un souvenir toujours vivant tant la peur est irraisonnée et intense, aussi intense que les vents et les précipitations. Il y eut d’abord Susan début 1998 un beau truc de catégorie 5 qui étêta pas mal de banians et déracina des tamanus peut-être centenaires. Les pluies dévastèrent un grand nombre de ponts et ruinèrent par endroits les pistes durablement. Le mouillage de plaisance de Port-Vila fut dévasté : 85 voiliers coulèrent dans les fonds séparant l’îlot d’Erakor de la ville. Ils n’ont jamais été récupérés car la profondeur y atteint plus d’une centaine de mètres. Les bidon-villes éparpillés dans la forêt jouxtant la ville de Port-Vila furent mis au jour et on s’aperçut de la misère dans laquelle vivaient les migrants des autres îles de l’archipel traités comme des parias par les natifs du coin. Il faut dire que dans ce pays surprenant l’entente n’est pas toujours bien huilée entre tribus … Les vents de plus de 240 km/h déversèrent au sol un mélange d’eau de pluie et d’eau de mer. Le sel défolia tous les arbres plus encore que le vent ou la pluie, aussi efficace que l’agent Orange. Le patron de la banque d’Hawaï retrouva des poissons dans son bureau au cinquième étage du building sur le front de mer, la grande baie vitrée de son luxueux office avait explosé sous la pression du vent combiné à la pluie.

L’année suivante, en janvier 1999 ce fut Dany, seulement force 4 avec des vents d’un peu plus de 200 km/h mais moins de pluie. Les dégâts furent donc moins importants et enfin en janvier 2000 ce fut Paula, force 4 également mais avec des précipitations tellement abondantes, plus de 700 litres d’eau par mètre carré en 12 heures que les dégâts furent beaucoup plus importants que ceux prévus par les services météo du Pacifique Sud. Des pans entiers de routes furent rayés de la carte. Des ponts pourtant en béton et apparemment solides disparurent, emportés au loin ou dans la mer par des flots gigantesques. La piste de l’aéroport de Bauerfield fut transformée en lagune avec près de deux mètres d’eau glauque et toute l’électronique et les éclairages de la piste furent endommagés, un spectacle de désolation. Il n’y eut aucune liaison aérienne possible pendant dix jours.

Le Vanuatu, comme les Fiji ou les Salomon est un habitué des cyclones, il y en a plusieurs chaque année et presque au moins un dévastateur. Cependant la fréquence et surtout l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes a tendance à diminuer depuis une quinzaine d’années et ce phénomène ne s’observe pas seulement dans le Pacifique Sud mais également dans d’autres zones de cet océan et plus encore dans l’Atlantique Nord. Quant aux tornades tant médiatisées qui s’abattent sur le Middle-West américain la tendance est aussi à la baisse.

On est donc étonné de lire dans les colonnes « électroniques » du Figaro la déclaration tonitruante et péremptoire de François Hollande :

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( http://www.lefigaro.fr/international/2015/03/14/01003-20150314ARTFIG00098-cyclone-pam-les-premiers-secours-attendus-dimanche.php ) et d’ajouter :

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La photo (Le Figaro) est prise depuis la plage de Mélé avec en arrière plan l’îlot d’Hideaway …

On comprend donc que cet événement a donné une occasion à François Hollande pour préparer les esprits au grand Concile de l’Eglise de Scientologie Climatique qui se tiendra à Paris en décembre prochain avec Mademoiselle Royal comme grande Prêtresse. La méthode Coué alimentant la peur séculaire des catastrophes naturelles – ça remonte à la Bible – c’est payant. S’il pouvait y avoir une invasion de criquets dans le Sud-Ouest de la France ce printemps ou un tsunami sur les plages du Languedoc puisque le dérèglement climatique favorise aussi les tsunami (dixit Hollande), ce serait parfait !

Changement climatique : La NASA auto-alimente son fond de commerce, maintenant ce sont les volcans …

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Puisque le réchauffement climatique n’a finalement pas eu lieu alors qu’il y a près de 25 ans on prédisait des étés de plomb et des hivers sans neige avec cette fameuse courbe en crosse de hockey brandie par tous les prédicateurs de l’Eglise de Scientologie Climatique (je veux parler de l’IPCC et de son clergé de climatologues autoproclamés qui siègent en concile deux fois par an, le prochain ayant lieu à Paris avec la grande prêtresse Mademoiselle Ségolène en maître de cérémonie) il a bien fallu mettre encore plus de satellites d’observation autour de la Terre, encore plus d’équipes au sol et d’aéronefs renifleurs de CO2 et d’autres vilains gaz à effet de serre et encore plus de sondes marines ou atmosphériques pour tenter de trouver une explication à ce « hiatus » climatique. Et El Nino qui n’arrive toujours pas complique encore plus la tâche de ces charlatans …

On a inventé la descente au fond des océans de l’eau chaude, il fallait avoir l’audace d’y penser, la fonte des glaciers qui radoucit l’eau de mer et perturbe les courants marins, malheureusement ils ne fondent toujours pas aussi vite que prévu et beaucoup de glaciers ont tendance à de nouveau s’épaissir. La NASA scrute le ciel mais telle Soeur Anne du sommet de sa tour elle ne voit rien venir. Et pourtant, il y aurait comme un petit frémissement de commencement d’explication à ce « hiatus climatique » finalement bien difficile à gérer. Les observations de l’atmosphère ont été tout simplement mal conduites, c’est ce qu’affirme une équipe de climatologues du Lawrence Livermore National Laboratory (LLNL), l’un des bras armés de la NASA, dans deux articles parus dans les Geophysical Research Letters. Il faudra encore plus de moyens pour affiner les observations réalisées mais d’ors et déjà on en est sûr et certain, le « hiatus climatique » est provoqué par les éruptions volcaniques à répétition de ces 20 dernières années, c’est écrit noir sur blanc, avec de belles photos à l’appui, et si on ne veut pas croire à cette énième baliverne on est soit hérétique, soit fasciste, soit négationniste mais en tous les cas on n’est pas du tout une personne recommandable car on verse dans le politiquement incorrect global.

Bien qu’admettant qu’après tout l’éruption cataclysmique du Pinatubo (1991) qui aurait dégagé un gros proute d’oxydes de soufre dans l’atmosphère, 17 millions de tonnes d’après les estimations de la NASA, n’a finalement par vraiment perturbé durablement le climat intertropical, ce sont toutes les « petites » éruptions qui contribueraient fortement au « hiatus climatique » en émettant des oxydes de soufre réfléchissant le rayonnement solaire non pas dans les couches stratosphériques de l’atmosphère mais beaucoup plus bas qu’attendu et prédit par les modèles, soit à environ 12 à 15 kilomètres d’altitude. La NASA n’avait pas mis son nez dans cette zone de l’atmosphère parce que les observations sont compliquées par la présence de cirrus, des nuages constitués de cristaux de glace très fins, qui eux aussi réfléchissent le rayonnement solaire et ça fausse les observations.

