Réchauffement climatique d’origine humaine : une pure fiction selon deux équipes de géophysiciens !

À 48 heures d’intervalle, deux équipes de géophysiciens, l’une finlandaise et l’autre japonaise, passent à la contre-attaque et dénoncent les mensonges répétés de l’IPCC. La question qu’il est opportun de se poser avant d’entrer dans les détails de ces publications est la suivante : l’IPCC a-t-il été mandaté pour ne considérer que l’effet du gaz carbonique sur la sensibilité du climat à l’exclusion de tout autre paramètre ? Si la réponse est oui, alors qui est le mandataire (ou les mandataires) et pour quelles raisons ? Si la réponse est non, alors je n’aimerais pas me trouver, en tant qu’ancien scientifique, dans la peau d’un quelconque des membres de ce groupement de fonctionnaires internationaux qui accumule les mensonges « par omission » depuis sa création, attitude qui l’oblige à inventer encore plus de mensonges.

En effet les variations du climat terrestre ne dépendent pas que des variations de la teneur en gaz carbonique dans l’atmosphère, ce que ces deux équipes de géophysiciens démontrent clairement. L’IPCC a « oublié » (ou omis) de mentionner les variations de l’activité solaire. L’IPCC au aussi – et surtout – oublié la présence de vapeur d’eau et de nuages dans l’atmosphère. Personne ne peut nier qu’il y a des nuages dans le ciel, à moins d’aller chercher un bédouin au milieu du désert d’Arabie ou au milieu du Sahara qui témoignera que : « oui il n’y a jamais de nuages ici », alors ces quelques personnes confirmeront le fait que l’IPCC n’a jamais pris en compte ce paramètre central dans l’évolution du climat. Ces prétendus scientifiques de haut niveau qui osent donner des conseils aux gouvernements de tous les pays du monde, tous les membres des Nations-Unies, ont avoué, la bouche en coeur, que modéliser la formation et les mouvements des nuages, c’était trop compliqué, alors ils ne l’ont pas envisagé ! On croit rêver …

Entrons d’abord dans le vif du contenu du travail publié par des géophysiciens de l’Université de Kobe (doi : 10.1038/s41598-019-45466-8). Ces universitaires ont reconstruit les changements climatiques concernant le régime des moussons durant les périodes de la fin du Pléistocène et de l’Holocène en s’intéressant aux plateaux du nord de la Chine recouverts de loess, ces poussières apportées par les vents depuis les déserts, et où allaient ces poussières portées par les vents lors des moussons. Il se sont rendu compte que, dans le passé, quand le champ magnétique terrestre faiblissait puis s’inversait, le régime des moussons d’hiver, comme des moussons d’été, était profondément affecté. Durant le changement de direction du dipôle magnétique de la Terre, changement qui survient tous les 400000 ans environ, les variations concomitantes des régimes de mousson qui en résultaient étaient dues aux variations de la couverture nuageuse – sans nuages, pas de mousson – et que cette variation était directement liée à l’intensité du rayonnement cosmique atteignant les plus basses couches de l’atmosphère. Les travaux de cette équipe ont été focalisés sur les variations du régime des moussons telles qu’elles ont pu être évaluées par des carottages des sédiments dans les baies d’Osaka et de Tokyo. La conclusion de ces travaux est sans appel : lors du changement de polarité du champ magnétique terrestre l’intensité du champ magnétique diminue dramatiquement pour atteindre une valeur d’environ 25 % seulement de celle normalement relevée au cours d’un cycle normal de ce champ magnétique terrestre. Il en résulte une formation beaucoup plus fournie de nuages provoquée par le conflit normalement existant entre l’air froid sibérien entrant dans la région de l’archipel nippon qui se confronte avec l’air chaud et humide océanique provenant du sud de l’archipel. Cette situation a pour effet de favoriser un effet d’ombrelle nuageuse plus important que la normale en raison de l’intensité du bombardement cosmique, le champ magnétique terrestre n’étant plus assez efficace pour atténuer l’effet de ce bombardement cosmique sur la formation de nuages.

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On peut constater qu’il s’agit d’une vérification indirecte des hypothèses formulées par Svensmark sur l’influence combinée des champs magnétiques solaire et terrestre sur la protection de la Terre vis-à-vis des rayons cosmiques et de leur effet sur le climat. L’IPCC n’a jamais mentionné ce type de paramètre dans leurs nombreux modèles d’évolution de la température moyenne de la Terre, et pour cause, c’est tout aussi compliqué à modéliser que les nuages … Cette « ombrelle nuageuse » comme les géophysiciens japonais l’ont appelée a eu pour résultat une série d’épisodes de refroidissement du climat sur la période 1 million d’années – 200000 ans avant l’ère commune qui a fait l’objet de ces études.

Quelle horreur ! Remonter des centaines de milliers d’années en arrière pour expliquer le climat terrestre actuel qui préoccupe le monde entier doit paraître une hérésie profonde car la science climatique infuse est exclusivement du domaine de l’IPCC puisque pour cet organisme il suffit de « modéliser » pour savoir quel temps il fera en 2100. Et il faut croire cet organisme de fonctionnaires internationaux richement rémunérés par les impôts des contribuables du monde entier, nous n’avons plus le choix, c’est ce que ne cessent de répéter inlassablement tous les gouvernements des pays développés, dont en particulier les ministres des « transitions énergétiques », naturellement tous encartés aux partis verts locaux qui ont voué leur carrière politique à la cause climatique, quelques que soient leurs agissements privés par ailleurs : ils sont les seuls à détenir le savoir, point barre.

Et pourtant ces travaux ont mis indirectement en évidence le fait que les nuages, indépendamment de la cause de leur abondance relative au cours du temps, sont le paramètre naturel majeur de la sensibilité du climat comme cela va être exposé ci-après.

Venons-en donc maintenant aux travaux de Kauppinen et Malmi, deux Docteurs en géophysique de l’Université de Turku en Finlande. Les choses se compliquent sérieusement pour l’IPCC obsédé depuis sa création par le CO2. Le titre de leur publication est évocateur sinon provocateur : « Pas d’évidence expérimentale en faveur d’un changement du climat d’origine humaine » (arXiv : 1907.00165v1 [physics.ao-ph] 29 juin 2019, via Cornell University). Il existe une très large incertitude dans la communauté scientifique en ce qui concerne la sensibilité du climat, c’est-à-dire la résultante des divers facteurs affectant le climat, sensibilité qui se mesure en degrés Celsius. Certains modèles affirment que cette sensibilité est proche de zéro alors que d’autres modèles prédisent des augmentations de température pouvant atteindre 9 degrés C en cas de doublement de la teneur atmosphérique en CO2. La plupart de ces modèles utilisent une théorie dite « modèle de circulation générale » pour leurs estimations. Les modèles considérés comme plausibles par l’IPCC prévoient des sensibilités entre 2 et 5°C mais il y en a d’autres qui n’arrivent pas à dégager une quelconque sensibilité :

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Pour se faire une opinion de ce qui se passe dans la réalité il est nécessaire pour analyser l’anomalie de température par rapport à une moyenne, ce qu’indiquent les modèles, de faire la distinction entre les facteurs naturels et les gaz à effet de serre. Le rapport AR5 de l’IPCC stipulait que les facteurs naturels ne pouvaient pas expliquer l’évolution récente des températures comme l’indiquait en résumé la figure ci-dessous où les observations sont matérialisées par un trait noir, le facteur anthropogénique avec ses incertitudes en rose et les « facteurs naturels en bleu :

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L’un des facteurs naturels influant sur la température moyenne est la couverture nuageuse qui est disponible à partir des observations satellitaires. En rassemblant sur un même graphique les données relatives aux températures moyennes observées, plutôt leur écart par rapport à une moyenne fixée à 15°C, et les variations de la couverture nuageuse exprimées par rapport à une superficie égale à 26 % de la surface terrestre, on peut constater de cette représentation que quand il y a beaucoup de nuages, les températures ont tendance à diminuer et inversement quand cette même couverture nuageuse diminue l’écart des températures par rapport à la moyenne augmente positivement. On ne peut qu’en déduire que les nuages bloquent l’énergie solaire qui atteint moins efficacement la surface du sol ou des océans et par conséquent la température qui y est mesurée diminue :

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Dans cette figure le zéro de l’ordonnée pour les températures est 15°C et le Δc est la fraction exprimée en pourcentage correspondant au changement de la couverture nuageuse par rapport à la moyenne globale de 26 % de couverture nuageuse basse sur l’ensemble de la surface de la Terre.

