Pourquoi ne pas interdire totalement le triclosan ?

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Au cours de la vie nos glandes salivaires produiront 40 m3 ( de salive qui est utile pour la digestion, pour neutraliser l’acidité de la bouche et combattre les bactéries qui provoquent une mauvaise haleine et si on prend un minimum de soins de ses dents en les brossant au moins deux fois par jour nous utiliserons quelque chose comme 100 litres de pâte dentifrice durant notre vie, soit 4 minutes environ ou encore 24 heures à se brosser les dents chaque année ! La muqueuse buccale est plus de 4000 fois plus perméable que la peau aux drogues et même en n’avalant pas le dentifrice les produits chimiques et autres additifs qui s’y trouvent se retrouvent presque instantanément dans le circulation sanguine.

Compte tenu de cet état des lieux, si on peut dire les choses ainsi, il est préférable de s’inquiéter de la composition du dentifrice. Or ce produit est classé parmi les cosmétiques – bizarre, oui j’ai bien dit bizarre – et le fabricant, en général une grande multinationale, n’est pas tenu de communiquer une description détaillée de ses produits aux autorités de régulation de la sécurité sanitaire.

J’ai lu avec attention la composition du dentifrice que j’utilise (fabricant : GlaxoSmithKline) et il contient du bromure de domifen, un antiseptique léger, et du fluorophosphate de sodium parmi les matières actives. Pour le reste, plutôt du classique dont de l’oxyde de titane et toutes sortes de produits dont entre autres de la saccharine ( je ne comprends pas trop pourquoi ! ) et un ou deux détergents.

J’ai été étonné de ne pas y trouver de triclosan, un bactériostatique présent dans la grande majorité des dentifrices et dans plus de 2000 produits courants dans une maison. Le triclosan est une molécule organo-chlorée qui peut prendre une configuration spatiale telle qu’elle ressemble alors aux hormones thyroïdiennes T3 et T4 et là c’est carrément alarmant. Le triclosan est un bactériostatique qui, présent dans le dentifrice, est supposé contrôler l’apparition de la fameuse plaque dentaire, un film de bactéries propice à l’apparition de caries dentaires. Il suffit de se brosser les dents le matin pour prendre sa dose de triclosan …

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Le triclosan se retrouve aussi dans les détergents pour vaisselle, dans les poudres et liquides pour machines à laver, de nombreux produits cosmétiques dont les crèmes à raser et les crèmes de beauté pour le visage, les shampooings et les gels pour les cheveux, les déodorants, les savons liquides pour se laver les mains mais aussi dans les sacs à ordures ménagères, et encore dans les vêtements neufs et la formulation de nombreux pesticides … Il n’y a pourtant aucune évidence scientifique qui permette d’affirmer que le triclosan améliore la qualité sanitaire ou prévienne l’apparition de maladies comme les caries dentaires ou l’acné. Pour embellir le tableau, le triclosan, difficilement biodégradable finit par se retrouver dans les nappes aquifères. Pour compliquer encore ce tableau, l’ajout de chlore dans l’eau pour la rendre potable transforme, certes lentement, le triclosan en dioxine, tout pour plaire !

Pourquoi la FDA et son équivalent européen l’EFSA viennent de préconiser l’interdiction du triclosan dans le savon liquide pour les mains et les liquides pour vaisselle mais pas pour les dentifrices ? Mystère. Toujours est-il que de nombreuses études indiquent que nous sommes presque tous littéralement imprégnés de triclosan depuis notre tendre enfance puisque ce produit traverse la barrière placentaire et se retrouve aussi dans le lait maternel. il se retrouve également dans la viande, de boeuf, de porc ou de poulet, bref, nous vivons avec mais au détriment de notre santé et de notre équilibre hormonal.

Sources. doi : 10.1289/EHP1788 et adapté d’un article paru sur le site lewrockwell.com. Illustrations : molécule de triclosan et molécule de thyroxine T4 (Cl = chlore, I = iode).

Alimentation et santé (6 et fin)

Alimentation et santé (6 et fin)

Il s’agira dans le dernier billet de cette série de café, de lait, d’oeufs et de gras. Encore une fois, exception faite de certains petits articles de politique, il m’arrive très rarement d’émettre une opinion personnelle. Je mets un point d’honneur à relater des faits scientifiques ou de société tels qu’ils ont été abordés par des journalistes, des chroniqueurs ou des bloguers comme votre serviteur mais j’essaie de privilégier les sources scientifiques initiales le plus souvent possible. De par ma carrière professionnelle passée, ayant acquis une certaine expérience en biologie et en chimie, ayant musardé quelques années dans le domaine de l’énergie nucléaire, je me permets d’aborder quelques sujets dérangeants et déformés par les médias que le public accepte tels qu’ils lui sont servis sur un plateau les yeux fermés sans exercer un instant un quelconque sens critique. Le climat, les vaccins, les plantes transgéniques, l’énergie nucléaire, la malbouffe, les mensonges, menu quotidien des politiciens, me donnent l’occasion d’affirmer ma position en la saupoudrant d’ironie quand il le faut. L’esprit humain ne peut pas filtrer toutes les informations qui lui parviennent en flux continu à chaque seconde de la journée, c’est impossible, et je tente d’effectuer chaque jour – quand je cherche un sujet d’inspiration pour mon blog – ce tri afin d’éviter de faire des erreurs. Comme, dit-on, l’erreur est humaine il m’est arrivé parfois de m’être trouvé abusé par une information littéralement gobée sans l’avoir pré-digérée et de me rendre compte de mon erreur. Dans ce billet, toutes les informations ont été vérifiées et recoupées. Il ne s’agit nullement d’inventions de ma part.