Les « modèles » climatiques doivent donc être revus de fond en comble parce que ça ne marche pas, ça ne marche plus et ça n’a jamais marché et cette découverte sensationnelle et inattendue est là pour le prouver.

Le refroidissement climatique résultant de ces émissions d’oxydes de soufre plus bas que prévu dans l’atmosphère serait de – 0,05 à – 0,12 degrés depuis l’année 2000 selon le nouveau modèle développé pour la cause au LLNL, c’est énorme ! Heureusement qu’il y a des volcans pour sauver l’humanité de la grillade généralisée mais il ne faut pas trop s’en approcher surtout quand ils sont nerveux …

Source et illustration (éruption du Tavurvur en Papouasie-Nouvelle-Guinée, août 2014) : Lawrence Livermore National Laboratory News.

Note : il y a une quarantaine de volcans en activité dans le monde, ils ne sont pas tous en éruption permanente fort heureusement. Les dernières éruptions notoires sont celle du Chaitén au Chili en 2008, celle du Merapi en 2010 (Java), celle de l’Eyjafjallajökull en 2010 (Islande) et enfin celle du Puyehue-Cordon en 2011 encore au Chili. Celle du Tavurvur n’a pas été répertoriée comme notoire, ça rassure …

Transition énergétique. Mode d’emploi : des impôts en plus et un kWh beaucoup plus cher et pire encore …

 

En novembre 2011, en plein débat entre le PS et les écologistes quant à une négociation d’un programme « commun » et surtout l’attribution de maroquins à quelques écolos en contre-partie de leurs consignes de vote pour la présidentielle, j’avais reçu un mail d’un correspondant bien informé sur la politique énergétique électrique française, un regard si l’on peut dire de « l’intérieur ». Le débat entre écolos et socialistes, après la grande foire du Grenelle de l’environnement gangrenée par des ONG qu’il est inutile de renommer ici et qui fut organisée, rappelons-le au passage, par Sarkozy pour des raisons électoralistes, s’était focalisé sur le changement climatique (on disait alors réchauffement mais peu importe) et la sortie du nucléaire, un mauvais point pour Sarkozy au passage. Il faut dire à la décharge de ces politiciens de peu d’envergure en plein débat que l’accident de la centrale de Fukushima-Daiichi était encore tout frais dans les mémoires et cette catastrophe avait été, pour reprendre un terme cher aux politiciens et aux journalistes, « instrumentalisée » à des fins idéologiques. Bref, il fallait sortir du nucléaire quel que soit le coût de cette opération et tenez-vous bien, les écologistes salivant à l’idée de récupérer quelques parcelles de pouvoir si Hollande était élu, exigeaient que le processus s’étale sur dix ans ! Ce correspondant me transmit les estimations de cette action que je rappelle à mes lecteurs à un moment où la vitesse de croisière de l’endettement de la France a atteint au bas mot 20 milliards d’euros par mois, ou 700 millions d’euros par jour, comme vous voudrez, l’Etat français par le truchement de son équipe au pouvoir empruntant pour rembourser la dette arrivant à maturité et payer les intérêts du principal toujours en cours parfois sur des durées de 50 ans songe à des mesures qui ne feront qu’aggraver la situation déjà très critique.

Qu’à cela ne tienne il fallait sortir du nucléaire, la France se trouvant dans une zone sismique bien connue et n’étant pas à l’abri d’un tsunami géant …

Le parc nucléaire français de 63 GWe fournit une énergie d’environ 50 GWh en se basant sur une disponibilité moyenne de 80 %. Pour les écologistes, les panneaux solaires et les éoliennes pourraient très bien prendre la relève du nucléaire. Très bien, mais il faudrait pour cela 3250 millions de m2 de panneaux solaires, soit la superficie de départements comme le Haut-Rhin, le Vaucluse ou encore le Rhône, pour atteindre une telle puissance installée ! Coût : 2600 milliards d’euros. Mais comme la nuit l’efficacité des panneaux solaires est nulle par définition, il faudrait aussi installer la même puissance en éoliennes géantes, soit 100 000 éoliennes. Coût moindre mais tout de même de 250 milliards d’euros, car les éoliennes, sur le papier peuvent prendre le relais des panneaux solaires, tout du moins la nuit en restant optimiste alors que le vent a une fâcheuse tendance à mollir justement la nuit. Pour bien faire et ne pas se trouver confronté à des black-out répétés il faut donc stocker cette énergie sous forme d’eau pompée dans des barrages de montagne dont il faudra naturellement faire les frais de construction (barrage + tuyauteries forcées + usine de pompage et alternateurs), coût estimé 300 milliards d’euros au minimum. Toute autre forme de stockage est un désastre économique que ce soient les batteries d’accumulateurs quels qu’ils soient ou la production d’hydrogène, tous les spécialistes le savent mais on jette de l’argent par les fenêtres dans ces deux directions pour satisfaire les socialo-écologistes. Qui plus est, comme par une ironie évenementielle, ce sont EDF (Energies nouvelles) et Areva qui sont autoritairement invités à se livrer à ce genre d’aberration économique subissant le diktat du gouvernement représentant l’Etat qui est leur actionnaire majoritaire !

On arrive donc à un total de près de 3100 milliards d’euros soit l’équivalent d’une fois et demi la dette actuelle de la France, sans compter les hors-bilan non financés, une invention de Juppé, faut-il le rappeler ! Supposons que ce programme soit réalisable et que le pouvoir politique en décide ainsi, même en échelonnant les investissements sur 10 ans, cela représenterait un coût de 310 milliards d’euros par an, c’est-à-dire 6 fois la charge annuelle de la dette, ou 7 fois le budget de l’Education nationale ou 9 fois le budget de la défense, et ceci chaque année.

Comment financer un tel investissement pharaonique ? Par l’impôt ?