Or, les modèles utilisés – forcing naturel seulement ou forcing naturel + forcing anthropogénique – devraient en toute logique se superposer autour de la courbe noire des observations si le forcing naturel considéré dans ces modèles prenait correctement en compte la contribution des nuages bas (voir la figure précédente figurant dans le rapport AR5 de l’IPCC. Force est de constater qu’il n’en est rien.

Mais si on superpose l’anomalie des températures observées entre l’été 1983 et l’été 2008 avec les observations globales de la couverture nuageuse, on va remarquer, bien qu’il y ait un « bruit de fond » important, que si on multiplie les données de couverture nuageuse exprimées en pourcentage de la moyenne sur cette période, un nombre sans dimension physique, par « moins » 0,11°C / % (-0,11) on retrouve grosso modo la même courbe que celle décrivant l’anomalie des températures :

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Les valeurs « zéro » pour chacune de ces grandeurs ΔT (en degrés) et Δc ( en %) sont respectivement, il est important de le rappeler encore une fois, de 15°C et 26 % pour les deux graphiques. Ce facteur multiplicatif -0,11 introduit une valeur physique, des degrés centigrades, à la couverture nuageuse exprimée en pourcentage qui peut alors être corrélée à la sensibilité climatique elle-même exprimée en degrés C.

Nous allons découvrir que ce facteur multiplicatif de « moins 0,11 °C » n’est pas sorti comme par magie d’un chapeau. Force est de constater qu’il existe une remarquable concordance entre ces deux courbes. Qu’est-ce que cela signifie ? Les anomalies de température telles qu’indiquées en rouge dans la première figure tiennent compte des facteurs naturels et de l’effet des gaz à effet de serre sur la sensibilité climatique, alors que dans cette première figure la courbe bleue n’indiquait que le facteur naturel qu’est la couverture nuageuse. Il est opportun de rappeler ici que cette couverture nuageuse est mesurée 24/24 heures à l’aide de radars installés sur des satellites et que les températures sont appréciées par thermométrie infra-rouge également avec l’aide de satellites. Cette concordance signifie tout simplement qu’il n’y a pas lieu de considérer un quelconque effet des gaz dits à effet de serre puisque températures et couverture nuageuse sont directement liées !

Les contradicteurs pourront toujours arguer du fait que le laps de temps indiqué dans ce travail est trop court. Il a pourtant été tenu compte des données satellitaires homogènes disponibles. Toute disparité dans ces observations aurait nécessité des corrections pouvant prêter à contestation. D’autres remarques seraient du genre : mais puisque l’IPCC affirme que l’évolution des températures entre 1983 et 2008 est uniquement explicable par l’augmentation de la teneur en CO2 atmosphérique de 343 à 386 ppm, donc c’est vrai, point final. Effectivement, la température moyenne globale, une notion, certes, contestable sur le plan strictement physique, a augmenté durant cette période de 0,4 °C. Conformément à la théorie développée par ces mêmes auteurs ( arXiv:1812.11547v1, décembre 2018 via Cornell University) et le résultat illustré par les deux courbes ci-dessus directement déduit de cette théorie, si la concentration en CO2 augmente de Co à C et double ( C = 2Co) le ΔT obéit à la loi suivante :

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où ΔT2CO2 est le changement global de la température et Δc le changement de la couverture nuageuse. Le premier terme de l’équation décrit l’effet du CO2 sur la sensibilité du climat et le second terme l’effet naturel – les nuages – indépendamment du CO2. En replaçant ΔT2CO2 par la valeur de la sensibilité du climat au CO2 qui est de 0,24 °C alors selon le premier terme de l’équation ci-dessus la contribution du CO2 n’est que de 0,04 °C. C’est la raison pour laquelle cette minuscule augmentation est invisible dans le deuxième graphe ci-dessus. Ce même calcul peut être transposé en tenant compte non plus de la couverture nuageuse de basse altitude mais de l’humidité ou teneur en vapeur d’eau de l’atmosphère, une grandeur également mesurable à l’aide de satellites et les auteurs sont arrivés aux mêmes conclusions.

Ces résultats conduisent donc à la révélation surprenante qui est la surévaluation de la sensibilité climatique au CO2 d’un facteur 10 par l’IPCC car la rétro-action négative des nuages sur la température a tout simplement été ignorée. De plus la contribution de l’activité humaine à l’accroissement du CO2 atmosphérique total étant de l’ordre de 4 % alors on ne peut que conclure que le réchauffement climatique d’origine humaine n’existe tout simplement pas ! Durant les dernières 100 années la température globale moyenne a augmenté de 0,1 °C et la contribution humaine, c’est-à-dire l’augmentation du CO2 atmosphérique n’a été que de 0,01 °C dans la sensibilité du climat. La couverture nuageuse contrôle donc principalement la température.

Le fait que l’équipe japonaise ait mis en évidence un rôle majeur des rayons cosmiques dans la formation de la couverture nuageuse constitue une explication d’une grande importance pour la compréhension des changements du climat, passés mais aussi à venir. Oublions l’inversion des pôles magnétiques terrestres qui est un processus s’étendant sur des centaines de milliers d’années. Il faut rappeler que sur une échelle de temps de l’ordre de quelques dizaines d’années le facteur naturel ayant une influence prépondérante sur les variations de la couche nuageuse est l’activité magnétique solaire. La Terre évolue dans le champ magnétique solaire et le rôle protecteur de ce champ magnétique contre les rayons cosmiques dépend directement de son intensité (voir note en fin de billet). La faiblesse du cycle solaire (#24) finissant et les prévisions plutôt pessimistes pour le cycle solaire suivant (#25) ne sont pas encourageantes pour la « sensibilité climatique », en d’autres termes pour la température moyenne qui sera ressentie durant les années à venir.

Notes. Le facteur multiplicatif -0,11 n’est pas une vue de l’esprit mais le résultat d’une longue étude qui a été publiée en 2018 et mentionnée ci-dessus. Je suggère à ceux de mes lecteurs qui voudraient contester le contenu non pas de mon billet mais celui des travaux de J. Kauppinen et P. Malmi de lire les deux articles cités en référence ou encore de s’adresser directement à ces auteurs dont voici l’ e-mail : jyrkau@utu.fi

Note. Le champ magnétique solaire est beaucoup plus puissant et étendu que celui de la Terre. Ce champ dévie les rayons cosmiques, j’ai écrit de nombreux billets à ce sujet. Le champ magnétique terrestre dévie également certains rayons cosmiques mais son rôle majeur dans la protection de la vie sur la Terre est de piéger les particules émises par le Soleil qui constituent le vent solaire.

La Terre entre bien dans un Grand Minimum Climatique, c’est la NASA qui le confirme : le CO2 c’est « has-been » !

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La NASA a déjà mis en garde les nations du monde entier il y a plusieurs années au sujet d’un refroidissement à venir du climat (relire les billets de ce blog des 13 septembre 2015, 27 septembre 2017 et 9 octobre 2018) en apportant des preuves fragmentaires. Je relatais ici le 2 mars 2019 l’inquiétude de la NASA au sujet du refroidissement d’une partie de la thermosphère faisant courir un risque aux nombreux satellites, en particulier les siens, qui y circulent. Dans le billet de ce jour il est question des preuves indiscutables apportées par la NASA au sujet de ce refroidissement du climat terrestre, conséquence d’un baisse alarmante de l’activité solaire. La NASA ce n’est pas l’IPCC et comme l’organisme onusien l’a affirmé très clairement le Soleil n’a rien à voir avec le réchauffement climatique global puisque celui-ci n’est que d’origine anthropique, libres à mes lecteurs de croire ou de ne pas croire ce qu’avance la NASA. À l’exposé des faits provenant de la NASA, si j’étais partisan convaincu du réchauffement climatique tel que défini par l’IPCC j’aurais certainement quelques doutes tant les arguments avancés par la NASA sont clairs et convaincants.

Depuis le début du cycle solaire #21 au début de l’année 1977 jusqu’à aujourd’hui (31 mai 2019 sur le graphique ci-dessus) le nombre de taches solaires n’a cessé de diminuer lorsque les cycles atteignaient leur maximum d’intensité. Le cycle #24 finissant a battu des records de « faiblesse » et il faut remonter au début du XIXe siècle pour retrouver une telle déficience en taches solaires. Si les prévisions des astrophysiciens se confirment le cycle solaire suivant (#25) sera encore plus calme en termes de nombre de taches solaires et aussi d’activité magnétique et de vent solaire (voir infra). Il faudra remonter au tout début des observations systématiques des taches solaires, c’est-à-dire au début du XVIIe siècle pour retrouver une faiblesse magnétique solaire identique. Mises à part les taches solaires les deux autres facettes de l’activité du Soleil -activité magnétique et vent solaire – bien corrélées au nombre de taches observées se répercutent directement sur l’état de la haute atmosphère terrestre et sur les conditions climatiques générales de la Terre.

