Crise climatique : Trop de CO2 nuira à la santé humaine selon des pseudo-chercheurs d’Harvard !

 

Un de mes lecteurs (et commentateur) assidu m’a signalé il y a quelques jours une dépêche de l’Agence France Propagande (AFP) relatant des travaux liés à l’incidence du CO2 sur la qualité nutritive du blé, du riz et de quelques autres grandes cultures. Je cite les quelques premières lignes de cette dépêche ainsi que le titre (capture d’écran) :

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Fort heureusement il y a le verbe pouvoir au conditionnel qui lave de tout soupçon de propagande le journaliste qui a rédigé cette dépêche ! De plus il ne s’agit pas d’une recherche comme l’indique ce pamphlet (la dépêche de l’AFP mais aussi l’article lui-même sont des pamphlets) mais d’une compilation bibliographique relative à l’effet du CO2 sur la croissance des plantes. je me suis donné la peine d’accéder à l’article en question qui a eu l’air d’émouvoir le journaliste de l’AFP. Cet article est en accès libre (pour la bonne cause climatique !) et n’est qu’une coquille creuse sans aucun fondement scientifique ni aucun travail expérimental quel qu’il soit. Voici le lien pour les lecteurs curieux qui désireraient se faire une petite idée de la supercherie : https://doi.org/10.1289/EHP41

Il est bien connu que lorsqu’un maraîcher enrichit l’atmosphère de ses serres avec du CO2 les plantes poussent beaucoup plus vite et ceci d’autant plus que ce même maraîcher procure beaucoup d’engrais azoté à ses plantes. C’est très simple à comprendre et il s’agit du fonctionnement de l’enzyme fixant le CO2 communément appelé RUBISCO. Cet enzyme apparut au cours de l’évolution des premiers êtres vivants – au tout début les algues et le phytoplancton – lorsque l’atmosphère terrestre était infiniment plus riche en CO2 qu’aujourd’hui. La photosynthèse aidant l’atmosphère s’est progressivement enrichi en oxygène. Or l’oxygène interfère directement avec le mécanisme de fixation du CO2 par la RUBISCO. L’oxygène, pour faire simple, est un inhibiteur de cet enzyme. Dès lors quand un maraîcher enrichit sa serre en gaz carbonique (jusqu’à 800 ppm) il accélère le fonctionnement de la RUBISCO.

Dans l’article cité (doi ci-dessus) quelques études ont montré que la valeur nutritive des plantes de grande culture en C3, essentiellement les graminées mais aussi le soja, diminuait quand elles étaient cultivées sous serre et en atmosphère enrichie en CO2 alors que ces conditions n’affectent pas les plantes en C4. Je ne voudrais pas que mes lecteurs croient que je vais les « enduire d’erreur » et que ce billet est encore complotiste et anti-climatique en parlant de plantes en C4 et en C3 ainsi je vais brièvement expliquer de quoi il en retourne précisément car il faut entrer quelque peu dans les détails pour comprendre le problème – présent ou futur d’ailleurs – du CO2 pour les cultures vivrières qui n’en est pas un. Il existe trois voies métaboliques pour fixer le CO2, en premier lieu le système dit « cycle de Calvin et Benson » faisant directement intervenir la RUBISCO chez les plantes en C3 dont le blé, le riz ou encore l’orge qui produit après incorporation du CO2 deux molécules de phosphoglycérate avec 3 atomes de carbone dont l’une va être recyclée :