21. Le café et la bière sont des diurétiques

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Consommés modérément, en d’autres termes normalement, le café (caféine) et la bière, sous-entendu l’alcool, ne présentent aucun effet diurétique et ne risquent donc pas de provoquer une déshydratation de l’organisme. Une étude détaillée parue en 2016 dans la revue Clinical Nutrition (doi : 10.3945/ajcn.115.114769) est très claire : ce qui importe dans les boissons est surtout l’apport en eau à l’organisme. La balance hydrique de notre corps varie au cours de la journée. En effet, nous éliminons presque en continu de l’eau alors que nous ne buvons pas de manière continue. L’organisme dispose de moyens efficaces pour réguler cet état de choses en particulier avec les reins. Dans cette étude un indice d’hydratation des boissons (BHI ou beverage hydration index) a été défini de manière très simple en étudiant 72 sujets adultes et en bonne santé. Il leur a été demandé de boire en 30 minutes un litre de boissons comme ci-après. L’indice d’hydratation de la boisson considérée a été défini comme la quantité totale d’urine éliminée après 4 heures en comparaison de la même quantité d’urine éliminée en absorbant un litre d’eau. Le BHI est défini comme étant de 1 pour l’eau et le volume d’urine après 2 heures (ligne pointillée) éliminée après avoir bu 1 litre d’eau est divisé par le volume éliminé par ingestion des autres boissons. Les résultats sont tout à fait parlants. Les boissons suivantes ont le même effet que l’eau sur l’hydratation de l’organisme : coca-cola, coca-cola pauvre en calories (light), thé chaud, thé froid, café, bière, jus d’orange, eau gazeuse et boisson énergisante pour sportifs. Aucune différence avec l’eau ! Seuls les solutions salines de réhydratation par voie orale, le lait entier, le lait écrémé et dans une moindre mesure le jus d’orange permettent une réhydratation relative du corps puisque la quantité d’urine éliminée est inférieure après 4 heures de délai. Ceci s’explique très bien car le lait et la solution saline de réhydratation contiennent des sels minéraux, sodium, potassium, magnésium ou encore calcium. L’alcool et la caféine n’ont donc rien à voir avec l’hydratation du corps ou le maintien de cette dernière en équilibre. Une idée préconçue à mettre aux oubliettes.

22. Boire du lait c’est bon pour les os

Une étude réalisée à l’Université de Zürich englobant 195000 femmes de 60 ans et plus buvant ou non au moins un verre de lait chaque jour n’a pas pu mettre en évidence de différence quant à la fréquence de fractures du col du fémur. Cette étude est certes limitée aux seules femmes mais elle montre néanmoins que la disponibilité biologique du calcium présent dans le lait n’est pas celle que l’on croit. Cependant le lait constitue en lui-même un aliment à part entière car il apporte des sucres, des graisses, des protéines, des vitamines et des sels minéraux et il permet à l’organisme de maintenir l’homéostase hydrique (voir ci-dessus). Boire du lait n’est pas néfaste pour la santé, au contraire, mais pour la solidité des os il y a un gros doute.

23. Ne pas manger trop d’oeufs, c’est mauvais pour le cholestérol

Lorsque la doyenne italienne de l’humanité est décédée (voir le lien), l’information qui fit le tour du monde fut qu’elle mangeait depuis l’âge de 20 ans trois oeufs par jour dont deux crus. Après tout deux oeufs crus battus, agrémentés de sel, poivre, quelques fines herbes et saupoudrés de parmesan rapé pourquoi pas ? Toujours est-il que la croyance populaire dit que les oeufs augmentent catastrophiquement le taux de cholestérol sanguin. C’est du moins ce que vous dira votre médecin en vous regardant dans les yeux et si votre taux de cholestérol ne « lui convient pas » il vous prescrira des statines. Ben voyons !

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Et pourtant une étude réalisée par l’école de médecine de l’Université d’Harvard portant sur plus de 37000 personnes pendant 8 ans n’a pas pu vérifier toutes les études réalisées sur des modèles animaux en laboratoire ! En effet c’est à partir d’études sur les animaux de laboratoire, en particulier les rongeurs, que le corps médical s’est forgé une opinion au sujet des oeufs et du cholestérol. Un telle investigation remet radicalement en question la transposition à l’homme de tous les travaux réalisés avec des animaux et pas seulement en ce qui concerne la nutrition. Il faut aussi prendre en considération les nombreux essais cliniques décidés sur des êtres humains après des résultats de laboratoire sur des animaux, surtout des souris et des rats, compte tenu de la différence incontournable entre les rongeurs et nous-mêmes.

