L’affaire HSBC-Falciani rebondit : la faute aux démocraties corrompues.

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Hervé Falciani a été serré par la police espagnole mardi dernier 3 avril 2018.

Il y a dix ans Hervé Falciani (photo prise à Madrid la semaine dernière) vola des données d’HSBC-Suisse relatives à plus de 130000 évadés fiscaux. L’Allemagne, la France, l’Autriche, la Belgique et l’Argentine négocièrent avec Falciani l’accès au contenu des trois disques durs qu’il avait emporté avec lui. Quand la France, pays dont Falciani est citoyen et qui vit en Espagne depuis quelques années sous la protection des Nations-Unies, tenta de poursuivre certains clients français d’HSBC il lui fut opposé par la Cour Suprême helvétique une fin de non recevoir car les autorités suisses, très jalouses de leur secret bancaire, l’un des piliers de la richesse de la Confédération, considéraient qu’elles ne pouvaient donner suite à une telle demande, les données communiquées par Falciani à l’administration fiscale française ayant été volées et n’entrant donc pas dans le cadre des principes moraux très respectables de la Suisse. Ceci n’empêcha pas le fisc français de menacer un certain nombre de personnes qui finalement cédèrent et rapatrièrent leurs biens en France et payèrent des taxes allégées en signe de repentance.

Falciani fait l’objet de poursuites judiciaires de la part des autorités suisses depuis 2014 et il risque 5 ans de prison s’il est extradé par le pouvoir espagnol. Et c’est là qu’on se rend compte à quel point les pays dits démocratiques sont fondamentalement corrompus. Le pouvoir de Madrid voudrait que la Suisse extrade deux personnalités indépendantistes catalanes, Marta Rovira et Anna Gabriel, qui se sont réfugiées à Genève, en échange de Falciani.

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Il y a un autre aspect dans cette affaire car Falciani n’a pas été appréhendé par hasard par la police espagnole. Cette action a été télécommandée par la famille de banquiers ultra-riche Botín dont le membre éminent maintenant décédé, Emilio Botín, contrôla la banque Santander durant des années, banque qui est maintenant entre les mains de sa fille Ana Patricia. En effet le père de cette personne qui compte parmi les 19 femmes les plus riches du monde selon le classement de Forbes a placé tout à fait illégalement 2 milliards d’euros dans des banques suisses à titre familial dont … HSBC-Genève. Mariano Rajoy, Président du gouvernement espagnol, très proche de la famille Botín via l’Opus Dei, et ses liens douteux avec l’industrie financière espagnole en général, a donc obtempéré et va probablement extrader Falciani vers la Suisse où il ira croupir durant 5 ans dans les prisons helvètes.

Que va faire le Quai d’Orsay ? Naturellement rien du tout puisqu’il s’est vu opposer l’obstruction de Berne dans l’affaire des fichiers HSBC … Après on déclarera que les pays européens sont des démocraties, j’en rigole ! Il faut reconnaître que Falciani n’est pas un lançeur d’alertes de tout reproches comme Snowden ou Assange mais il aurait tout aussi bien pu confier ces fichiers à de telles personnalités recherchées par la CIA. On vit finalement dans un monde bien étrange où tous les coups les plus glauques sont permis.

Source : inspiré d’un article de Don Quijones paru sur le site Wolfstreet.com, illustrations : Falciani portant perruque et lunettes (El Pais) et Ana Patricia Botín (Forbes). Note : l’urgence de l’actualité m’a conduit à publier ce deuxième billet de la journée, en conséquence pas de billet demain dimanche, ce qui laissera beaucoup de temps de réflexion à mes fidèles lecteurs.

Catalogne : on se croirait dans les années 1930 tant en France qu’en Espagne.

