La France était le premier producteur mondial de betterave sucrière, mais pour combien de temps encore ?

L’interdiction en France de la betterave sucrière génétiquement modifiée pour résister au RoundUp a été acceptée à contre-coeur par les « betteraviers » car ils auraient pu ainsi réduire l’utilisation d’engins agricoles pour les labours de désherbage et quand l’utilisation du même RoundUp a été interdite ou est en passe de l’être il a fallu donc trouver d’autres solutions pour que cette première production industrielle agricole française puisse survivre, le désherbage étant impératif pour la bonne croissance des betteraves. L’interdiction des néo-nicotinoïdes qui date de 2018 (de mémoire) va peut-être signer l’arrêt de mort de cette industrie, car il s’agit bien d’une culture industrielle (38 millions de tonnes en 2014) faisant vivre des régions entières et près de 30 sucreries en France se trouvant toutes dans les régions productrices de betterave et de près ou de loin en amont de la production d’éthanol comme additif pour les carburants des automobiles outre le sucre de table ou à usage alimentaire.

Cette année 2020 est la première étape de la descente aux enfers de la filière sucrière française métropolitaine, la production de sucre à partir de canne étant anecdotique, car l’interdiction des insecticides néonicotinoïdes a provoqué le désastre attendu dans les régions productrices de betterave avec des baisses de rendements atteignant parfois plus de 50 %. L’attaque des champs est déjà bien visible depuis le début du mois de juillet de cette année, il s’agit de la « jaunisse » de la betterave provoquée par des virus véhiculés par des pucerons, le BYV, acronyme de Beet Yellows Virus, provoquant des dégâts très graves et de deux autres virus génétiquement proches de la famille des lutéovirus, le Beet Chlorosis Virus (BChV) et le Beet Mild Yellowing Virus ( BMYV). La présence de pucerons porteurs de virus a été confirmée dès l’automne dernier dans plus de 75 % des parcelles dans les 14 départements français couvrant l’ensemble des grandes régions betteravières françaises. Il s’agit essentiellement du puceron Myzus persicae parasitant habituellement les arbres fruitiers dont le pêcher.

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Les réservoirs à virus ne sont pas seulement les betteraves elles-mêmes mais également divers adventices aux noms poétiques comme le Mouron blanc, le Séneçon, la Capselle ou la Véronique. Or l’utilisation d’herbicides étant sévèrement règlementée et l’utilisation de néonicotinoïdes maintenant interdite, il est inutile de réfléchir trop longtemps pour comprendre que les fonctionnaires de l’administration française qui n’ont jamais mis les pieds dans un champ de betterave prennent des décisions que l’on peut qualifier de criminelles pour satisfaire les esprits dérangés des écologistes qui veulent par ailleurs, et paradoxalement, développer les « biocarburants ». En 2019 les pertes de productivité s’élevaient déjà en moyenne à 28 %. Pour l’année 2020 les prévisions varient entre 50 et 70 % de pertes. Devant l’urgence l’administration du ministère de l’agriculture français a autorisé l’utilisation d’insecticides beaucoup plus dangereux que les néonicotinoïdes comme le Flonicamide ou le Spirotétramate mais le mal est déjà là.

Interpellé au Sénat au sujet du problème de la filière bettravière française le Ministre de l’Agriculture a déclaré (je cite) : « Le gouvernement cherche une solution … La détermination est aussi forte que mon inquiétude, elle est totale pour trouver une solution… Sans aucune démagogie et avec beaucoup d’énergie ». Si tout se passe comme pour l’épidémie coronavirale on ne peut que déborder d’optimisme. Bienvenue dans une France sans agriculture, sans élevage, sans pesticides, et sans industrie … C’est bien ce que veulent les écolos ?

Source partielle et illustration : Institut Technologique de la Betterave

Science et politique ne pourront jamais faire « bon ménage ». 1. Science et mensonge.

À la suite du commentaire d’un honorable lecteur de mon blog je voudrais coucher sur le papier virtuel quelques commentaires relatifs aux dérives de la science en général et de la biologie en particulier en prenant quelques exemples vécus au cours de ma carrière passée de chercheur en sciences biologiques ou que je peux comprendre grâce à mon bagage universitaire passé. Ces dérives sont toujours catalysées par la main-mise du monde politique et des organisations non gouvernementales ultra-politisées sur la science. Cet état de fait conduit à une négation des principes fondamentaux de la déontologie scientifique et conduit le scientifique à se renier, subissant la pression économique lui permettant de poursuivre ses travaux. Ce dernier point sera examiné dans une ou plusieurs autres parties de mon analyse.