Chaque français, quel que soit son âge, du berceau à la fin de vie et il faut bien insister sur ce point, devrait débourser 5000 euros par an pendant ces dix années hors le remboursement de la dette actuelle qui augmente de plus de 10 % par an. Pour un ménage avec deux enfants, le calcul est simple, il faudrait (en théorie) qu’il contribue à hauteur de 20000 euros annuellement pour que ce programme puisse être réalisé …

A tous ces coûts astronomiques viendrait s’ajouter naturellement la construction de centrales thermiques au gaz, au pétrole ou au charbon, car on se rendrait très vite compte que des black-out répétés mettraient l’ensemble de l’industrie française dans une situation franchement délicate et exaspéreraient la population dans son ensemble. Ce dernier point n’a pas été précisément chiffré par mon correspondant mais on peut estimer sans être trop éloigné de la réalité qu’il faudrait au moins 30 GW électriques brûlant des combustibles fossiles pour la plus grande satisfaction des écologistes qui veulent (voulaient en 2011) sortir du nucléaire coûte que coûte, soit une dépense supplémentaire avoisinant les 150 milliards d’euros produisant paradoxalement du CO2, le gaz « à effet de serre » honni de ces même écolos. Comme les caisses de l’Etat sont désespérément vides, il y a gros à parier que dans un ultime sursaut de sagesse, le gouvernement reverra sa copie de fond en comble. Malgré tout la fermeture programmée des 20 CP1 de la série des 900 MW représentera un manque à gagner pour EDF de 380 milliards d’euros, une paille !

Les esprits se sont quelque peu calmés depuis mais il n’en reste pas moins que la Miss Royal a encore reparlé de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim qui fait partie des promesses électorales du capitaine de pédalo (sur le canal latéral du Rhin) dont la décision semble se concrétiser puisque EDF se prépare non seulement au manque à gagner qui se répercutera sur les notes d’électricité mais en réalisant des modifications sur le réseau électrique alsacien car l’Alsace, exportateur d’électricité, deviendra d’un coup importateur. Enfin, il faut mentionner que Fessenheim emploie 1900 personnes dont 850 agents EDF qui seront invités à aller travailler ailleurs car le démantèlement de l’installation qui pourrait encore être exploitée dix années supplémentaires voire plus, ne pourra être initié qu’après une période d’au moins dix ans, ne serait-ce que pour atteindre des niveaux de radioactivité acceptables pour les personnels ainsi que pour évacuer le combustible usé. Le manque à gagner global de cette fermeture anticipée est, je le rappelle, de 380 milliards d’euros pour EDF. Il faudra bien trouver une solution de remplacement mais là encore silence radio. Force est de constater que le gouvernement actuel fait preuve d’un amateurisme terrifiant et la Miss Royal persiste et signe dans son aveuglement idéologique !

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Parlons donc de cet aveuglement idéologique en tentant d’expliquer les raisons pour lesquelles les écologistes ont revendiqué la fermeture de la centrale de Fessenheim car il y a un côté tragicomique dans cette histoire. Après le grand tremblement de terre japonais du 11 mars 2011, les écologistes se sont alarmé des risques sismiques pouvant affecter le territoire français en dehors naturellement des Antilles où ce risque est avéré. Il fallait bien qu’ils trouvent un argument massue pour justifier leur idéologie anti-nucléaire ! Il existe des archives seigneuriales et paroissiales qui décrivent avec une grand précision les évènements du passé en ce qui concerne entre autre les tremblements de terre, l’un des phénomènes naturels les plus marquants. La centrale de Fessenheim, bête noire des écologistes français mais aussi allemands et suisses, se situe dans une zone à risque sismique. Le dernier tremblement de terre d’amplitude significative estimée à 7,1 sur l’échelle de Richter eut lieu dans la région de Bâle en 1356. La centrale de Fessenheim, compte tenu de l’estimation de cet événement historique fut construite en tenant compte de cette amplitude et devant résister à un séisme au moins double en termes d’énergie dissipée soit environ 8 sur l’échelle de Richter, échelle qui n’est d’ailleurs pas utilisée par les ingénieurs qui lui préfèrent l’échelle MSK plus précise en termes de dégâts matériels occasionnés par un séisme. Cette échelle est d’ailleurs utilisée par les ingénieurs japonais pour calculer l’architecture des constructions civiles et industrielles. Le Japon détient le triste record mondial des séismes qui s’élèvent à environ 5 séismes quotidiens de diverses amplitudes. Non seulement toutes les centrales nucléaires françaises ont été construites pour résister à des séismes d’amplitude double de ceux décrits par les chroniques et les archives du passé, mais cette histoire de risque sismique a préoccupé l’organisation Sortir du Nucléaire, financée par les contribuables faut-il le rappeler, Greenpeace et d’autres groupes environnementalistes politisés à outrance pour dévier l’ensemble des données disponibles relatives à ces risques sismiques, que ce soit dans la vallée du Rhin ou celle du Rhône ou même à Chinon en avançant l’argument fallacieux qu’EDF avait falsifié les données relatives à ces risques. Or jamais EDF ne se serait risquée à construire des usines dans des zones à risque car qui dit manque de sécurité de ce genre dit par corollaire non à l’édification d’une usine. L’ASN, organisme indépendant, à la suite de l’accident de Fukushima-Daiichi, a renforcé ses contrôles et ses procédures de vérification des implantations existantes et n’a pas réussi à déceler un manquement quelconque d’EDF tant dans la vallée du Rhin que dans la vallée du Rhône. Bien avant le 11 mars 2011, EDF avait entamé dès 2003 un programme de vérification et d’amélioration de ses installations en vue d’atteindre la conformité de la norme RFS 2001. Il y eut un vif débat entre experts qui conduisit l’ASN à exiger d’EDF divers travaux de mise en conformité des centrales afin d’en améliorer la sureté. La sureté des centrales est en effet la principale préoccupation de l’exploitant, au quotidien faut-il le rappeler et vue de l’intérieur comme le rappelle à juste titre la CGT. Bien avant cet accident de Fukushima-Daiichi EDF a donc entrepris des travaux afin de mettre en conformité les installations avec les directives de l’IRSN (le prédécesseur de l’ASN) et tout incident détecté est depuis répertorié et transmis à l’autorité de sureté. L’industrie nucléaire est infiniment plus contrôlée que l’industrie chimiques qui représente des risques beaucoup plus à même d’occasionner des milliers de morts dans des régions particulières où les usines côtoient parfois les habitations à quelques mètres de distance. EDF a répondu aux exigences de transparence en signalant donc aux autorités les moindres incidents survenant dans les centrales. Les écologistes ont enquêté sur la centrale de Chinon qui a été classée en zone sismique récemment. Or, lors de sa construction ce site était connu pour se situer dans une zone sismique et les travaux de génie civil compte tenu de ce critère et des recommandations émises par l’ASN ont été conduits conformément à ces recommandations. Afin de mettre en « conformité post-Fukushima » les installations d’EDF, il faut prendre en considération le fait que les interventions sur site ne peuvent pas être effectuées du jour au lendemain en particulier lorsque qu’un réacteur est en fonctionnement. Cependant EDF a tant au Blayais qu’à Bugey, Chinon ou Fessenheim procédé à toutes les modifications exigées par l’ASN, et ceci bien avant le grand tremblement de terre japonais. Les ingénieurs d’EDF sont reconnus dans le monde entier pour leur professionnalisme dans le domaine de la sureté et ils ont pris les devants à la suite du tremblement de terre de Kobé de 2007 après en avoir tiré les conséquences en collaboration avec leurs homologues japonais. Le site de Cruas, dans la vallée du Rhône, se trouve dans une région à risque sismique reconnu. Prenant en considération les chroniques médiévales et plus récentes relatives aux séismes, la centrale de Cruas, quatre tranches CP1, face à un risque potentiel, est entièrement construite sur des coussins d’amortissement anti-sismiques qui ont fait l’objet d’un brevet conjoint EDF-Spie Batignolles appliqué à d’autres centrales nucléaires en France et dans le monde. La sécurité a toujours été, depuis l’initiation du programme électro-nucléaire français sous l’impulsion du Général De Gaulle, la préoccupation majeure et prioritaire de l’ensemble des personnels d’EDF et la fermeture de la centrale de Fessenheim constitue dans cette optique une incongruité inadmissible qui dépouille le capital industriel du pays.

