Triste France, triste monde …

 

Parfois je me demande pourquoi j’essaye par tous les moyens, et souvent c’est difficile, de pondre chaque jour un billet que je mets à la disposition de près d’un millier de lecteurs dans le monde entier, depuis l’Australie jusqu’à très récemment l’Ukraine, cela va de soi, j’ai écrit quelques billets sulfureux au sujet notamment du vol MH17 qui ne sont en rien conformes à la mouvance informationnelle généralement prédigérée par la CIA et d’autres organismes et gouvernements bien-pensants vils serviteurs des USA. A longueur de billets je tente de dénoncer les mensonges organisés par les politiciens à commencer par Obama, repris par Merkel, Hollande, Cameron et bien d’autres. A longueur de billets je tente de dénoncer l’imposture du soit-disant changement climatique basé sur une théorie de l’effet de serre complètement erronée, à longueur de billets je dénonce l’abus des antibiotiques, de la malbouffe et de bien d’autres pratiques. Quand j’ose communiquer quelques nouvelles sur l’évolution du chantier immense et complexe de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, je suis trainé dans la boue par des trolls qui feraient mieux de s’abstenir de tout commentaire. J’ai, le premier avril dernier, clairement pris position lors du non-évènement du soixante-quinzième anniversaire de la reddition des républicains espagnols en dénonçant les ignominies perpétrées par ces derniers lorsqu’ils étaient au pouvoir en Espagne, ça n’a pas beaucoup plu à certains de mes lecteurs car ils préfèrent que l’on réécrive l’histoire afin que cette dernière soit conforme politiquement et moralement.

Quand j’ose dire que la célébration du début de la guerre de 14-18 est un scandale obscène, qui d’autre a osé tenir le même genre de propos ? Quand je répète encore et encore que la France est immobilisée tel un insecte dans de l’ambre depuis le régime fasciste et communiste de Vichy puis les ordonnances de 1945 exigées par les communistes du CNR qui ont fait régresser les valeurs républicaines, on a l’air de me prendre pour un fou dangereux. Lequel des trois principes de la République Française est-il encore respecté aujourd’hui, la liberté, l’égalité ou la fraternité ? Parlons-en ! Ces trois principes ne servent plus qu’à orner les façades des écoles et des mairies, ce ne sont plus que des souvenirs, ils ont été dévoyés par des milliers de lois et de règlements qui font que finalement plus personne n’est libre, que les inégalités ne font que s’accroître entre les riches et les pauvres, entre les fonctionnaires et les autres, entre ceux qui font les lois et ceux qui les subissent et que la dite fraternité n’est plus qu’une caricature mise en place par la redistribution forcée de l’impôt dont une large part est accaparée tant par les politiciens que par les syndicats. Une honte ! Quinze milliards d’euros sont détournés pour faire vivre les politiciens et abonder le mille-feuilles administratif français, qui ose en parler ouvertement ? C’est un sujet tabou comme le financement scandaleux des syndicats.

Qui ose s’attaquer aux professions protégées et « réglementées » par des lois qui datent du régime de Vichy, pas seulement les notaires, les taxis ou les pharmaciens, mais aussi l’éducation nationale, les cheminots, le corps médical dans son ensemble qui est rémunéré par l’Etat … Parlons-en : l’éducation nationale est un service et comme tout service il devrait être privatisé au même titre que la SNCF, les régies de transport supposées autonomes comme la RATP, les services de voirie ou d’entretien des routes ou des égouts, ou encore l’assurance maladie et bien d’autres missions que l’Etat s’est accaparé et qui ne sont pas de son ressort. Les gouvernements qui se sont succédé depuis le septennat de Giscard en ont remis une couche : la France est devenue progressivement un état totalitaire à l’image du régime de Vichy. La presse, la radio et la télévision sont contrôlées par l’Etat. Les impôts et autres redevances servent à répandre à grandes louches de fausses informations qui doivent naturellement être politiquement correctes (une expression de Lénine, c’est tout dire), des milliers d’associations doivent être politiquement correctes pour pouvoir être subventionnées par l’Etat, les livres scolaires sont un tissu de mensonges grossiers et d’affirmations aussi arrogantes que stupides comme la théorie du genre ou l’effet de serre qui va tous nous griller comme des toasts, un mot fameux de Christine Lagarde qui ne connait strictement rien aux lois de la thermodynamique. Les grandes maisons d’édition sont devenues des organes de propagande de l’Etat. La dernière invention totalitaire du gouvernement est le contrôle au faciès des voyageurs quittant le territoire ! N’importe quoi … Et pendant ce temps-là la France emprunte en moyenne 8 milliards d’euros par semaine parce que les recettes fiscales chutent, l’économie tourne au ralenti, les entreprises n’investissent plus, le chômage augmente par voie de conséquence et les banques accumulent les profits sur les marchés avec de l’argent dont l’encre est à peine sèche … et on continue à bombarder les fous de dieu au Mali, en Centre-Afrique et en Irak parce qu’il faut bien que la France fasse bonne figure dans le monde. Triste illusion qui ne pourra que très mal se terminer. Et comme se plait à le dire H16, chroniqueur de Contrepoints, ce pays est définitivement foutu !

Joli mois de mai !

