250 morts en Egypte ce soir …

C’était du temps (révolu) de Sarkozy où la France, pour des raisons humanitaires mais bassement mercantiles et dissimulées, se vantait avec le soutien des Américains de porter secours aux populations libyennes sauvagement bombardées par l’armée (équipée en majeure partie par la même France, le pays incontesté des droits de l’homme) du scélérat chef de tribu entouré de pucelles (comme le prophète dans le Coran) transformées en guerrières lourdement armées, alors, dans un élan sans égal, l’armée du pays de la liberté (la France) attaqua au nom du sacro-saint droit d’ingérence, une invention du minusculissime médecin sans frontières et sans complexe prénommé Bernard, comme le saint du même nom avec non pas ses chiens mais des bombardiers et des bombes pour « libérer » la population et la livrer aux hordes des ardents défenseurs de l’Islam. Le même film, à quelques images près, s’était déroulé en Tunisie, puis en Egypte puis dans un de ces émirats dont j’ai oublié le nom, puis en Syrie. On a appelé ces évènements successifs les printemps arabes comme si l’éviction des leaders plutôt clairvoyants qui avaient su préserver un semblant d’équilibre dans leur pays pourrait enfin libérer de leur dictature les populations réprimées et persécutées voire bombardées. Mais au fait qu’est-il arrivé à tous ces peuples sinon la domination des fous d’Allah qui vont réinstaurer des lois moyenâgeuses comme coudre le sexe des femmes avant qu’elles ne soient épousées en bonne et due forme, couper la main des voleurs d’oranges (voir la chanson de Bécaud), pendre les récalcitrants et répandre le djihad dans les banlieues des grandes villes européennes, car tout de même puisque des démocraties mondialement connues comme la France ont risqué la vie de leur armée pour défendre les populations opprimées par ces indicibles dictateurs, pourquoi ne pas instaurer des banlieues islamiques en France, en Belgique, en Allemagne et en Grande-Bretagne ? Voilà où l’aveuglement des politiques européens, et je ne parle pas seulement de la France, en sont arrivé … un vrai bordel avec des menaces de guerre civile qui ont tendance à se concrétiser en Egypte et qui sont un fait avéré en Syrie. La population tunisienne, éduquée, est choquée par la brutalité de la main-mise des frères musulmans et continuera à se rebeller. En Libye, c’est le chaos complet à tel point qu’on est en droit de regretter le leader maximo, campeur dans le désert à ses heures, qui avait su avec des poignées de pétrodollars maintenir une certaine tranquillité du pays, en Egypte, comme toujours depuis Nasser, c’est l’armée qui va reprendre le pouvoir dans un bain de sang inévitable parce qu’il faudra faire manger aux barbus leur barbe : l’histoire se répète ! Et les pays européens n’auront qu’à regretter leur total manque de vision géopolitique, ce qui est terriblement inquiétant pour l’avenir (de nos banlieues). Heureusement que la Russie soutient Hassad car Poutine a compris que la partie était perdue quand il s’agissait de soutenir ces révolutions arabes manigancées par des extrémistes et des djihadistes soutenus par l’Arabie saoudite, sunnite, salafiste et criminelle  pour ne pas la nommer. Mais le problème est presque Pirandellien puisque ce pays, je veux parler de l’Arabie saoudite, est le premier client de la France en termes de vente d’armements en tous genres, alors on continuera à caresser dans le sens du poil les frères musulmans de tous ces pays « en révolution » et surtout on ménagera les banlieues des grandes villes françaises infiltrées par les mêmes volontaires du djihad financés par les Saoudiens et les émirats dont on ne peut pas se passer économiquement puisqu’on leur vent même nos clubs de foot.

Belle réflexion pour un week-end marial.

Le printemps turc ?

