Billet d’humeur politique : la Crimée vs Mayotte

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Il y a quelques jours des navires de l’armée ukrainienne ont pénétré dans la mer d’Azov et ont été arraisonnés par la marine russe. Un certain nombre de marins ukrainiens ont été mis sous les verrous. La Russie a revendiqué une violation des eaux territoriales de la Crimée, donc de la Russie. L’affaire a terriblement préoccupé les chancelleries occidentales dans la mesure où, dans la foulée le Président ukrainien, marionnette notoirement fasciste mise en place par les USA à la suite des évènements de la Place Maiden, a immédiatement déclaré la loi martiale et un couvre-feu dans toutes les provinces de l’est du pays.

Il s’est avéré après enquête de la Russie que ces vedettes rapides étaient remarquablement équipées en électronique de surveillance et qu’elles n’étaient là que pour tester les réactions de l’armée russe qui a installé des équipements sécuritaires de surveillance du nouveau pont enjambant le détroit de Kerch, passage obligé des navires du port ukrainien de Marioupol.

L’argument toujours resservi par les « démocraties » occidentales est que la Russie a annexé la Crimée à la suite d’un référendum qu’elle avait organisé à cet effet. Voici une capture d’écran du site officiel France Diplomatie :

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Il est clairement indiqué que la Russie a annexé illégalement la Crimée. Or ces « démocraties » occidentales appuient leur jugement sur la légalité de ce référendum qui a été organisé par les Ukrainiens eux-mêmes sans intervention de Moscou, ce qui a été confirmé par des observateurs du Parlement européen venus sur place, en vertu du droit fondamental figurant dans la Charte des Nations-Unies stipulant que les peuples ont le droit de disposer d’eux-mêmes. Pour ce qui concerne cette légalité quand un Etat – l’Ukraine – supprime la cour constitutionnelle (à la suite des évènements de Maiden) et détruit en réalité la continuité de ses institutions il n’y a plus lieu d’invoquer le fait que ce référendum était légal ou non.

Je pose alors une question au Président français qui s’agite à l’encontre de la Russie en se pliant servilement aux décisions de Washington au sujet des sanctions économiques imposées à la Russie : quid de l’annexion de Mayotte, île faisant partie de l’archipel des Comores, un pays à qui la France avait récemment rendu sa souveraineté quand elle s’est retirée de Madagascar à la suite d’un référendum organisé par Paris en 1974 ? Seule l’île de Mayotte avait opté pour rester française et ce référendum d’auto-détermination avait été jugé illégal par le Conseil de sécurité de l’ONU. Pour y faire face la France avait pour la première fois usé de son droit de veto.

Aujourd’hui, dans cette île, nouveau département français, les Maorais sont submergés par des immigrants à tel point que plus de 60 % de la population est constituée d’Anjouanais, immigrés illégaux. Il en est de même pour la Crimée qui sert de tête de pont à tous les russophones d’Ukraine pour fuir l’état fasciste de Kiev. Un référendum a été librement organisé dans la péninsule de Crimée, faut-t-il le répéter, au plus fort du conflit opposant les Ukrainiens non russophones et majoritairement catholiques aux populations de l’est du pays et de la Crimée, chrétiens orthodoxes et russophones. Or la Crimée, craignant une invasion des bandes fascistes lourdement armées par Kiev (cf. le missile ayant abattu le vol MH17) n’a eu d’autres choix que d’organiser ce référendum d’auto-détermination pour se réfugier sous l’aile de Moscou.

Je réitère ma question : pourquoi deux poids, deux mesures entre Mayotte, île que je connais bien pour y être allé acheter des fleurs d’ylang-ylang, et la Crimée ? Avant de faire la leçon au Président Poutine il faudrait que les démocraties occidentales, dont en particulier la France, balaient d’abord devant leur porte. Et ce d’autant plus qu’il est écrit dans la Charte des Nations-Unies que les peuples ont le droit de disposer de leur liberté et d’éventuellement revendiquer leur indépendance, je le répète encore car il s’agit du fond du problème. C’est ce qui pourrait arriver par exemple dans le cas du Brexit si l’Irlande du Nord organise un référendum pour quitter le Royaume-Uni et se rapprocher de la République d’Irlande : elle aurait tout à y gagner … À l’instar de la France la Grande-Bretagne utilisera-t-elle alors son droit de veto pour s’opposer à ce référendum ? Ce serait une première qui remettrait les esprits en place au sujet de la Crimée …