Rhinegraben_fessenheim

Un dernier mot au sujet des digues du canal latéral du Rhin qui ont été conçues également pour résister à un séisme de 8 sur l’échelle de Richter. L’argument avancé par les écologistes dans le sens d’une immersion possible du site de Fessenheim à la suite d’une rupture de cette digue est un pur non-sens.

Gageons que des organismes comme la CGT oeuvreront par des actions en justice pour entraver voire faire annuler la décision arbitraire du gouvernement qui constitue le premier événement d’une chaine de décisions hautement préjudiciables à l’ensemble de l’économie française. La fermeture autoritaire de l’usine de Creys-Malville fut décrétée sans aucune concertation préalable et il serait réellement dommageable pour le gouvernement que cette situation soit réitérée car alors les crédibilités de l’équipe gouvernementale et du président seraient lourdement mises en doute. On ne gouverne pas sur des coups de têtes et des a priori idéologiques, l’industrie nucléaire ne doit pas être soumise aux échéances électoralistes de court terme !

Source : non divulguée pour respecter son anonymat.

Billet également paru sur mauvaisenouvelle.fr

Voir aussi :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/06/23/segolene-royal-reincarnation-de-dominique-voynet-en-pire-pour-le-plus-grand-malheur-de-la-france-et-des-francais/

Billet de très mauvaise humeur politique

Je livre à mes lecteurs cette dépêche d’agence surréaliste décrivant les élucubrations inquiétantes de la Miss Royal. Il est vrai que c’est plus rassurant de parler de bois que de la dette de la France qui va augmenter de 85 milliards d’euros cette année (dernières estimations de l’INSEE corroborées par la Cour des Comptes) pour atteindre début 2015 deux mille milliards d’euros, soit un petit peu plus que le PIB à quelques cuillères à café près. Quand on sait également qu’on nous bourre le mou avec cette stagnation de l’économie puisque le PIB n’augmente pratiquement pas alors que le gouvernement prend bien soin de ne pas tenir compte de l’inflation qui fait qu’en réalité la France est en récession depuis près de deux ans, la raison évidente pour laquelle le chômage augmente malgré les mesurettes décidées par le gouvernement qui ne changeront rien à la situation, alors autant parler de bois de chauffage, c’est rassurant, c’est du vrai « Made in France » comme dirait Montebourg.

Il y a tout de même un aspect totalement éludé par la Miss Royal : la France exporte à prix bradés du bois en Chine et ce bois revient dans l’Hexagone sous forme de meubles et pendant ce temps là les entreprises françaises du secteur ferment les unes après les autres. Pire, c’est l’ONF qui se charge de piller consciencieusement ce patrimoine ! E.ON ne veut pas entendre parler de bois pour la centrale électrique de Gardanne, il est trop cher … etc.

Du grand n’importe quoi !

Royal veut faire une énergie d’avenir du bois de chauffage de son enfance

Paris – La ministre de l’Energie Ségolène Royal a exprimé mardi son souhait de développer la production d’énergie à partir du bois, indiquant qu’elle avait toujours personnellement privilégié ce moyen de chauffage.

Fait méconnu, le bois énergie (l’utilisation du bois comme comestible) est la première source d’énergie renouvelable utilisée en France, représentant 80% de la chaleur renouvelable, a indiqué la ministre qui s’exprimait à l’ouverture d’un colloque sur la biomasse organisé par le syndicat des énergies renouvelables (SER) et France Biomasse énergie.

L’ancienne présidente de la région Poitou-Charentes a fait valoir qu’elle avait été la première présidente de région à équiper les lycées de chauffages à bois, malgré les oppositions à ce projet, y compris au sein de sa propre majorité.

Toute mon enfance, dans les Vosges, j’ai été chauffée au bois, a également confié Mme Royal, ajoutant qu’elle avait continué à se chauffer de cette manière dans sa région et invitant les industriels présents dans la salle à améliorer la technologie des poêles à granulés à bois.

Elle a rappelé que les nouveaux prêts de la Caisse des dépôts (jusqu’à 5 millions d’euros sur 20 à 40 ans, sans apport initial) devraient permettre d’accélérer le déploiement de chaufferies collectives biomasse, tandis que l’objectif d’équiper 9 millions de foyers (contre 7,4 actuellement) de chauffage à bois devrait être atteint grâce à la simplification du crédit d’impôts développement durable.

La ministre a cependant souligné que si la ressource forestière est abondante en France – elle couvre près d’un tiers du territoire – elle est fortement sollicitée: il convient donc de l’utiliser au mieux et de ne pas la gaspiller. Pas de risque, a répondu la directrice générale déléguée de l’Ademe, Virigine Schwartz, rappelant que la coupe du bois en France est très inférieure à l’accroissement naturel de la forêt.

Toutes essences confondues, la forêt française produit 85 millions de mètres cube de bois par an, mais seule la moitié est effectivement récoltée. Or ce taux de prélèvement pourrait être porté sans dommage à 75% afin de permettre à la France de respecter les objectifs qu’elle s’est fixés, a ajouté Mme Schwartz. La loi de transition énergétique, dévoilée à la mi-juin, prévoit que la part des énergies renouvelables dans la consommation atteigne 23% en 2020 et 32% en 2030.