Le premier exemple qu’il me paraît important de citer est le cas du glyphosate plus connu sous le nom de Round-up. Cet herbicide a une structure chimique incroyablement simple puisqu’il s’agit d’un dérivé phosphonylé de l’acide aminé le plus simple de la nature vivante, la glycine. Ce produit est un puissant inhibiteur d’une activité enzymatique qui n’existe que chez les végétaux, l’EPSP synthase. La molécule est chargée négativement et elle n’a aucune chance d’interagir avec l’ADN qui est une macro-molécule elle-même chargée négativement. Prétendre que le glyphosate est toxique pour les animaux relève de la fausse science comme de prétendre que ce produit puisse être cancérigène. Il s’agit de fausse science également, donc de mensonges délibérés, quand on a prétendu que les plantes génétiquement modifiées pour résister au glyphosate étaient également dangereuses. Ces plantes ont été modifiées pour sur-exprimer la cible primaire de ce glyphosate, un point c’est tout. La cible primaire en question est une protéine banale au même titre que par exemple l’albumine du blanc d’oeuf. La campagne mondiale de dénigrement du glyphosate est entièrement basée sur de la fausse science. Les conséquences d’une interdiction du glyphosate n’ont pas effleuré les cerveaux déliquescents de ces politiciens et de ces activistes qui sont des menteurs compulsifs. Il est vrai qu’ils ont coutume de ne jamais évaluer les conséquences économiques de leurs décisions.

Venons-en au climat. Je ne suis pas climatologue mais j’ai suivi lors de mes études universitaires des cours de thermodynamique et quand je me suis rendu compte que le forcing radiatif dont l’existence était trouvée dans la théorie de l’effet de serre se trouvait être en directe contradiction avec le deuxième principe de la thermodynamique j’ai tout de suite creusé le problème en lisant des centaines d’articles scientifiques de qualité et non pas des coupures de presse à sensation. Pour faire simple la théorie de l’effet de serre stipule que les couches élevées de l’atmosphère nécessairement plus froides que celles se trouvant par exemple au niveau de la mer étaient capables par rayonnement infra-rouge de réchauffer ces basses couches de l’atmosphère. Cette affirmation m’a paru étrange pour un ancien étudiant en thermodynamique qui cirait les bancs des amphis de la fac il y a plus de 50 ans. Les lois de la thermodynamique n’ont pas changé depuis cette époque, ça se saurait. Pourquoi cette science a-t-elle été mensongèrement modifiée ? Simplement à des fins politiques. Quand des organismes politiques se mêlent de science il faut se méfier mais seuls des scientifiques ou d’anciens scientifiques peuvent s’en rendre compte, certainement pas les journalistes et encore moins les organisations non gouvernementales, aveuglées par leurs idéologies.

Venons-en maintenant à un sujet de fraîche actualité le SARS-Covid-19. Il s’agit d’un nouveau virus de type corona apparu lors de mutations très probablement spontanées comme c’est le cas pour la plupart des rétrovirus à ARN à simple brin comme matériel génétique. Tous les virologistes et tous les infectiologues le savent. En connaissance de cause ces spécialistes n’excluent pas une installation saisonnière de ce virus avec des mutations de son matériel génétique au cours du temps qui peuvent conduire à une plus grande virulence ou au contraire à une atténuation progressive de celle-ci. Il en est de même pour les virus de type Influenza qui chaque décennie environ sont légèrement différents et provoquent alors de sérieux problèmes tant sur le plan sanitaire que pour la mise au point de vaccins. Tout le corps médical le sait et l’industrie pharmaceutique ne l’ignore pas non plus. La grippe coronavirale qui sévit toujours sur le continent américain pourra donc réapparaître l’hiver prochain en Europe sous une forme encore plus virulente ou au contraire ne provoquer que des petits rhumes comme la plupart des coronavirus. Et alors ? La grippe asiatique de la fin des années 1950 reste l’épisode le plus meurtrier après la grippe dite espagnole depuis que l’humanité a redécouvert les pandémies : deux millions et demi de morts dans le monde dont 200000 aux Etats-Unis. Si la médecine ne se considère pas comme une science exacte puisque son matériel d’étude est l’homme avec toute sa variabilité, cette discipline fait cependant appel aux disciplines scientifiques et techniques comptant parmi les plus sophistiquées et c’est précisément cet aspect de la médecine qui a favorisé son développement et la précision des diagnostics. Je cite un exemple qui est personnel. Il y a 3 jours le médecin a fait un prélèvement sur une infection que je traine depuis plusieurs semaines. En 48 heures le laboratoire d’analyses médicales a rendu son verdict de résistance ou de susceptibilité à 18 antibiotiques différents. Il y a seulement 20 ans cela aurait relevé de la science-fiction. Et si je veux enfoncer le clou en écrivant que la médecine n’est pas encore une science exacte, le germe dont je souffre des effets sur ma santé est résistant à 2 des 3 antibiotiques qui m’avaient été prescrits ces dernières semaines, j’ai développé une allergie au troisième ! Ce sont des faits et non pas des mensonges ou des fantasmes.