Force est de constater que le monde politique a la mémoire courte. La Crimée fut cédée à l’Ukraine par l’URSS pour des raisons administratives plus que linguistiques ou religieuses. Les évènements de la Place Maïden, fomentés par les services secrets anglais et américains, ont eu pour résultat un conflit armé entre les communautés russophones et le reste du pays. Aujourd’hui l’Ukraine est au bord de la faillite et ne survit qu’avec le droit de passage du gaz russe sur son territoire en direction de l’Europe occidentale et les aides substantielles de l’Union européenne et des USA. L’industrie du pays est au point mort, la population ne peut plus se chauffer et les denrées de première nécessité se font rares. Plus de 3 millions d’Ukrainiens ont fui vers la Russie. La dérive fasciste que connait ce pays devrait logiquement conduire les pays de l’Union européenne à plus de fermeté et de retenue. Il n’en est rien car il faudrait alors que ces pays, dont en particulier la Grande-Bretagne et la France, reconnaissent leurs erreurs de jugement au sujet du Président Valdimir Poutine. Allons-nous nous battre encore une fois pour la Crimée ?

Si je dis « encore une fois » c’est tout simplement parce que mon arrière-grand-père paternel est allé se battre en Crimée en 1853, guerre expéditionnaire des Anglais et des Français, alliés de l’Empire Ottoman, pour repousser la Russie de cette péninsule. Si cette guerre occasionna la mort de près de 700000 combattants plus de la moitié d’entre eux moururent de choléra. Il faut noter qu’à l’époque l’Ukraine n’existait pas.

L’étrange cas de l’empoisonnement de l’espion russe

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En appliquant le principe « cui bono » – qui en bénéficie ? – au cas de Sergei Skripal les investigations devraient plutôt s’occuper des agences de renseignement occidentales, selon James O’Neill

Traduction pur mes lecteurs d’un article de James O’Neill paru sur le site ConsortiumNews le 13 mars 2018 et repris par plusieurs autres blogs dont celui de Paul Craig Roberts.

L’attaque avec un agent neurotoxique de l’ancien officier des renseignements russes Sergei Skripal qui a aussi affecté sa fille dans la ville de Salisbury dimanche dernier a donné lieu a beaucoup trop de spéculations, beaucoup trop d’hystérie et pas assez du tout d’analyse et d’enquête. Cet évènement a fourni des munitions pour les médias occidentales russophobes pour accuser que c’était encore un autre exemple comme quoi la Russie et Vladimir Poutine en particulier pouvaient disposer d’un supposé ennemi du Kremlin.

Comme avec l’investigation de Mueller au sujet des allégations d’interférence russe dans les élections présidentielles américaines de 2016 il y a des accusations plus ou moins sauvages mais peu ou pas du tout d’évidence réelle qui passerait auprès d’une cour de justice indépendante..

Tout d’abord, quels sont les faits connus, une partie de ces derniers seulement a été correctement mentionnée par les médias occidentaux main-stream ? La victime, en admettant qu’elle était délibérément visée, était un ancien colonel de l’agence de renseignement russe qui comme ses équivalents occidentaux a de nombreuses missions, l’espionnage étant seulement l’une d’entre elles.

Au début des années 1990 Skripal fut recruté par l’agent du MI6 Pablo Miller, les médias n’ont jamais mentionné cet individu. Miller était un agent du MI6 à Tallin la capitale de l’Estonie. La principale fonction de Miller était de contacter des Russes pour collecter des informations afin de les transmettre au Royaume-Uni. Il est intéressant de noter, mais ce n’est peut-être qu’une pure coïncidence, qu’à cette époque l’agent du MI6 en charge de couvrir la Russie à Moscou était Christopher Steele. Steele est devenu il y a peu très connu pour avoir été le principal acteur et auteur de l’infamant « dossier Trump ».

Quand Steele retourna à Londres il fut en charge au MI6 entre 2006 et 2009 du dossier « Russie ». Les informations de Skripal étaient transmises à Steele, d’abord à Moscou puis à Londres.

Skripal fut arrêté en 2004. En 2006 il fut condamné pour trahison à Moscou à 18 ans d’emprisonnement. En 2010 il fut relâché dans le cadre d’un échange d’agents russes emprisonnés aux USA. Depuis lors il vivait supposément à la retraite. Un autre fait, quoique aussi pure coïncidence est que Salisbury, la ville où vivait Skripal, est situé à environ 12 kilomètres de Porton Down, le principal centre de recherche anglais sur les agents neurotoxiques.

Si les Russes avaient voulu de débarrasser de Skripal il avaient eu amplement le temps de la faire quand il était en prison pendant 6 ans en Russie ou encore durant ces dernières huit années qu’il a passé à Salisbury. S’ils avaient vraiment voulu l’éliminer il ne l’auraient pas fait de manière aussi publique, ce n’est pas très crédible, et d’autant plus qu’il a été empoisonné par un produit qu’on ne trouve pas dans une quelconque pharmacie. La manipulation et l’utilisation d’un produit aussi dangereux demande un véritable entrainement de professionnel. Les candidats sont donc des agences gouvernementales, et la question sans réponse est : quelle agence de quel gouvernement ?