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Pendant la Guerre civile espagnole, appelée en Espagne « la Guerre de 1936 », beaucoup de dirigeants politiques loyalistes et de membres du gouvernement républicain émigrèrent pour organiser le combat contre la dictature fasciste du Generalissimo Francisco Franco depuis l’étranger. Cette année 2018 ressemble de plus en plus à 1939. Après la chute de la deuxième république espagnole entre les mains de Franco, qui avait bénéficié de l’aide de l’Allemagne nazie et de l’Italie fasciste, le Président de l’Espagne Manuel Azana et le Premier Ministre Juan Negrin s’exilèrent en France. Après la déclaration d’indépendance de la Catalogne le 27 octobre 2017 par le Parlement catalan suivie de la dissolution du gouvernement de la Généralité de Catalogne par le successeur proto-fasciste à la Franco, Le Premier Ministre d’Espagne Mariano Rajoy, les membres clés du gouvernement catalan s’exilèrent. Le Président de la Généralité de Catalogne (en réalité le Premier Ministre) Carles Puigdemont et 4 de ses ministres ont fui en Belgique pour éviter d’être arrêtés par les forces de sécurité de Rajoy.

D’autres dirigeants catalans ont été emprisonnés à Madrid où ils attendent d’être jugés pour sédition et rébellion. La dirigeante du parti pro-indépendantiste (Candidature Unité Populaire, CUP) Anna Gabriel a demandé l’asile politique à la Suisse d’où elle a déclaré au quotidien Le Temps (Genève) : « Je n’irai pas à Madrid … Puisque je ne pourrai pas avoir un procès équitable en Espagne, j’ai choisi un pays qui peut protéger mes droits« . Comme avec les loyalistes emprisonnés sous le régime de Franco les leaders indépendantistes catalans qui ont obtenu la majorité dans le parlement nouvellement élu risquent d’être condamnés à des années de prison par le régime de Madrid soutenu par l’Union Européenne. Rajoy, suivant les traces de Franco, a nommé comme Premier Ministre de la Généralité de Catalogne non pas une Catalane mais une Espagnole castillane en la personne de Maria Soraya Saenz de Santamaria Anton. Rajoy, comme d’ailleurs Franco est originaire de Galice. La dictature de Franco fut réputée pour effacer tout pouvoir catalan, la langue, la culture et l’identité régionale et Rajoy, dont le Parti Populaire (PP) est l’héritier des Phalangistes de Franco, fait tout ce qui est en son pouvoir pour imiter l’inspirateur idéologique de son parti politique. Mais contrairement à 1936 où ce furent Adolf Hitler et Benito Mussolini qui se rallièrent à Franco, en 2018 ce sont le Commission Européenne de Jean-Claude Junker et le Président du Conseil européen Donald Tusk qui soutiennent Rajoy.

Seule un poignée de pays reconnurent le gouvernement espagnol en exil, dont le Vénézuela et le Mexique.

Malgré le fait que la France ne reconnut pas le gouvernement espagnol en exil, elle accueillit cependant quelques dirigeants politiques républicains. Globalement la France était tout aussi opposée aux Républicains espagnols en 1939 qu’elle l’est aujourd’hui aux Catalans aujourd’hui. Deux Présidents du Conseil de gauche, Léon Blum et Edouard Daladier requirent des personnels militaires républicains espagnols demandant l’asile de se regrouper dans les « centres d’accueil » de Saint-Cyprien, Gurs et Le Vernet qui devinrent rapidement des camps de concentration. Quand l’Allemagne nazie envahit la France en juillet 1941 les réfugiés républicains espagnols furent déportés dans des camps de concentration en Allemagne où ils moururent. Ironiquement Blum et Daladier furent aussi déportés à Buchenwald et Dachau avec les réfugiés espagnols qu’ils avaient parqué dans des camps en France. En refusant d’accueillir le gouvernement catalan en exil de Puigdemont, le Président Français Emmanuel Macron a suivi l’exemple de Daladier et de Blum : accueillis oui, mais dans des camps de concentration … Puigdemont et 4 de ses ministres ont été les biens-venus en Belgique où le puissant parti indépendantiste flamand les a assurés qu’ils n’avaient rien à craindre du mandat d’arrêt international dont il font l’objet d’Interpol.