Mais ces effets ne sont pas instantanés (heureusement nous aurons le temps de nous adapter !). Il faut en effet tenir compte de l’inertie thermique considérable des océans qui couvrent les trois quart de la surface terrestre, de la présence de nuages et des mouvements de convection de l’atmosphère qui redistribuent l’énergie solaire incidente atteignant la surface de la Terre vers les couches supérieures de l’atmosphère et depuis les zones inter-tropicales vers les pôles. Tous ces phénomènes sont liés et leur complexité interdit toute simulation mathématique correcte et exploitable même avec les plus gros calculateurs disponibles. Nous sommes donc limités à lever le nez en l’air et à supporter les aléas météorologiques locaux sans nous soucier de ce que les spécialistes appellent la météorologie spatiale (space weather). Cette discipline récente ne s’intéresse pas aux fluctuations de faible durée mais plutôt à des tendances qui se dessinent sur des périodes de 10 à 20 ans au minimum.

La première conséquence de la baisse de l’activité solaire est l’affaiblissement du champ magnétique du Soleil à l’intérieur duquel évolue la Terre sur son orbite. Combiné au vent solaire ce champ magnétique constitue un bouclier protecteur pour la Terre en déviant les rayons cosmiques galactiques et aussi extragalactiques. Les rayons cosmiques sont une réalité de tous les jours puisqu’ils sont à l’origine de la présence dans l’atmosphère, dans le sol et dans de nombreuses espèces vivantes y compris l’homme d’isotopes radioactifs. Pour ne citer que les plus importants et ayant des durées de vie non négligeables il s’agit du Carbone-14, du Chlore-36, du Calcium-41 et de l’Iode-129. Notre corps est naturellement radioactif surtout en raison de la présence de Potassium-40 présent dans la croute terrestre mais ces radio-isotopes provenant de la spallation cosmique sont aussi à considérer bien que leur présence soit négligeable en regard de ce Potassium-40. Il est donc vain de nier l’effet des rayons cosmiques sur la composition de l’atmosphère terrestre, nous sommes tous « marqués » avec du Carbone-14 ! Pour l’anecdote si un paléontologue découvrait mon corps dans 5000 ans il en déduirait par datation avec du C-14 que je ne suis pas encore né en raison des quantités massives de cet isotope qui se trouvent dans mon squelette provoquées par les essais nucléaires atmosphériques lorsque j’étais un jeune adolescent …

Enfin les spécialistes de la datation d’échantillons archéologiques à l’aide de ces isotopes radioactifs comme par exemple le Beryllium-10 et le Carbone-14 savent très bien qu’il faut effectuer des corrections liées aux cycles d’activité solaire.

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Outre la spallation cosmique et ses conséquences les rayons cosmiques mal déviés par le champ magnétique solaire affaibli et la baisse de l’intensité du vent solaire, des paramètres de la météorologie spatiale largement abordés dans ce blog, la formation de nuages de très haute altitude est une autre conséquence loin d’être négligeable de ce bombardement cosmique (illustration station spatiale internationale). Normalement ces nuages d’altitude sont détruits par les radiations UV de forte énergie or la diminution de l’activité solaire concerne aussi l’intensité de ces radiations. La conséquence est une présence anormalement élevée depuis le mois d’avril 2019 de nuages noctilucents. Tous ces phénomènes font partie de la météorologie spatiale dont se préoccupent peu de personnes sur le plancher des vaches. Or tout se passe bien au dessus de nos têtes. Il serait intéressant d’évaluer le nombre de passants dans les rues de Paris le soir du 21 Juin dernier qui ont levé les yeux vers le ciel et ont remarqué la présence de ces nuages de haute altitude (cf. le précédent billet à ce sujet). Est-ce une coïncidence si l’apparition de ces nuages noctilucents a débuté au début du mois de juin au moment précis où le Soleil était totalement exempt de taches, situation qui perdure toujours au moment où je rédige de billet ?

Venons-en aux prévisions relatives au prochain cycle solaire #25 issues des études de la NASA, objet de ce présent billet. L’abondance des taches solaires pourrait être jusqu’à moins de 50 % de celles répertoriées lors du cycle #24. Ce cycle devrait débuter en 2020 et atteindre un maigre maximum dès 2025. Ces prévisions sont le résultat d’un travail effectué par une équipe d’astrophysiciens dirigés par le Docteur Irina Kitiashvili au sein de l’Institut de recherche environnementale du Ames Research Center de la NASA en Californie. En collectant les données recueillies depuis 1976 par les missions d’observations spatiales du Soleil ces spécialistes ont été capables d’ajuster leurs prévisions en comparant les données relatives au champ magnétique solaire de tous les cycles solaires depuis cette année-là et leurs prévisions publiées en 2008 au sujet du cycle solaire #24 ont été remarquablement vérifiées par les observations de ces dernières 11 années :

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Dans cette figure la courbe en trait continu était la prévision effectuée en 2008 et les symboles circulaires sont les observations effectuées jusqu’à ce jour.

Ce même modèle, puisque sa validité a été magnifiquement vérifiée, a donc été appliqué pour prédire l’amplitude du prochain cycle #25 :

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Si la NASA s’intéresse d’aussi près à l’activité solaire ce n’est pas seulement pour prédire l’évolution du climat terrestre mais aussi, et surtout pour cet organisme, de prévoir l’activité solaire afin de programmer la prochaine expédition humaine sur la Lune appelée Programme Artemis afin qu’elle coïncide avec une période d’activité solaire propice avec un minimum de taches solaires qui sont des foyers de radiations intenses favorisées par des champs magnétiques locaux des milliers de fois supérieurs à celui de la Terre. Si on résume ce qu’affirme la NASA, le cycle solaire #25 sera le plus faible en intensité depuis le début du XVIIe siècle quand la Seine et la Tamise étaient systématiquement gelées l’hiver et que les récoltes de céréales calamiteuses provoquant des famines répétées.

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Conclusions. Les prévisions de la NASA ne sont pas vraiment rassurantes. On s’achemine donc vers un minimum climatique sensiblement identique à celui appelé minimum de Dalton qui vit s’abattre sur l’hémisphère nord au début du XIXe siècle des conditions climatiques rigoureuses déjà corrélées à l’époque à la très faible occurence de taches solaires. Pire encore, voici une reconstruction des cycles solaires incluant les cycles # -1 à – 5 issus de l’observatoire royal belge de Bruxelles. Le cycle # – 5 est le dernier cycle du minimum climatique de Maunder. Selon les prévisions de la NASA le cycle #25 à venir pourrait être encore plus faible, en terme d’activité magnétique, à ce cycle – 5. Ce n’est donc pas du tout rassurant : le climat va se refroidir « globalement » et il faudra dès aujourd’hui s’y préparer tout en oubliant l’incroyable imposture des effets du CO2 et de l’activité humaine sur ce chimérique réchauffement climatique global d’origine humaine, mais au fait, a-t-il vraiment eu lieu ?

Illustrations provenant de la conférence de Madame Kitiashvili (lien Youtube ci-dessous).

Sources : perspectaweather.com. Illustrations : WDC-SILSO Royal Observatory of Belgium, NASA Ames RC et ISS. Voir aussi (en anglais difficile à comprendre) : https://youtu.be/jP9_4uoEdKg et relire également le billet de ce blog du 31 octobre 2015.

Complément au billet relatif à l’activité magnétique solaire et à son influence sur le climat terrestre.

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J’avais décidé de ne plus écrire un quelconque billet au sujet du « changement climatique ». Cependant un article paru sur le site wattsupwiththat.com sous la plume de James A. Marusek très bien documenté confirme l’ensemble de l’exposé que j’avais mis en ligne sur mon blog le 3 février dernier (lien). Voici donc la traduction fidèle du passage de cet article (lien) relatant point par point l’évolution de l’activité du Soleil depuis les 12 dernières années et quelles conclusions en tirer pour l’évolution future du climat. Il s’agit d’un ensemble de faits et d’observations incontestables disponibles au public( voir les références dans le texte). J’ai toutefois jugé inutile de traduire un bref passage relatif à l’origine des rayons cosmiques qui figure dans mon billet du 3 février. Je conseille à mes fidèles lecteurs anglophones de lire cet article car il fait référence ensuite à des faits historiques également incontestables qu’il est fort intéressant de connaître car une évolution du climat vers un refroidissement sera tout simplement catastrophique. L’un des collaborateurs de cet article déclare que les températures seront généralement plus froides durant les 20 prochaines années voire plus. Il a fait cette prévision en comparant les trois précédents cycles solaires 22, 23 et 24 avec les cycles solaires 3, 4 et 5 (1775-1823, minimum de Dalton) et il tire une prévision pour le cycle 25 à venir. Voici donc la traduction du passage complétant le précédent billet de ce blog sur l’activité solaire et son effet sur le climat terrestre.