L’étude réalisée à l’Université d’Harvard a aussi indiqué que l’abus d’acides gras saturés et « trans-« , ceux qui sont produits par hydrogénation partielle des huiles végétales, était au contraire propice à l’élévation du taux de mauvais cholestérol dans le sang, nommément les LDLs. Rien à voir avec les oeufs ! Encore une idée totalement fausse (source JAMA, doi : 10.1001/jama.281.15.1387).

24. Manger « gras » fait grossir

L’affaire des graisses qui font grossir, car il s’agit bien d’une histoire montée de toutes pièces, remonte à la fin des années 1970 quand une étude financée par la Fondation Américaine de la Recherche sur le Sucre affirma que les graisses faisaient grossir. Cette étude réalisée également à l’Université d’Harvard parut dans le JAMA et fit à l’époque grand bruit pas seulement aux USA. Progressivement, sous la pression constante du lobby des producteurs de sucre et avec la complaisance du corps médical, la population se reconvertit aux carbohydrates. On connait aujourd’hui les immenses dégats de l’abus de sucres sur les maladies cardiovasculaires, l’obésité et le diabète.

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Soixante pour cent de la population américaine est en surpoids ou franchement obèse et l’Europe n’a pas attendu pour rattraper les habitudes alimentaires riches en sucres de la malbouffe industrielle et de la restauration rapide. Une récente étude parue dans le British Medical Journal a clairement montré que l’abandon ou la réduction des graisses dans l’alimentation ne reposait sur aucune évidence scientifique sérieuse. Le beurre, les oeufs, les graisses animales furent diabolisés et il est encore difficile aujourd’hui de s’affranchir même au niveau personnel de cette propagande du lobby des producteurs de sucre. En ajoutant à ce désastre nutritionnel l’utilisation de sirops enrichis en fructose et d’huiles végétales partiellement hydrogénées on obtient un cocktail alimentaire parfait pour se ruiner la santé (lien, doi : 10.1136/openhrt-2014-000196)

Source : Business Insider. Fin de cette série

https://jacqueshenry.wordpress.com/2017/04/19/la-doyenne-de-lhumanite-est-decedee/

Alimentation et santé : rumeurs et mensonges (5)

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Dans cette rubrique qui semble attirer quelques réactions véhémentes de certains de mes lecteurs – je ne leur en veux nullement – je rappelle que je n’ai jamais été qu’un modeste biologiste académique ce qui ne m’empêche nullement aujourd’hui de porter un regard critique sur beaucoup de sujets de société. Je ne suis inféodé à aucun mouvement politique ou idéologique ni rémunéré par une quelconque compagnie industrielle ou commerciale. Si dans les pages de mon blog je conteste le réchauffement climatique global d’origine anthropique c’est tout simplement parce qu’il est assis sur des bases scientifiques fausses qui nient les lois fondamentales de la physique. Il s’agit donc d’une imposture planétaire dangereuse que je n’ai jamais cessé de dénoncer. Dans le domaine de la politique, en particulier française, je constate que la notion de démocratie est devenue une fiction. En dehors de la Suisse et peut-être de l’Islande, il n’y a plus de démocraties dans le monde mais seulement des gouvernements à la solde des puissances financières qui contrôlent les informations et les gouvernements se moquent allègrement des citoyens dont ils sont pourtant supposés assurer un certain bien-être, encore que cette notion soit toute relative. Dans le domaine de la santé ou de l’agriculture et aussi du climat, des domaines de choix pour des activistes ignorant tout de la vraie science, on assiste à une inflation de démagogie qui a atteint des niveaux surréalistes. En ce qui concerne l’alimentation l’histoire du gluten est une illustration de la stupidité effrayante des foules qui se laissent manipuler par des espèces de gourous à la Al Gore (ou à la Hulot en France) et ont perdu tout sens critique tant la propagande est organisée pour ternir au quotidien la science et les progrès technologiques qui sont néfastes pour Gaïa, suivez mon regard.

Je voudrais en terminer en répondant collectivement à ceux de mes lecteurs qui ont bien voulu laisser des commentaires sur les sujets abordés dans cette série. Puisque l’on constate une recrudescence de maladies dites infantiles dans le monde, l’utilisation abusive d’antibiotiques prescrits à tort et à travers par des médecins harcelés par des visiteurs médicaux à longueur de journée y est pour une grande part. Ces antibiotiques affaiblissent le système immunitaire et l’enfant n’est plus correctement armé pour se défendre. Je pense que le corps médical porte une grande responsabilité dans cet état sanitaire des enfants (et même de beaucoup d’adultes). Existe-t-il des études scientifiques honnêtes montrant clairement l’effet néfaste des antibiotiques sur l’organisme ? J’en doute, car les intérêts financiers en jeu sont immenses …

Dans le présent billet je parlerai des rhumes, du jeûne thérapeutique ou encore des boissons énergisantes. Bonne lecture …

17. Manger un ice-cream est mauvais si on est enrhumé

Encore une affirmation mensongère qui a été dénoncée dans une étude réalisée par la très sérieuse Mayo Clinic. Il y a même deux affirmations erronées dans cette mise en garde. Les produits lactés provoqueraient une sécrétion abondante de mucus nasal et le froid stimulerait la croissance des virus dans la gorge. La grande majorité des rhumes accompagnés ou non de maux de gorge sont d’origine virale et les produits lactés apportent des calories à l’organisme et un ice-cream présente au contraire quelques pouvoirs analgésiques bienfaiteurs mais le froid ne stimule en aucun cas la croissance des virus au niveau des muqueuses. Quant à la surproduction de mucus nasal supposée provoquée par les produits lactés et/ou le lait, jamais aucune preuve tangible n’a pu établir de relation de cause à effet.

