Crise climatique : avec le riz la situation devient sérieuse !

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La théorie de l’effet de serre des gaz nocifs émis par l’activité humaine, CO2, méthane, oxydes d’azote et autres dérivés chlorés a encore de beaux jours devant elle. Il ne se passe pas un jour sans que cette théorie qui n’a encore jamais été prouvée et qui ne le sera jamais puisqu’elle est en contradiction avec des lois fondamentales de la physique soit invoquée pour expliquer le « réchauffement du climat » qui tarde un peu trop à venir depuis maintenant 20 ans. Tous les climatologues, petits et grands, qui survivent grâce à la manne abondante qui leur est attribuée pour consolider la propagande onusienne du « réchauffement » n’en finissent pas de trouver des arguments, car il « faut » que ça se réchauffe.

Selon un article paru dans le journal Nature (voir le DOI), une revue scientifique dont j’ai dénoncé à plusieurs reprises l’orientation tendancieuse qui n’a plus rien à voir avec l’honnêteté scientifique, ce sont maintenant les rizières d’Asie qui sont à incriminer car leur contribution dans l’effet de serre global est immense et dommageable pour le climat de la planète. Selon cette étude l’absorption du CO2 atmosphérique par le riz lors du processus de photosynthèse n’est pas suffisante pour contrecarrer les émissions d’oxydes d’azote provoquées par les engrais chimiques et de méthane produit par les fermentations anaérobies dans les rizières. Il va sans dire que les Chinois, les Japonais, les Thaïlandais, les Indonésiens, les Malais et bien d’autres vont apprécier ces allégations encore une fois basées sur des modélisations hasardeuses. Le modèle utilisé en arrive à la conclusion que dans 100 ans la Terre ressemblera à une fournaise si tous les mangeurs de riz continuent à produire cette céréale hautement dangereuse pour l’humanité toute entière.

Je n’ai pas voulu payer 30 euros pour acheter cet article ni importuner mes anciens collègues pour m’en procurer un reprint électronique car cela n’en valait pas la peine. Mais on comprend dans quelle désespérance se trouvent maintenant ces pseudo-scientifiques piégés dans leurs propres mensonges. Ils ont osé publier un article torchon dans une des revues scientifiques les plus prestigieuses pour culpabiliser près de la moitié de la population de la planète ! C’est un véritable scandale que je tiens à dénoncer ici véhémentement …

Source : Nature DOI : 10.1038/nature16946 Illustration : repiquage du riz au Cambodge (Wikipedia)

Réchauffement climatique global, épisode 2 : riz et méthane

Dans la rubrique des gaz dits à « effet de serre » il ne faut pas oublier le méthane qui est aussi accusé de tous les maux par les faux scientifiques auto-proclamés climatologues tout à fait incapables d’apporter une preuve formelle de cet effet de serre. Il paraît même, sans qu’on puisse non plus trouver de preuves scientifiques convaincantes, que ce gaz est 20 % plus puissant que le CO2 en termes d’effet de serre. D’autres sources avancent qu’il serait 25 fois plus nocif pour le climat, mais bon, inutile de se lancer dans une querelle de chiffres stérile et sans fin, cette disparité de chiffres est d’ailleurs révélatrice du fait qu’on raconte n’importe quoi à ce sujet.

D’où provient le méthane ? C’est là « The Question », et la réponse est donnée par les écolos conformément à leur stratégie de culpabilisation de l’humanité toute entière. Le principal émetteur de méthane est l’industrie liée à l’énergie primaire, pétrolière et minière (charbon et lignite) à hauteur de 40 %, la bête noire sombre des écolos. Vient ensuite l’agriculture avec les pétulances du bétail, 26 %, également dans le collimateur des écolos car il paraît qu’on mange trop de viande et trop de produits laitiers et que c’est mauvais pour la planète, pétulances auxquelles il faut ajouter le méthane dégagé par le fumier (10% du total) … pauvres bêtes à corne, c’est quand qu’on les extermine toutes pour la survie de l’humanité ? Le reste ce sont les décharges d’ordures ménagères et quelques détails oubliés.