Autre sujet: si le bilan carbone de la filière est positif (émissions de CO2 dues à la combustion largement compensées par la fonction de puits carbone de la forêt) selon l’Ademe, la pollution aux particules fines générée par le chauffage au bois en foyer ouvert nécessite que les fabricants améliorent les performances des appareils, a souligné la ministre.

Enfin, Mme Royal recommande de sensibiliser les propriétaires d’hectares de forêt, qui ne perçoivent pas toujours la valeur économique de leur bien. La France compte 3,5 millions de propriétaires de forêts, dont 70% détiennent moins d’un hectare. C’est le cas de la ministre qui, dans sa déclaration de patrimoine publiée jeudi dernier, mentionne avoir acquis en 1989 une parcelle bois de 16 ares 80 ca centiares pour 300 euros, évaluée à 500 euros à la date de la déclaration. L’industrie du bois pèse environ 50 milliards d’euros de chiffre d’affaires en France, et emploie au total environ 450.000 personnes. La seule filière bois énergie pourrait concerner 85.000 emplois en France en 2015, selon la ministre.

(©AFP / 01 juillet 2014 18h04)

Ségolène Royal, réincarnation de Dominique Voynet, en pire, pour le plus grand malheur de la France et des Français !

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Alors que la Grande-Bretagne a approché la Chine pour construire sur son sol au moins deux réacteurs nucléaires dont les pièces maîtresses seront manufacturées en Chine par la firme China First Heavy Industries sous licence Westinghouse (voir l’illustration), alors que la Chine a actuellement une vingtaine de réacteurs nucléaires en construction dont le premier EPR de technologie Areva-EDF sur le site de Taishan va probablement monter en puissance avant la fin de l’année 2014 bien avant celui de la Finlande, alors que le Japon envisage de plus en plus sérieusement et autoritairement de faire repartir le plus vite possible au moins 20 réacteurs nucléaires avant la fin de l’année en faisant fi des oppositions locales téléguidées par des ONG non japonaises car les importations d’hydrocarbures, gaz naturel liquéfié compris, sont un immense gouffre financier (112 milliards de dollars pour l’année fiscale 2012-2013), alors enfin que le Danemark a donné son feu vert pour l’exploitation des gigantesques gisements d’uranium (et de lanthanides ou terres rares) du Groenland, ce qui fera chuter à terme le cours de la matière première appelée « yellow cake », la France, minée par le soigneux travail de sape des écologistes emmenés par Greenpeace et le WWF pour ne citer que ceux-là, prend des décisions complètement à contre courant, c’est carrément affligeant pour ne pas dire extrêmement préoccupant pour l’avenir de la France !

Il fallait d’ailleurs s’y attendre puisque, motivé par une démagogie pure et dure, le candidat Hollande avait martelé en 2012 qu’il allait fermer la centrale de Fessenheim et que la part du nucléaire dans le package électrique français descendrait à 50 % à l’horizon 2025. La Miss Royal, mandatée par son ex compagnon après l’éviction de l’ancien faucheur d’OGM promu ministre de l’énergie afin de disposer d’une retraite généreuse pour poursuivre son activisme scandaleux, cette Miss Royal donc, une écologiste embusquée qui ne veut pas annoncer la couleur de ses pensées et de ses opinions, a pourtant dévoilé sa face cachée et c’est quasiment lunaire ! Allusion à la face cachée de la Lune qu’on ne peut pas voir …

Pour Fessenheim, c’est dit et redit malgré les recommandations de l’ASN, les deux réacteurs seront arrêtés (définitivement) en 2016. Manque à gagner pour EDF qui a pourtant reçu l’autorisation de l’ASN d’exploiter ces réacteurs pendant au moins dix années supplémentaires : 38 milliards d’euros, et c’est une estimation a minima ! La Miss Royal en a-t-elle dit un mot ? Silence on tourne, the green show must go on ! Silence aussi à propos du mépris évident et indécent du gouvernement au sujet des avis autorisés de l’ASN … Et c’est un comportement coutumier des socialistes quand ils sont au pouvoir, le mépris total des recommandations de ceux qui maîtrisent le sujet. L’arrêt de Superphénix a été décrété par Jospin et son porte-parole écolo Dominique Voynet dans le plus total mépris des recommandations des autorités compétentes, des traités dûment signés avec les pays collaborant à cette entreprise européenne, cette décision n’a jamais été soumise ni à l’approbation des instances démocratiquement élues telles que l’Assemblée ou le Sénat ni au peuple Français qui était en dernier ressort actionnaire de ce projet pourtant prometteur en termes de production d’énergie à très bas coût puisqu’il s’agissait de « brûler » des déchets. Mais les écologistes étaient passé par là … Coût de l’opération pour satisfaire ces idéologues : 50 milliards d’euros d’aujourd’hui, une paille ! Qui a payé la facture ? Les contribuables comme toujours …

L’autre volet du programme du « Nouveau modèle énergétique » de la France exposé par la Miss Royal stipule qu’en 2025 l’énergie nucléaire ne devra plus représenter que 50 % de la production totale d’électricité, c’est-à-dire, si on prend la peine de décrypter, qu’à production égale d’électricité (63 GWe actuellement) il faudra inévitablement fermer la plupart des 20 plus vieux réacteurs nucléaires de la série des 900 MW, installer au moins 25000 éoliennes de nouvelle génération et prévoir dans le même temps la construction de centrales électriques au gaz pour pallier aux fluctuations imprévisibles de la production éolienne. L’EPR de Flamanville ne va même pas compenser la fermeture des deux tranches de Fessenheim quand il sera couplé au réseau, mais quand ? On n’en sait encore rien, certainement pas en 2016. Les malversations à répétition de Bouygues, maître d’oeuvre du génie civil du chantier de Flamanville, ont retardé le projet de plusieurs années, et quand on sait que cette société a été choisie par le gouvernement, qu’il soit passé ou présent, il n’y a d’ailleurs pas de différence, on est en droit de se poser de sérieuses questions quant à la collusion entre l’Etat et les grandes sociétés de l’ensemble du CAC40 !