Pour le coronavirus le monde politique s’est emparé de l’affaire et alors ce fut un festival de fausses nouvelles, de mesures et de contre-mesures de protection, de décisions ridicules comme le confinement généralisé, de débats sans fin relatifs à l’origine du virus. Il y a aussi, faut-il le rappeler puisque les êtres humains ont la mémoire courte, l’énorme mensonge de la dangerosité de ce virus qui au final n’aura pas fait plus de victimes que la grippe asiatique qui provoqua la mort de 2,5 millions de personnes dans le monde. Quand les politiciens vont-ils organiser des processions religieuses pour conjurer le mal ? Encore une fois quand la politique se mêle de science cela conduit à un désastre. Dans un prochain billet je ferai part de mes impressions contrariennes sur d’autres sujets relatifs à la science et de ses interférences avec le monde politique au fil de mon inspiration du moment.

Le Roundup revient sur le devant de la scène européenne

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Depuis 1974, année mémorable pour la firme Monsanto qui commercialisa pour la première fois le glyphosate sous le nom de Roundup, combien y a-t-il eu de morts prouvées comme étant la conséquence directe de cet herbicide alors que des centaines de millions de personnes ont utilisé ce produit ?

Au début des années 1990 une Australienne s’est suicidée en avalant une bonne louche de cet herbicide, c’est tout ! Après autopsie réalisée à la demande de Monsanto (bien que ce fait n’ait jamais été officiellement reconnu) il fut prouvé sans contestation possible qu’elle était morte en raison d’un oedème pulmonaire fulgurant dont la cause était la formulation contenant des tensioactifs puissants et non pas la matière active elle-même du Roundup. Avalez une louche de liquide pour vaisselle les conséquences seront identiques : vous mourrez d’un oedème pulmonaire. Toutes les études consistant à rechercher la toxicité ou la carcinogénicité du glyphosate ont été réalisées avec la matière active et non la formulation de ce produit : elles sont donc toutes sans valeur. Pour un chimiste ou un biochimiste qui connait son métier il est impossible que la molécule de glyphosate puisse interférer avec l’ADN d’une quelconque manière que ce soit et provoquer l’apparition de cancers. C’est pourtant ce que l’organisme onusien IARC (Centre International de Recherche sur le Cancer) a déclaré il y a maintenant deux années en classant le glyphosate parmi les carcinogènes potentiels, un qualificatif obscur qui a relancé la controverse sur cet herbicide utilisé dans le monde entier en raison de son efficacité et de son coût modéré depuis plus de 40 ans.

L’Echa – agence européenne des produits chimiques – vient de conclure (15 mars 2017) que le glyphosate ne présentait aucun effet carcinogène dans la foulée des recommandations de l’EFSA (Agence Européenne pour la Sécurité Alimentaire) qui allaient dans le même sens. Comme on pouvait s’y attendre l’ONG multinationale et tentaculaire Greenpeace n’a pas attendu pour monter au créneau et bombarder du haut de sa superbe les experts tant de l’Echa que de l’EFSA en considérant que les conclusions de ces organismes étaient sans valeur, arguant du fait que ces experts travaillaient pour le compte de Monsanto ou avait été payés au moins quelques mois durant leur carrière par cette firme.

Il faut dire que Greenpeace excelle dans la stratégie du mélange des genres pour mieux entretenir la confusion. Le raisonnement de cet organisme qui oeuvre pour semer la terreur est le suivant : puisque Monsanto a mis au point des plantes génétiquement modifiées pour résister au glyphosate, le glyphosate est donc dangereux comme les plantes transgéniques le sont ou sont supposées l’être. En effet, la bête noire de Greenpeace est la firme Monsanto et tous les moyens – y compris les plus fallacieux – sont bons pour ternir la réputation de cette firme. À la suite des conclusions de l’Echa l’Agence Européenne pour la Protection des Cultures (ECPA) a déclaré qu’enfin la science prévalait sur les décisions politiques largement inspirées des conclusions erronées de Greenpeace et des fonctionnaires de l’IARC.

Puisque ce billet mentionne Monsanto, le leader mondial des plantes vivrières de grande culture génétiquement modifiées, la situation est identique à celle du Roundup. Depuis maintenant 40 ans que les êtres humains et les animaux consomment ou utilisent des plantes transgéniques et leurs produits dérivés, je pense au soja, au maïs et au coton, combien de personnes (ou d’animaux) se sont retrouvés indisposés ou malades après avoir consommé ces produits ? Combien de cas de relation directe de cause à effet ont été dûment répertoriés et étudiés ? Si j’ai mentionné le coton il ne faut pas oublier que la plupart des huiles végétales utilisées en cuisine contiennent des quantités non négligeables d’huile de graines de coton. Quant à la lécithine de soja transgénique elle se retrouve dans toutes les sauces et mayonnaises industrielles dans le monde entier …

Mais revenons au glyphosate. Pour l’anecdote, je me souviens avoir eu une discussion haletante avec des « formulateurs », ces spécialistes de la mise au point de formules permettant à une molécule chimique de pénétrer dans une plante, un insecte ou un champignon phytopathogène. Les formules mises au point par les firmes agrochimiques sont tenues secrètes. Elle ne sont protégées par aucun brevet car il s’agit d’un savoir-faire industriel. Personne ne connait la composition exacte des formulations qui contiennent parfois jusqu’à dix produits différents ! J’avais demandé à un formulateur si telle molécule dont j’avais mis en évidence la présence dans un champignon phytopathogène provenant de la dégradation d’un fongicide pouvait elle-même être considérée comme un fongicide potentiel. À la simple vue de la molécule il me répondit tout simplement « certainement pas, il faut la formuler « . Je découvris ainsi l’aspect parfois empirique de cette discipline particulière de l’agrochimie.