Résumé des observations effectuées durant le dernier cycle solaire # 24.

1. Le nombre de taches solaires durant le cycle solaire 24 a diminué de plus de 50 % par rapport au précédent cycle.

2. Il y a eu moins d’éruptions solaires et d’éjections coronales qui produisent des accroissements du nombre de protons atteignant la Terre et provoquant des orages magnétiques sur Terre. Durant la transition entre les cycles 23 et 24 qui débuta en juillet 2000, le Soleil produisit 5 explosions massives se succédant rapidement avec des flux de protons supérieurs d’énergie supérieure à 10 MeV. Elles eurent lieu en juillet 2000, novembre 2000, septembre 2001 et Octobre 2003. Il n’y a pas eu d’autres explosions de cette ampleur depuis 2003 ( https://umbra.nascom.nasa.gov/SEP/ ).

3. Le champ magnétique solaire a significativement diminué. L’indice magnétique interplanétaire moyen(Ap Index) est une mesure de l’intensité de l’activité magnétique solaire car il interagit avec le champ magnétique terrestre. Les mesures d’Ap Index ont débuté en 1932. Plus le Soleil est calme magnétiquement parlant, plus cet indice est faible. Durant les 822 mois entre Janvier 1932 et juin 2000 l’Ap Index mensuel a été inférieur à 4 durant un seul mois. Par contre au cours des 186 mois entre juillet 2000 et décembre 2015 l’Ap index s’est trouvé être égal ou inférieur à 4 à 15 occasions ( http://wwwuser.gwdg.de/~rhennin/kp-ap/ap_monyr.ave ).

4. Le nombre de rayons cosmiques galactiques atteignant la Terre a augmenté de manière significative (…). Le champ magnétique solaire intégré au vent solaire module le flux de rayons cosmiques atteignant la Terre et l’effet de ce champ magnétique se fait sentir jusqu’à 200 unités astronomiques, l’héliosphère. Comme l’activité magnétique du Soleil a diminué l’héliosphère a parallèlement diminué. L’intensité du champ magnétique solaire interplanétaire, normalement de 6 à 8 nanoTesla est retombé à 4 nT et la pression du vent solaire a atteint un valeur basse jamais observée depuis 50 ans. Depuis 2009 l’intensité des rayons cosmiques atteignant la Terre n’a jamais été aussi élevée depuis que les observations par satellite existent ces 50 dernières années ( http://science.nasa.gov/headlines/y2009/29sep_cosmicrays.htm ).

5. Si l’irradiance solaire varie peu au cours d’un cycle solaire cette variation n’est pas linéaire sur tout le spectre électromagnétique. Entre 2004 et 2007 la décroissance des radiations dans l’UV a été 4 à 6 fois plus élevée qu’attendu alors que dans les longueurs d’onde visible (400-700 nm) celles-ci ont légèrement augmenté ( http://www.nasa.gov/topics/solarsystem/features/solarcycle-sorce_prt.htm ) et ceci a son importance car le rayonnement ultra-violet est un facteur très important de la chimie de la haute atmosphère (ozone).

6. La thermosphère située entre 90 et 600 kilomètres d’altitude a dramatiquement diminué depuis le dernier minimum solaire (2008-2009) et cette diminution est deux à trois fois supérieure à celle attendue en raison de la diminution de l’activité magnétique solaire ( http://science.nasa.gov/science-news/science-at-nasa/2010/15jul_thermosphere/ ).

7. Le flux solaire dans les longueurs d’onde radio (longueur d’onde de 10,7 centimètres) maximales est mesuré depuis l’année 1947. Il s’est avéré que ce flux est le plus faible observé depuis cette date ( http://www.spaceweather.gc.ca/solarflux/sx-6-mavg-en.php ).

8. Enfin les observations de plus en plus fréquentes dans des régions de plus en plus méridionales de nuages noctilucents constituent un signe de changement dans la haute atmosphère entre 60 et 85 km d’altitude. Les nuages noctilucents ne sont pas des aurores boréales. Il sont constitués de microscopiques cristaux de glace qui réfléchissent la lumière solaire après le crépuscule. Depuis le début du XIXe siècle ils n’avaient jamais pu être observés à des latitudes aussi basses que le Colorado, l’Utah ou encore le nord de la péninsule ibérique, à l’observatoire de Calar Alto en 2009 ( doi : 10.1016/j.jastp.2010.12.008 ).

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Suite de l’article en anglais : voir le lien.

Puisque cette longue énumération de toutes les observations réalisées depuis la fin du cycle solaire 23 mentionnent le début du XIXe siècle le Docteur James A. Marusek, ancien physicien auprès de la US Navy s’est penché sur la similitude des cycles solaires # 3, 4 et 5 s’étalant sur la période 1785-1830 appelée « petit âge glaciaire » ou encore « minimum de Dalton ». Cette étude est presque anecdotique puisqu’elle a été commandée par un organisme de prévision de l’évolution du cours des céréales sur le Chicago Mercantile Exchange Market (voir le lien sur ce blog). Cette mise en parallèle de ce qui s’est passé entre 1795 et 1820 et la remarquable similitude de l’activité solaire réflétée par le nombre de taches solaires des trois derniers cycles solaires a permis d’établir des prévisions sur l’évolution du prix des céréales. Le Docteur Marusek a étudié l’histoire passée et il est apparu que cette évolution « pourrait » conduire à des hivers rigoureux et des printemps catastrophiques mettant en péril les récoltes de céréales. De plus les régions situées au sud du 45e parallèle et au nord du Tropique du Cancer pourraient vivre des périodes durables de sécheresse catastrophiques.

Illustration : nuage noctilucent observé à Bargerveen aux Pays-Bas en 2009. Note. Au sujet des nuages noctilucents et du changement climatique, l’article de Wikipedia à leur sujet est instructif (lien) car il dissimule soigneusement l’effet des rayons cosmiques qui n’est jamais évoqué en citant toutes sortes d’hypothèses appuyées sur aucun article scientifique publié dans des revues à comité de lecture. Il s’agit d’articles de presse ou d’une thèse de doctorat qui ne semble pas avoir donné lieu à un article publié dans une revue de haute tenue scientifique. Toutes les hypothèses ont été abordées, dont naturellement aucune n’a pu être vérifiée, la plus spectaculaire étant que le méthane – un gaz à effet de serre bien connu (!) – pourrait produire dans les haute couches de l’atmosphère de l’eau en réagissant avec l’oxygène en présence d’ultra-violets entrent dans le domaine de la science-fiction. À l’évidence, et dans ce cas précis, Wikipedia est un outil de propagande pour soutenir les thèses de l’IPCC.

Liens :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2018/02/03/crise-climatique-le-role-preponderant-mais-indirect-de-lactivite-magnetique-solaire-sur-le-climat-terrestre-est-incontestable/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2017/12/27/selon-la-nasa-cest-officiel-le-climat-entre-dans-un-episode-glaciaire/

https://wattsupwiththat.com/2018/02/09/forecast-for-solar-cycle-25/

https://en.wikipedia.org/wiki/Noctilucent_cloud

Crise climatique : Le rôle prépondérant mais indirect de l’activité magnétique solaire sur le climat terrestre est incontestable

Avant d’entamer la lecture de ce long billet assez technique, je voudrais mettre en garde mes fidèles lecteurs : il s’agit de réflexions apparues à la suite des nombreuses lectures d’articles scientifiques auxquels j’ai pu avoir accès, que ceux-ci soient en accès libre ou que j’en aie demandé expressément une copie auprès de l’auteur correspondant. Il m’est apparu qu’il y avait à l’évidence un « chainon manquant » dans toute cette histoire de climat qui est devenue la préoccupation majeure de l’ensemble de l’humanité. Ce chainon manquant largement ignoré sinon sciemment occulté nous allons le découvrir au cours de ce billet car il est difficile de le conceptualiser sans entrer dans des détails parfois arides. Il fait appel, en effet, à des études complexes que peu de non-spécialistes sont à même de comprendre et j’avoue humblement que j’ai du soumettre quelques-uns des auteurs des travaux cités au cours de ce billet à mes insistantes questions auxquelles ils m’ont aimablement répondu. Je les en remercie ici très vivement, en particulier le Docteur Henrik Svensmark.