Au mois d’avril près de 40000 chômeurs de plus en France, il n’y a pas lieu de se réjouir surtout quand certains commentateurs se gaussent en disant que c’est encore de la faute de Sarkozy, ou que c’est la faute de l’Europe, ou de l’Allemagne, ou de la mondialisation ou de la récession qui frappe durement l’Australie, pourquoi pas la faute aux Australiens pendant qu’on y est. Pendant ce temps, le président de la République croit dur comme fer, pour reprendre une expression bien connue des sidérurgistes, une espèce en voie de disparition dans l’Hexagone, que la courbe tendancielle du chômage va s’inverser avant la fin de l’année. Il a peut-être raison, je dis bien peut-être, comme je l’expliquait dans un précédent billet dont je laisse le lien ici :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/05/26/inversion-de-la-courbe-du-chomage-pour-la-fin-de-lannee/

et je reproduis pour la bonne compréhension de mes réflexions présentes la figure incluse dans ce billet :

635px-Pyramide_des_âges_France_2007

Pour le mois de mai, quand les statistiques seront rendues publiques, le chômage aura encore augmenté pour toutes sortes de raisons que j’énumère :

  • le mauvais temps, source de tous les malheurs du gouvernement,
  • les fruits et légumes tardent à arriver sur les étalages,
  • les cheptels sont complètement désorganisés, la transhumance est retardée, l’herbe ne pousse pas,
  • les abeilles peinent à trouver du pollen,
  • les travaux publics sont retardés pour cause d’intempéries,
  • la consommation électrique a augmenté,
  • les réservations touristiques ont chuté de 10 %,
  • l’activité économique a chuté au mois de mai de 20 % en raison des ponts et autres congés,
  • chute de 30 % de l’activité en restauration, les terrasses sont restées fermées.

Donc, il faut s’attendre pour le mois de mai à un nouveau record des statistiques du chômage et voir reculer d’autant l’inflexion dont parle, tel un disque rayé, le président. Pourtant malgré la gravité attendue pour ce mois de mai, il faut réexaminer la pyramide des âges pour comprendre que chaque année environ 800 000 personnes abandonnent la vie active car elles atteignent l’âge légal de la retraite et ce jusqu’en 2030 environ. Parmi ces huit cent mille personnes supposons qu’un tiers d’entre elles étaient inscrites au chômage durant l’année, cela représente donc 240 000 personnes qui ne s’inscriront plus au chômage puisqu’elles seront alors retraitées. Sur une année, ce sont donc vingt mille personnes par mois qui disparaissent des statistiques. Mes chiffres sont théoriques mais proches de la réalité, ils ne sont là que pour la bonne compréhension de mon argumentation. Il y a donc eu en théorie, je le répète, non pas 40000 chômeurs de plus en avril mais 40000 + 20000 = 60000, les vingt mille personnes supplémentaires étant celles partant à la retraite. Pour que la courbe d’accroissement du chômage s’infléchisse, c’est-à-dire que le nombre de demandeurs d’emploi ne croisse plus, il ne faudrait par mois pas plus de 20000 personnes nouvellement inscrites au chômage afin que les départs à la retraite compensent les nouveaux chômeurs. La différence est donc considérable puisqu’il faudrait que l’économie absorbe 40000 demandeurs d’emploi par mois. Je ne suis ni statisticien ni démographe mais la pyramide des ages le montre clairement, durant les vingt prochaines années, le départ à la retraite de huit cent mille personnes chaque année conduira à une libération de postes de travail qui compenseront, si on est optimiste, l’arrivée des nouvelles générations sur le marché du travail puisque l’accroissement de la population n’est plus le fait d’une augmentation de la fertilité, pourtant relativement élevée en France, comme on peut encore le voir sur le graphique ci-dessus, mais un prolongement de l’espérance de vie et un vieillissement progressif de la population car depuis 1976, les tranches d’age stagnent autour de 750000 personnes environ (par année). On peut en déduire selon une arithmétique basique que le système des retraites par répartition ne pourra pas perdurer très longtemps si rien n’est fait pour atténuer les effets du vieillissement de la population, en d’autres termes si l’age légal de départ à la retraite n’est pas soit tout simplement supprimé – chacun pouvant cesser le travail selon ses désirs – soit repoussé jusqu’à 65 ans, voire plus tard. Mais un tel changement impliquerait un abandon du système de Ponzi de la répartition, ce à quoi le gouvernement, bridé par les syndicats qui s’accrochent bec et ongles aux avantages dits acquis (depuis 1941 et ensuite les ordonnances de 1946), se refusera jusqu’à la faillite totale du système. Comme je le mentionnais dans mon précédent billet, reculer l’age légal de départ à la retraite conduirait à une aggravation immédiate du chômage, 20000 personnes supplémentaires incompressibles par mois, or le président ne peut pas prendre ce risque et il ne fera donc rien comme il est déjà coutumier du fait pour un tas d’autres dossiers urgents. Afin de résorber le chômage, s’impose donc une réforme drastique de la législation du travail s’appliquant à l’ensemble de la population, y compris la suppression de tous les particularismes des corporations protégées (encore une usine à gaz qui date du régime de Vichy) et une harmonisation de cette législation à tous les salariés, qu’ils soient du secteur privé ou du secteur public. Mais là aussi on toucherait aux acquis sociaux qui datent aussi du régime de Vichy. Aucun politicien n’a osé toucher à ces dispositions depuis 1941, il y a donc 72 ans que la France est entrée dans un état de sclérose incurable pour ne pas dire un état comateux  et si la situation était supportable durant les « trente glorieuses », conséquence de la reconstruction d’après-guerre, avec l’unification européenne et la mondialisation, cet immobilisme typiquement français va conduire le pays à la ruine.

Comme se plait à le dire H16, ce pays est foutu, et j’ajouterai , il n’y a plus rien à faire …