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En raison de la compétition entre le CO2 et l’oxygène au niveau de cet enzyme, le plus abondant sur la planète Terre, au cours de l’enrichissement de l’atmosphère en oxygène certaines plantes ont développé un autre système de capture du CO2 appelé C4 qui a mis en place une compartimentation du fonctionnement dans la structure des feuilles afin de protéger en quelque sorte la RUBISCO de l’oxygène. C’est tout à fait ingénieux et l’une des grandes cultures vivrières en C4 est le maïs. Le CO2 est incorporé à un autre métabolite (le phospho-enol-pyruvate qui est constitué de 3 atomes de carbone pour produire de l’oxaloacétate) dans le compartiment de la feuille exposé au CO2 et à l’oxygène via les stomates des feuilles puis qui est transporté dans l’autre compartiment, celui-là très peu exposé à l’oxygène où le CO2 qui a été transporté sous forme, donc, d’un intermédiaire métabolique, cette fois le malate comportant 4 atomes de carbone (d’où la classification métabolique C4), va finalement être assimilé dans le même cycle de Calvin et Benson après élimination du COO- de ce malate et cette dernière étape est également insensible à la lumière. Dans les deux processus il faut beaucoup d’énergie qui est apportée par les photons lumineux.

Le fait d’affirmer qu’une augmentation de la teneur atmosphérique en CO2 pourrait affamer ou affecter la santé de millions de personnes (pourquoi pas des milliards pendant qu’on y est …) est une pure stupidité et une malhonnêteté scientifique puisque l’argument de l’article en question n’est fondé que sur le fonctionnement des plantes dites en C3, blé, riz et autres céréales du même type métabolique. Il est opportun de rappeler encore ici que le maïs n’est pas une céréale en C3, le terme céréale étant utilisé ici au sens large.

Reste un troisième mécanisme de fixation du CO2 dit CAM et l’une des plantes représentatives en est l’ananas. Il ressemble de par sa compartimentation dans les feuilles charnues à celui des plantes en C4 mais la fixation du CO2 s’effectue la nuit et la suite des étapes métaboliques requérant de l’énergie a lieu durant le jour lorsque la photosynthèse fonctionne. Ces plantes, les crassulacées, ont inventé cette technique pour au final protéger également la RUBISCO de l’oxygène.

Pour conclure ce billet plutôt critique il faut retenir un fait : plus il y a de CO2 mieux les plantes poussent et elles poussent d’autant mieux que l’agriculteur leur fournit également de l’azote sous forme d’engrais. L’arrière-pensée de cet article pondu par des scribouillards de l’Université d’Harvard est que l’usage d’engrais azoté serait un non-sens environnemental encore plus critique au fur et à mesure que la teneur en CO2 atmosphérique augmente. J’en suis resté rêveur malgré le fait que la production d’engrais azoté (nitrate d’ammonium) est grande consommatrice d’énergie … Ce qui est aussi consternant est que les impôts que paient les contribuables servent à financer de telles « recherches » totalement ineptes et dénuées de toute signification scientifique soit dit en passant parce qu’elles sont de près ou de loin liées au « changement climatique d’origine humaine », vraiment n’importe quoi !

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Note : Je rappelle à mes chers lecteurs que le « gaz carbonique » (CO2) est l’aliment essentiel des plantes et du phytoplancton. Sans plantes ni phytoplancton pas de vie sur terre, c’est aussi simple que cela. Pour les anglophones qui suivent l’actualité « climatique » le Docteur Istvan Marko, docteur en chimie, enseignant à l’Université libre de Louvain, est décédé la semaine dernière d’un arrêt cardiaque et que toute la communauté climato-sceptique lui rend hommage pour son action pondérée et argumentée envers l’organisation (IPCC) qui a promu le réchauffement climatique lié à l’augmentation du CO2 atmosphérique comme la préoccupation majeure de l’humanité et voici ce qu’il déclarait en 2015 en marge de la COP21 : https://youtu.be/ohYGZG0y7dM

COP21 : Le non-dit scandaleusement organisé sur les bienfaits du CO2

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La propagande gouvernementale nous abasourdit les oreilles au sujet du danger planétaire que représente l’augmentation de la teneur en gaz carbonique dans l’atmosphère (je suis de la vieille école en termes de nomenclature) qui aurait la particularité de présenter un effet de serre et donc de perturber le climat à long terme. Tout a été dit et redit dans ce domaine avec l’appui inconditionnel des pouvoirs politiques et des ONGs diverses qui se sont confondus pour la même cause : sauvegarder le climat de la Terre coûte que coûte ! L’objectif final – et fumeux – est de rançonner tout un chacun en établissant des taxes du genre pollueur-payeur applicables à l’ensemble des entreprises et de la population pour atteindre une réduction des émissions de gaz carbonique. Le coût de cette lubie est astronomique puisqu’il a été évalué à environ dix mille milliards de dollars pour atteindre une stabilisation des émissions de CO2 à l’horizon 2030.