Le Président vénézuélien Nicolas Maduro a été l’un des rares leaders politiques à soutenir l’indépendance de la Catalogne, déclarant : « Résistez Catalogne ! L’Amérique Latine vous admire« . Au contraire le Mexique, qui avait apporté son soutien au gouvernement loyaliste républicain espagnol n’a pas été aussi bienveillant avec la Catalogne. Le Ministre des Affaires Etrangères mexicain Luis Videgaray Caso a déclaré au journal espagnol El Pais : « Si la Catalogne se sépare de l’Espagne mon pays ne la reconnaîtra pas en tant que pays indépendant« . L’Assemblée Nationale du Québec a apporté son soutien à la Catalogne mais le Premier Ministre canadien Justin Trudeau a fait une déclaration typiquement conforme à sa qualité de militant du Parti Libéral canadien pour le respect de la constitution espagnole, de facto un clin d’oeil bienveillant aux autorités de Madrid pour leurs actions.

Depuis le Vatican, le Pape François, faisant de son mieux pour imiter son prédécesseur le Pape Pie XII notoirement pro-nazi qui accéda au trône de Saint-Pierre en 1939, l’année même où les loyalistes espagnols furent contraints à l’exil, a condamné les indépendantistes catalans et soutenu l’Union Européenne dans le même temps. Ce n’est pas un secret : la papauté voit en l’Union Européenne un nouveau Saint Empire Romain. Pie XII n’a fait aucune objection quand le confesseur personnel de Franco, le Père Josemaria Escriva, a fondé l’ordre pro-fasciste Opus Dei. Selon son assistant personnel Escriva déclara : « Hitler n’a pas pu être une aussi mauvaise personne. Il n’a pas pu tuer 6 millions de personnes. Il n’a pas pu y en avoir plus de 4 millions« . Escriva a donné l’aval de l’Eglise catholique espagnole pour que Franco détruise les identités culturelles tant de la Catalogne que du Pays Basque.

L’Opus Dei a soutenu divers régimes fascistes dans le monde, les juntes en Argentine, le pays natal du Pape François. Comme le Père Jorge Mario Bergoglio à Buenos-Aires, François a été accusé d’avoir livré deux prêtres aux forces de sécurité de la junte argentine durant la Sale Guerre des années 1970. La propagande vaticane a tenté de laver l’honneur du Père Bergoglio en niant ses sympathies fascistes pro-régime. Il n’est donc pas étonnant que le Pape actuel se tienne coude-à-coude avec le gouvernement de Rajoy, infesté par l’Opus Dei. les proto-fascistes de Madrid qui comprennent aussi le monarque Bourbon corrompu Felipe VI, et enfin le Saint Empire Romain moderne qui dirige l’Europe depuis ses quartiers à Bruxelles.

Comme c’était le cas durant la guerre civile espagnole, les Bretons et les Corses en France se sont rangés du côté des indépendantistes catalans exactement comme leurs grands-parents on soutenu les loyalistes espagnols comme le firent les Catalans et les Basques à la fin des années 1930. Même si la coalition de Macron a obtenu la majorité lors des élections législatives en 2017 cette coalition n’a obtenu aucun siège de député en Corse. Jean-Guy Talamoni, président de l’Assemblée régionale de Corse, a déclaré que d’ici 10 ans la Corse suivrait la Catalogne en déclarant l’indépendance de l’île. La Catalogne et la Corse ne sont pas des pays indépendants et c’est le résultat de traités entre monarques européens datant de plusieurs siècles (Traité d’Utrecht, 1715). Aujourd’hui, en lieu et place des têtes régnantes c’est une création de la famille Rothschild qui est au Palais de l’Elysée à Paris et un Premier Ministre proto-fasciste au Palais Moncloa à Madrid qui déterminent le futur de la Catalogne et de la Corse. Ils font preuve d’autorité pour supprimer les identités culturelles et politiques de ces régions aspirant à devenir des nations européennes et il faut inclure le Pays Basque de chaque côté de la frontière franco-espagnole

Exactement comme les troupes de Franco patrouillaient le long de la frontière le long de la chaine des Pyrénées pendant la guerre civile recherchant des loyalistes faisant le va-et-vient entre France et Espagne, le Ministre de l’intérieur actuel, Juan Ignacio Zoido, un Andalou, a ordonné le renforcement des patrouilles de la Guardia Civile le long de la frontière avec la France pour éviter que Puigdemont rentre clandestinement en Catalogne depuis la France. Zoido a déclaré au Daily Telegraph qu’il avait tout mis en oeuvre pour que les forces de sécurité soient en alerte permanente et recherchent activement Puigdemont et les autres exilés, « par hélicoptère, caméras infra-rouge et par bateau ». Zoido aurait pu être un excellent général de Franco dans les années 1930.