Et c’est là que les faits deviennent très minces, et les relations intéressantes de Skripal offrent quelques hypothèses. Quand il vivait à Salisbury Skripal, selon un reportage du Daily Telegraph (lien en fin de traduction), de lia d’amitié avec Pablo Miller déjà mentionné ci-dessus mais dont les médias n’ont pas mentionné l’identité. Aujourd’hui Miller travaille pour un consultant en sécurité anglais, l’Orbis Business Intelligence. Toujours selon le même quotidien le profil LinkedIn de Miller a été précipitamment modifié et il ne figure plus dans le staff d’Orbis.

La question est donc : pourquoi avoir fait ça maintenant ?

Orbis est la même agence qui a recruté Christopher Steele. Il semble que c’est plus qu’une coïncidence que ces trois hommes ayant des liens personnels et professionnels remontant aux années 1990 aient continué à oeuvrer ensemble alors qu’au même moment le dossier dit du « Russiagate » est en cours d’implosion. L’ancien directeur du FBI James Comey avait déclaré devant une commission sénatoriale que le dossier Steele était « salace et invérifiable ».

L’ancien Ambassadeur britannique à Moscou Craig Murray a d’ailleurs suggéré sur son blog (voir le lien en fin de traduction) qu’un motif de la tentative d’assassinat de Skripal et de sa fille était de continuer à alimenter l’hystérie anti-russe auprès des médias et du monde politique occidental.

C’est certainement plausible et c’est assurément la conséquence comme le répète sans cesse la chaine de télévision ABC aussi clairement mais aussi bien d’autres médias. Mais une autre hypothèse apparaît à la lumière des fait exposés ci-dessus et elle n’a jamais été mentionnée par ces médias.

Mon hypothèse, que j’admets être spéculative, mais elle ne me paraît pas déraisonnable, est que Skripal était impliqué dans la production du dossier Steele. Il était donc en position de fournir des informations très gênantes. Comme mentionné ci-dessus ce dossier s’est dégonflé de manière spectaculaire mais des révélations de Skripal auraient été infiniment dommageables pour la communauté du renseignement américain, le FBI, le DNC (Democratic National Committee), l’Administration Obama et les Clinton.

Dans toutes les grandes enquêtes criminelles l’une des questions basiques est : qui avait les moyens, le motif et l’opportunité ? Vu sous cet angle, les Russes arrivent loin derrière les autres principaux suspects : les agences de renseignement Américaines et britanniques et les éléments du « Deep State » qui pensaient pouvoir éliminer Trump de la course à la présidence puis le fragiliser s’il était élu. Le principal motif des Russes aurait été de se venger d’une trahison qui eut lieu il y a plus dix ans.

La deuxième question qui se pose lors de toute enquête criminelle est « cui bono » – à qui profite le crime ? Il est difficile de trouver un argument crédible pouvant expliquer que le Kremlin puisse bénéficier de l’empoisonnement de Skripal. Un autre fait en faveur de mon hypothèse d’un « faux drapeau » (false flag) vient de la déclaration de la Première Ministre britannique Theresa May qu’elle a fait devant le Parlement. Sa déclaration était franchement absurde et n’aurait pu être faite qu’avec l’intention de diaboliser encore plus la Russie et de la punir à nouveau plutôt que chercher à établir la vérité et d’appliquer les principes de base d’analyse factuelle de l’évènement.

L’argument de Madame May est déconstruit sur le site web « Moon of Alabama » (voir les liens en fin de traduction) qui présente des évidences que la Russie a détruit tous les stocks d’armes chimiques laissées par l’Union Soviétique et ne produit aucune arme chimique aujourd’hui. De plus de nombreux gouvernements ont les moyens de perpétrer une attaque comme celle de Salisbury. Et le « Moon of Alabama » de poser la question : « si quelqu’un se fait écraser par une BMW est-il hautement probable que le gouvernement allemand en soit le responsable ? »

Le fait que les Anglais soient choqués renforce l’hypothèse que Skripal était devenu dangereux pour les adversaires de Trump et qu’il fallait donc l’éliminer. Il y a de nombreux précédents pour ce genre d’affaires et ceux qui se souviennent du « suicide » du Docteur David Kelly trouveront des parallèles. Les chances que la vérité émerge s’évanouissent et en même temps qu’un conflit majeur avec la Russie apparaît de plus en plus d’actualité.

