Billet d’humeur politique

Logique électorale

Cinq millions de fonctionnaires dûment syndiqués et endoctrinés auxquels il faut ajouter presque autant de « minorités » non identifiées par les médias mais qui terminent en ces jours de canicule le jeûne édicté par la loi mahométane, au passage j’admire leur abnégation, ça fait dix millions d’électeurs acquis au pouvoir en place qui se méfie comme de la peste du moindre incident susceptible de réveiller la populace endormie par la propagande gauchisante des médias. Mais cela suffira-t-il pour que les élections municipales à venir (dans huit mois ce n’est que le temps du vol d’une chauve-souris) restent une victoire pour la gauche vendue aux minorités et aux corporatismes pour des raisons bassement électoralistes, on peut en douter, d’autant plus que bon nombre de ces fidèles fonctionnaires qui font partie, que le gouvernement socialo-marxiste le veuille ou non, de la classe moyenne aisée et qu’ils vont voir leur feuille d’impôt sérieusement alourdie par une multitude d’augmentations de taxes diverses et variées. On peut imaginer l’hypothèse de la défection idéologique de la moitié des fonctionnaires normalement fidèles à la gauche parce que leur porte-monnaie a été sérieusement mis à mal. Il faudra donc trouver à l’équipe de guignols au pouvoir d’autres adeptes de sa politique inepte, mais où les trouver ? Les agriculteurs : ils réclamaient à corps et à cris une libéralisation de la culture des plantes transgéniques, ils finiront par ne plus voter pour qui que ce soit, Sarkozy les avait d’ailleurs trompé à des fins électoralistes sur cette affaire. Même pas un million d’électeurs, négligeable. Les commerçants, les artisans, pas la peine d’y penser, ils sont asphyxiés par les impôts de toutes sortes. Les professions libérales ultra-protégées, les taxis, les pharmaciens, les buralistes, les clercs de notaire, les huissiers, les juges et les procureurs, les gardiens de prisons et les gendarmes (encore qu’ils font partie de l’armée), les policiers, la Garde Républicaine, les syndicalistes, les secrétaires des députés et des sénateurs, les conducteurs de locomotives, les contrôleurs aériens et les garde-champêtres, tous ces gens-là seront ménagés mais ils ne représentent qu’au mieux dix pour cent de l’ensemble du corps électoral ce qui est énorme en soi puisqu’ils ne participent en aucun cas à la création de richesse du pays. Même assis sur d’invraisemblables privilèges, il n’est pas totalement certain qu’ils votent tous comme un seul homme pour la gauche socialo-marxiste car ils subodorent à bon escient que s’ils reconduisent ces scélérats au pouvoir, leur porte-monnaie sera infailliblement allégé. Reste le ventre mou de la France, tous ceux qui sont définitivement assommés et ne savent plus comment s’en sortir. Ceux-là, désabusés, risquent de rester chez eux et de s’abstenir, alors le pouvoir en France sera à nouveau entre les mains des fonctionnaires nantis et des minorités confessionnelles des banlieues. Triste destinée vers laquelle s’achemine la France, le pays des lumières (des voitures qu’on incendie dans les banlieues) et des droits de l’homme et de la femme (qui doit porter la burqa et se faire exciser) et enfin du droit des agriculteurs de pouvoir choisir la qualité des semences qui bon leur semble … Comme le dit H16 (lisez son dernier billet) ce pays est définitivement et irrévocablement foutu !

 

 

Ponzi & Co version Hollande

 