Ce panorama qu’on retrouve ici (voir le lien) pour les USA ne tient pas compte d’un source de méthane considérable, c’est dire à quel point ce genre d’étude n’a rien de scientifique mais n’a de valeur que politique et idéologique, ce sont les rizières modestement classées dans les « autres catégories » créditées de 8 % du total des émissions de méthane.

Le riz est la seconde production céréalière mondiale après le maïs, un être humain sur deux mange du riz tous les jours, et l’ensemble des rizières du monde émettraient dans l’atmosphère entre 25 et 100 millions de tonnes de méthane chaque année, merci pour la précision … La raison en est simple, c’est la décomposition des matières organiques dans les rizières inondées. Or cette matière organique provient essentiellement des racines des plants de riz. Il faut rappeler que dans un pays comme la Thaïlande les riziculteurs arrivent en moyenne à faire trois récoltes convenables par an, faudra-t-il taxer les riziculteurs thaï pour leurs émissions de « gaz à effet de serre » ? Les racines de riz excrètent en effet des produits carbonés dans le sol et ce processus entretient la production de méthane durant la croissance de la plante. Comment faire pour réduire les pétulances des bêtes à corne, comment interdire aux Allemands d’extraire leur lignite à ciel ouvert, bonjour les émissions de méthane allemandes, impossible ! Par contre pour une plante comme le riz, on peut faire en sorte qu’au lieu de gaspiller des produits carbonés par leurs racines qui servent directement à des bactéries productrices de méthane la plante emmagasine plus d’hydrates de carbone dans ses tiges et ses grains.

Pour atteindre ce but, un riz à faible empreinte méthanée, je viens d’inventer ce néologisme qui va plaire aux écolos, il suffit de jouer sur la régulation de l’expression des gènes impliqués dans le métabolisme général des sucres.

Là où il y a un hic, c’est qu’il faut faire appel aux techniques de transgénèse végétale et cette approche ne plait pas … à ces mêmes écolos ni d’ailleurs aux agriculteurs qui produisent du riz ni aux consommateurs de riz parce qu’on leur a bien soigneusement expliqué que la transgénèse végétale c’était mauvais et dangereux pour l’environnement et accessoirement pour la santé. Il n’y a qu’à voir le fiasco criminel du riz doré dont les semences sont pourtant gratuites organisé toujours par ces mêmes écolos. C’est une étude réalisée conjointement entre les universités du Fujian et du Hunan en Chine et d’Uppsala en Suède qui a abouti à un riz transgénique ayant un rendement 30 % plus élevé qu’un riz hybride courant mais dont les racines ne vomissent plus de produits hydrocarbonés. Les racines ne nourrissent donc plus de bactéries méthanogènes et les grains sont plus riches en amidon, tout pour plaire :

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Photo du haut racines de riz transgénique, en bas riz contrôle. Les points verts sont des bactéries méthanogènes marquées par fluorescence (source Nature).

Les essais étalés maintenant sur trois années ont montré que ce riz poussait de manière satisfaisante et que les émissions de méthane d’une rizière expérimentale étaient 30 fois plus faibles que celles d’une rizière contrôle. Le stratagème a consisté à insérer dans le génome du riz un gène présent dans l’orge qui code pour un facteur de transcription appelé SUSIBA2 contrôlant l’expression de toute une série de gènes impliqués dans la synthèse de l’amidon, des polyosides linéaires, du saccharose et de la cellulose. Les racines du riz n’exsudent plus de métabolites carbonés, le plant de riz est plus robuste et les grains plus gros et plus riches en amidon, de quoi satisfaire tout le monde … sauf les écolos naturellement. Si jamais ce riz était accepté un jour ce serait probablement dans longtemps et pendant ce temps-là les rizières continueront à produire du méthane joyeusement et selon les experts de l’IPCC à perturber le climat. C’est quand qu’on interdit aux Chinois, aux Indiens, aux Thaïlandais et aux Japonais la culture du riz ?

http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/gcb.12131/abstract;jsessionid=92CB11DA2DCC2E179DF581142165E81C.f01t01

http://www.epa.gov/climatechange/ghgemissions/gases/ch4.html

http://www.nature.com/nature/journal/vaop/ncurrent/full/nature14673.html