Changements climatiques : l’intéressant cas du minimum de Spörer

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Les variations passées du climat ont été reconstituées à partir des carottages des calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique qui ont fourni de précieux renseignements au sujet de la composition de l’atmosphère et aussi à partir de ce que les spécialistes appellent des proxys, des éléments d’informations indirects comme les isotopes du béryllium (10 Be) et du carbone (14 C) qui se forment dans les hautes couches de l’atmosphère par bombardement cosmique, phénomène appellé spallation. Quand l’activité magnétique solaire est faible, les rayons cosmiques provenant de la Galaxie ou d’au-delà sont moins bien déviés par le champ magnétique du Soleil et ils atteignent donc la Terre plus facilement. Ces proxys donnent une bonne estimation des variations de l’activité solaire passée qui a été très bien corrélée avec les variations du climat décrites également par l’étude des cernes de croissance des arbres et également diverses chroniques comme la date du début des vendanges en Bourgogne parfaitement bien répertoriée par les moines (ci-dessous une reconstitution des températures recalculée à partir de la date des vendanges en Bourgogne pour le cépage Pinot Noir). L’invention de la lunette suivie de celle du téléscope a ensuite permis de suivre « en direct » l’activité solaire en effectuant le comptage des taches solaires dont l’abondance est le reflet visuel de l’activité magnétique de l’astre.

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Avec la reconstitution de la teneur du seul 14 C au cours des années passées, entre les années 900 et aujourd’hui, 4 minima climatiques ont ainsi pu être identifiés sans ambiguïté, le minimum de Oort (1010-1050), le minimum de Wolf (1280-1350) puis le minimum de Spörer (1450-1550) et enfin le minimum de Maunder (1645-1715) à la suite duquel apparait le petit minimum dit de Dalton au début du XIXe siècle qui valut à Napoléon la débâcle de la campagne de Russie. Dans le diagramme ci-dessus l’échelle décrivant la teneur en 14 C est inversée pour bien mettre en évidence ces minimas. Les optima climatiques du Moyen-Age (950-1250) et moderne (1940-2015) correspondent donc à des teneurs en 10 Be et 14 C plus faibles puisque l’activité magnétique du Soleil était plus robuste.

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Quand le Docteur Valentina Zharkova mentionna pour la première fois en 2015 le modèle mathématique qu’elle avait formulé pour décrire les variations du champ magnétique solaire (voir les liens sur ce blog) elle confirma la validité de ce modèle en remontant dans le temps et ses équations corroborèrent les divers minima énumérés ci-dessus ainsi que les optima médiéval et contemporain mais elle fut étonnée de ne pas pouvoir confirmer l’existence du minimum dit de Spörer car aucune diminution de l’activité magnétique du Soleil – selon son modèle – n’était à signaler entre les années 1400 et 1600. Pourtant les abondances des isotopes radioactifs du béryllium et du carbone tendaient à prouver que cette activité magnétique avait chuté. Intriguée et croyant en toute bonne foi à son modèle mathématique elle entreprit de consulter d’autres proxys pour tenter de trouver une explication à ce minimum de Spörer.

Avec son équipe elle compila donc une longue série d’articles relatant des chroniques des XVe et XVIe siècles et elle découvrit ce qui avait jusque là passé inaperçu ou plutôt omis d’être mentionné : les explosions de supernova et la conséquence directe observable sur la Terre, jusqu’au Portugal et au sud de la Chine, d’aurores boréales spectaculaires.

Les aurores boréales (illustration en tête de billet : aurore boréale qui eut lieu durant l’été austral 2016-2017 au dessus de la Nouvelle-Zélande) sont la résultante d’une multitude de radiations, depuis les rayons gamma jusqu’à des ions lourds, qui peuvent atteindre l’atmosphère terrestre à la suite de l’explosion d’une étoile massive relativement proche de la Terre mais aussi de radiations plus intenses en raison de l’affaiblissement de l’activité magnétique du Soleil. Ce fut le cas à peu près au moment où une refroidissement du climat fut observé lors de ce minimum de Spörer avec l’explosion de deux étoiles situées respectivement dans les constellations de Vela Junior et de Cassiopeae, cette dernière aussi appelée nova de Tycho (1572), suivies de la nova de Kepler en 1604, qui inondèrent littéralement la Terre de rayonnements intenses et d’autres particules énergétiques. La nova décrite par Tycho Brahe a laissé dans les carottages glaciaires des traces d’oxyde d’azote, c’est dire à quel point cette explosion située pourtant à 8000 années-lumière de la Terre a profondément perturbé l’atmosphère. Ces deux explosions furent visibles en plein jour et à l’oeil nu pendant quelques semaines …