18. Faire craquer les jointures des doigts provoque de l’arthrite

Une étude documentée parue en 2011 dans le Journal of the American Board of Family Medicine a définitivement mis un terme à la croyance consistant à affirmer que faire craquer les articulation des doigts de la main provoquait l’apparition d’arthrite (JABFM, vol. 24(2) 169-174). Au contraire, cette pratique qui peut être compulsive chez certaines personnes, n’a pas d’explication claire mais ne favorise pas, selon cette étude, l’apparition d’arthrite quel que soient l’âge, le sexe, l’origine ethnique ou le temps passé durant lequel les sujets étudiés faisaient craquer leurs jointures. On pourrait être tenté d’extrapoler cette étude aux personnes faisant « craquer » leurs vertèbres cervicales. J’ai cherché dans la littérature scientifique si une étude similaire avait été conduite à ce sujet mais sans succès. (Illustration Wikipedia)

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19. Fièvre : faire la diète, rhume : se nourrir

Il s’agit en quelque sorte d’une maxime qui est déjà mentionnée en 1574 dans le dictionnaire de médecine de John Withals qui notait que « le jeûne est un grand remède contre la fièvre ». La croyance populaire dit que manger quand on a de la fièvre entretient celle-ci puisque les aliments apportent des « calories » à l’organisme. Stricto sensu le terme calorie appliqué à l’alimentation ne signifie pas grand chose et prête plutôt à confusion. Quand on a de la fièvre l’organisme lutte contre les « pyrogènes », des substances d’origine virale ou bactérienne. Or l’organisme a justement besoin d’être alimenté pour entretenir cette lutte. De plus l’organisme sait parfaitement réguler les besoins en énergie en stockant temporairement celle-ci sous forme de glycogène et éventuellement en graisses. Une alimentation équilibrée quand on a de la fièvre est donc recommandée et dans cette situation il faut aussi beaucoup boire pour lutter contre la déshydratation, c’est du moins ce que conseillent les spécialistes en la matière.

Ces observations m’ont interpellé car j’ai souvent observé que mes enfants puis, une génération plus tard, mes petits-enfants choisissaient spontanément de se mettre à la diète quand ils avaient de la fièvre. Ma grand-mère préconisait un bouillon de poule pour combattre la fièvre et si le cas lui paraissait sérieux un grog ou un vin chaud quand j’étais enfant. Il s’agissait surtout d’apport de liquide, ce n’est pas le peu d’alcool qui reste dans un vin chaud qui enivrera un enfant … Enfin les rhumes sont d’origine virale et tout ce que le pharmacien ou votre médecin vous conseillent est inutile : il faut laisser l’organisme construire ses défenses immunitaires et souvent la fièvre est létale pour les virus. Pour ma part quand j’ai un mal de gorge je me gargarise profondément et à la limite de la douleur avec du rhum de Marie-Galante : les virus n’aiment pas beaucoup l’alcool et l’effet est spectaculaire.

20. Les boissons énergétiques sont bonnes pour les sportifs

J’en ai déjà dit un mot sur ce blog et je ne ferai pas de commentaire sur cette affirmation qui n’est que le résultat d’un marketing agressif. Ces boissons contiennent des quantités extravagantes de caféine et de sucres. À consommer avec encore plus de modération que le Pastis …

Sources : Business Insider, Mayo Clinic, Scientific American et lien mentionné dans le texte. Illustrations disponibles publiquement.

Réhabilitation de la vitelotte

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La vitelotte est une variété de pomme de terre qui fait partie du patrimoine gastronomique français. Alexandre Dumas la considérait dans son dictionnaire de cuisine comme la reine des pommes de terre en raison de son goût prononcé de châtaigne sinon de noisette. Au fil du temps cette pomme de terre à la peau épaisse d’un bleu-violet foncé et à la chair franchement violacée a été délaissée au profit d’autres variétés plus ou moins fades et beaucoup plus profitables pour les producteurs car le rendement de culture de la vitelotte est plutôt décevant.