Curieusement rien de rien n’a été dit au sujet des effets bénéfiques du CO2 et de la création de richesse qui en a été la conséquence. Je subodore que certains de mes lecteurs vont croire que j’ai définitivement perdu la tête en imaginant que le CO2 puisse avoir un effet bénéfique pour l’ensemble de l’humanité. Et pourtant c’est la réalité ! Le 21 octobre 2013, le Docteur Craig Idso, géographe, agronome et spécialiste de la séquestration du carbone, a publié un article documenté sur les effets bénéfiques du CO2 qui est largement passé inaperçu car totalement ignoré par la presse main-stream asservie par le pouvoir politique. Une bonne nouvelle au sujet du CO2 risquait en effet de réduire à néant les visées hégémoniques des activistes promus climatologues au sein de l’IPCC, l’organisme onusien en charge d’épouvanter le monde entier par des assertions uniquement fondées sur des modèles mathématiques tous aussi faux les uns que les autres. En voici une illustration datée de 2013 :

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Islo a étudié les données agronomiques disponibles auprès de la FAO, un autre organisme onusien qui s’occupe non pas de carbone mais des grandes cultures vivrières dans le monde entier. Et pourtant carbone et agriculture sont intimement liés car le CO2 constitue la « nourriture » essentielle de tous les organismes capables de photosynthèse comme le plancton et les végétaux. Sans gaz carbonique il n’y aurait aucune trace de vie sur la terre ferme et dans les océans à part quelques bactéries courageuses qui arriveraient à se multiplier tant bien que mal dans les sources chaudes et les évents volcaniques !

Depuis le début de l’ère industrielle qui est communément considérée comme coïncidant avec l’invention de la machine à vapeur par James Watt en 1781 la teneur atmosphérique en gaz carbonique n’a cessé d’augmenter pas seulement à cause des émissions liées à la combustion du charbon, du bois, du pétrole et du gaz mais également en raison du changement de climat vers des températures plus clémentes dès le début du XXe siècle. Les océans se réchauffant ont en effet libéré du CO2 dissous dans l’eau vers l’atmosphère, phénomène dont la contribution à l’accroissement de cette teneur atmosphérique depuis les années 1950 a été largement passé sous silence. Mais qu’en est-il des bienfaits du CO2 pour l’humanité toute entière ? Des données agronomiques indéniables montrent que la croissance des plantes (et du phytoplancton) s’accélère quand la teneur en CO2 augmente. Il s’agit d’un phénomène biochimique bien connu : le fonctionnement de la RuBisCO, l’enzyme fixant le CO2, dépend en effet des teneurs respectives en oxygène et en gaz carbonique. Jusqu’à une certaine limite plus il y a de CO2 disponible plus la RuBisCO fonctionne rapidement et donc les plantes poussent plus vite (voir note).

Outre les améliorations variétales des végétaux destinés à l’alimentation animale et humaine et outre les apports en engrais, en eau et enfin outre les techniques de culture améliorées, le CO2 a joué un rôle central dans l’augmentation des rendements agricoles depuis le milieu du XXe siècle.