Donc, selon la dépêche d’agence ci-dessous, la France a emprunté aujourd’hui 7,8 milliards d’euros (on ne va pas chipoter pour 8 millions) pour payer les intérêts de sa dette à long terme. C’est plutôt une bonne opération, vu de loin, si l’on prend en compte les taux (0,012, 0,041 et même 0,121 % à un an) et qu’on tient compte de l’inflation. Les prêteurs finissent par perdre de l’argent, en théorie seulement, puisque ces bouts de papier vont aller se promener n’importe où, surtout là où l’inflation européenne n’aura pas d’impact direct. Reste le fait que l’agence France Trésor ne s’en tire pas aussi magistralement qu’on veuille bien le prétendre. En effet, pas un centime d’euro du capital n’est remboursé, et on se demande comment l’Etat pourrait le faire puisque les caisses sont désespérément vides et ne se rempliront pas de sitôt avec un chômage (plus 43000 en janvier) qui s’aggrave inexorablement sans qu’aucune solution n’ait été concrètement prise pour endiguer le phénomène, bien au contraire en réalité, on a renforcé « le droit » au travail, cette vieille réminiscence presque obscène, en tous les cas totalement inadaptée aujourd’hui, du programme du Conseil National de la Résistance (CNR), noyauté par les communistes d’alors, en 1945 et 46. Et la France n’en est jamais sortie. Le pays est toujours régi par des lois et des décrets qui sont fortement colorés de rouge. On défend le travailleur, comme au temps de Staline, comme au temps de la troisième Internationale, c’est non seulement désuet mais destructeur. Les monopoles des syndicats, de la sécurité sociale, de la SNCF, et j’en oublie, datent de cette même tambouille servie par le parti communiste en 1945 (j’oubliais Prestalis, les anciennes messageries de presse, une succursale de la CGT et les dockers) dont la France et ses gouvernants n’ont jamais été capable de s’en sortir et d’orienter le pays vers la modernité, la souplesse dans le travail et l’initiative personnelle. Au nom des grand principes du CNR, il ne faut rien remettre en question, quitte à continuer à emprunter pour payer les intérêts de la dette existante et faire comme les politiciens, de droite ou de gauche au pouvoir, « après moi le déluge ». Mais que pense Mélenchon d’un défaut pur et simple puisqu’il est évident que la France ne pourra JAMAIS rembourser sa dette surtout avec la tournure que prend la conjoncture, Mélenchon, lui qui détient le savoir suprême ? A n’en point douter, il est favorable au défaut, la sale finance et les salops de marchés sont coupables ! C’est en résumé le propos que tenait Hollande lors de sa campagne électorale : on pliera les marchés, on les taxera, ils n’entrent pas dans le cadre de l’idéologie marxiste qui est maintenant au pouvoir en France, qu’on se le dise. D’autant plus que le retour à l’équilibre budgétaire est reporté à 2017, date fatidique, cul-de-sac calendaire hautement symbolique ressassé par le pouvoir et les médias à plus de 80 % de gauche, ça fait bon genre, puisque de toute évidence les politiciens en place aujourd’hui et peut-être jusqu’en 2017 n’auront pas fait progresser d’un iota le problème puisqu’ils sont embourbés dans le plus orthodoxe marxisme datant du CNR. Que personne ne se méprenne, les quatre années à venir vont être tellement rudes qu’on en arrivera au retour des tickets de rationnement, aux voitures à gazogène puisqu’on n’aura plus les moyens d’acheter du pétrole, au marché noir justement encouragé par le CNR durant les années sombres de l’occupation et à la délation et aux pires dérives extrémistes … L’histoire se répète car la nature humaine ne change pas.

Monsieur le Marquis de l’Elysée, tout va bien en la demeure, continuez à construire votre édifice de Ponzi, continuez à emprunter puisque vous ne voulez pas réduire le train de vie fastueux de l’Etat dont vous profitez avec tous vos copains. Seule une révolution sauvera la France !

BONDS/France: a emprunté au total 7,792 milliards d’euros à court terme lundi

Paris (awp/afp) – La France a levé au total 7,792 milliards d’euros lors d’une opération de court terme lundi à l’occasion de laquelle le pays a vu ses taux d’intérêt baisser, a annoncé mercredi l’Agence France Trésor (AFT).

L’AFT, chargée de placer la dette française sur les marchés, a enregistré 141 millions d’offres non compétitives (ONC) à échéance 6 mois et 168 millions d’ONC à échéance un an. Paris prévoyait de lever entre 6,3 et 7,5 milliards d’euros lors de cette émission.

Lors d’une émission obligataire, les investisseurs choisissent de prêter un montant à un certain taux. Ils peuvent proposer une somme supplémentaire sans mentionner de taux, un montant qu’ils prêteront après l’adjudication au taux moyen pondéré de celle-ci, dans le cadre d’une offre dite non compétitive (ONC)

Depuis le début de l’année, les taux d’emprunt des pays les plus solides de la zone euro avaient eu tendance à remonter, du fait d’un optimisme retrouvé des marchés qui avait encouragé les investisseurs à prendre plus de risques.

Cette tendance semble s’inverser alors que des tensions réapparaissent sur les dettes italienne et espagnole sur le marché secondaire, là où s’échangent les titres déjà émis.

Dans le détail, la France a emprunté 3,792 milliards d’euros à 3 mois (12 semaines) au taux de 0,012% (contre 0,015% le 18 février), 2,038 milliards à 6 mois (23 semaines) à un taux de 0,041% (contre 0,050%) et 1,962 milliard à un an (49 semaines) à un taux de 0,121% (contre 0,131%).

jq

(AWP / 27.02.2013 12h44)

 

Je rappelle à mes lecteurs que la classe politique française coûte au contribuable 15 milliards d’euros par an tous postes confondus soit plus que le déficit de l’UNEDIC, n’est-ce pas là un des premiers postes d’économies à réaliser ?