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Quand on examine le graphique ci-dessus (source NASA, Solar Dynamics Observatory Mission) on se dit, à juste titre, que toute cette histoire d’activité solaire cyclique d’environ 11 années ne peut pas, en toute logique, avoir de répercussions sur les températures moyennes sur Terre et par conséquent le climat est bien déréglé par l’activité humaine avec ses émissions de carbone, de CFCs et d’aérosols variés. Cette figure résume l’ensemble des observations par satellite depuis 1978 (9 satellites sur cette période) de l’irradiance solaire totale (TSI : Total Solar Irradiance, essentiellement des photons s’étalant des ondes radio aux rayons X) atteignant la Terre ou plutôt d’abord les hautes couches de l’atmosphère et non pas le sol directement, une précision qui a son importance comme nous le découvrirons dans ce billet. Les points rouges (14187 au total) représentent les mesures physiques de cette irradiance sur tout le spectre électro-magnétique et la courbe noire est la moyenne de ces mesures. La ligne horizontale jaune est le seuil minimal moyen de cette irradiance.

Comme on peut le constater la variation d’irradiance au cours d’un cycle d’activité solaire est très faible et n’est que de 0,09 % de 1361 watts par m2 – la moyenne – soit la formidable valeur de 1,22 watt ou plus clairement encore 0,61 watt en plus ou en moins des 1361 watts totaux moyens de cette irradiance solaire. Rappelons ici que l’énergie solaire moyenne atteignant la surface de la Terre est d’environ 370 W par m2 car l’irradiance solaire totale brute mesurée par les satellites (voir le point de Lagrange L1 en fin de billet à ce sujet) est en effet fortement tronquée dans les longueurs d’onde précisément de haute énergie, UV en particulier, par l’oxygène atmosphérique. Il est donc très facile de comprendre que les spécialistes de l’IPCC ont franchement déclaré droits dans leurs bottes que les variations de l’activité solaire ne pouvaient en aucun cas avoir un effet direct sur le climat de la Terre et on ne peut que être d’accord avec eux … si on s’en tient à ces observations.

C’est un peu la raison pour laquelle Claude Allègre, géophysicien et géochimiste de son état, fut traité de vieux gâteux quand il osa déclarer que ce n’était QUE le Soleil qui pouvait influer sur le climat terrestre selon des mécanismes encore largement inconnus mais certainement pas l’activité humaine. C’était en 1987 et les écologistes inventèrent par la suite tout ce qu’il était imaginable de faire comme coups bas pour que Allègre soit définitivement écarté de la scène politique et scientifique, Nicolas Hulot en premier lieu. La controverse surgit donc en 1987 et les données satellitaires n’étaient pas à l’époque aussi étoffées qu’aujourd’hui car elles n’en étaient qu’à leurs balbutiements …

Après 40 années d’accumulation d’observations de toutes sortes de paramètres les spécialistes du Soleil commencent à se faire une idée précise du pourquoi et du comment de l’influence de l’activité magnétique de cet astre sur le climat de la Terre et partant du principe que puisque l’irradiance solaire arrivant vers la Terre varie trop peu pour expliquer une relation de cause à effet directe sur le climat il devrait exister une autre cause « cachée » ou pour dire les choses plus clairement une autre cause largement ignorée et mal explorée ou encore complexe à comprendre.

Les mesures satellitaires, outre celle de l’irradiance solaire, comprennent également celles des flux de particules chargées en provenance du Soleil – le vent solaire – mais provenant aussi de la Galaxie et de l’Univers entier (les rayons cosmiques), puis les mesures des variations des champs magnétiques tant du Soleil que de la Terre et l’étude de l’interaction très complexe entre ces deux champs magnétiques. Toujours dans l’illustration ci-dessus figure en bleu le nombre de taches solaires comptées depuis le sol terrestre moyennées sur un mois. Ces taches, et plus personne ne le conteste aujourd’hui, sont le reflet visuel direct des variations du champ magnétique du Soleil au niveau de l’astre lui-même, champ magnétique généré par les flux internes de matière des pôles vers l’équateur et de pôle à pôle. Les taches solaires sont en effet une manifestation à la surface du Soleil de ces flux internes de matière solaire qui sont à la source du champ magnétique de l’astre qui va s’étendre ensuite très loin dans l’espace entourant le Soleil. Ces taches solaires constituent une source non négligeable mais pas prépondérante de particules chargées qui sont éjectées dans l’espace entourant le Soleil et appelé l’héliosphère dans laquelle évolue justement la Terre. Pour se faire une idée de cet environnement spatial dans lequel évolue la Terre le diamètre de l’héliosphère est d’environ 100 fois la distance Terre-Soleil.

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J’ai remis ci-dessus l’illustration déjà insérée dans un précédent billet car elle est riche d’autres enseignements si on prend la peine de l’analyser. Passons sur la représentation de l’évolution des taches solaires au cours des cycles de 11 ans, dite en « aile de papillon », qui retrace la migration de ces taches des pôles vers l’équateur solaire. Le diagramme inférieur représente les sommes des superficies des taches sur la surface de l’hémisphère solaire observable depuis la Terre et non plus leur nombre. Cette mesure est plus proche, comme nous le verrons par la suite, de l’activité magnétique solaire et de ses conséquences sur la vigueur du vent solaire. Il faut remarquer également l’optimum climatique moderne correspondant aux cycles #17 à 19 et #21 à 23 et le cycle #24 franchement étriqué qui touche aujourd’hui à sa fin et qui signe donc la fin de l’optimum climatique moderne dont la cause a été considérée par l’IPCC comme résidant dans les émissions de CO2 dues à l’activité humaine.

Alors pourquoi le climat ne varie-t-il pas au même rythme que le nombre ou l’étendue des taches solaires si c’est l’activité magnétique du Soleil qui a une influence primordiale ? Il n’est pas facile de répondre clairement à cette question et c’est la raison pour laquelle le champ magnétique du Soleil et ses conséquences ont été exclus des paramètres provoquant le réchauffement du climat par l’IPCC : trop compliqué à expliquer et à modéliser et surtout – surtout – indépendant de toute activité humaine !!! D’ailleurs quand la théorie de l’effet de serre du CO2 émergea c’était précisément au début des années 1980 et on ne connaissait pas grand-chose de ce qui se passait en détail au dessus de nos têtes …

Revenons donc un instant sur Terre et au sujet de son climat. Il y a un premier point qui ne peut pas être mis de coté d’un revers de la main : l’inertie des océans dont la masse constitue un volant thermique considérable aplanit les variations de température quotidiennes et saisonières. Les océans stockent plus de 93 % de toute l’énergie solaire atteignant la surface terrestre et non dissipée presque immédiatement vers l’espace (doi : 10.1029/2012GL051106), le reste est stocké temporairement dans l’atmosphère et renvoyé rapidement vers l’espace. Cette évaluation du stockage d’énergie par les océans est contestée par certains auteurs mais nous nous en tiendrons à cet ordre de grandeur. Les océans éliminent en permanence la chaleur emmagasinée par évaporation comme je l’avais expliqué dans un précédent billet ( https://jacqueshenry.wordpress.com/2017/12/21/la-magie-de-leau/ ). De plus l’extrême complexité du mouvement des masses d’air dans l’atmosphère ne peut pas être mise en équations. J’ai un jour dénombré pas moins de 9 couches nuageuses distinctes en voyageant en avion entre le décollage de l’aéronef et l’altitude finale de croisière de 35000 pieds (11000 mètres). De gigantesques ordinateurs ne font que s’appuyer sur des observations antécédentes pour tenter de prévoir ce qui pourrait se passer dans un futur proche. Quant à faire des prédictions sur le long terme en ne prenant en considération que les océans et l’atmosphère est un exercice qui relève de la fiction, il n’est même pas possible de définir des grandes tendances ! Les mathématiciens ont inventé une discipline à part entière pour décrire ce genre de phénomène avec des équations et ils l’appellent le chaos … c’est dire à quel point c’est complexe. Ce qui signifie aussi que tous les modèles prédictifs d’évolution des températures ne sont que de la fiction.