Quand les bienfaits des pigments présents dans certains fruits, le raisin noir et le vin rouge ont été découverts, les scientifiques se sont penché à nouveau et avec raison sur la vitelotte qui contient des quantités très importantes d’anthocyanes, ces pigments dont les propriétés bénéfiques sur la circulation sanguine et la tension artérielle ont été largement décrits dans la littérature scientifique et médicale. Selon une étude réalisée en Grande-Bretagne consommer 140 grammes de vitelottes chaque jour fait significativement baisser la pression artérielle et les personnes en surpoids ne prennent pas d’embonpoint supplémentaire puisque cette ration quotidienne de pommes de terre apporte 280 calories. Une étude plus détaillée est en cours afin de confirmer les premiers indices médicalement intéressants de la vitelotte sur la santé, c’est-à-dire une baisse des risques d’hémorragie cérébrale de 34 % et de problèmes cardiovasculaires de 21 %. Cent-quarante grammes de ces pommes de terre contiennent autant d’anthocyanes que dix grappes de raisin noir ou encore 2 litres de vin rouge … Bon appétit !

Source : Journal of Agricultural and Food Technology, illustration Wikipedia

Buvez de la bière, c’est excellent pour la santé !

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Il y a quelques mois mon médecin du centre de santé du quartier, une femme d’une cinquantaine d’années assez corpulente, me reprochait de boire trop de bière, ce qui expliquait d’après elle que mon taux de cholestérol sanguin était trop élevé. Elle me suggéra de prendre des statines … Je la regardai alors dans les yeux mais ma pratique de l’espagnol n’était et n’est toujours pas suffisante pour lui expliquer clairement qu’il est criminel de prescrire des statines quand on a un taux de cholestérol – toutes espèces confondues – d’à peine trois grammes par litre. Au passage je signale à mes lecteurs que le corps médical a inventé une unité pour le cholestérol sanguin qui se décline en milligrammes par décilitre pour mieux effrayer les gogos qui se laissent alors prescrire des produits dangereux comme les statines et autres poisons : des centaines de milligrammes c’est plus impressionnant que quelques grammes !

Je bois en moyenne deux litres de bière par jour et la principale raison est que je n’aime pas boire de l’eau, ça n’a pas de goût, pas de couleur, en un mot je préfère la bière. Mon médecin insista en me conseillant de prendre un produit pour baisser le taux de LDL sanguin. Je refusai également catégoriquement. Pour cette dame je fais partie des malades en puissance récalcitrants qui, de plus ne tiennent pas en haute estime le corps médical. Je n’ai jamais fait confiance dans ma vie qu’aux radiologues puisqu’ils observent des images et aux chirurgiens : ils vous enlèvent un bout de viande inutile et vous savez au moins qu’ils ont fait quelque chose de concret …

Aujourd’hui, je me sens pleinement rassuré et je vais continuer à boire de la bière y compris (et surtout) la bière bas de gamme Champigneule brassée à Valencia à 80 centimes d’euro le litre dans mon petit supermarché préféré, pourquoi se priver ? Et devinez pourquoi je me sens libéré de toute l’angoisse qu’a tenté de semer dans mon esprit mon médecin référent, tout simplement parce qu’une étude exhaustive réalisée auprès de 80000 chinois a clairement montré que la bière était bénéfique pour la santé en général et pour le taux de cholestérol en particulier. Je n’invente rien, surtout pas pour me donner bonne conscience. Cette étude a indiqué clairement que la bière prévenait la chute du taux de HDL, la « bonne » forme de cholestérol. Boire régulièrement de la bière non seulement réduit la chute des HDL mais prévient également les accidents cardiovasculaires. De plus, boire de la bière augmente la densité osseuse et prévient donc l’apparition avec l’âge de l’ostéoporose.

Cette étude, bien que réalisée en Chine sur un large échantillon de personnes durant 6 années, ce qui n’exclue en aucun cas sa validité dans d’autres pays, a également montré que boire de la bière régulièrement protégeait contre les anémies. Je confirme personnellement que la bière contient diverses vitamines du groupe B pour les avoir dosées moi-même par curiosité lorsque je travaillais sur la biosynthèse des vitamines chez les plantes. D’autres bienfaits inattendus de la bière sont la prévention des calculs qui peuvent se former dans la vésicule biliaire, une meilleure digestion, un sommeil de plus grande qualité et, c’est bien connu des buveurs de bière, un effet diurétique puissant promouvant une meilleure élimination des toxines par les reins. Tout pour plaire et à consommer avec moins de modération que le vin …

Source : Bel Marra Health

Pour être en bonne santé allez à la messe !

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Dans le genre pseudo-science on n’arrête plus le progrès à tel point que toutes les occasions sont bonnes pour prétendre tout et n’importe quoi. Par exemple une récente étude parue dans le très sérieux JAMA (Journal of the American Medical Association) émanant d’un diverticule de l’Université de Harvard, la Chan School of Public Health, fait état d’une relation entre la santé des femmes et leur assiduité aux offices religieux. L’étude a concerné 74543 femmes, toutes blanches, catholiques ou protestantes, et toutes infirmières entre 1996 et 2012. Parmi celles-ci 13537 décédèrent durant cette période dont 2721 de troubles cardiovasculaires et 4479 de cancers. Tous les quatre ans, il était demandé à ces sujettes de préciser combien de fois elles se rendaient sur leur lieu de culte, plusieurs fois par semaine, une fois par semaine, une fois par mois ou rarement. Tous facteurs autres que l’assiduité religieuse ont été lissés comme par exemple le style de vie, l’alimentation, la cigarette, l’alcool et les satisfactions conjugales et sociales.