L’autre côté de la face cachée du programme défini par le candidat Hollande et repris par son ancienne compagne, la Miss Royal, est une réduction de 40 % des émissions de carbone d’ici 2030. D’abord faire des prévisions à long terme ne ressemble pas vraiment aux mœurs des politiciens qui ne décident en général qu’en fonction des échéances électorales prochaines, alors 16 ans, c’est dans le domaine du rêve et de la masturbation intellectuelle forcenée et compulsive teintée d’idéologie marxisante et écolo. Quant à la réduction de la consommation d’énergie de 50 % d’ici 2050, rebelote et dix de der … Même De Gaulle qui fut pourtant le seul homme politique français visionnaire du XXe siècle se contentait de plans quinquennaux !

Pas en reste dans son délire, la Miss Royal, fortement encouragée par le Président qui fut le père de ses enfants en son temps (même pas PACSés, c’est mieux pour le business et les impôts, cf le patrimoine immobilier de ce faux couple) en a rajouté une grosse couche en déclarant le nez en l’air et avec sa voix de fausset, je suppose, parce que je n’ai pas la télévision chez moi et voir Royal élucubrer en direct m’aurait donné la nausée, qu’il faudra pour atteindre cet objectif convertir 7 millions de véhicules à essence en véhicules électriques, or, et c’est catastrophiquement anti-écologique, il n’y en a que 10000 actuellement en circulation en France. Si on fait le calcul, et je l’ai fait à plusieurs reprises dans mon blog, pour atteindre les objectifs entre parenthèses totalement hors d’atteinte, de réduction des émissions de carbone de la France, c’est aux transports qu’il faut effectivement s’attaquer en tout premier lieu, pas à la petite cuillère comme le prévoit la Miss Royal, mais à la grosse louche ! Il y a en circulation en France, hors la transhumance touristique européenne sur les autoroutes payées par les contribuables mais exploitées pour leur plus grand bien par des compagnies privées (c’était juste une remarque en passant), 35 millions de véhicules. Pour atteindre les objectifs des écologistes de réduction des émissions de carbone, le transport représente en France 60 % de celles-ci, il faut impérativement et d’urgence convertir au minimum 600000 véhicules par an en tout électrique, et pour ce faire il faut produire l’équivalent d’un EPR chaque année en électricité pour recharger les dits véhicules, pour seulement satisfaire l’objectif européen de diminution de 20 % avant 2025. La Miss Royal, pas démagogue pour un sou, veut 40 % en 2030. Si l’on s’arrête sur l’objectif butoir européen de 20 % de diminution des émissions de carbone d’ici 2025, soit 600000 véhicules convertis au tout électrique chaque année, il vaut mieux le répéter pour comprendre l’immensité de cette ineptie, promettant 10000 euros d’aide financière par véhicule, c’est la Miss Royal qui l’a dit, la facture va grossir de 6 milliards d’euros chaque année. Qu’à cela ne tienne, il suffira d’augmenter les taxes sur le kilowattheure, après tout l’essence est bien taxée comme les cigarettes et l’alcool, pourquoi pas aussi l’électricité ?

Le résultat attendu mais que la Miss Royal s’est bien gardé d’annoncer est une paupérisation inévitable de l’ensemble de la population qui devra payer son énergie beaucoup plus chère mais aussi une mise à mal critique de l’industrie et du commerce dans leur ensemble. Ceux qui en profiteront seront les investisseurs dans l’éolien et le solaire, des investisseurs obscurs, le plus souvent étrangers du genre mafias apatrides ou hedge funds, attirés par le profit, maqués avec les politiciens locaux qui disposent à discrétion des pouvoirs de décision qui n’entraveront pas un projet écolo contre un confortable dessous-de-table, comme Bolloré par exemple qui a déjà proposé aux collectivités locales, notamment à Paris, des autobus tout électrique car comme nul ne l’ignore, Vincent Bolloré n’a jamais dissimulé ses affinités socialistes mais aussi sa profonde attirance pour le profit, comme quoi les deux points de vue ne sont pas incompatibles surtout quand ce sont les contribuables qui paient au final.

Les investissements d’EDF et d’Areva dans les énergies renouvelables, ce qui n’est pas leur mission première, sont déjà payés par des taxes sur l’électricité qui vont continuer à inexorablement augmenter. La France va voir le prix de son kilowattheure rattraper celui de l’Allemagne en triplant et ce plan de la Miss Royal, au final, est un arrêt de mort du pays soigneusement programmé par les écologistes dont cette sinistre opportuniste, je parle de la Miss Royal, est une sympathisante inconditionnelle. Pour tenter de ne pas totalement perdre la face dans le ridicule de sa démonstration la Miss Royal a déclaré à la fin de son allocution surréaliste, je cite un journal américain en ligne :

« We will not exit nuclear energy – that is not the decision we are making, » Royal said. « It is thanks to nuclear energy that we can make this energy transition in an unperturbed way. » En français ça donne à peu près :

« Nous ne sortirons pas de l’énergie nucléaire, ce n’est pas la décision que nous prenons. C’est grâce à l’énergie nucléaire que nous pouvons réaliser cette transition énergétique de manière non perturbante ». Je laisse à une intelligence supérieure le soin de comprendre ce dernier propos qui de mon point de vue défie le bon sens car il est totalement abscons. La question est donc, et je la pose aux écologistes d’intelligence exceptionnelle, s’il en existe, pourquoi s’acharner sur la production d’électricité d’origine nucléaire alors que c’est la seule source d’énergie (avec l’hydroélectrique) qui ne produit pas de carbone, qui ne risque pas de perturber le climat futur dans un sens ou dans l’autre et qui est et restera encore longtemps à un prix supportable tant par les consommateurs que par les industriels et les contribuables français (et du monde entier, je pense par exemple à l’Inde et à la Chine) car le parc nucléaire français représente de fait une réelle opportunité pour l’économie de la France. Pour information, selon une récente étude de l’Agence Internationale de l’Energie, les centrales nucléaires françaises produisent un kWh à 1,7 centime d’euros, les éoliennes de nouvelle génération off-shore produisent un kWh à 13 centimes et les panneaux photovoltaïques un kWh à 31 centimes quand il s’agit de grandes « fermes » solaires. Quant au photovoltaïque privé captif, il faut compter environ 1 euro par kWh sans même avoir la possibilité de recharger sa trottinette électrique ni se chauffer, cela va de soi. Il n’y a même pas besoin d’épiloguer …

L’Allemagne vient de se rendre compte que sa transition énergétique téléguidée par les Verts pourrait bien être catastrophique pour son économie, le Danemark, le pays européen où l’électricité est la plus coûteuse est en récession, l’Espagne confrontée à la situation périlleuse de ses banques qui ont tout misé dans les énergies dites renouvelables et doivent faire face à 250 milliards d’euros de créances douteuses liées à ces projets énergétiques babyloniens a décidé de dénoncer les contrats de rachat avantageux de l’électricité dite renouvelable car les compagnies d’électricité sont au bord de l’asphyxie, les Pays-Bas pour les mêmes raisons sont au bord de la récession et enfin l’Italie songe à des investissements presque en urgence dans le nucléaire pour sortir de son marasme économique mais trop tard car le mal est déjà fait, bref, tous ces pays se sont retrouvé au pied du mur car le choix des sources d’énergie alternative est tout simplement intenable économiquement, financièrement et socialement.