Par contre l’activité magnétique du Soleil avec ses variations cycliques bien documentées en étudiant le climat passé est maintenant décrite avec des équations mathématiques certes pas parfaites mais qui atteignent un degré de fiabilité satisfaisant. Les travaux de la mathématicienne Valentina Zharkova dont j’ai souvent cité les publications sur ce blog sont là pour le prouver. Si, donc, l’irradiance solaire varie tellement peu qu’elle ne peut pas être invoquée pour expliquer les variations du climat terrestre alors que se passe-t-il au juste au dessus de nos têtes ? Si mes lecteurs ont l’impression que je me répète c’est à dessein car tout se passe en réalité très loin du plancher des vaches comme nous allons le découvrir …

C’est une question qui me hante depuis plusieurs années, en réalité depuis que je me suis intéressé au « réchauffement contemporain du climat d’origine humaine » car cette affirmation m’a toujours parue invraisemblable. Puisque le nombre de taches solaires a bien été corrélé à des variations du climat par le passé (minima de Maunder et Dalton) et que le modèle mathématique de V. Zharkova a parfaitement fonctionné en remontant dans le passé (contrairement à tous les modèles prédictifs de l’IPCC) en particulier en « retrouvant » les optima climatiques de l’époque romaine et du Moyen-Age et ce fameux minimum de Maunder c’est donc bien le champ magnétique solaire qui a une influence sur le climat terrestre. Peut-être que oui, mais alors comment ?

Ce champ magnétique n’a que très peu d’influence sur celui de la Terre mais il constitue une sorte de cocon qui piège en partie les rayons cosmiques provenant de la Galaxie et de l’Univers susceptibles d’atteindre la Terre. Et il a son importance malgré le fait qu’il n’atteigne qu’une intensité de quelques milliardièmes de Tesla près de la Terre alors qu’au niveau du sol le champ magnétique terrestre atteint au maximum une quarantaine de microTeslas, soit 8000 fois plus que l’intensité de celui du Soleil.

Il est néanmoins difficile d’admettre que ce champ magnétique solaire puisse efficacement détourner des rayons cosmiques de très haute énergie « voyageant » à des vitesses proches de celle de la lumière. Ce sont d’ailleurs des arguments de ce genre qui ont été encore une fois utilisés par les spécialistes de l’IPCC pour rejeter tout effet du champ magnétique du Soleil et également tout effet des rayons cosmiques sur le climat terrestre car ce champ magnétique est beaucoup trop faible du moins au niveau de la Terre. Si ce n’est le champ magnétique solaire alors quoi d’autre ?

Les mesures satellitaires réalisées ces dernières 40 années ont aussi mis en évidence un point qui ne peut plus être ignoré aujourd’hui : quand le champ magnétique du Soleil s’affaiblit ce que l’on a coutume d’appeler le « vent solaire » s’affaiblit aussi. Il s’agit du flux de particules ionisées en provenance du Soleil qui atteignent la Terre et les autres planètes du système solaire et sont fort heureusement en grande partie piégées, en ce qui nous concerne cette fois, par le champ magnétique de notre planète. Le vent solaire forme en réalité un gigantesque nuage de particules qui s’étend bien au delà de l’orbite de Neptune et la Terre se trouve baignée dans ce peuplement permanent de particules variées qui se déplacent dans l’espace proche, l’héliosphère. La densité du vent solaire est actuellement de l’ordre de 10000 noyaux d’hydrogène par m3 (source : Goddard laboratory « spatial weather » en temps réel quand j’ai écrit ce billet) et il arrive à proximité des hautes couches de l’atmosphère à une vitesse variant entre 400 et 600 km/seconde. Comme tout flux d’électrons, par exemple dans un fil électrique, le vent solaire créé lui-même un champ magnétique et il fait donc partie du champ magnétique solaire comme nous le verrons plus loin.

L’affaiblissement de l’intensité du champ magnétique solaire a donc une influence indirecte sur le climat de la Terre comme je vais tenter de l’exposer ci-après aussi clairement que possible. Quand le Soleil s’assoupit (« magnétiquement parlant » si on peut dire les choses ainsi) il émet moins de particules chargées dans toutes les directions mais aussi en direction de la Terre et des autres planètes, dans le plan de l’écliptique. Le « vent » solaire est constitué d’électrons, de protons (noyaux d’hydrogène) et dans une moindre mesure de particules alpha (noyaux d’hélium) qui quittent la couronne solaire avec une vitesse de l’ordre de 1000 km/seconde, rien à voir avec l’irradiance qui est constituée de photons voyageant à la vitesse de 300000 km/seconde. Ces particules atteignent l’immédiat environnement de la Terre en 4 jours environ, la distance Terre-Soleil étant de 150 millions de kilomètres. Toutes ces particules pourraient constituer d’excellentes cibles pour les rayons cosmiques d’autant plus que la densité des particules de ce vent solaire est infiniment plus élevée que celle des rayons cosmiques provenant de l’Espace. Le « cocon » du champ magnétique solaire s’affaiblit, certes, quand l’activité solaire décroit mais c’est aussi la densité du vent solaire qui s’affaiblit parallèlement. En effet le vent solaire fait partie intégrante du champ magnétique du même nom. Ses particules ionisées constituent ce que les spécialistes appellent un plasma car le vent solaire comporte aussi des électrons comme cela a déjà été mentionné et ce plasma entretient et stabilise le champ magnétique. Dans les hautes couches de l’atmosphère terrestre il se passe alors ce dont j’ai déjà disserté à plusieurs reprises sur ce blog : le rayonnement cosmique de haute énergie est (ou « serait », la controverse est ouverte) la cause majeure de l’apparition d’espèces atomiques chargées électriquement qui sont autant de points de condensation des rares molécules d’eau qui sont encore présentes aux altitudes élevées quand ces rayons cosmiques arrivent dans cet environnement.

Les rayons cosmiques sont constitués surtout de protons (noyaux d’hydrogène) mais aussi de particules parfois aussi lourdes que des noyaux d’uranium ( ! ), on ne sait pas trop d’où ils proviennent et ces particules « voyagent » à des vitesses dites « relativistes », en d’autres termes proches de la vitesse de la lumière. Ils sont donc infiniment plus énergétiques que les particules qui constituent le vent solaire et quand ils atteignent le système solaire puis les hautes couches de l’atmosphère terrestre, du moins ceux qui arrivent sans encombre jusque là comme nous le verrons plus loin, alors qu’ils sont bien moins bien freinés par le « nuage de particules » du vent solaire qui s’est affaibli il en résulte la formation continuelle d’un film de microcristaux de glace autour de ce que les spécialistes appellent des « noyaux de nucléation » et ces cristaux vont réfléchir le rayonnement solaire (augmentation de l’albédo). Plus en profondeur dans l’atmosphère ces même rayons cosmiques et toutes les particules secondaires apparues au cours de leurs collisions avec des atomes d’oxygène, d’azote ou d’argon, en particulier des neutrons, provoquent par le même mécanisme la formation de nuages, parfaitement visibles cette fois, qui vont à leur tour piéger le rayonnement solaire. Ce processus a été très bien identifié en mesurant la quantité de l’isotope radioactif du béryllium (Be-10) généré directement par les rayons cosmiques entrant en collision avec les noyaux d’oxygène et d’azote de l’atmosphère. Ce phénomène appellé spallation cosmique n’a été mis en évidence qu’au début des années 1970. Si donc les rayons cosmiques sont moins déviés par le champ magnétique solaire par voie de conséquence il paraît donc évident que la surface de la Terre va se refroidir car l’atmosphère va renvoyer vers l’espace beaucoup plus d’énergie solaire avec l’apparition et le maintien de ces nuages d’altitude.

C’est ainsi que la diminution de l’activité magnétique solaire a un effet indirect sur le climat terrestre et ce résultat n’a pu être pressenti sinon mis en évidence qu’à la suite, ces dernières années seulement, des observations satellitaires et de certains instruments de mesure installés à bord de la station spatiale internationale.

Le Docteur Henrik Svensmark a été le premier à postuler une influence directe des rayons cosmiques sur la formation des nuages et sur le climat terrestre en 1997. Il a été mis à l’époque au ban des scientifiques comme étant un « hérétique » à la cause climatique d’origine humaine défendue par l’IPCC … Il a cependant persisté dans ses travaux (Nature Communications, doi ci-dessous) finalement validés par les observations satellitaires.

Entrons maintenant dans le détail. Le paragraphe suivant est étroitement inspiré d’une communication personnelle du Docteur Svensmark quand je lui ai écrit que j’avais de la peine à comprendre comment des particules arrivant de la Galaxie à des vitesses proches de celle de la lumière pouvaient être déviés par le champ magnétique du Soleil. Je vais prendre une image pour expliquer l’objet de ma question. Prenez un fusil et tirez une balle dans un nuage de plumes de duvet d’eider, la balle ne sera pas déviée.