Greenpeace ne veut pas en rester là et a organisé une pétition citoyenne à l’échelle européenne pour que, forte d’un million de signatures, cette ONG puisse officiellement infléchir la Commission Européenne afin qu’elle ne revienne pas sur l’interdiction de l’utilisation du glyphosate et qu’elle entérine une autre décision beaucoup plus inquiétante pour le monde agricole, la réduction de l’usage des pesticides quels qu’ils soient à l’échelle européenne et à terme l’interdiction totale de leur utilisation. Autant dire que les agriculteurs qui se trouvent tous dans une situation économique précaire apprécieront les errements idéologiques infondés de cette ONG dont le rôle consiste uniquement à répandre la terreur, une terreur totalement infondée …

Source partielle : The Guardian

Le glyphosate revient à la une des médias … pour la mauvaise cause.

L’intoxication médiatique bat son plein. L’IARC (Centre International de Recherche sur le Cancer), une émanation onusienne coûteuse et inutile située à Lyon avait déclaré le RoundUp probablement cancérigène à la suite d’une compilation d’articles relatifs aux effets de cet herbicide sur la santé des travailleurs de la terre nourricière. Comme je l’ai déjà mentionné dans ce blog, j’ai une opinion personnelle désastreuse au sujet de la qualité des travaux de ce « machin » onusien peuplé de fonctionnaires tous aussi obtus et inefficaces les uns que les autres et loin d’être des scientifiques de haut niveau. Quand on grenouille dans ce genre d’endroit il faut trouver des idées percutantes pour l’opinion publique et le RoundUp (Monsanto) constituait l’opportunité à saisir.

L’information a fait le tour de la planète et maintenant c’est chose faite, dans son édition en ligne du 22 avril 2016, le Guardian déclare que le glyphosate est carcinogène (voir le lien) et donc le « probablement » a disparu … La Commission Européenne a mandaté des spécialistes qui ont déclaré qu’il n’y avait aucune évidence pour que l’IARC classe le glyphosate parmi les « probables » carcinogènes et le fait qu’elle considère que cet herbicide ne présente aucun danger pour la santé humaine et animale ne nécessitait pas son interdiction de mise sur le marché ni de moratoire ce hérissé d’horreur le parti vert du parlement européen, une institution constituée de politiciens grassement payés avec les impôts des contribuables européens et qui sont notoirement absentéistes et totalement inutiles.

Seulement voilà, le parti vert est puissamment implanté dans ce parlement et il a le champ libre pour colporter de fausses informations, organiser des pétitions et influer sur les décisions de la Commission. Comme le Guardian ne cache pas ses sympathies pour les verts en général et pour « Paix Verte » en particulier il était du devoir de ce journal de relater tendancieusement les faits en oubliant que les dizaines de milliers d’études scientifiques sérieuses réalisées sur le glyphosate n’ont jamais pu mettre en évidence un quelconque effet sur la santé. Le glyphosate est maintenant considéré comme une substance toxique pour la santé publique et l’environnement. On assiste donc à une dérive de vocabulaire uniquement motivée par des positions idéologiques telles celles d’un Séralini qui mélangea les genres : il faut choisir entre la vraie science et l’activisme idéologique, surtout quand on est un politicien supposé au service de ses concitoyens … Mais on a encore le droit de rêver !

http://www.theguardian.com/environment/2016/apr/22/european-commission-glyphosate-weedkiller-leaked-proposal

Traiter l’ADHD, ça fait pousser des seins aux garçons !

