Brève. Paris, premier mars 1871, les Parisiens se confinent volontairement …

Il y a 150 ans, ce premier mars 1871, conformément aux disposition arrêtées dans la convention d’armistice signée le 26 février par Guillaume Ier et Adolphe Thiers l’armée allemande défile dans Paris. Les termes de cette convention sont humiliants : la France cède à l’Empire allemand récemment proclamé au château de Versailles l’Alsace et la Lorraine mais garde la place de Belfort qui est toujours restée française durant le conflit car vaillamment défendue par le colonel Denfert-Rochereau. En outre la France doit payer à l’Allemagne une indemnité de guerre de 5 milliards de francs-or. Cette convention stipule que l’armée allemande pourra défiler le premier mars sur les Champs-Elysées.

Des détachements de l’armée allemande entrent dans Paris à 10 heures du matin en empruntant l’Avenue de la Grande Armée, arrivent jusqu’à l’Arc de triomphe et descendent l’Avenue des Champs-Elysées. Tout le quartier est gardé par des bataillons de la garde nationale française. Les Allemands vont brièvement occuper le quartier des Champs-Elysées et du faubourg Saint-Honoré. Les Parisiens ont fermé tous les volets des logements, tous les rideaux des magasins ont été baissés, les rues sont désertes … ils se sont tous confiné chez eux pour ne pas voir les pointes des casques prussiens qui préfigurent les « spikes » du coronavirus qui aboutiront à un confinement non pas spontané de la population mais imposé par le pouvoir fascistoïde (cf. Emmanuel Todd) installé dans le faubourg Saint-Honoré aujourd’hui. Comme ils le sont aujourd’hui, ces Parisiens, excédés, humiliés, sacrifiés par un gouvernement fantôme et des représentants du peuple ayant fui à Bordeaux, comme l’Assemblée Nationale qui n’est plus aujourd’hui qu’un vulgaire bureau d’enregistrement des décrets liberticides émanant du prince, vont faire exploser leur ras-le-bol quelques semaines plus tard …

Cent cinquante ans plus tard la France est à nouveau asservie par l’Allemagne et aux ordres des européistes. Miné par une guerre commerciale impitoyable le pays est devenu un désert industriel, la population s’appauvrit, les agriculteurs se suicident et « les quartiers » sont devenus des îlots de non-droit. Tout est à nouveau réuni pour que le peuple, les Gaulois réfractaires, s’insurge à nouveau. L’histoire va-t-elle se répéter ?

Source et illustration : Wikipedia