Il est ressorti de cette étude, après moult bidouillages statistiques, qu’aller à l’église (ou au temple) au moins une fois par semaine réduisait de 27 % les risques de maladies cardiovasculaires et de 21 % les risques de cancer. Je n’invente rien, c’est écrit noir sur blanc dans le résumé de cette étude pourtant parue dans un très respectable périodique médical. Le Docteur Dan Blazer s’est fendu d’un éditorial sarcastique dans ce numéro du JAMA intitulé « Etude empirique relative à l’assiduité aux services religieux pour la santé« . Il a relevé très justement que toutes les participantes à l’étude étaient blanches, issues de familles pratiquantes, ayant reçu une bonne éducation, d’âge moyen proche de la soixantaine et que cette étude, pour toutes ces raisons, n’avait aucune signification scientifique.

Heureusement que les auteurs de l’étude, pour ne pas se couvrir de ridicule, insistent sur le fait que leurs travaux ne sont qu’une observation et qu’ils n’ont jamais tenté d’établir une quelconque relation de cause à effet. Ouf ! C’est rassurant …

Source : JAMA, doi : 10.1001/jamainternmed.2016.1615

OGMs (2) : Les produits « organiques » sont-ils plus sûrs ?

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En 1901 un biologiste japonais du nom de Ishiwata Shigetane découvrit qu’une bactérie du sol tuait les vers à soie. Il fallut attendre de nombreuses années pour mettre à profit le pouvoir de cette bactérie pour protéger les culture avec la toxine de cette bactérie appelée par la suite Bacillus thuringiensis par un biologiste allemand travaillant non plus sur le ver à soie mais sur la mite de la farine. Il observa les même effets toxiques de la bactérie et ce n’est qu’au début des années 70 qu’on commença à s’intéresser sérieusement à cette bactérie. On découvrit que sa toxicité pour les insectes – et seulement pour les insectes – était provoquée par une protéine codée par un plasmide, un petit ARN circulaire présent uniquement dans cette bactérie. On envisagea donc de cultiver à grande échelle cette bactérie pour la répandre sur les cultures et ainsi les protéger contre les insectes ravageurs puisque la toxine n’avait aucun effet sur les vertébrés. Dans les années 80 des biologistes belges eurent l’idée d’intégrer le gène codé par le plasmide dans des plants de tabac. Il faut mentionner ici que les premiers travaux de transgénèse végétale étaient presque exclusivement réalisés avec le tabac, non pas parce qu’ils étaient sponsorisés par les fabricants de cigarettes mais seulement parce que le tabac était une plante de laboratoire merveilleusement prolifique et facile à modifier génétiquement avec les techniques dont on disposait à l’époque. Le résultat ne se fit pas attendre quand on tenta de mettre des insectes suceurs sur les plants de tabac modifiés pour produire la toxine de la bactérie, Bt, ces derniers ne survivaient pas. Les agriculteurs applaudirent ces résultats prometteurs car ceux-ci allaient les dispenser de traitements phytosanitaires répétés et également, pour les agriculteurs dits « bio » de répandre à grands frais de la purée de bacille sur leurs champs de maïs ou leurs parcelles de légumes.

Les écologistes encore une fois ne l’entendirent pas de cette oreille et contre toute logique s’opposèrent immédiatement aux plantes génétiquement modifiées exprimant la toxine Bt. Alors que tout le monde s’accordait pour confirmer l’innocuité de la toxine pour les vertébrés dont l’homme et que ces écologistes préconisaient les bouillies de bacille aux producteurs « bio » pour conserver leur label « vert », d’un seul coup, parce qu’une plante modifiée génétiquement pour produire elle-même cette toxine, cette dernière devenait dangereuse parce que cette fois on avait affaire à une plante transgénique. Les premières plantes modifiées Bt apparurent à la fin des années 80 et l’Agence de Protection de l’Environnement (EPA) approuva les pommes de terre, le maïs et le coton Bt en 1995. Greenpeace se coalisa avec d’autres organismes non gouvernementaux – ils sont devenus quasiment gouvernementaux depuis – comme le Center for Food Safety, le Pesticide Action Network ou encore la fédération internationale des mouvements de l’agriculture organique (IFOAM) basée à Bonn en Allemagne pour intenter un procès à l’EPA. Les motivations de cette action en justice étaient les suivantes : possibilité de voir apparaître des insectes résistants à la toxine et possibilité d’être toxique pour les organismes vivants non ciblés par la toxine, traduisez les êtres humains !

Cette coalition d’écologistes purs et durs parlaient au nom de la protection de l’environnement alors que bon nombre d’agriculteurs inscrits sur la liste des plaignants opposés aux nouveaux OGMs Bt utilisaient les bouillies de bacille pour leurs propres productions agricoles, à n’y rien comprendre !