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C’est l’explication plausible qui a été trouvée par le Docteur Zharkova pour l’existence du minimum de Spörer. Dans le même ordre d’idée il est peut-être possible de relier le minimum climatique de Oort (1010-1050) à l’évènement stellaire le plus cataclysmique jamais répertorié par l’homme, l’explosion de la supernova qui eut lieu le 30 avril 1006 et qui fut aussi lumineuse que la Lune au premier quartier, soit 15 fois la luminosité de Vénus. Il est donc maintenant évident que non seulement le Soleil a un effet direct sur le climat terrestre mais que l’importance des radiations cosmiques – provenant ou non de l’explosion d’étoiles proches – sur le climat ne peut plus non plus être niée.

L’affaiblissement notoire de l’activité magnétique solaire (illustration ci-dessus) prévue par le modèle de Valentina Zharkova, entre 2020 et 2100, va donc favoriser les effets sur l’atmosphère du rayonnement cosmique moins bien dévié par le champ magnétique solaire, rayonnement qui provoquera, nul ne peut plus encore en douter, un refroidissement généralisé du climat comme ce fut le cas lors du minimum climatique de Spörer. Comme je l’ai mentionné dans plusieurs billets sur ce blog, les rayons cosmiques favorisent l’apparition d’espèces atomiques chargées et ces dernières entrainent l’agrégation des rares molécules d’eau présentes dans les hautes couches de l’atmosphère. Ce processus a pour résultat l’apparition de micro-cristaux de glace qui vont alors réfléchir efficacement le rayonnement solaire. Par voie de conséquence les températures au sol vont chuter peut-être brutalement, nul ne le sait encore …

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Le modèle de Valentina Zharkova prédit avec une précision presque diabolique l’évolution de cette activité magnétique solaire avec une quasi disparition des taches solaires au cours des années 2020-2080 matérialisées par les fameux diagrammes dits en ailes de papillon qui décrivent cette activité magnétique reconstruite ici.

Les alternances de couleurs matérialisent, pour faire bref, la direction du champ magnétique solaire, un cycle solaire complet durant en effet 2 x 11 ans pour que le champ magnétique retrouve sa position initiale. Préparez vos bonnets, vos foulards, vos moufles et vos bottes … et surtout ne croyez pas que je vous raconte n’importe quoi en ces temps de canicule tout à fait normaux pour la saison d’été qui pourraient se raréfier dans les prochaines années !

Source : ArXiv, Anthony Watts et Pierre Gosselin.

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/09/05/rechauffement-climatique-episode-6-fraude-scientifique-par-omission-leffet-du-soleil/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/10/31/alerte-nous-entrons-dans-un-age-glaciaire/

COP21 : Le Soleil, ce grand absent du débat … Normal, on ne peut pas taxer le Soleil !

 

Contrairement à ce que les climatologues mandatés par les Nations-Unies prétendent dans leur projections vers le futur, ce n’est pas le CO2, ce gaz supposé avoir un effet de serre, qui pourrait être à l’origine d’un hypothétique réchauffement climatique futur. Dans le passé, chaque fois qu’il y eut des épisodes climatiques chauds la teneur en CO2 de l’atmosphère augmentait entre cinquante et cent années plus tard et réciproquement (voir le billet sur la loi de Henry). Toute modification du climat est la conséquence d’une modification de l’activité magnétique du Soleil. En effet, les prédictions réalisées par des astrophysiciens et des géophysiciens sérieux concernant l’évolution de l’activité magnétique du Soleil vont toutes dans le même sens, l’optimum moderne qui a commencé aux alentours des années 1940 est terminé. La teneur en CO2 atmosphérique va continuer à augmenter en raison de l’inertie thermique des océans qui vont continuer à « dégazer » sans pour autant avoir un quelconque effet sur l’évolution du climat : la température moyenne de la planète n’a pas augmenté depuis près de 20 ans alors que la teneur en CO2 n’a cessé d’augmenter durant la même période. Le champ magnétique solaire a commencé à diminuer dramatiquement et va continuer à diminuer et donc ne va plus dévier les rayons cosmiques avec autant d’efficacité que par le passé récent et les hautes couches de l’atmosphère vont se charger encore plus de micro-cristaux de glace d’autant plus que l’activité solaire diminuera (voir la note 1 en fin de billet). L’énergie atteignant la surface terrestre va donc diminuer brutalement car le pouvoir réflecteur de l’atmosphère (l’albédo) va augmenter et a déjà augmenté depuis 20 ans.