Liens :

https://www.telegraph.co.uk/news/2018/03/07/poisoned-russian-spy-sergei-skripal-close-consultant-linked/

https://www.craymurray.org.uk/archives/2018/03/russian-to-judgement/

http://www.moonofalabama.org/2018/03/theresa-mays-45-minutes-claim.html#more

https://www.nytimes.com/2017/09/27/world/europa/russia-putin-chemical-weapons.html

Source et illustration :

https://consortiumnews.com/2018/03/13/the-strange-case-of-the-russian-spy-poisoning/

Commentaire. Cet évènement me semble d’une importance extrême pour l’avenir de la planète toute entière tant le degré de schizophrénie a atteint les limites du supportable des deux côtés de l’Atlantique. C’est la raison pour laquelle j’ai réalisé cette traduction aussi fidèle que possible pour mes lecteurs afin qu’ils se forgent une opinion.Que l’on m’accuse d’antiaméricanisme (primaire ou pas) est une chose, s’informer en est une autre infiniment plus importante et ce ne sont malheureusement pas les médias occidentaux qui informent objectivement. Il faut chercher d’autres sources parfois contradictoires pour discerner le vrai du faux, un faux qui est devenu presque une coutume en ces temps d’incertitude géopolitique …

Pas de billet vendredi 16 mars 2018

Trump s’est rendu, Poutine sera-t-il le prochain à se rendre ?

Trump s’est rendu, Poutine sera-t-il le prochain à se rendre ?

Traduction d’un article de Paul Craig Roberts tout à fait à propos en ce moment précis d’extrême et dangereuse tension au Moyen-Orient.

Washington a réouvert le conflit syrien par une attaque avec des missiles Tomahawk sur des bases aériennes militaires syriennes. Le système de défense russo-syrien n’a pas pu déjouer ces attaques. L’establishment de Washington a repris le contrôle. D’abord Flynn et maintenant Bannon. Tout ce qui reste maintenant dans l’administration Trump sont les Sionistes et les généraux fous qui veulent la guerre avec la Russie, la Chine, l’Iran, la Syrie et la Corée du nord.

Il n’y a plus personne à la Maison-Blanche pour les arrêter. Adieu la normalisation des relations avec la Russie …

Le conflit syrien est donc réouvert sur la base de l’utilisation d’armes chimiques dénoncées par Washington en dépit de l’absence de toute évidence. Il est complètement évident que cette attaque chimique est orchestrée par Washington. Selon les rapports du Département d’Etat Tillerson a prévenu Poutine que les dispositions sont prises pour éliminer le président syrien Assad et Trump a donné son accord. L’éviction de Assad permet à Washington d’imposer une autre marionnette au peuple musulman et de réduire à néant le gouvernement actuel de la Syrie qui conduit une politique indépendante de celle de Washington, opposé de surcroit au vol des territoires palestiniens par Israël et pour Tillerson (ex Exxon) et les néoconservateurs hégémoniques de couper le gaz naturel syrien de l’Europe en installant dès lors un tuyau contrôlé par les USA pour acheminer via la Syrie le gaz du Qatar directement vers l’Europe.

En ignorant toutes ces évidences, la Russie a trop longtemps hésité à débarrasser totalement la Syrie de l’ISIS soutenue par Washington. La Russie a tergiversé parce qu’elle considérait de manière totalement irréaliste qu’elle pouvait aboutir à une coopération avec les USA pour se débarrasser des terroristes qui sévissent sur le sol syrien.

C’était une idée ridicule puisque justement ces terroristes sont une arme manipulée par Washington !

Si Washington peut réduire à zéro la présence russe en Syrie en réduisant tous ces espoirs de coopération contre le terrorisme, les USA auront alors les mains libres pour réorienter ISIS contre l’Iran et à une grande échelle. Et quand l’Iran aura été maitrisé alors ces mêmes terroristes apatrides seront utilisés pour déstabiliser les marches russes puis les provinces chinoises musulmanes. Il suffit de se souvenir du soutien américain aux terroristes tchétchènes. Il y a beaucoup plus à venir, c’est l’agenda hégémonique des néoconservateurs américains.

À force d’hésiter et de croire en une improbable coopération avec les USA la Russie s’est mise elle-même et avec la Syrie dans une position inconfortable.

Après avoir répondu à l’appel à l’aide de Assad la Russie est entrée dans le conflit à la surprise de l’Occident. L’ISIS a essuyé de lourds revers puis, considérant sa mission accomplie, la Russie a allégé son dispositif militaire. Mais cette mission était loin d’être accomplie et revenant sur le terrain l’armée russe a cru qu’elle pouvait alors bénéficier de la coopération américaine pour finir de nettoyer le territoire syrien de l’ISIS. Au contraire, les USA ont alors à nouveau soutenu l’ISIS et malgré les plaintes réitérées du Ministre des Affaires Etrangères Lavrov les Russes n’ont pas su profiter de leur avantage sur le terrain pour en terminer avec les terroristes. Maintenant, Washington menace directement la Russie qui se trouve sur son chemin. Les Russes apprendront-ils un jour que le seul objectif des Américains est : soumettez-vous et devenez notre vassal !