Greenpeace et ses partenaires se battaient pour protéger les producteurs de bacille et de coccinelles qui faisaient partie du business bio. Greenpeace avança sans aucune preuve à l’appui que les plantes transgéniques Bt contenaient jusqu’à 1000 fois plus de toxine que la purée de Bt répandue sur les plantes. Ils durent faire marche arrière en 2006 quand des enquêteurs mandatés par cette organisation s’aperçurent qu’en réalité les plantes transgéniques, dans le cas présent du maïs Bt cultivé en Espagne, ne contenaient que de très faibles quantités de toxine, à peine plus de 10 parties par million en moyenne dans la plante (voir le lien en fin de billet). Déconcertés par ce résultats, qu’entre parenthèses les biologistes de Monsanto connaissaient, les managers de Greenpeace changèrent leur fusil d’épaule et à court d’arguments décrétèrent que ces plantes transgéniques étaient de toutes les façons dangereuses pour la sécurité alimentaire animale et surtout humaine et qu’il n’y avait pas assez de toxine Bt exprimée pour que la plante soit vraiment résistante aux insectes ravageurs. Greenpeace s’appuya alors sur un argument totalement erroné en prétendant que la toxine Bt produite par la plante était activée et que c’était la raison pour laquelle il y en avait si peu dans les plantes transformées. Donc, dans la logique terrorisante de Greenpeace, puisqu’il en était ainsi cette toxine activée était donc dangereuse pour l’animal et l’homme puisqu’elle attaquait l’intestin des insectes, pourquoi pas celui de l’homme ?

Et c’est là que réside la rhétorique mensongère de Greenpeace. Il faut que soit présent dans l’intestin une protéine sur laquelle va se fixer la toxine Bt activée préalablement. Cette activation nécessite une activité enzymatique digestive particulière. Or les vertébrés ne possèdent ni cette activité enzymatique ni les récepteurs spécifiques au niveau de l’épithélium intestinal. Les curieux peuvent lire l’excellente revue citée ici en lien : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1899880/ . On y découvre, pour contrecarrer aussi l’argument fallacieux de Greenpeace relatif à l’apparition de résistance au Bt chez les insectes ravageurs qu’à ce jour plus de 140 toxines Bt ont été identifiées et que l’apparition d’une résistance est hautement improbable et si c’était le cas il existe une gigantesque panoplie dans cette famille de protéines pour contourner toute résistance pouvant éventuellement apparaître : http://www.lifesci.sussex.ac.uk/home/Neil_Crickmore/Bt/ .

Pour brouiller les cartes Greenpeace prétendit en 1999 que les plantes exprimant la toxine Bt étaient dangereuses pour l’environnement parce que la toxine n’était pas dégradée correctement dans le milieu naturel. Cette affirmation mensongère fut répétée de nombreuses fois mais elle contredisait l’autre affirmation consistant à dire que les quantités de Bt exprimées étaient trop faibles pour que la plante soit efficacement protégée contre les insectes ravageurs. Cette organisation réellement terroriste, à court d’arguments, monta de toute pièce une histoire de suicide de centaines de milliers d’agriculteurs indiens qui ne pouvaient pas acheter leurs semences de coton Bt et qui ne fut jamais prouvée dans les faits : http://blogs.discovermagazine.com/collideascape/files/2014/01/GMOsuicidemyth.pdf .

Avant même la mise au point de plantes transgéniques exprimant la toxine Bt pour leur propre protection contre les insectes ravageurs, cette toxine pulvérisée manuellement ou avec des machines sur les cultures avait été montrée comme étant l’insecticide le plus inoffensif dans le monde. À ce jour aucune corrélation de cause à effet n’a pu être démontrée sur un soit-disant effet néfaste de la toxine Bt que ce soit appliquée sur les plantes à l’aide de la bactérie vivante ou à partir de plantes transgéniques tant chez les animaux (vertébrés) que chez l’homme ( http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24041244 ) avec un retour d’expérience de maintenant plus de 30 ans, des dizaines de millions d’hectares de plantes Bt cultivées, des dizaines de milliards d’animaux nourris avec des préparations issues de plantes génétiquement modifiées sans parler du coton de nos chemises et de nos draps ou de l’huile de coton qu’on trouve dans n’importe quelle huile végétale pour cuisiner à la maison ou encore de la multitude de dérivés du soja ou du maïs transgéniques Bt utilisés dans l’alimentation.