Selon les études réalisées par le Center of Study of Carbon dioxyde an Global Change où officie le Docteur Islo (voir le lien) le bénéfice global en monnaie sonnante et trébuchante pour l’humanité est évalué à près de 10000 milliards de dollars (constants 2004-2006) pour la période 2012-2050 si la teneur en CO2 atmosphérique se maintient aux alentours de 400 parties par million en volume. Dans l’ordre décroissant les principales cultures qui ont déjà bénéficié de l’augmentation de la teneur en CO2 et qui en bénéficieront encore sont le riz, le blé, le soja, les légumes, le maïs, les tomates, le raisin, la canne à sucre, les pommes de terre, le yam et les bananes. Quarante cinq cultures vivrières ont été prises en considération par la FAO et analysées dans cette étude. Les données n’ont pas été inventées, elles sont disponibles sur le site de la FAO.

Prenons l’exemple de la canne à sucre, la culture la plus importante dans le monde en tonnage, plus de 20 % de la production agricole mondiale – plus de 2 milliards de tonnes par an – le blé, le maïs, le riz et les pommes de terre arrivant loin derrière. Les rendements à l’hectare ont été calculés en tenant compte des améliorations variétales et technologiques (techno-Intel) et de la teneur en CO2 atmosphérique disponible. L’effet du CO2 a été très bien étudié et quantifié avec précision lors d’essais en atmosphère contrôlée sous serre. Il a pu être déduit de ces travaux l’effet du CO2 sur le rendement agronomique de la canne comme l’indique la figure ci-dessous.

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La courbe verte est directement reliée à l’augmentation de cette teneur en gaz carbonique et elle explique très précisément la différence entre le rendement total et celui obtenu par les améliorations strictement agronomiques. Les rendements sont exprimés en centaines de grammes de matière végétale par hectare soit un rendement d’environ 70 tonnes par hectare en 2010 et une production de sucre de près de 7 tonnes par hectare (données moyennes de la FAO).

Dans la figure ci-dessus, de 1961 à 2011, la progression des rendements de la canne à sucre provoquée par l’accroissement de la teneur en CO2, passant de 280 à 390 ppmv, a augmenté le bénéfice monétaire de 107 milliards de dollars et les projections basées sur un accroissement continu de cette teneur en gaz carbonique conduisent à un bénéfice de 366 milliards de dollars supplémentaires jusqu’en 2050 … Etonnant !

Qui plus est, comme tout organisme vivant bien nourri et donc en bonne santé, des milliers d’observations dans le monde entier ont montré que sur la période 1961-2011 la plupart des grandes cultures vivrières avaient mieux résisté aux ravageurs, à des chaleurs excessives, à la sécheresse et aux polluants se trouvant dans les sols. Dans le cas particulier du riz, il a été montré que cette plante s’adaptait à des teneurs en gaz carbonique plus élevées. Une étude menée au Sri Lanka a mis en évidence une modification génotypique du riz sous l’influence du CO2 favorisant une croissance plus rapide et une meilleure résistance aux ravageurs.

Pourtant, cet aspect bénéfique du CO2 tant sur les volumes de production agricole que sur la valeur « ajoutée » à ces productions a été complètement passé sous silence par les médias et le monde politique. Il était et il est toujours hors de question de semer le doute dans les esprits : le CO2 doit être considéré comme un poison pour le climat et ce doit être ainsi et pas autrement. Si l’exemple de la canne à sucre est illustratif, dans le cas du blé la projection jusqu’en 2050 atteint 731 milliards et pour le riz 1847 milliards.

Le CO2 est-il vraiment un poison ? Certainement pas pour les grandes cultures vivrières. Les travaux réalisés au centre d’étude sur le CO2 se résument en un seul graphique où sont normalisées à 1 en 1961 les échelles d’évolution des émissions de CO2, de la production de nourriture par rapport à l’évolution de la population mondiale : pendant que la population mondiale a doublé (entre 1961 et 2003) la production agricole a été multipliée par 2,5, suivant de très près l’augmentation de la teneur en CO2 atmosphérique …

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Messieurs les décideurs politiques à qui sont destinés les rapports de l’IPCC, expurgés de tout argument controversé, cessez de mentir au monde entier !