Il reste une seule alternative offerte à Poutine : dire aux Américains d’aller se faire voir (en anglais : go to hell), qu’ils ne toléreront jamais qu’Assad soit écarté. Il y a tout de même un petit problème, la « cinquième colonne » russe aux ordres de la CIA fera pression sur le Kremlin pour accepter une collaboration sur le terrain syrien avec les USA si et seulement si ils acceptent de sacrifier Assad. Une telle compromission ternira l’image de la Russie et la conséquence sera que les Américains feront alors tout pour prendre en tenaille le pays en le privant d’exportations de son gaz vers l’Europe et donc en privant la Russie d’une rentrée de devises essentielle pour son économie.

Poutine a clairement déclaré qu’il était impossible de croire les Américains. C’est une déduction correcte des faits, alors pourquoi les Russes persistent à espérer une coopération avec les USA ? Une sorte de dilemme insoluble. Toute coopération avec Washington n’a qu’une seule définition : se rendre … Poutine n’a pas pu totalement nettoyer son pays de tous les espions américains qui s’y trouvent. Va-t-il se rendre aux volontés de l’Establishment de Washington comme Trump vient de le faire ? Il est tout à fait étonnant que les médias russes ne comprennent pas du tout devant quel péril se trouve confronté leur pays.

Cinq minutes avant minuit …

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J’ai lu avec une frayeur certaine un rapport de ce qui est appelé avec pudeur « Le Conseil Atlantique ». En réalité il s’agit de l’OTAN et de son organe de propagande publique et je conseille très vivement à mes lecteurs de parcourir ce petit opuscule qui constitue un concentré de ce qui se met en place actuellement en Europe de l’Est et en particulier en Pologne (voir le lien, en anglais en fin de billet mais il doit exister une version français de ce document). On est revenu aux bons vieux arguments de la Guerre Froide en prétendant que la Russie a une avance stratégique sur les armements déployés par les Américains dans de nombreux pays européens. Je pense tout particulièrement à la France qui va héberger, au mépris de la politique mise en place par De Gaulle d’une force de dissuasion nucléaire nationale indépendante, des armements nucléaires stratégiques sur son sol comme il en existe en Espagne ou encore en Turquie.

Bref, si on entre dans les détails, cette attitude agressive délibérée des USA et de l’Europe toute entière via l’OTAN n’a pas d’autre but que de donner du pain à manger au complexe militaro-industriel américain exactement comme au temps de la Guerre Froide en brandissant la menace russe à chaque instant et dans toutes les chaumières européennes avec la télévision et la presse vendues aux desseins du Département d’Etat américain, du Pentagone et de la CIA. Le document de l’OTAN a été rédigé par deux courtiers en armements, Richard Shirreff et Maciej Olex-Szczytowski. Pour armer la Pologne et atteindre un niveau d’armement dissuasif il faut que les USA (et leurs alliés) dépensent au moins 26 milliards de dollars mais 34 milliards ce serait encore mieux.

Vladimir Putine, l’ours russe, est en effet imprévisible ! Il a déjà envahi l’est de l’Ukraine et annexé la Crimée, il est grand temps de lui faire peur en installant des systèmes électroniques de brouillage, des fusées en tous genres y compris à têtes nucléaires, des forces navales conséquentes en Mer Baltique et des unités blindées à quelques kilomètres de la frontière russe.

Qui peut apporter des preuves tangibles que la Russie a effectivement envahi le Donbass et annexé de force la Crimée ? Jamais on ne pourra lire ou entendre dans la presstitute occidentale qu’il ne s’agit que de propagande orchestrée par la Maison-Blanche. Alors à l’évidence on s’achemine vers un conflit nucléaire généralisé qui vitrifiera en quelques minutes l’ensemble de l’humanité. Les rares survivants seront exterminés par l’hiver nucléaire qui s’en suivra comme lors de la chute de l’astéroïde de Chicxulub qui entraina la disparition presque instantanée des dinosaures …

Bonnes vacances !

Source : Paul Craig Roberts et

http://www.atlanticcouncil.org/images/publications/Arming_for_Deterrence_web_0719.pdf

Note : pesstitute, néologisme créé par PCR

France : fracking ou pas fracking ? Question à 1000 milliards d’euros !

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La Russie et la Chine viennent de signer le contrat énergétique du siècle pour la livraison pendant 30 ans de 36 milliards de mètre-cube de gaz par an pour la modique somme de 400 milliards de dollars. Ce ne sera pourtant que 20 % des besoins chinois en gaz naturel … L’Europe ne peut qu’être inquiète de cette nouvelle et les décideurs politiques européens devraient songer à alléger la dépendance au gaz russe qui représente plus du tiers de la demande européenne. Et ce d’autant plus que la Russie pourrait très bien revoir ses contrats de livraison avec les pays européens par mesure de rétorsion après les sanctions prises par les Européens (lourdement appuyés par les USA dans ce sens) contre son pays à la suite des évènements d’Ukraine. Même si le méthane est inodore naturellement, tout ça ne sent pas très bon !