Pour insister sur la malhonnêteté de cette organisation qui transparaît quand il faut trouver un nouvel argument permettant de justifier sa stratégie il y a cette mémorable histoire de persistance de la toxine dans les sols qui vient d’être brièvement mentionnée. En 2006 Greenpeace alerta le régulateur néo-zélandais du risque d’apparition d’insectes résistants à la toxine Bt en s’appuyant sur des études réalisées pour prouver la persistance de cette toxine dans le sol au delà de 200 jours. Selon Greenpeace si la toxine persistait aussi longtemps dans le sol alors des insectes pouvaient parfaitement s’en accommoder. Or les expériences conduites sur commande par Greenpeace, organisation qui prend bien soin de sous-traiter ses études pour ne jamais apparaître comme le responsable légal de ses allégations, furent réalisées non pas avec des plantes transgéniques mais avec le spray disponible commercialement et appelé DiPel, une émulsion de B.thuringiensis avec des particules d’argile. Le comble de l’ironie était que le but de l’action de Greenpeace était de protéger les agriculteurs « bio » des agriculteurs utilisant des plantes transgéniques Bt ! Même chose en Inde pour protéger les producteurs d’aubergines alors qu’une variété d’aubergine Bt venait d’être disponible pour les petits maraîchers indiens. Le souci avec la technique du spray de bactéries directement sur les plantes est qu’il est très coûteux et que dans certaines configurations il faut même faire appel à des hélicoptères. La propagande de Greenpeace précise bien dans ses recommandations qu’aucune partie des plantes ne doit être oubliée et de plus, selon les affirmations de cette même organisation il n’y a pas de souci à se faire car les protéines de la bactérie se dégradent en moins de deux semaines, il faut être logique avec soi-même ! Il faut donc effectuer des pulvérisations périodiquement et il n’y a aucun danger car les fruits et les légumes sont consommables presque immédiatement ! On croit rêver mais c’est pourtant la vérité : https://www.youtube.com/watch?v=vPQnphEJr98 !!!

Ce que Greenpeace oublie c’est que ces pulvérisation sont effectuées avec des bactéries vivantes et qu’elle persistent sur les aliments qu’on retrouve dans notre assiette « bio », des études réalisées au Danemark et en Chine l’ont montré. On retrouve même ces bactéries dans le lait … Le business de la pulvérisation de Bt représente un chiffre d’affaire d’environ 2 milliards de dollars par an. Aux USA seulement on a retrouvé la bactérie sur près de la moitié des tomates et plus de 60 % des brocolis, des choux-fleurs et des choux. Le plus hallucinant est que ce sont les gouvernements qui promeuvent l’agriculture dite « bio » sous prétexte que les plantes transgéniques Bt contiennent plus de toxine Bt alors que dans les faits c’est exactement le contraire. En Allemagne on estime que 125 kilos de pesticides bio sont pulvérisés par hectare et par an, en termes de toxine Bt cela représente 25 fois plus de toxine que ce que peut introduire une plante génétiquement modifiée Bt quelconque, bonjour la qualité des aliments !

Pour ajouter à l’attitude totalement ridicule de Greenpeace qui encourage les pulvérisations de bio-pesticides, devinez qui les commercialise ? Monsanto, Syngenta, Bayer, DuPont et BASF, ceux-là même qui ont développé et commercialisent aussi les plantes transgéniques. Ces grandes compagnies se frottent les mains car elles ont compris que les actions de Greenpeace et d’autres organisations comme l’Organic Consumers Association leur avaient ouvert le marché. DuPont a investi pas moins de 6 milliards de dollars pour être prêt à satisfaire la demande sans cesse croissante en bio-pesticides ! C’est proprement hallucinant de constater que Greenpeace et les autres ONGs qui répandent la terreur se sont fait prendre dans leur propre piège. Le combat contre les OGMs est devenu un faux prétexte mais il n’est pas question pour Greenpeace de l’abandonner, ce serait une catastrophe pour la réputation de cette organisation.

Alors, pour ne pas perdre la face, on voit encore des publications mensongères paraître dans des revues scientifiques qui n’existent même pas. GreenMedInfo, un site d’information des adeptes de l’agriculture organique a créé le « buzz » en livrant une information précisant que les plantes transgéniques type Bt ou RoundUp Ready favorisaient l’apparition de leucémies. C’était en 2013. L’article fut publié dans une revue inconnue qui n’existait pas auparavant ( http://www.esciencecentral.org/journals/ArchiveJHTD/jhtd-archive.php?month=April&&year=2013 ) ce qui est déjà suspect, et ce qui est encore plus suspect est que cette étude émane d’un obscur laboratoire de l’Université de Brasilia et qu’elle se garde bien de conclure si on lit l’article dans son intégralité (ce que j’ai fait).

Le dernier combat de Greenpeace reste donc l’étiquetage informatif. Et là c’est du business pour cette organisation car elle est devenue experte dans le domaine de l’intimidation et de l’arnaque des sociétés qui ne veulent pas se plier à ses injonctions « vertes ». Greenpeace a fait une fixation sur les plantes transgéniques et on vient de le voir à l’évidence avec les plantes Bt au détriment de la sécurité des consommateurs : la culture bio est un leurre, elle n’est pas rentable car non compétitive, elle appauvrit les consommateurs persuadés qu’elle sera meilleure pour leur santé ce qui est loin d’être le cas et elle n’est encore une fois réservée qu’à ceux qui ont les moyens de payer beaucoup plus cher leur nourriture. Finalement on peut dire que cette longue campagne anti-OGMs n’est qu’un mensonge de plus qui passe auprès de 60 % de la population car il suscite la peur, une peur orchestrée et montée de toute pièce sur la base de mensonges et de contradictions par Greenpeace et toutes les organisations qui en suivent l’idéologie.

Source : billet inspiré d’un article paru dans Slate.com, illustration Slate

https://www.testbiotech.org/sites/default/files/How%20much%20Bt%20toxin%20produced%20in%20MON810_Greenpeace.pdf