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Le trouble de déficit de l’attention avec (ou sans) hyperactivité ( en anglais ADHD) concerne 3 à 5 % des enfants et est considéré comme une maladie psychiatrique légère dont les symptômes principaux sont des difficultés à fixer l’attention et une activité désorganisée. On ne sait pas trop quelles sont les causes de cette « maladie » mais il n’en a pas fallu plus pour que les laboratoires pharmaceutiques se creusent la tête pour trouver des médicaments si possible adaptés pour sinon soigner définitivement cette affection du moins en réduire les effets sur l’entourage immédiat de l’enfant. Les pharmaciens considèrent en effet qu’à un trouble avéré correspondrait automatiquement un médicament. On ne peut pas donner du Vallium à un enfant de 5 ans ! Le marché anti-ADHD est faramineux et il existe deux produits dont l’efficacité est toujours controversée, le méthylphénidate ou Ritaline et le Risperdal dont je livre la formule chimique à mes lecteurs férus de chimie :

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Le Risperdal de Johnson&Johnson est utilisé dans le traitement de la schizophrénie et représentait un marché anecdotique dans cette application. L’ADHD s’est trouvé être la poule aux œufs d’or pour cette société car non seulement il semble être efficace, il calme les moutards surexcités, mais les garçons, les plus affectés par l’ADHD, constatent au début de l’adolescence qu’il leur pousse des nichons comme les filles ! J&J a déjà été poursuivi plus de 1300 fois en justice à cause de ce détail ( ! ) mais a payé rubis sur l’ongle de grosses indemnités aux plaignants, business oblige puisque le Risperdal est leur produit phare car des millions d’enfants s’en collent deux cachetons par jour pour préserver la tranquillité de leurs parents quand ils regardent des séries télé en mangeant du pop-corn.

Là où le tableau devient surréaliste pour ne pas dire impressionnant (mais pas du tout impressioniste) c’est que les essais cliniques relatifs à ce produit ont été tout simplement truqués depuis le début en dissimulant à dessein cet effet « indésirable » sur les garçons. J&J a été condamné pour fraude en 2013 à payer 2,2 milliards de dollars mais cela ne représente que 8 % du chiffre d’affaire réalisé avec le Risperdal entre 1994 et 2010, autant dire que tout le monde, dans cette société, s’en moque. J&J avait fortement conseillé les médecins à prescrire ce médicament qui n’avait pourtant pas été approuvé pour l’ADHD alors que depuis 2001 la compagnie était parfaitement informée des risques de croissance mammaire chez les garçons sous traitement. J&J s’est retranché sur le fait que ces garçons étaient majoritairement obèses et que le Risperdal n’avait rien à voir avec ces seins qu’on ne saurait voir chez un garçon.

Pourtant cette molécule est connue pour stimuler la sécrétion de prolactine, cette hormone de l’hypophyse stimulant non seulement la lactation mais intervenant dans la croissance de la poitrine. Son action se situe au niveau de l’hypophyse et a pour effet de déréguler la sécrétion de prolactine.

J&J était parfaitement au courant de cet « effet secondaire » indésirable chez les garçons. Or comme ce sont surtout les garçons qui souffrent d’ADHD, le scandale est arrivé. L’histoire ne dit pas si la poitrine malencontreusement survenue chez ces garçons régresse lorsque le traitement est suspendu, toujours est-il que cette sombre histoire est encore une fois révélatrice des méthodes de gangsters des laboratoires pharmaceutiques qui ne respectent rien pourvu qu’ils réalisent des profits, ce que leur demandent leurs actionnaires … On vit dans un monde hostile.

Que Mademoiselle Royal ait pris la décision d’interdire le round-up pour des usages « privés » est caricatural. Premier point le Centre International de Recherche sur le Cancer a rassemblé des études qui ne prouvent en rien que le glyphosate est cancérigène. Deuxième point, ce produit est utilisé massivement depuis le début des années 80 et jamais aucun cas suspect de cancer n’a pu être signalé comme étant directement lié à l’utilisation du glyphosate. On se trouve donc dans une situation inverse du « cas » du Risperdal : d’un côté un médicament dont les producteurs connaissaient parfaitement les effets secondaires et de l’autre côté un pesticide provenant de Monsanto, la bête noire des écolos de tous bords, dont le triste Séralini, mais dont jamais aucun effet délétère n’a pu être mis en évidence chez aucun vertébré y compris l’homme.

D’un côté une compagnie pharmaceutique qui ne respecte rien, de l’autre des politiciens téléguidés par des idéologues de couleur vert-rouge qui veulent à tout prix en finir avec une société d’agrochimie qui contribue pourtant grandement à la diminution de la faim dans le monde. Mais ça, c’est le cadet de leurs soucis : que les pauvres continuent à mourir de faim et que les riches se mettent à désherber les allées de leur parc d’agrément avec des petits piochons fabriqués en Chine, c’est écolo et ça ne tue pas. Et puis des petits nichons chez un jeune ado, ça ne dérange pas non plus la planète.

Mangez du Nutella jusqu’à vous en faire pousser des seins avant que ce soit interdit !