Le seul facteur qui puisse favoriser une expansion économique dans quelque pays que ce soit est une énergie bon marché et le passé est là pour le prouver. La crise pétrolière de 1973 qui a vu le prix du pétrole multiplié par 10 l’a confirmé, elle a mis brutalement fin aux 30 Glorieuses !

La Miss Royal n’a même pas mentionné l’opportunité offerte par les potentialités de l’exploitation du gaz naturel des roches mères sur le territoire français, c’est tellement politiquement incorrect qu’il était opportun pour son avenir politique d’éluder la question. Bien au contraire et dans la même optique idéologique le code minier, totalement suranné et inadapté aux réalités présentes a été modifié en catimini pour satisfaire les écologistes afin d’être en ligne avec leurs desseins malthusiens : peut-être que dans cinquante ans, nos petits enfants couverts d’impôts pour rembourser la dette de leurs aïeuls se diront qu’après tout ces écolos avaient raison en préservant les richesses du sous-sol de l’Hexagone, voilà le raisonnement des écolos dont fait partie la Miss Royal mais entre temps, la situation sera devenue tellement critique en raison de l’incurie des politiciens au pouvoir depuis 30 ans en France qu’il ne sera plus possible de trouver une alternative autre que le nucléaire, mais ce sera trop tard, bien trop tard, car la France a déjà décroché en R&D dans ce domaine. Et toute cette gesticulation, c’est tout simplement n’importe quoi car selon les estimations irréfutables de l’administration américaine équivalente du BRGM la France regorge dans son sous-sol de gaz naturel, de quoi subvenir pendant au moins 200 ans à ses besoins : renversant ! Mais la Miss Royal a soigneusement éludé ce point dans son discours, cela aurait été par trop politiquement incorrect, je l’ai déjà dit ! Même chose pour le gigantesque gisement de charbon situé dans la Nièvre, facilement accessible et encore inviolé à ce jour. Selon les estimations du BRGM il y aurait dans la Nièvre autant de charbon de bonne qualité qu’en Pologne, environ 5 milliards de tonnes soit 250 années au rythme actuel de la consommation de charbon en France, ça fait rêver …

Il reste un point important que la Miss Royal a aussi éludé soigneusement car il se serait agi de mettre le doigt là où ça peut faire très mal. Fermer autoritairement 20 réacteurs nucléaires parmi les plus anciens du parc électronucléaire français est une flagrante atteinte au patrimoine industriel français. Comme s’il fallait préparer cette manœuvre, l’Etat français, c’est-à-dire l’ensemble des contribuables, propriétaire d’EDF, envisage très sérieusement de vendre une partie conséquente du capital de l’entreprise. On se demande d’ailleurs si cette décision est la bien venue en annonçant la veille que le parc nucléaire sera à terme tronqué du tiers de ses unités de production, mais bon, la logique des politiciens dépasse le plus souvent l’entendement. Bref, il est évident que la CGT en particulier qui a toujours été respectueusement attachée à l’outil industriel d’EDF et a également toujours oeuvré pour la sécurité des installations, ne l’entendra certainement pas de la même oreille que la Miss Royal. Il serait opportun de rappeler que lorsque De Gaulle a mis en place le programme électronucléaire PWR, abandonnant progressivement la filière graphite-gaz, c’est la main dans la main avec le Parti Communiste Français, alors un parti politique puissant, que cette décision a été prise. Le pays a toujours été fier de cette réalisation unique au monde, à juste titre d’ailleurs. Il est évident qu’il va y avoir une forte opposition syndicale à la fermeture d’une quelconque centrale nucléaire surtout si l’ASN considère que techniquement et sur le plan de la sureté celle-ci peut encore fonctionner 10, 20 ou 30 ans. La CGT connait l’industrie nucléaire de l’intérieur et non pas comme Greenpeace qui se contente d’actions spectaculaires de l’extérieur ou comme le Criirad qui falsifie des résultats scientifiques, cf le césium au sommet du Puy-de-Dôme qui d’après le Criirad provenait de Fukushima. La CGT a au moins gardé une certaine idée ambitieuse de la nation et on ne peut certainement pas le lui reprocher. Je souhaite bon courage à la Miss Royal ! Il se pourrait que ce syndicat saisisse la justice afin de contrer les décisions gouvernementales mais malheureusement il n’existe plus de justice indépendante en France … Comme le dit H16 sur son blog, ce pays est définitivement foutu !

Sources (puisque je mets un point d’honneur à citer mes sources) : Wall Street Journal, divers blogs économiques américains, BRGM et The Guardian. Liens sur ce blog :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/01/25/fessenheim-et-superphenix-on-prend-les-memes-et-on-recommence/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/05/30/la-directive-europeenne-20-20-20-est-une-pure-utopie-la-preuve/

http://jacqueshenry.wordpress.com/2014/05/24/france-fracking-ou-pas-fracking-question-a-1000-milliards-deuros/

Note : Miss en anglais = Mademoiselle

Billet également publié sur mauvaisenouvelle.fr

La BPI vue par Ségolène …

J’ai entendu Madame Royal, prénom Ségolène, interpellée sur BFMTV ce soir à propos de la BPI, une usine à gaz qui risque de coûter cher aux contribuables dans la mesure où il y a des dissensions au sein de sa direction, un directeur pragmatique qui ne mâche pas ses mots et une politicienne qui ne connait rien aux affaires sinon d’avoir créé une SCI lucrative avec son ancien amant, l’actuel président des quelques rares gauchistes encore favorables à son action. Elle a déclaré tout de go que la BPI s’intéresserait entre autres projets fûmeux pouvant donner lieu à toutes sortes de corruptions locales dont les politiciens de gauche sont coûtumiers aux « énergies du futur » ! J’aurais été la journaliste de BFM j’aurais immédiatement demandé à la présidente fantoche du Poitou et de la Charente réunis de préciser son idée ou au moins sa conviction intime de ce que signifie pour elle l’énergie du futur. De mon point de vue d’humble ancien consultant auprès d’EDF (je le rappelle à mes lecteurs qui pourraient encore être incrédules) je vais résumer ce que pourrait avoir en tête la miss poitevine :

 

Production d’énergie électrique prouvée et rentable :

Nucléaire (uranium et thorium)

Hydroélectrique

Charbon

Gaz

 

Production d’énergie électrique de fiabilité non prouvée et/ou non rentable :

Eolien

Photovoltaïque

Biomasse

Fusion

Géothermique

Hydrolien

Marées

 

Ces cinq dernières rubriques préoccupent les « verts » et je vais brièvement les passer en revue.