Dans le domaine de la physique des particules la masse, la vitesse et l’énergie sont liées (cf. la fameuse équation d’Einstein E = mc2). Prenons donc le cas d’un proton (noyau d’hydrogène) « cosmique » ayant une énergie de 1 milliard d’électron-volt (1 GeV) arrivant dans le champ magnétique du Soleil qui contient donc et est entretenu par des particules ionisées (plasma) du vent solaire. La trajectoire de ce proton cosmique qui était jusque là rectiligne va, selon des lois physiques décrivant le comportement de telles particules dans un champ magnétique coexistant avec un plasma, se trouver animé d’un mouvement de rotation. La trajectoire du proton va ressembler, pour prendre un image, à celle d’un ressort étiré. Le rayon r de cette trajectoire en tire-bouchon peut être calculée selon l’équation :

r = 3,3E/B

où E est l’énergie du proton et B le champ magnétique, ici le champ magnétique solaire. Prenons E égal à 1 GeV et B égal à 5 nano-tesla. Le « rayon de gyration » du proton le long de sa trajectoire est alors sensiblement égal à 1 milliard de mètres ou un million de kilomètres. Or, comme le diamètre de l’héliosphère est de l’ordre de 100 fois la distance Terre-Soleil, soit 150 milliards de kilomètres, il en résulte qu’avant d’arriver à proximité de la Terre ce proton a à peu près 10000 possibilités d’entrer en collision avec l’une des particules constituant le vent solaire. En d’autres termes l’entrée dans l’héliosphère de particules cosmiques – y compris très énergétiques – est un processus diffusif. Il est donc aisé de comprendre qu’un affaiblissement du champ magnétique solaire augmente les chances de ces particules cosmiques d’atteindre l’atmosphère terrestre et de créer par collision des noyaux de condensation de la vapeur d’eau. Le refroidissement du climat de la Terre est donc une conséquence indirecte de l’affaiblissement de l’activité magnétique du Soleil. Et le fait que ce soient les rayons cosmiques qui jouent un rôle majeur dans les variations du climat terrestre est tout à fait inattendu et maintenant prouvé mais a été largement ignoré et n’a jamais été pris en considération par l’IPCC !

Illustrations : NASA, Nature Communications (doi : 10.1038/s41467-017-02082-2 en accès libre) et Wikipedia. Pour les flux de neutrons générés par les rayons cosmiques voir aussi doi : 10.1177/0958305X16686488 et enfin pour les variations dans le temps de l’irradiance solaire et du vent solaire voir A. Ollila, doi : 10.9734/PSIJ/2017/34187 et les sites de la NASA et de la NOAA dédiés au vent solaire et à la « météorologie spatiale ».

Pour étayer ces propos voici quelques données supplémentaires et illustrations utiles pour comprendre ce phénomène du « vent solaire » dont les variations sont aussi appelées « spatial weather ». D’abord la variation des radiations mesurables par les satellites et au sol au cours des précédent cycles solaires jusqu’au 31 décembre 2014. Il n’y a pas eu de publications synoptiques plus récentes ( https://satdat.ngdc.noaa.gov/sem/goes/data/new_plots/special/Overview_19830101-00h_20141231-24h.png ) :

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Les flux de neutrons (entre autres particules subatomiques) émanant des collisions des rayons cosmiques avec les molécules d’oxygène ou d’azote atmosphérique diminuent quand l’activité solaire est intense (sunspot numbers) et donc quand le vent solaire est puissant selon l’hypothèse de Svensmark exposée dans ce billet. Les rayons X d’origine solaire augmentent en intensité quand l’activité magnétique solaire est elle-même intense ainsi que le nombre de protons (noyaux d’hydrogène du vent solaire) qui est une bonne mesure de ce vent solaire. Enfin le champ magnétique solaire mesuré à la surface de la Terre avec des magnétomètres spéciaux ne varie pratiquement pas, tout au plus il ondule au rythme de la rotation de la Terre autour du Soleil. Ceci confirme aussi le peu d’effet direct du champ magnétique solaire sur le climat à la surface de la Terre.

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Une autre observation récente réalisée par la NASA à l’aide de ballons sonde largués depuis le désert de Mojave en Californie ne manque pas d’intérêt et vient également valider l’hypothèse de Svensmark. Ces ballons mesurent les radiations globales atteignant les hautes couches de l’atmosphère dans des plages d’énergie identiques à celles d’un portique de sécurité d’aéroport ou d’un examen radiologique à l’hôpital. Ces radiations sont exprimées en Gray c’est-à-dire en joules absorbés par kilogramme de matière, ici en microGray par heure. Depuis trois ans ces radiations augmentent de manière continue alors que l’activité solaire a décru de manière continue dans le même temps (voir les deux premières illustrations de ce billet). Or ces radiations constituent aussi une signature de l’effet du bombardement cosmique qui augmente donc sensiblement depuis que l’activité magnétique solaire a commencé à chuter très fortement ces dernières trois années.

Il reste enfin à l’appui de cette hypothèse d’un effet prépondérant des rayons cosmiques sur le climat de la Terre lorsque l’activité magnétique du Soleil diminue ce que les spécialistes appellent la décroissance de Forbush, et qui est d’ailleurs liée aux remarques précédentes. Il s’agit d’observations satellitaires et à partir du sol avec des ballons sonde reliant les émissions de particules par le Soleil lors d’éruptions massives de matière dites coronales avec la soudaine décroissance de l’intensité du bombardement cosmique au niveau de la Terre observée 4 jours plus tard. Pour rappel les photons permettent d’observer ces éruptions coronales depuis la Terre après seulement 8 minutes car ils « voyagent » à la vitesse de la lumière alors que le vent solaire, lui, « voyage » durant 4 jours pour atteindre la Terre. Dans l’environnement immédiat de la Terre l’explication de ce phénomène réside dans le fait que le plasma du vent solaire soudainement enrichi en espèces ioniques, et partie intégrante du champ magnétique solaire, dévie plus efficacement mais temporairement les rayons cosmiques (voir à ce sujet http://en.wikipedia.org/wiki/Forbush_decrease et H. Svensmark, doi en fin de billet) tout en contribuant à l’effet diffusif du plasma que j’ai mentionné plus haut. Cette remarque constitue la pierre angulaire de l’hypothèse émise au sujet de l’effet indirect de l’activité magnétique du Soleil sur le climat terrestre que je me suis permis d’exposer ici. Enfin pour les curieux il existe plusieurs objets spatiaux d’observation du Soleil en orbite autour du point de Lagrange L1 qui ne sont donc jamais « à l’ombre » de la Terre ou de la Lune ( https://en.wikipedia.org/wiki/Lagrangian_point ).

Faut-il encore d’autres preuves que tout est en train de changer très loin au dessus de nos têtes, que nous n’en sommes pas la cause, que nous ne pouvons rien y faire quelles que soient les quantités de CO2 que l’activité humaine puisse produire en plus ou en moins chaque jour et que le climat va fatalement se refroidir avec l’affaissement de l’activité magnétique du Soleil qui est en cours et qui va, selon les experts en ce domaine, durer une soixantaine d’années au moins, voire beaucoup plus ?

Notes à l’attention de mes lecteurs qui ont eu le courage de terminer la lecture de ce long billet.

1. Ce billet très technique relatif au climat est probablement l’un des derniers figurant dans ce blog sous cette rubrique. Je considère en effet inutile de continuer à me battre contre les forces obscures et apatrides qui ont décidé d’asservir l’ensemble de l’humanité sous le prétexte fallacieux que l’activité humaine dérègle le climat et d’essuyer de surcroit des insultes de la part de certains commentateurs à l’évidence par trop perméables à la propagande incessante de l’IPCC, du World Economic Forum et des organisations écologistes militant pour le plus grand profit de ces financiers qui ont pris le contrôle des politiciens. Je ne suis pas Don Qixote de la Mancha et dorénavant je ne me battrai donc plus qu’exceptionnellement contre les moulins à vent « climatiques » d’une valeur scientifique douteuse …

2. L’IPCC est un groupement artificiel de personnalités mandatées par divers gouvernements pour fournir sur les recommandations de ces derniers des rapports qui n’ont plus rien de scientifique afin que ces mêmes gouvernements se donnent carte blanche pour asservir l’humanité toute entière. Il est important de noter que ces personnalités bénéficient d’un passeport diplomatique et qu’elles agissent en toute impunité : ce sont des fonctionnaires de l’ONU. Le volet dit scientifique de l’IPCC est constitué d’universitaires pour la plupart à la recherche de subventions pour financer leurs travaux si tant est qu’ils concernent le réchauffement climatique. Aucun universitaire osant contredire les thèses de l’IPCC n’est admis dans ce cercle. Enfin le « sauvetage du climat » est une opportunité créée de toute pièce pour que les grands groupes financiers et industriels s’enrichissent au détriment du niveau de vie de tous les autres bipèdes de la planète. Il s’agit peut-être là du plus grand scandale politico-économique que l’humanité ait jamais connu dans son histoire. Comme le dit très justement sur son blog Donna Laframboise « Les politiciens gagnent toujours ».