Liens :

http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0140673613607333

https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_adverse_effects_of_risperidone

http://www.law360.com/articles/659883/causation-key-for-j-j-in-philly-risperdal-fight

http://articles.philly.com/2015-02-26/news/59504751_1_robyn-reed-frenze-risperdal-breasts

OGM ou pas OGM ? C’est la stupidité qui a gagné, en Europe et surtout en France

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Un exemple significatif de l’obscurantisme qui se répand tant chez les décideurs politiques que dans la population est l’étiquetage des denrées alimentaires pour prévenir le consommateur si celles-ci contiennent des plantes génétiquement modifiées ou non. Cette nouvelle psychose répandue par des groupes non gouvernementaux (que je ne nommerai plus pour ne pas leur faire de publicité) à grands renforts de campagnes de sensibilisation et de chantage organisé auprès des grands groupes de l’agro-alimentaire conduit à l’aberration consistant à faire croire aux consommateurs que finalement les OGM sont dangereux pour la santé et l’environnement sans autre forme d’argumentation. Les études sérieuses sur les OGM et leurs éventuels effets sur la santé animale et humaine sont évidemment conduits aux USA et non pas en Europe puisqu’une majorité de pays de l’Union Européenne ont cédé au chantage des écologistes et stupidement interdit les OGM subissant la pression de ces organisations dans leurs prises de décision.

Puisque les argumentations scientifiques sérieuses en faveur des OGM proviennent d’études scrupuleusement réalisées par des universités américaines, alors ces scientifiques sont certainement à la solde des grands semenciers comme Dupont-Pioneer ou Monsanto, cela va de soi. Ce sont des chimistes qui polluent les sols avec des pesticides donc les plantes transgéniques sont certainement toxiques, point barre. Et pourtant depuis l’apparition commerciale des premières plantes transgéniques en 1996 les risques que peuvent provoquer les plantes transgéniques sont contrôlés et répertoriés par un organisme international appelé la Codex Alimentarius Commission ( www.codexalimentarius.com ) Le concept en est l’étude de «l’équivalence substantielle » qui définit ainsi que toute plante transgénique doit être étudiée en regard de son équivalent non modifié. Aux USA, 165 « évènements » de transgénèse concernant 19 espèces de plantes ont été étudiés et finement analysés depuis ces dernières 20 années. Le Japon a fait mieux puisque les laboratoires indépendants de toute société impliquée dans la transgénèse végétale ont passé au peigne fin 189 « évènements » de transgénèse. Curieusement les plantes modifiées génétiquement par irradiation gamma ou par croisement ou hybridation dirigée ne sont pas analysées alors que certaines d’entre elles se sont révélées toxiques pour les animaux et les humains. Pour ne citer qu’un exemple une variété de tomate obtenue par croisement classique s’est trouvée produire de trop grandes quantités d’un alkaloïde toxique, l’alpha-solanine, qui est une arme de défense des solanacées (pomme de terre, tomate, …) présentant des propriétés insecticides mais mortel pour l’homme. Bien qu’étant une réussite par ailleurs cette tomate a été précipitamment retirée du marché.

La Commission Européenne a exigé en 2013 que les protocoles d’évaluation des plantes génétiquement modifiées incluent une étude sub-chronique de 90 jours sur des animaux de laboratoires bien précisés. Mais cette démarche sous-entend en réalité que les plantes transgéniques aient un effet sur une voie métabolique particulière ce qui constitue à l’évidence une entorse déontologique sérieuse. En fait, dans la réalité, ce sont les études réalisées sur les animaux d’élevage nourris avec des plantes transgéniques qui fournissent le meilleur champ d’expérimentation en vraie grandeur. Depuis 1996, aux USA seulement plus de 100 milliards d’animaux destinés à l’alimentation humaine ont été nourris avec des plantes transgéniques, que ce soient des lapins, des poulets et autres volatiles, des porcs ou des bovins et même des poissons. N’est-ce pas là le meilleur champ d’investigation qui puisse être trouvé et qui s’étend maintenant sur de nombreuses générations ?

Par exemple le maïs MON810 qui exprime la toxine Bt a fait l’objet d’un nombre impressionnant d’études dans plusieurs pays et sur plusieurs générations d’animaux avec 90 % de ce maïs dans leur nourriture qui ont été scrupuleusement comparées à des animaux contrôles nourris avec un maïs isogénique, le même maïs hybride F1 mais n’exprimant pas la toxine Bt. Il a été impossible de retrouver des séquences du gène codant pour la toxine Bt ou de la construction utilisée pour la transgénèse alors que la puissance des techniques d’analyse d’ADN et d’ARN n’est plus à démontrer. La protéine Bt n’a jamais pu être détectée ni dans le sang, ni dans le lait ni dans les urines ou les défécations des porcs ou des vaches laitières étudiés sur plusieurs générations, ni dans la chair des volailles ni dans les oeufs. Les variations infimes, par exemple le volume de lait produit ou la taille des porcelets n’ont jamais pu être corrélés avec la présence ou non de maïs ou de soja transgéniques dans l’alimentation des animaux.