Contrairement aux dirigeants du régime de Rajoy qui a fait un usage abusif de la Cour de Justice et des institutions pour jeter en prison les leaders politiques catalans sous le prétexte de sédition et de rébellion, le mouvement indépendantiste catalan a toujours été très clair en ce qui concerne son projet politique. En vertu des lois électorales de Catalogne les trois partis indépendantistes ont acquis la majorité au Parlement de la Généralité. Cette majorité désire être libérée des chaines de l’impérialisme castillan et de la supériorité culturelle et politique de Madrid. Les leaders indépendantistes catalans en exil en Belgique, en Suisse et dans d’autres pays n’ont pas d’agenda caché et ne sont pas non plus des marionnettes de Moscou comme l’ont suggéré certaines personnalités politique européennes. La cause catalane rappelle un passage du fameux poète catalan Joan Salvat-Papassei :  » Si j’étais un bandit ou un voleur, les geôliers de ce monde n’attraperaient pas mon ombre, alors ils ne pourraient pas retrouver mon chemin …« .

Article de Wayne Madsen (The Strategic Culture Foundation, strategic-culture.org ) paru sur le site ZeroHedge le premier mars 2018. Illustration Strategic Culture. Wayne Madsen est journaliste d’investigation, membre de la Société des Journalistes Professionnels (SPJ) et du National Press Club des USA. Sans commentaire.

Rideaux de fumée

Mariano Rajoy, empêtré dans des affaires de corruption, a trouvé une diversion pour occuper les Espagnols alors qu’ils se font dorer la couenne sur les plages et son rideau de fumée est une énième tracasserie douanière du rocher de Gibraltar, possession de la Couronne Britannique depuis 1715. Mais au fait quand la France, à court de diversion et d’argent, va-t-elle envahir aussi son rocher, je veux parler de Monaco, la principauté d’opérette, coffre-fort de beaucoup de milliardaires, haut lieu du blanchiment d’argent. Pour un enfumage ce serait numéro 1. On peut imaginer un article du genre :

« Nos valeureuses armées ayant abreuvé du sang impur de l’ennemi les sables du Mali ont pris position dès leur retour de mission, tôt ce matin, autour du Rocher. La Royale a établi un blocus maritime avec l’appui stratégique d’un sous-marin nucléaire et d’un porte-hélicoptère et la décision de l’invasion et de la prise du palais princier n’attendent que le feu vert du Président. Tous les ressortissants seront faits prisonniers et envoyés dans des camps de rééducation sur le plateau du Larzac et tous leurs biens seront confisqués par le Ministère des finances (selon un communiqué de l’Elysée). Toujours selon ce communiqué, tous les membres de la famille princière résidant sur le sol de la République seront poursuivis et leurs biens confisqués. Le Ministère de la Défense a indiqué qu’il ne s’attendait pas à une résistance très acharnée. Toutefois, on s’attend à quelques poches d’individus manifestant leur désaccord, en particulier dans les sous-sols des banques. De source bien informée mais anonyme, la reddition du Prince devrait être effective au plus tard au lever du soleil demain matin. L’intervention périlleuse de l’armée française est retransmise en direct par la radio et la télévision de Monte-Carlo qui devrait être renommée dès demain Radio Mont Saint-Charles et le rocher intégré dans le département des Alpes maritimes. Une élection législative devrait enfin être organisée et d’ors et déjà un membre du parti communiste s’est déclaré candidat. »

