La Terre entre bien dans un Grand Minimum Climatique, c’est la NASA qui le confirme : le CO2 c’est « has-been » !

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La NASA a déjà mis en garde les nations du monde entier il y a plusieurs années au sujet d’un refroidissement à venir du climat (relire les billets de ce blog des 13 septembre 2015, 27 septembre 2017 et 9 octobre 2018) en apportant des preuves fragmentaires. Je relatais ici le 2 mars 2019 l’inquiétude de la NASA au sujet du refroidissement d’une partie de la thermosphère faisant courir un risque aux nombreux satellites, en particulier les siens, qui y circulent. Dans le billet de ce jour il est question des preuves indiscutables apportées par la NASA au sujet de ce refroidissement du climat terrestre, conséquence d’un baisse alarmante de l’activité solaire. La NASA ce n’est pas l’IPCC et comme l’organisme onusien l’a affirmé très clairement le Soleil n’a rien à voir avec le réchauffement climatique global puisque celui-ci n’est que d’origine anthropique, libres à mes lecteurs de croire ou de ne pas croire ce qu’avance la NASA. À l’exposé des faits provenant de la NASA, si j’étais partisan convaincu du réchauffement climatique tel que défini par l’IPCC j’aurais certainement quelques doutes tant les arguments avancés par la NASA sont clairs et convaincants.

Depuis le début du cycle solaire #21 au début de l’année 1977 jusqu’à aujourd’hui (31 mai 2019 sur le graphique ci-dessus) le nombre de taches solaires n’a cessé de diminuer lorsque les cycles atteignaient leur maximum d’intensité. Le cycle #24 finissant a battu des records de « faiblesse » et il faut remonter au début du XIXe siècle pour retrouver une telle déficience en taches solaires. Si les prévisions des astrophysiciens se confirment le cycle solaire suivant (#25) sera encore plus calme en termes de nombre de taches solaires et aussi d’activité magnétique et de vent solaire (voir infra). Il faudra remonter au tout début des observations systématiques des taches solaires, c’est-à-dire au début du XVIIe siècle pour retrouver une faiblesse magnétique solaire identique. Mises à part les taches solaires les deux autres facettes de l’activité du Soleil -activité magnétique et vent solaire – bien corrélées au nombre de taches observées se répercutent directement sur l’état de la haute atmosphère terrestre et sur les conditions climatiques générales de la Terre.

Mais ces effets ne sont pas instantanés (heureusement nous aurons le temps de nous adapter !). Il faut en effet tenir compte de l’inertie thermique considérable des océans qui couvrent les trois quart de la surface terrestre, de la présence de nuages et des mouvements de convection de l’atmosphère qui redistribuent l’énergie solaire incidente atteignant la surface de la Terre vers les couches supérieures de l’atmosphère et depuis les zones inter-tropicales vers les pôles. Tous ces phénomènes sont liés et leur complexité interdit toute simulation mathématique correcte et exploitable même avec les plus gros calculateurs disponibles. Nous sommes donc limités à lever le nez en l’air et à supporter les aléas météorologiques locaux sans nous soucier de ce que les spécialistes appellent la météorologie spatiale (space weather). Cette discipline récente ne s’intéresse pas aux fluctuations de faible durée mais plutôt à des tendances qui se dessinent sur des périodes de 10 à 20 ans au minimum.

La première conséquence de la baisse de l’activité solaire est l’affaiblissement du champ magnétique du Soleil à l’intérieur duquel évolue la Terre sur son orbite. Combiné au vent solaire ce champ magnétique constitue un bouclier protecteur pour la Terre en déviant les rayons cosmiques galactiques et aussi extragalactiques. Les rayons cosmiques sont une réalité de tous les jours puisqu’ils sont à l’origine de la présence dans l’atmosphère, dans le sol et dans de nombreuses espèces vivantes y compris l’homme d’isotopes radioactifs. Pour ne citer que les plus importants et ayant des durées de vie non négligeables il s’agit du Carbone-14, du Chlore-36, du Calcium-41 et de l’Iode-129. Notre corps est naturellement radioactif surtout en raison de la présence de Potassium-40 présent dans la croute terrestre mais ces radio-isotopes provenant de la spallation cosmique sont aussi à considérer bien que leur présence soit négligeable en regard de ce Potassium-40. Il est donc vain de nier l’effet des rayons cosmiques sur la composition de l’atmosphère terrestre, nous sommes tous « marqués » avec du Carbone-14 ! Pour l’anecdote si un paléontologue découvrait mon corps dans 5000 ans il en déduirait par datation avec du C-14 que je ne suis pas encore né en raison des quantités massives de cet isotope qui se trouvent dans mon squelette provoquées par les essais nucléaires atmosphériques lorsque j’étais un jeune adolescent …

Enfin les spécialistes de la datation d’échantillons archéologiques à l’aide de ces isotopes radioactifs comme par exemple le Beryllium-10 et le Carbone-14 savent très bien qu’il faut effectuer des corrections liées aux cycles d’activité solaire.