Enfin aucun effet sur la flore intestinale des animaux n’a pu être décelé chez les bovins alors qu’avec les porcs des différences mineures ont été observées sans qu’elles puissent être attribuées à la présence de maïs Bt dans l’alimentation. Il ne s’agissait pas dans ces études de gavage intentionnel d’animaux de laboratoire (cf les études frelatées de Séralini, l’un de ces charlatans qui devrait être radié de l’Université) mais d’une étude sur le long terme dans les conditions normales d’élevage. S’il y a eu relativement peu d’études comparatives strictement contrôlées, une cinquantaine tout de même, par contre le retour d’expérience avec des animaux d’élevage est considérable et s’étend sur plus de 15 années. Aux Etats-Unis moins de 2 % des animaux d’élevage sont certifiés sans OGM et la situation pourrait devenir problématique pour le business « bio » ou « organique » puisque moins de 0,8 % des champs cultivés sont certifiés organiques, c’est-à-dire sans pesticides ni résidus de cultures génétiquement modifiées. Pour situer l’utilisation des OGM aux USA, il y a (2011) 8,6 milliards de poulets, 338 millions de poules pondeuses, 248 millions de dindes, près de 31 millions de bovins destinés à la viande, un peu plus de 9 millions de vaches laitières et près de 111 millions de porcs. La part des animaux dits organiques est respectivement dans cette énumération de 0,33 %, 1,97 %, 0,2 %, 0,34 %, 2,78 % et pour les porcs 0,01 % car seulement 12000 porcs sont certifiés organiques dans ce pays. Depuis l’introduction des plantes transgéniques on estime qu’en dix ans, de 2000 à 2011 près de 100 milliards de poulets ont été nourris avec du maïs génétiquement modifié, et il en va de même pour les autres animaux d’élevage pour arriver à un total de près de 103 milliards sans que jamais on n’ait pu être objectivement capable de déceler un quelconque souci de santé de tous ces animaux ni une dégradation de la qualité des diverses viandes, du lait ou des œufs. Par exemple si les plantes transgéniques avaient un quelconque effet sur la santé des vaches laitières, la production de lait s’en ressentirait immédiatement. Or c’est exactement le contraire qui a été observé et dûment répertorié par les autorités du Département de l’Agriculture. En 1983 la production par vache laitière était de 5700 kilos par an, en 1996, donc l’année de l’introduction des premières plantes génétiquement modifiées, elle était de 7485 kilos et en 2011 de 9680 kilos par an et par vache. On ne peut pas raisonnablement dire que le maïs, le soja ou la luzerne résistants au RoundUp ou Bt (mais oui la luzerne transgénique ça existe) aient un réel effet sur la santé des vaches … Les inspections sanitaires dans les abattoirs de bovins et de porcins n’ont pas montré de différences significatives en ce qui concerne l’état de santé de ces animaux : 2,49 % des animaux ont été équarris en 2007 contre 2,6 % en 1994 avant l’introduction des plantes transgéniques. Pour les poulets, compte tenu de l’importance de la production (9 milliards par an) les données objectives en provenance des inspecteurs du Département de l’Agriculture sont encore plus parlantes. La figure suivante est incontestable : après l’introduction des plantes transgéniques dans la nourriture des poulets, la mortalité a diminué comme le nombre de carcasses condamnées à l’équarrissage. Et parallèlement le taux de conversion de la nourriture en chair s’est amélioré quant à l’âge des poulets à l’abattage, 48 jours en moyenne, il n’a pas significativement changé.

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J’ai déjà mentionné que des dizaines d’études n’ont jamais permis de montrer la présence d’ADN, d’ARN originaires des transgènes ni de produits de ces derniers alors que 97 % du soja mondial se répartissant entre les USA, le Brésil et l’Argentine est transgénique, c’est la culture destinée à l’alimentation animale la mieux équilibrée en aminoacides. Ces mêmes trois pays sont les principaux producteurs mondiaux de maïs qui est pour plus de 70 % transgénique. Jamais en regard de ces données il n’a pu être possible de détecter un quelconque effet adverse sur la santé animale.

L’émergence d’une nouvelle technique de transgénèse ne comportant pas d’intervention directe sur le génome avec l’introduction de gènes étrangers ou de promoteurs modifiés est « l’édition génique » (gene-editing) qui consiste à modifier l’expression de certains gènes par modification ponctuelle à l’aide d’enzymes des promoteurs commandant cette expression. Or cette technique est indécelable car d’une part elle ne modifie en général qu’un seul allèle et la mutation ponctuelle qui pourrait éventuellement être identifiée au prix du séquençage complet du génome de la plante concernée pourrait tout aussi bien provenir d’une mutation naturelle. Cette technique est en plein développement dans les laboratoires notamment de Pioneer et de Monsanto et de quelques petites start-up pratiquement toutes américaines car il y a très gros à gagner au final. En effet, il ne sera plus possible aux pourfendeurs totalement obscurantistes des OGM de combattre ces plantes améliorées d’un type nouveau. Prenons un exemple, le maïs RoundUp Ready de Monsanto sur-exprime artificiellement la cible du glyphosate, pour mémoire l’EPSP synthase, qui n’existe pas chez les animaux. Par la technique de « gene-editing » la modification de l’opérateur du gène de l’EPSP synthase conduira au même résultat et rendra obsolète la technique « archaïque » utilisée il y a près de 20 ans pour construire une suite de divers gènes avec des marqueurs variés facilitant la sélection en laboratoire des transgènes. C’est la « deuxième génération » de la transgénèse végétale qui émerge et bien malin celui qui aura les arguments pour combattre ces plantes modifiées car elles sont le résultat d’une sélection et de croisements opérés naturellement ou manuellement par pollinisation forcée comme c’est le cas pour les hybrides F1 largement utilisés avec le maïs transgénique ou non.