Espagne et France, pas tout à fait le même combat

Quelle différence entre l’Espagne et la France ? Sur le plan économique, la France a mis le double braquet pour rattraper l’Espagne dans le marasme. Sur le plan financier et bancaire, fort heureusement pour la France, les trois principales banques sont dans une meilleure situation que leurs contre-parties espagnoles mais elles détiennent des dizaines de milliards de dette espagnole (et portugaise et italienne) et si l’Espagne à laquelle les marchés ne font plus de cadeau ne pouvait pas honorer sa dette, alors les banques françaises plongeraient immédiatement. Sur le plan politique, on peut sans être trop loin de la vérité que les politiciens de chaque côté des Pyrénées sont tous aussi corrompus les uns que les autres et il serait intéressant de connaître ceux qui ne le sont pas. La seule grande différence entre la France et l’Espagne est que du côté français des Pyrénées, l’appareil judiciaire est aux ordres du pouvoir politique, alors qu’au dela des Pyrénées la justice est totalement indépendante depuis la fin du franquisme et c’est profondément ancré dans les esprits (« touche pas à ma justice »). La Garde des Sceaux manipule au profit du parti au pouvoir une justice à trois vitesses, impunité pour les voyous des banlieues (surtout ne pas faire de vagues, SOS-racisme veille), immunité pour les politiciens corrompus du pouvoir en place, fuites en tous genres, violations répétées du secret de l’instruction, interférence organisée des médias dans les affaires judiciaires en cours d’instruction, compromission des magistrats sous l’influence de syndicats politisés, lenteurs préméditées des instructions relatives aux cadres du parti au pouvoir pour corruption … Rien de tout ce cirque en Espagne. Le Président Rajoy est au pied du mur mais une telle situation est impensable en France. Le Président et ses ministres ont soutenu Cahuzac, ils sont donc complices de corruption (en bande organisée) … J’allais oublier un autre point commun entre la France et l’Espagne, Rajoy et Hollande sont au même point dans les sondages de popularité : à peine 25 % d’opinions favorables chacun, sans vraiment d’amélioration à l’horizon.

Bonne plage !

A quand la révolution en Europe ?

On parlait il y a quelques semaines dans les quotidiens anglais que la France était la bombe à retardement qui ruinerait l’Union Européenne, mais on avait oublié que les Espagnols, dont l’économie est sur le déclin (chômage 26,6 %, chômage des jeunes de moins de 25 ans 56,6%, quatre ans de récession, ça fait beaucoup) découvrent que le parti (le PP) de leur président du conseil est complètement corrompu. La corruption en Espagne n’est pas une anecdote ni une histoire récente. Elle a pris racine au cours des 40 années du régime franquiste et s’est bien enracinée au point d’être une sorte de devoir national. Qui ne fraude pas le fisc est un incapable, les petits boulots au noir sont légions et comme le gouvernement a désespéremment un besoin urgent de liquidités, on tente de combattre la corruption à tous les niveaux en observant les petites entreprises, ce que les Français appellent le contrôle fiscal, mais qui est une nouveauté en Espagne depuis que ce pays est dirigé par Rajoy. Or, à la stupeur générale, on vient de découvrir que le trésorier du PP, le parti de Rajoy, a un compte en Suisse avec un dépôt de plus de 10 millions d’euros ! Vraiment de quoi faire nerveux les Espagnols. Aujourd’hui, des Espagnols courageux sont allé manifester devant le siège du PP à Madrid, et comme il se doit – défendre les intérêts des politiciens – des forces de police en grand nombre en ont interdit l’accès immédiat. Voilà ce qu’est la démocratie, la moins calamiteuse des gestions, une caricature ! En Espagne, comme en France, il est temps que le peuple reprenne le pouvoir et libère les citoyens de tous ces politiciens pourris et corrompus depuis des années, qui ne pensent qu’à leurs intérêts personnels et tiennent leurs électeurs dans le plus profond des mépris, et j’oserai ajouter qu’ils sont pour la plupart des incompétents notoires n’ayant aucune idée des problèmes quotidiens de leurs compatriotes…

Serait-ce donc de Espagne que partira le grand mouvement social qui balayera toute l’Europe au printemps ?