Quelle alternative à une réduction des importations de gaz russe vers l’Europe ? Il n’y en a pas beaucoup et ce ne sont pas quelques centaines de milliers de moulins à vent supplémentaires qui changeront la donne. Mais il y a plus inquiétant encore et on comprend que Poutine ait déjà gagné la partie en fin stratège qu’il est car il soutient ouvertement les opposants à la fracturation hydraulique en Europe et en particulier en France ( http://blogs.wsj.com/overheard/2011/12/15/putin’s-frack-attack/ ou http://www.nationalreview.com/article/377201/putins-anti-fracking-campaign-robert-zubrin ), bref, on ne peut pas faire plus clair et tous les arguments sont bons pour décourager les Européens dans leurs velléités de fracking sur leur propre sol.

Dans le cas de la France, c’est du pain béni, Poutine a eu l’audace de transmettre le message aux décideurs en leur brossant un tableau consternant sur les effets du fracking sur les paysages inoubliables et les douces rivières poissonneuses de la France profonde qui comme chacun sait contiennent zéro pesticides, zéro nitrates et zéro détergents. Mais il n’y a pas que Poutine pour être opposé au fracking en Europe, le film « Promised Land » de Gus Van Sant sur un scénario de Matt Damon avec ce dernier comme principal acteur a été financé par Abu Dhabi. On y voit un combat caricatural des écologistes contre le fracking et Abu Dhabi n’a pas non plus vraiment intérêt à voir les Européens se lancer dans le fracking à grande échelle!

Et pourtant la France est le deuxième pays d’Europe après la Pologne pour ses potentialités en gaz de roche mère. Les réserves probables ont été estimées avec précision par l’Administration américaine (U.S. Energy Information) à 3800 milliards de mètre-cube, de quoi alimenter la Chine pendant 20 ans selon les termes du contrat qui vient d’être signé entre ce pays et la Russie ! Le fracking fait peur parce qu’il y a des risques de pollution des nappes aquifères profondes et de pollution en surface. C’est à peu près le seul argument retenu par les écologistes et les politiciens manipulés par ces derniers. Sur des dizaines de milliers de forages effectués aux USA il y a eu, certes, quelques incidents mais les fortes amendes auxquelles sont exposés les exploitants en cas de pollution avérée a découragé le dilettantisme initial favorisé par la course au profit immédiat et les technologies se sont considérablement amélioré. La dernière innovation dans ce domaine, controversé en Europe pour la plus grande satisfaction de Poutine, pourrait bien conduire les politiciens à reconsidérer leur position surtout si les incertitudes sur l’approvisionnement en gaz russe perdurent ou se concrétisent. Il s’agit du fracking à l’aide de propane. Inutile de dire que le propane n’est pas plus dangereux que l’essence qu’on met dans sa voiture car il y a plus de 120 millions de foyers européens qui utilisent ce gaz pour se chauffer ou pour cuisiner et il n’y a « que » 12000 camions citerne de propane sur les routes d’Europe. De plus le propane comme fluide de fracking ne nécessite aucun autre additif et il remonte avec le méthane et part tout simplement dans les gazoducs sans autre traitement et si le forage touche de l’huile, le pétrole est un solvant naturel pour le propane ! Que des avantages …

Et pourtant quand Arnaud Montebourg a eu l’audace de déclarer qu’il fallait reconsidérer la disposition législative relative à l’interdiction du fracking dans l’Hexagone, conscient de ce progrès technologique respectueux de l’environnement, les écologistes ont immédiatement exercé leur chantage ignominieux habituel et Hollande, en désespoir de cause électoraliste, a tranché par la négative. Si on parle gros sous, les potentialités du fracking en France représentent au moins trois cent mille emplois industriels nouveaux, 30 milliards d’euros dans les caisses de l’Etat chaque année et une réduction de 40 % du déficit commercial du pays, vraiment que de bonnes raisons de se pencher sérieusement sur le dossier. Au prix actuel du gaz naturel acheté à la Russie, moins coûteux que le gaz algérien qui doit être liquéfié, le seul bassin du sud-est de la France représenterait potentiellement en valeur 1000 milliards d’euros, ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les experts américains qui ont fait l’estimation !