Note : La RuBisCO catalyse la fixation du CO2 par les plantes et le phytoplancton. C’est de loin l’enzyme le plus abondant sur la planète. Voir : https://en.wikipedia.org/wiki/RuBisCO

Source : http://www.co2science.org

Finalement, ce CO2 a du bon !

Par les temps qui courent, on a trop tendance à parler du gaz carbonique qui serait supposé réchauffer la planète et nous transformer tous en toasts à brève échéance sans exception, que l’on vive dans une île perdue au milieu de l’océan pacifique ou au sommet d’une montagne, on y passera tous. C’est ce que l’IPCC a finalement conclu dans son dernier rapport à l’usage des décideurs, donc des politiciens de tout poil qui de toutes les façons gobent sans mastiquer ce qu’on leur présente bien emballé, revu et corrigé par des « experts » en climat qui ne sont pas plus experts que vous et moi. Je n’ai jamais prétendu être un expert en climat et dans mon blog, je me suis limité à une revue aussi honnête que possible des faits scientifiques en en tirant les conclusions que j’ai exposé dans divers billets relatifs au climat. Mis à part les photos d’ours blancs perdus sur un glaçon au milieu de nulle part qu’on a vu dans tous les journaux de la planète ces derniers jours comme pour célébrer ce rapport de l’IPCC, un admirable montage photoshop entre parenthèses, on n’a pas trop mentionné les effets bénéfiques du CO2 sur la végétation, et pourtant les faits sont là ! Avec cette fifrelinesque augmentation de la teneur en CO2 de l’atmosphère passant de 0,038 à 0,040 % en vingt ans, vraiment de quoi faire peur, les images satellitaires ont montré indubitablement que la verdure augmentait dans de nombreuses régions du globe, en particulier dans la zone intertropicale. Les maraîchers qui travaillent en serre connaissent le truc, on enrichit l’atmosphère en CO2 et les plantes poussent beaucoup plus vite. Même chose avec un aquarium, s’il n’y a pas assez de CO2, les plantes aquatiques poussent mal et ne dégagent pas assez d’oxygène pour les poissons.

C’est à n’y rien comprendre et les « experts » en climat de l’IPCC ne se sont même pas posé la question de savoir pourquoi la planète reverdissait, aussi surprenant que cela puisse paraître. En réalité l’explication intime, si l’on peut dire, vient d’être publiée dans le dernier numéro des PNAS. Et l’histoire ne date pas d’aujourd’hui ! Pourquoi une légère augmentation de la teneur en gaz carbonique favorise la croissance des plantes, des algues, du plancton photosynthétique (phytoplancton) et des bactéries qui vivent aussi grâce au soleil, c’était encore inexpliqué il y a peu. Au Milieu des années 50, Otto Warburg qui fut nobélisé pour ses travaux sur la respiration en 1931 émit l’hypothèse que l’oxygène dégagé par les plantes au cours de la photosynthèse provenait de l’eau avec capture du CO2 par un système enzymatique dont le principal élément est la Rubisco, l’enzyme le plus abondant sur terre.

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C’est cet enzyme qui fixe le CO2 sur une molécule de ribulose-1,5- bisphosphate (voir l’illustration, Wikipedia) selon un processus cyclique appelé cycle de Calvin. En terme de bilan chimique l’hypothèse se tenait puisque pour chaque molécule de carbone incorporée dans le métabolisme à partir du CO2, une molécule d’oxygène (dioxygène pour les puristes) était libérée au niveau des chloroplastes avec libération de deux atomes d’hydrogène permettant de produire le « pavé » élémentaire comprenant deux hydrogènes et un carbone pour aboutir ensuite à la construction de l’ensemble des composés dont a besoin la cellule vivante d’une plante terrestre ou d’une algue, d’une bactérie photosynthétique ou du plancton. C’était ni vrai ni faux car la présence de la Rubisco pouvait fausser l’interprétation des résultats expérimentaux. Le rôle du carbone dit « inorganique » dans la photosynthèse n’était ni prouvé ni infirmé et la controverse ne fut en réalité levée qu’à la suite de la publication de ces travaux d’une équipe ce chimistes de l’Université d’Umea en Suède. Les travaux ont consisté à déterminer d’où provient l’oxygène relâché par les chloroplastes lorsqu’ils sont éclairés et que le système de transport des électrons est activé. Le processus est complexe et il est inutile d’entrer dans les détails mais ce qu’il faut retenir de ce travail magistralement illustré c’est l’interdépendance entre l’élimination en quelque sorte de l’oxygène qui est un sous-produit de la photosynthèse et la présence de CO2.