Autres liens et sources : H. Svensmark, doi : 10.1002/2016JA022689 , doi : 10.1051/epn/2015204 et nombreuses communications personnelles pour lesquelles il est très vivement remercié ici.

Changements climatiques : un effet des rayons cosmiques ?

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Le premier mai 1006 puis en 1054 eurent lieu deux évènements cosmiques remarquables qui ont été répertoriés par les chroniqueurs tant en Europe qu’en Chine ou en Egypte. Il s’agit de l’explosion d’étoiles massives, phénomènes appelés supernova, qui inondèrent l’Espace de particules et de rayonnements divers. La première explosion (SN1006, illustration du « reste » de cette explosion) provoqua ce que les astronomes de l’époque appelèrent une nouvelle étoile tellement brillante qu’elle était non seulement visible à l’oeil nu en plein jour mais qu’elle éclairait suffisamment la nuit pour distinguer les ombres portées. Sa luminosité apparente correspondait à celle de la Lune au premier quartier. Elle eut pourtant lieu 7200 ans plus tôt dans notre Galaxie dans la constellation du Loup. La deuxième explosion (SN1054) eut lieu 48 ans plus tard dans la constellation du Taureau et il en reste aujourd’hui de magnifiques volutes colorées, témoins de ce cataclysme (illustrations Wikipedia) qui eut lieu en réalité 6500 années plus tôt.

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En analysant les carottes glaciaires du dôme Fuji dans l’Antarctique les physiciens du Riken Institute au Japon ont pu retrouver des traces de ces deux explosions. Il s’agit d’ions nitrate formés dans la haute atmosphère par le rayonnement gamma provenant de ces supernova (lien : https://arxiv.org/pdf/0902.3446.pdf accès libre). Les physiciens qui se sont affairé pour analyser ces carottes glaciaires ont pris soin d’éliminer toute autre cause comme des éruptions volcaniques ou d’autres variations brutales du climat. Deux pics séparés d’environ 47 ans – à la précision des mesures près – correspondent à ces deux explosions massives.

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Le Soleil émet également des rayons gamma et comme il est possible de le remarquer dans la figure ci-dessus l’évolution de la quantité de nitrates suit à peu un cycle d’environ onze ans qui a été corrélé par les auteurs de cette étude aux cycles solaires. Il est important de noter que l’échelle des temps est double. La calibration tient en effet compte de la compressibilité de la glace et il existe deux modèles de calibration différents qui ont été explicités dans cette figure. Enfin l’évènement daté de 1080 n’a pas pu être lié à une autre supernova car il n’existe aucun document dans l’Hémisphère nord qui ait relaté un tel évènement cosmique. Peut-être alors s’agissait-il d’une supernova invisible depuis les contrées septentrionales habitées.

Toujours est-il que les ions nitrate ont un effet direct sur la formation de nuages d’altitude. Mais est-il raisonnable d’en déduire que les supernova – et donc le rayonnement cosmique – ont aussi un effet direct sur le climat ? Ces deux (ou trois ?) explosions ont précisément eu lieu au cours de la période médiévale de climat chaud (années 800 à 1300). Les chroniques de l’époque font état de famines soudaines dont les causes sont peu connues entre les années 1000 et 1100 et une diminution sensible des températures telles qu’elles ont pu être reconstituées par analyse de teneurs en oxygène-18 des coquillages retrouvés dans les fjords du nord-est de l’Islande (voir le lien) :

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Toutes les spéculations sont permises et pour ma part je ferai le point des connaissances actuelles sur ce sujet dans un prochain article de ce blog. J’en profite ici pour rappeler à mes lecteurs que tous les billets de mon blog relatifs au climat et à bien d’autres sujets sont adossés sur des articles scientifiques publiés dans des revues à comité de lecture et que je n’invente rien. Je ne fais qu’informer mes lecteurs objectivement et je me passerais volontiers des commentaires haineux de certains de mes lecteurs.

Source : http://www.pnas.org/cgi/doi/10.1073/pnas.0902522107 ou http://www.pnas.org/107/12/5306.full?pdf?with-ds=yes en accès libre

Les rayons cosmiques et les nuages, un début de preuves concrètes

Les nuages et plus généralement la vapeur d’eau sont de puissants rétenteurs de la chaleur solaire atteignant la surface de la Terre, le CO2 n’arrivant que très loin derrière si tant est que le CO2 ait un réel effet dit « de serre » comme se complaisent à le déclarer les climatologues d’opérette et les écologistes. Toute cette histoire rocambolesque de réchauffement climatique provient d’une simulation numérique réalisée il y a près de 20 ans et dont les prémices n’ont jamais été démentis car qui commet une erreur tente de la dissimuler en persévérant dans son erreur quitte à argumenter dans encore plus d’erreur. Que se passe-t-il donc dans la haute atmosphère durant la journée ? Les rayons ultra-violets solaires réagissent avec l’anhydride sulfureux produit par l’activité humaine et les volcans qui, combiné avec l’ozone et l’eau forme de l’acide sulfurique. Cet acide sulfurique forme des micro-foyers de condensation et entraine la naissance de nuages d’altitude essentiellement constitués de cristaux de glace. Les chimistes de l’atmosphère ont émis cette hypothèse qui veut que la nuit, la croissance des nuages d’altitude cesse pour reprendre durant l’épisode d’éclairement suivant. Or il n’en est rien et les nuages continuent de se former. Le seul candidat pouvant alors être évoqué pour expliquer cette observation dans le cadre d’une expérience appelée SKY2 (https://dl.dropboxusercontent.com/u/51188502/PLA22068.pdf) et réalisée à l’Université Technologique du Danemark est la présence continue des rayons cosmiques provenant de la galaxie.

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Pour simuler en laboratoire l’effet des rayons cosmiques, une source de rayons gamma a été utilisée (césium 137) même si ce n’est qu’une approximation de la nature des rayons cosmiques. En réalité les rayons cosmiques ne sont pas des radiations électromagnétiques comme les rayons gamma ou la lumière mais des particules de matière se déplaçant dans l’espace intersidéral à des vitesses proches de celle de la lumière, donc extrêmement énergétiques. Quand un rayon cosmique, le plus communément un noyau d’atome d’hydrogène (proton) entre en collision avec un atome d’oxygène, par exemple, une gerbe de particules prend naissance, dont des rayons gamma et c’est la raison pour laquelle une source de rayons gamma a été utilisée pour expliquer la formation des nuages. Les modèles mathématiques (encore eux) n’arrivaient pas à expliquer la formation des nuages simplement avec les rayons ultra-violets (voir la figure) et l’expérience réalisée à l’Université Danoise a permis de montrer sans ambiguité que les rayons cosmiques, dont le bombardement des hautes couches de l’atmosphère est incessant, jouent un rôle qui est loin d’être négligeable dans l’apparition des nuages. Comme le bombardement particulaire provenant de la galaxie, des super-nova et du centre même de la galaxie où se trouvent peut-être plusieurs trous noirs, ne varie que très peu en intensité, il joue certes un rôle maintenant prouvé au moins en laboratoire, mais certainement aucun rôle majeur dans le prétendu réchauffement climatique sinon en favorisant la formation incessante des nuages. Mais ce qui conforte alors le rôle peut-être prépondérant des rayons cosmiques est que leur intensité varie également en fonction de l’activité solaire car le puissant champ magnétique solaire combiné à celui de la terre module en quelque sorte l’abondance des rayons cosmiques et donc la formation des nuages et par voie de conséquence les variations climatiques. Et c’est loin d’être négligeable puisque puisque dix mille particules secondaires provenant d’une première collision dans la haute atmosphère arrivent à la surface de la terre chaque seconde par mètre carré. Autant dire que les poussières mais aussi les rayons cosmiques jouent un rôle notable dans le climat.

Source et illustration : Technical University of Denmark (DTU)