L’éolien, de par l’intermittence imprévisible du vent, de sa direction et de son intensité, fait que cette source d’énergie ne présente qu’un facteur de charge dérisoire. Pour qu’un parc de moulins à vent puisse fonctionner correctement il faut qu’il soit obligatoirement couplé à un réseau alimenté et stabilisé par des centrales électriques de type classique (thermique classique ou nucléaire) mais l’incidence sur le bilan global de l’apport de l’éolien ne sera jamais supérieur à 10 % puisque le réseau de distribution requiert une stabilité minimale afin de fonctionner sans rupture. L’éolien est donc d’abord un gigantesque gouffre financier pour amuser la galerie et calmer les délires des écologistes.

Le photovoltaïque, même problème, le soleil ne brille qu’au mieux 50 % du temps et les panneaux solaires, quelle que soit leur configuration, ne peuvent raisonnablement fournir de l’énergie que durant un laps de temps limité, ce qui (comme pour l’éolien) induit l’existence de moyens de stockage adéquats.

La biomasse. En dehors de l’incinération à grande échelle des ordures ménagères et de certains déchêts industriels ou encore des boues d’égouts, la biomasse n’est pas adaptée à une production durable et fiable d’énergie électrique. Certains parlent de rationaliser l’exploitation des forêts, je veux bien mais quand on sait que sous le climat de la France et encore plus des pays plus au nord en Europe quand on coupe un arbre il faut en replanter cinq pour assurer une pérennité de la source d’énergie. L’exploitation des forêts est une vue de l’esprit tout simplement. D’autres ressources dites biomasse comme la valorisation des lisiers sont tout aussi irréalisables quant à l’alcool (maïs, canne à sucre, betterave) il faut choisir entre manger à sa faim ou faire rouler sa voiture, de toutes les façons produire de l’électricité avec du « biogaz » ou du « bio-éthanol » relève tout simplement de la chimère mensongère.

La fusion. Je l’ai déjà dit dans ce blog, la fusion nucléaire ne pourra jamais être maitrisée en terme de production de chaleur pour la simple raison qu’il n’existe pas de matériaux sur notre planète susceptibles de résister à des températures supérieures à deux mille degrés, et encore, je suis optimiste. Or la fusion met en jeu des millions de degrés. Une vue de l’esprit coûteuse qui tient franchement de la science fiction.

La géothermie. Peu ou pas de site en France métropolitaine, point. Une usine fonctionne malgré de gros problèmes de corrosion à Bouillante, une charmante commune de la Guadeloupe. Une solution pour développer l’énergie géothermique serait de procéder dans un premier temps à de la fracture hydraulique de grand ampleur en profondeur et injecter de l’eau pour récupérer en surface de la vapeur. Dans ces conditions inenvisageables puisque la fracture hydraulique est interdite (jusqu’à nouvel ordre) en France, cf. la controverse écolo sur les gaz de schiste, il paraît tenir encore une fois du rêve qu’on puisse imaginer une exploitation de la géothermie dans des régions favorables comme le Puy de Dôme ou le Cantal. Dans les autres régions de France et de Navarre il faudrait fracturer à plus de 5000 mètres de profondeur pour espérer récupérer une vapeur de qualité et non corrosive. Sur ce point, je rappèle que la vapeur qui fait tourner les turbines doit être d’une qualité parfaite tant thermique que chimique afin de ne pas détruire les ailettes des turbines.

Hydrolien. Le domaine est encore inconnu mais les investissements sont gigantesques en regard de la production escomptée au final. Il est prématuré de se faire une opinion aujourd’hui sur cette filière. Cependant les sites favorables à l’implantation de moulins à eau sous-marins sont limités. Prétendre qu’un jour on implantera des hydroliennes dans le détroit de Gibraltar est néanmoins plus réaliste que la fusion nucléaire !

Marées. Le site de la Rance est un des rares endroits favorables pour ce type d’application.

J’en reviens donc aux sources d’énergie électrique que l’on pourrait qualifier de traditionnelles, nucléaire, hydroélectrique, charbon et gaz. Comme il est mal vu, au moins en France mais pas en Allemagne ni en Pologne ni en Chine, de brûler du charbon ou du gaz (voir mon précédent billet à ce sujet) il reste le nucléaire et l’hydroélectrique. Le seul fleuve français susceptible d’être aménagé pour produire de l’électricité reste la Loire. Mais il n’y a jamais eu une compagnie nationale de la Loire comme ce fut le cas pour le Rhône et la raison est simple : la Loire est un fleuve capricieux peu propice à la récupération d’énergie. Il ne peut qu’être utilisé pour le refroidissement des centrales nucléaires installées le long de son cours.

J’ai disserté sur mon blog de la filière thorium que la France n’envisage pas pour le moment de développer, alors, je me pose la question après avoir entendu notre poitevine nationale, ex-ministre, présidente d’une région et que sais-je encore si elle n’avait pas une petite idée sur la filière thorium à fluorures fondus. Je doute très sérieusement que Madame Royal ait une opinion arrêtée sur cette technologie mais si la BPI décidait d’investir dans cette direction, ce serait un trop gros morceau. Pour conclure mon billet de ce jour, je rappèle à mes lecteurs que le parc nucléaire français a été intégralement financé avec les impôts des contribuables et que le démantèlement prématuré d’un réacteur quelconque pouvant encore fonctionner dix ans voire vingt (je pense à la centrale de Fessenheim) équivaudrait à brûler une partie des billets de 500 euros que chaque contribuable a donné à l’Etat. Aujourd’hui EDF gagne de l’argent grâce à cet effort consenti par ceux qui vont bientôt être à la retraite ou le sont déjà (comme moi) et il serait intolérable que le gouvernement actuel, sous la pression d’énergumènes irréalistes, décide de démanteler le parc nucléaire de la France pour s’assujettir aux livraisons de gaz de la Russie car il n’y a pas d’autre alternative, je viens de l’exposer brièvement dans mon billet que j’adresse à Madame Royal si elle a quelques minutes pour le lire.