Sémantique climatique et « politiquement correct »

Une émanation du GIEC (pour les puristes United Nations Framework Convention on Climate Change) est réunie à Bonn pour décider ce vendredi  si oui ou non l’humanité sera transformée en toasts comme l’avait si bien dit Madame Lagarde il me semble après le raout annuel de Davos. Comme le changement climatique est devenu un fait avéré (mais non prouvé puisqu’il n’a pas encore eu lieu) il faut donc que les Nations Unies fassent peur à tous en ayant décrété que 2 degrés de réchauffement serait la plus terrible des catastrophes. Ces deux degrés considérés comme une limite (déjà plus de 800 000 personnes seront les pieds dans l’eau rien qu’à Manhattan mais on ne parle pas de Dacca) mais deux degrés en comparaison des températures moyennes relevées à l’aube de l’industrialisation, en gros au milieu de XIXe siècle. Or à cette époque la Terre se remettait à peine d’une mini ère glaciaire. C’est donc une manipulation sans aucun fondement scientifique, une sorte de totalitarisme technocratique, une vieille version du progressisme. Pour entrer plus en détail dans la sémantique, on peut dire que dans un monde où règne un totalitarisme technocratique comme c’est le cas dans de nombreux pays, les populations « progressistes » acquiescent les dires de leurs leaders ou plutôt les vœux pieux de ces derniers tout en aliénant leur liberté individuelle, leur droits et leurs responsabilités dans le but de sauver collectivement la planète. Cette histoire de changement climatique est devenue une véritable religion, et quiconque s’inscrit dans la différence sera impitoyablement marginalisé peu importe que les décideurs utilisent une pseudo-science puisqu’ils agissent sur la peur et l’instinct de survie. Dans ces conditions toute objectivité scientifique non conforme aux décisions politiques est considérée comme « politiquement incorrecte » alors qu’au contraire une démarche logique voudrait que la science puisse exister pour infléchir les décisions politiques. Rien de tout cela. Selon le rapport dont je donne le lien ( http://www.mcc-berlin.net/fileadmin/data/pdf/Edenhofer_Kowarsch_PEM_Manuscript_2012.pdf ) même le pragmatisme scientifique, base d’une démarche logique et honnête, peut in fine être bafoué. On voit donc assez mal qu’une issue puisse être trouvée à un problème monté de toute pièce (comme le trou d’ozone qui existait bien avant qu’on le découvre par observation satellitaire) et la tentation du totalitarisme technocratique prévaudra. L’avenir de l’humanité est décidément bien sombre.