La société américaine GasFrac a déjà validé la technologie aux USA avec plus de 1000 puits sans aucun incident en réalisant qu’elle était plus simple à mettre en oeuvre et plus économique que la fracturation hydraulique classique. La société Ecorp, détentrice de cette technologie a créé une joint-venture avec Total pour les premières opérations de forage en Grande-Bretagne avec cette technologie, les Anglais étant plutôt plus soucieux que les Français de leur environnement mais aussi beaucoup plus pragmatiques que ces derniers. Outre la Grande-Bretagne, cette même société est détentrice de licences d’exploitation par fracking accordées par la France et la Suisse mais pour l’instant la situation est bloquée en haut lieu, du moins en France, et en Suisse, n’en parlons même pas, il faudrait encore une votation pour débloquer la situation sérieusement ficelée par les écologistes. Toute la question à mille milliards d’euros est de savoir si Hollande va enfin prendre une décision favorable à des forages exploratoires compte tenu de l’état de délabrement inquiétant de la situation économique de la France.

La Pologne, coincée entre l’Allemagne, potentiel client pour son gaz obtenu par fracking, et la Russie qui peut à tout moment perturber son approvisionnement en gaz, a résolument opté pour le fracking qui est depuis quelques semaines particulièrement encourageant, l’exploitation industrielle vient en effet de débuter. Ce qui est paradoxal en Allemagne, dont les décideurs gouvernementaux sont aussi sous l’emprise idéologique des écolos, c’est qu’il y a aussi du gaz en particulier en Basse-Saxe et cela a été d’ors et déjà prouvé, mais le gouvernement laisse les électriciens dévaster des régions entières dans l’est du pays pour extraire la lignite à ciel ouvert en détruisant purement et simplement des dizaines de villages multi-centenaires et en autorisant des rejets non seulement de carbone dans l’atmosphère, passe encore, mais de millions de tonnes de poussières … radioactives alors que les centrales nucléaires du pays doivent toutes être fermées à brève échéance depuis la réaction hystérique post-Fukushima anti-nucléaire dans ce pays.

On nage dans un surréalisme incommensurable créé par les écologistes téléguidés à leur insu par la Russie alors que BP et Exxon viennent de créer une joint-venture avec Rosneft pour initier du fracking à grande échelle en Sibérie pour le plus grand bonheur de l’économie chinoise. Et pendant ce temps-là l’Europe et surtout la France s’enfonceront dans la pire des récessions. Il n’y a vraiment pas de quoi se réjouir de l’incurie de nos politiciens !

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Billet inspiré d’un article paru dans Forbes Magazine

Et pour illustrer ce billet, s’il en était encore besoin :

Gaz de schiste: Hess Oil fait appel de l’interdiction d’un forage près de Paris

Paris – Le groupe pétrolier américain Hess Oil a fait appel de la décision du tribunal administratif de Melun qui lui avait interdit en mars de réaliser un forage d’exploration pétrolière dans la commune de Nonville (Seine-et-Marne), a-t-on appris jeudi de sources concordantes.

L’appel a été déposé le 15 mai auprès de la cour administrative d’appel de Paris, ont-elles précisé à l’AFP.

Le 12 mars, le tribunal administratif de Melun avait interdit à Hess Oil de procéder à un forage d’exploration pétrolière à Nonville, une commune située à 70 kilomètres au sud-est de Paris, une décision présentée comme une première en France du côté des militants anti-gaz de schiste.

Le permis exclusif de recherche d’hydrocarbures détenu par le groupe n’avais cependant pas été annulé.

C’est une mauvaise surprise, a commenté Me Arnaud Gossement, avocat de la commune.

La bataille avait été homérique devant le tribunal administratif de Melun et son jugement s’était accompagné de beaucoup de motifs d’annulation du permis, a-t-il ajouté, estimant que ce projet fait l’unanimité contre lui sur le terrain.

De son côté, le groupe, qui n’a pas commenté cette information, a assuré à plusieurs reprises vouloir simplement sonder par des forages conventionnels le sous-sol du bassin parisien pour rechercher des hydrocarbures non exploités.

Ce projet de forage est contesté par les écologistes, qui soupçonnent Hess Oil, très investi dans les hydrocarbures non-conventionnels, de viser du pétrole de schiste.

La fracturation hydraulique, critiquée pour les risques qu’elle fait courir à l’environnement et interdite en France, est quasiment la seule technique disponible pour extraire ce type de pétrole.