En conclusion, l’élevage animal est le plus gros consommateur de plantes transgéniques dans le monde, des centaines de milliards d’animaux ont été nourris avec ces produits depuis près de 20 ans et des milliers de travaux académiques n’ont jamais pu mettre en évidence une quelconque altération de la santé des animaux ou de la qualité des produits tels que la viande, le lait ou les œufs. Jamais il n’a pu être observé de différences nutritionnelles de ces produits par rapport aux produits dits organiques, c’est-à-dire provenant d’élevages sans plantes ni produits végétaux d’origine transgénique. L’industrie alimentaire et l’élevage sont devenus largement dépendants de la production de soja et de maïs provenant de pays qui ont approuvé ces cultures génétiquement modifiées. Bannir les plantes transgéniques ou exiger un étiquetage des denrées alimentaires aurait pour résultat un renchérissement immédiat et généralisé de nombreuses productions alimentaires et l’arrivée du « gene-editing » rendra la situation ambigüe et les revendications des groupuscules écologistes deviendront tout simplement inutiles.

Source : UC Davis, lien pour les curieux dont ce billet est inspiré :

https://asas.org/docs/default-source/jas-files/jas8124_final.pdf?sfvrsn

 

 

 

 

Du blé RounDup Ready découvert dans l’Etat de l’Orégon

Jamais le blé génétiquement modifié pour résister au glyphosate n’a été autorisé aux USA (ni ailleurs) … et pourtant. Dans l’est de l’Oregon un paysan avait commencé à nettoyer son champ laissé en jachère l’année dernière avec du RoundUp pour probablement semer du maïs résistant à cet herbicide et autorisé aux Etats-Unis (comme le soja et le coton) et quelle ne fut pas sa surprise de voir encore pousser du blé qu’il a immédiatement arraché et envoyé pour expertise à un laboratoire de l’Etat. Les autorités fédérales ont rapidement pris la chose en main et finalement il s’est avéré que ce blé en tous points identique à un blé normal, si l’on peut dire, était en réalité un blé génétiquement modifié par Monsanto et testé en champ entre 1998 et 2005, date à laquelle Monsanto abandonna le dossier de demande de commercialisation qui ne lui fut finalement pas accordée. Certains Etats d’Asie, Japon, Philippines, Corée du Sud et Chine importent près de 40 millions de tonnes de blé essentiellement en provenance des USA. Or, comme d’ailleurs en Europe, le blé génétiquement modifié est interdit, pour des raisons que j’ignore mais que je subodore : le blé est essentiellement destiné à l’alimentation humaine. Cette nouvelle a immédiatement conduit le gouvernement japonais a annuler l’appel d’offre d’importation de blé américain. Comme ce blé modifié avait été testé en champ sur plus de 100 parcelles réparties dans 14 Etats américains y compris Hawaii, il va sans dire que c’est la panique chez les producteurs puisqu’il va falloir réaliser des tests génétiques sur tous les lots de blé exportés et même commercialisés sur le territoire américain. Il va sans dire également qu’on peut s’attendre à une très grande volatilité des cours du blé à Chicago si la suspicion s’installe durablement. Comme la pollinisation du blé s’effectue par dissémination du pollen par le vent, il y a fort à craindre que l’on retrouve les gènes de résistance au glyphosate, en fait des multi-copies du gène codant pour l’EPSP synthase, l’enzyme cible du glyphosate, sur presque l’ensemble du territoire nord-américain. Que mes lecteurs se rassurent, ce blé génétiquement modifié et fortuitement découvert dans la campagne verdoyante de l’Orégon n’est pas toxique, de même que le maïs ou le soja RoundUp Ready ne le sont pas non plus. Mais ce qui est le plus troublant dans cette histoire qui risque de faire grand bruit, c’est que Monsanto a récemment gagné un procès intenté à un agriculteur de l’Indiana qui « replantait » ses graines de soja RoundUp Ready en toute illégalité (voir mon billet https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/05/13/monsanto-et-le-soja-roundup-ready/ ) or on peut se demander pourquoi Monsanto ne s’est pas soucié de nettoyer les parcelles sur lesquelles les essais avec le blé génétiquement modifié avaient été réalisés. Pour le moment le Département de l’Agriculture américain et Monsanto tentent de minimiser l’affaire mais pour combien de temps ?

Unknown

 

Source : Washington Post et crédit photo Wikipedia