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Le CO2 n’existe pas en tant que tel dans l’eau et encore moins dans un milieu cellulaire dont l’acidité est soigneusement contrôlée afin que les processus métaboliques puissent se dérouler sans encombre. Le CO2 se présente sous forme de carbonate et si diverses études plaidaient en faveur d’une interaction des ions carbonate avec des éléments constitutifs du système de transport d’électrons du système photosynthétique en présence de lumière, rien n’avait formellement montré que le carbonate pouvait directement intervenir dans le processus autrement que par l’intermédiaire de la Rubisco. Ce qui se passe en réalité est que l’ion carbonate joue un rôle direct sur l’efficacité du système de transport des électrons dans les chloroplates en capturant un proton, ou ion hydrogène c’est la même chose, et l’équilibre chimique suivant permet une accélération de la fonction des chloroplastes. Dans les conditions expérimentales de l’étude schématisée par l’illustration tirée des PNAS ci-dessous l’augmentation du rendement de la photosynthèse est d’environ 20 %. Or ces conditions sont éloignées de la réalité physiologique puisque les mesures ont été effectuées sur des membranes de chloroplastes d’épinard et l’intégrité structurale de ces chloroplastes a été détruite, ce qui explique que dans la réalité cette différence de 20 % est probablement bien supérieure.

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L’astuce utilisée dans cette étude a consisté à débarrasser la solution dans laquelle se trouve la fraction de membranes de chloroplastes de tout CO2 puis d’apporter au milieu de l’eau marquée avec l’isotope lourd de l’oxygène ( O 18) et de suivre l’évolution de l’apparition du CO2 et de l’oxygène après une série de flashs de lumière. L’analyse a été effectuée en procédant directement dans une petite cellule couplée à un spectrographe de masse par l’intermédiaire d’une membrane poreuse laissant passer les gaz, oxygène ou CO2, ou par injection rapide du mélange se trouvant dans une seringue (voir l’illustration) et ce qui apparaît est une augmentation de la production d’oxygène concomitamment à une production de CO2, les traces bleues et vertes respectivement dans cette figure.

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C’est un peu compliqué mais si on ajoute un herbicide bien connu pour bloquer le fonctionnement du chloroplaste, du DCMU, l’apparition de CO2 est totalement annihilée. C’est bien une preuve que le carbonate pompe les ions hydrogènes (les protons) et active le fonctionnement du chloroplaste. C’est en fait ce qui a été observé avec des satellites qui ont constaté une augmentation significative du couvert végétal dans certaines régions du globe terrestre et ces 0,02 % d’augmentation, une valeur infime, suffisent pour stimuler la croissance des végétaux, ce qui est une preuve éloignée et indirecte d’une stimulation beaucoup plus importante de la photosynthèse que les 20 % observés en laboratoire. Puisque tous les organismes photosynthétiques fonctionnent de manière identique, en particulier le phytoplancton, on peut tout simplement voir l’avenir avec sérénité si la teneur en CO2 atmosphérique continue à augmenter. Ce ne sera pas une catastrophe comme le prédisent les oiseaux de mauvaise augure que sont les « experts » de l’IPCC mais une très bonne nouvelle pour le monde végétal et le plancton qui immobiliseront plus rapidement le gaz carbonique, ce vilain gaz supposé être à la source de tous les malheurs futurs de la Terre.

Source  http://www.pnas.org/content/early/2014/04/03/1323277111.full.pdf+html?with-ds=yes