(©AFP / 22 mai 2014 16h55)

Billet à paraître également sur le blog http://www.mauvaisenouvelle.fr/

Billet d’humeur géopolitique

Poutine se joue des Occidentaux en effectuant des tirs de missiles et en clamant que non, l’armée russe n’encercle pas les casernements ukrainiens ni en Crimée ni ailleurs. Le poker menteur a commencé. Il y a eu ces reportages truqués sur les exactions des Ukrainiens détruisant des églises dans la partie russophone du pays, mais c’est bien sur ! La propagande occidentale pêche des informations partielles pour conforter ses prises de positions. Qui sait exactement ce qui se passe en ce moment en Crimée ? Personne ! La population locale, majoritairement russe d’origine, religieusement rattachée au patriarcat de Moscou et vivant des largesses que procure la présence militaire russe n’aura rien à redire si Poutine déclare que cette péninsule fait désormais partie de la CEI et non plus de l’Ukraine. Quels sont les Ukrainiens qui s’opposeraient à une partition de leur pays, concédant la rétrocession de la Crimée à la Russie en échange de leur liberté d’action ? Là est le fond du problème. Seule Angela Merkel qui parle couramment le russe, et ça aide, a probablement conseillé à Poutine qu’elle connait bien de calmer le jeu parce qu’après tout l’Allemagne a besoin du gaz russe et mettre en péril l’économie allemande pour quelques arpents de terre russe, mais dans les faits ukrainiens, ne pèse pas lourd en regard des intérêts économiques bilatéraux.

D’après les informations qui peuvent être glanées sur le WEB, Cameron a adopté un profil bas, Hollande ne sait pas trop quoi faire, les Espagnols ne sont pas intéressés par les évènements, l’Italie n’a pas réagi, business as usual. Les Etats baltes et la Pologne expriment des craintes qui n’ont pas lieu d’être, croyant que ce sera leur tour de voir arriver les blindés de l’armée russe. Poutine n’est pas idiot. Il a déjà gagné la partie et tout va rentrer dans l’ordre à moins qu’il envisage d’annexer la partie orientale de l’Ukraine, ce qui serait une toute autre affaire !

Une nouvelle guerre de Crimée ?

 

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Je ne suis pas spécialiste en géopolitique, loin de là, mais si on considère la chute de la monnaie ukrainienne ces trois derniers jours (le hryvnia) de plus de 17 % entrainant dans son sillage le rouble, il y a quelques soucis à se faire quand on habite à Kiev ou Sébastopol. Justement, à propos de la Crimée, une partie de l’Ukraine plus ou moins indépendante et jalousement scrutée par la Russie puisque la population y est majoritairement russophone, il se pourrait bien que l’armée russe se fasse un devoir de protéger ses amis. Car qui dit russophone dit « russe » surtout pour Vladimir Poutine, l’armée russe est d’ailleurs en manœuvres en ce moment même juste de l’autre côté de la frontière (voir la carte). Il n’y a qu’à se souvenir des évènements de Géorgie il y a quelques années …

Aller mourir pour Sébastopol ? Pourquoi pas puisque la France est solidaire des USA ! La marine française a croisé au large de Sochi durant les jeux olympiques et conformément aux traités internationaux, les navires de la Royale ont quitté la Mer Noire avant d’avoir outrepassé le délai légal de 21 jours (Convention de Montreux, 1936) de présence dans les eaux de cette mer intérieure puisque la France n’est pas riveraine de cette dite mer. Pour autant, un navire américain reste au mouillage dans le port de Samsun en Turquie où se trouve une base américaine ou plutôt de l’OTAN présente aussi en Pologne, Roumanie et Hongrie.

Le gouvernement français prendrait-il le risque insensé de se confronter avec l’armée russe pour défendre l’intégrité de l’Ukraine en cas d’incident majeur en Crimée ? Car si une guerre civile genre Kosovo devait éclater dans ce pays le principal foyer de friction entre russophones et ukrainiens se trouve justement en Crimée !

Après le Mali où la France est toujours empêtrée et la Centre-Afrique où l’armée française n’aurait jamais du mettre les pieds puisqu’il s’agit d’un conflit religieux entre musulmans et chrétiens, pourquoi pas la Crimée pour que le Président, totalement désemparé par la situation économique et sociale dégradée et des élections à venir catastrophiques pour son parti, redore son image ? Une ou deux corvettes avec l’appui des Américains ça ferait l’affaire. Le ministre de la défense français s’est entretenu de ces questions avec son homologue américain à Washington le 24 janvier … Business is business as usual et les contribuables européens vont mettre la main à la poche pour combler les dettes de l’Ukraine qui enrichiront l’oligarchie russe, mais ce n’est pas la première fois que cela se produit. Il faut une cinquantaine de milliards d’euros pour calmer le jeu, tout de suite, et même le FMI s’y est engagé, une broutille quand on sait que par exemple la France emprunte cette somme auprès des marchés chaque mois !

La presse main-stream française subventionnée n’a pas encore dit le moindre mot de cette situation pour le moins dangereuse mais gageons que rien n’arrivera car Poutine dispose d’une arme beaucoup plus dangereuse que n’importe quelle bombe nucléaire, le gaz qui transite justement par l’Ukraine ! Secret défense oblige … Finalement ce qui se trame en ce moment ressemble à du théâtre de boulevard de mauvaise facture mais il se pourrait bien qu’un mort de plus en Crimée fasse exploser le baril de gaz …