On peut dire brutalement parce que les oscillations périodiques de la circulation des courants marins dans l’Atlantique et le Pacifique sont arrivées il y a une quinzaine d’années vers un maximum (période d’environ 60 ans) et qu’elles ont tendance à aller vers un ralentissement. Les deux phénomènes combinés – diminution de l’activité magnétique du Soleil et ralentissement des courants marins des océans, pour faire bref – vont précipiter le climat vers une refroidissement généralisé dont l’établissement pourrait avoir lieu en seulement quelques années comme cela a été le cas dans le passé.

Il faut ajouter que le rayonnement cosmique accru favorisera également la formation de nuages dans les plus basses couches de l’atmosphère par les mêmes mécanismes d’ionisation des molécules d’azote ou d’oxygène et d’eau favorisant l’apparition de gouttelettes d’eau accélérant le refroidissement par les précipitations sous forme de pluie et de neige contribuant également à l’amplification de l’effet « miroir » de l’ensemble du système Terre-atmosphère. La formation de cristaux de glace dans les hautes couches de l’atmosphère, entre 6000 et 12000 mètres d’altitude, contribuera également à ce refroidissement car la cristallisation de la vapeur d’eau, un phénomène physique produisant de la chaleur, relâchera celle-ci et elle ira se perdre dans l’espace. La même situation aura lieu pour la formation de nuages aux plus basses altitudes.

Si le CO2 avait réellement un effet de serre on pourrait échapper à ce refroidissement qui sera infiniment catastrophique mais ce ne sera malheureusement pas le cas ! Les océans vont en effet se refroidir et seront donc à même de dissoudre encore plus de gaz carbonique ou de méthane d’origine humaine ou naturelle. Les théories des climatologues qui s’intéressent au futur et non pas au passé vont donc à l’encontre de ce qui va arriver inévitablement, un petit âge glaciaire – restons un peu optimiste – qui va devenir sensible dans quelques années seulement et durer jusqu’aux alentours de 2070-2080 voire plus longtemps, certains géophysiciens parlent de 2160 …

Dans moins de dix ans la Seine, la Tamise, le Rhin ou encore le Danube, pour parler seulement de l’Europe, seront pris par les glaces chaque hiver comme cela s’est déjà produit dans le passé autour des années 1650. Les printemps seront maussades et pluvieux, les étés seront frais, les automnes auront à peine débuté qu’il y aura des chutes abondantes de neige jusqu’au mois de mai. Cette situation climatique s’étendra sur l’ensemble des zones dites tempérées (aujourd’hui) de la planète. Les productions agricoles chuteront brutalement, en quelques années seulement, avec des conséquences tellement effroyables qu’il est terrifiant d’y songer une seule minute.

Et pourtant, en ce moment, on ne parle que de réchauffement climatique et les pouvoirs financiers et politiques se préparent, sur la base d’une propagande totalement mensongère, à asservir le monde entier pour « sauver » la planète de l’enfer du réchauffement annoncé par des climatologues qui n’en sont pas. Ont-ils songé un instant que les conséquences du refroidissement attendu et précisément annoncé par des spécialistes incontestables ne pourront en aucune manière être maîtrisées ? Quelle que soit l’attitude qu’adoptera l’humanité toute entière sous prétexte de « sauver » le climat, aucun résultat ne pourra être atteint car les variations du climat terrestre ne dépendent pas de l’homme et de ses activités mais seulement du Soleil.

Note 1. Quand je voyageais en avion il y a 20 ou 30 ans, vu d’avion à 11000 mètres d’altitude, par exemple au dessus du Grand Nord Canadien pour me rendre d’Europe en Californie, le ciel était d’un bleu profond presque noir. Ces dernières années j’ai survolé la Sibérie à de nombreuses reprises pour me rendre au Japon, toujours à la même altitude, le ciel était bleu pâle alors qu’il y a une grande similitude entre la Sibérie et le grand nord canadien en terme de climat. Cette différence traduit bien la présence de micro-cristaux de glace. À cette même altitude il y a encore des molécules d’eau libres mais l’ionisation par les rayons cosmiques de l’azote et de l’oxygène favorise leur agrégation conduisant à la formation instantanée de micro-cristaux ce glace.

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L’illustration ci-dessus ( tropic.ssec.wisc.edu ) est une représentation des vents en altitude déduits de clichés pris dans l’infra-rouge de la présence d’eau (vapeur ou glace). En bleu, les altitudes sont comprises entre 10 et 13 kilomètres, en jaune entre 8 et 10 kilomètres et en vert entre 5,5 et 8 kilomètres. Cliché du 19 novembre 2015 à 6 h UTC.