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Outre la spallation cosmique et ses conséquences les rayons cosmiques mal déviés par le champ magnétique solaire affaibli et la baisse de l’intensité du vent solaire, des paramètres de la météorologie spatiale largement abordés dans ce blog, la formation de nuages de très haute altitude est une autre conséquence loin d’être négligeable de ce bombardement cosmique (illustration station spatiale internationale). Normalement ces nuages d’altitude sont détruits par les radiations UV de forte énergie or la diminution de l’activité solaire concerne aussi l’intensité de ces radiations. La conséquence est une présence anormalement élevée depuis le mois d’avril 2019 de nuages noctilucents. Tous ces phénomènes font partie de la météorologie spatiale dont se préoccupent peu de personnes sur le plancher des vaches. Or tout se passe bien au dessus de nos têtes. Il serait intéressant d’évaluer le nombre de passants dans les rues de Paris le soir du 21 Juin dernier qui ont levé les yeux vers le ciel et ont remarqué la présence de ces nuages de haute altitude (cf. le précédent billet à ce sujet). Est-ce une coïncidence si l’apparition de ces nuages noctilucents a débuté au début du mois de juin au moment précis où le Soleil était totalement exempt de taches, situation qui perdure toujours au moment où je rédige de billet ?

Venons-en aux prévisions relatives au prochain cycle solaire #25 issues des études de la NASA, objet de ce présent billet. L’abondance des taches solaires pourrait être jusqu’à moins de 50 % de celles répertoriées lors du cycle #24. Ce cycle devrait débuter en 2020 et atteindre un maigre maximum dès 2025. Ces prévisions sont le résultat d’un travail effectué par une équipe d’astrophysiciens dirigés par le Docteur Irina Kitiashvili au sein de l’Institut de recherche environnementale du Ames Research Center de la NASA en Californie. En collectant les données recueillies depuis 1976 par les missions d’observations spatiales du Soleil ces spécialistes ont été capables d’ajuster leurs prévisions en comparant les données relatives au champ magnétique solaire de tous les cycles solaires depuis cette année-là et leurs prévisions publiées en 2008 au sujet du cycle solaire #24 ont été remarquablement vérifiées par les observations de ces dernières 11 années :

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Dans cette figure la courbe en trait continu était la prévision effectuée en 2008 et les symboles circulaires sont les observations effectuées jusqu’à ce jour.

Ce même modèle, puisque sa validité a été magnifiquement vérifiée, a donc été appliqué pour prédire l’amplitude du prochain cycle #25 :

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Si la NASA s’intéresse d’aussi près à l’activité solaire ce n’est pas seulement pour prédire l’évolution du climat terrestre mais aussi, et surtout pour cet organisme, de prévoir l’activité solaire afin de programmer la prochaine expédition humaine sur la Lune appelée Programme Artemis afin qu’elle coïncide avec une période d’activité solaire propice avec un minimum de taches solaires qui sont des foyers de radiations intenses favorisées par des champs magnétiques locaux des milliers de fois supérieurs à celui de la Terre. Si on résume ce qu’affirme la NASA, le cycle solaire #25 sera le plus faible en intensité depuis le début du XVIIe siècle quand la Seine et la Tamise étaient systématiquement gelées l’hiver et que les récoltes de céréales calamiteuses provoquant des famines répétées.

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Conclusions. Les prévisions de la NASA ne sont pas vraiment rassurantes. On s’achemine donc vers un minimum climatique sensiblement identique à celui appelé minimum de Dalton qui vit s’abattre sur l’hémisphère nord au début du XIXe siècle des conditions climatiques rigoureuses déjà corrélées à l’époque à la très faible occurence de taches solaires. Pire encore, voici une reconstruction des cycles solaires incluant les cycles # -1 à – 5 issus de l’observatoire royal belge de Bruxelles. Le cycle # – 5 est le dernier cycle du minimum climatique de Maunder. Selon les prévisions de la NASA le cycle #25 à venir pourrait être encore plus faible, en terme d’activité magnétique, à ce cycle – 5. Ce n’est donc pas du tout rassurant : le climat va se refroidir « globalement » et il faudra dès aujourd’hui s’y préparer tout en oubliant l’incroyable imposture des effets du CO2 et de l’activité humaine sur ce chimérique réchauffement climatique global d’origine humaine, mais au fait, a-t-il vraiment eu lieu ?

Illustrations provenant de la conférence de Madame Kitiashvili (lien Youtube ci-dessous).

Sources : perspectaweather.com. Illustrations : WDC-SILSO Royal Observatory of Belgium, NASA Ames RC et ISS. Voir aussi (en anglais difficile à comprendre) : https://youtu.be/jP9_4uoEdKg et relire également le billet de ce blog du 31 octobre 2015.