Après « les Printemps Arabes », qualificatif pour le moins douteux, partout les « Frères Musulmans » ont pris le pouvoir en imposant la charia en lieu et place d’une vraie démocratie à l’occidentale et si ce ne sont pas franchement les Frères Musulmans, ce sont d’autres extrémistes ultra-religieux, ultra-surarmés et ultra-décidés à en découdre avec l’occidentalisation des pays qui ont vécu cet épisode controversé de libération du peuple « asservi » par des dictateurs cupides pour imposer la loi religieuse, supportés par l’Arabie Saoudite, un modèle de démocratie comme chacun sait, ou par l’Iran, un autre modèle de démocratie tout aussi notoire. Ce qu’il y a de presque hilarant (rire jaune) c’est le soutien inconditionnel des Européens dans ces processus de soit-disant démocratisation. En Turquie, le premier ministre Erdogan, assoiffé de pouvoir lui aussi, a voulu mettre son pays au pas en réduisant les libertés individuelles pourtant inscrites dans la Constitution du pays, un des rares pays au monde qui ne confondait pas la religion et les affaires de l’Etat, l’autre étant la France, depuis Kemal Ataturk. Le printemps turc était prévisible, et dans ce pays riche et aussi peuplé que l’Allemagne ça risque de faire très mal. Le contexte géopolitique régional se prête à une explosion de grande ampleur. Le pouvoir syrien, dont on voudra bien dire ce qu’on veut pour être politiquement correct, se bat contre ces mêmes illuminés du Coran qui ont pris le pouvoir en Tunisie, en Egypte et en Libye. Des sunnites soutenus par l’Arabie Saoudite et des chiites, dont Assad, soutenus par l’Iran s’entretuent en démolissant au passage le pays. Pour faire bonne figure, mais avec des arrières pensées à peine voilées, les fous de dieu libanais se sont invité à la partie de poker menteur pour aller massacrer du sunnite bien comme il faut. C’est le camp d’entrainement idéal pour ensuite s’en prendre à Israël. La Turquie fait partie de l’OTAN et si le pays plonge dans l’obscurantisme religieux, les répercussions jusqu’en Europe sont inimaginables. Il y a une forte minorité d’origine maghrébine en France mais il y a aussi une forte minorité d’origine turque en Allemagne, suivez mon regard. Les Allemands, par prudence, ont adopté le profil a minima lors de l’intervention franco-anglaise en Libye pour débouter le Colonel et laisser le champ libre aux extrémistes, belle illustration de l’ineptie à court terme de la politique européenne. Et ces mêmes Européens veulent maintenant armer les sunnites, encadrés par Al-Qaïda et le Hezbollah sous prétexte de faire dans l’humanitaire un peu à la Kouchner. C’est n’importe quoi. Décidément ce « printemps turc » est très inquiétant, surtout si on se trouve à Jérusalem …

 

 

Salafistes, islamistes, oui ou non ?

Ce soir, manquant d’inspiration pour écrire un billet dans mon blog, j’ai regardé d’un œil désabusé les nouvelles sur Arte. Rien de bien convaincant sinon que les chefs d’Etat se sont réunis à Bruxelles aux frais des contribuables pour s’enpiffrer et parler de tout et de rien, surtout pas de ce qui préoccupe les Européens, la crise rampante et bientôt meurtrière, comme en Tunisie. Et justement, parlons de la Tunisise, le pays d’où est parti le mouvement appellé abusivement « Printemps Arabe » il y a deux ans. La révolte des Tunisiens était essentiellement alimentée par une pénurie alimentaire. On ne trouvait plus de sucre, d’huile ou de farine car le pays devait payer au prix fort ces denrées importées. Et comme la bonne conscience judéo-chrétienne des occidentaux a immédiatement été interpellée, on a donc soutenu moralement puis matériellement les révolutions arabes. Mais pour finalement aboutir à quoi ? Au retour à l’obscurantisme salafiste téléguidé par l’Arabie Saoudite. Il ne faut surtout pas aller à l’encontre des intérêts des Saoudiens qui nous inondent avec leur pétrole et leurs pétrodollars, ça ferait désordre. En apparence, on a, nous les Français, soutenu la révolution tunisienne, puis on a bombardé la Lybie et maintenant on fait la chasse aux islamistes au Mali, c’est bien, c’est dans l’ordre de la morale telle qu’on la conçoit en Occident. Mais il y a tout de même une question à laquelle je ne trouve pas de réponse, pourquoi on a combattu les dictatures anti-islamistes et maintenant pourquoi on combat les même islamistes avec comme fond sonore le mutisme des Saoudiens. Vraiment incompréhensible.

Je me demande si, au cours de ce dîner à Bruxelles, ce soir, les chefs d’Etat réunis pour ripailler vont s’entretenir de leurs erreurs stratégiques et idéologiques passées. Bien sûr que non, les pays du Golfe les tiennent tous par les couilles !