Juste pour info de dernière minute !

Message reçu d’un correspondant fidèle résidant à Kawasaki :

Nous en sommes à plus de 20 grands banquiers de décédés depuis le début de l’année, et cette fois-ci, il s’agit d’un directeur général de la Goldman Sachs qui a été retrouvé flottant, accroché à un cerf-volant…

esmoutonsenrages.fr/2014/07/23/directeur-general-de-goldman-sachs-nicholas-valtz-retrouve-mort/

 

Le mélange de l’avion abattu et du bombardement de Gaza a donc créé le parfait rideau de fumée médiatique qui évite aux journaux télévisés DE MONTRER LA FILE DE PORTUGAIS DEVANT LES PORTES DE LA BANQUE DU SAINT ESPRIT, pour retirer leurs économies. Vous avez bien vu: aucune info d’ordre économique n’a été donnée… De notre lecteur Greco: « J’étais au Portugal il y a 10 jours, et j’ai vu de mes yeux le carnage de la banque Espirito Santo: des pauvres Portugais faisant la file devant la banque pour retirer les économies représentants les sacrifices d’une vie. Nous serons les prochains sur la liste« . Très pratique vraiment, les médias…

 

 

 

La France emprunte à sept ans à des taux négatifs, du jamais vu !

 

Normalement quand on emprunte de l’argent, c’est le prêteur qui gagne puisqu’on doit acquitter des intérêts. Eh bien non, les temps ont changé, c’est l’inverse qui se produit maintenant.

Difficile de croire qu’un Etat souverain (plus vraiment puisqu’il doit tendre la main aux banquiers pour survivre même si cela leur coûte de l’argent) puisse s’offrir des intérêts négatifs sur le long terme. On se demande où les banquiers peuvent trouver l’argent nécessaire pour souscrire aux émissions de dette de l’Agence France Trésor, probablement de l’argent dont l’encre est encore toute fraîche, brute d’impression, mais on peut se demander aussi si le monde ne devient pas complètement fou quand les banquiers finissent par accepter de perdre de l’argent et pour des échéances à 7 ans ils prennent de très gros risques. Il doit bien y avoir quelque part des arrangements « entre amis » sinon ce type de transaction certainement gagnant-gagnant quelque part ne pourrait pas tenir la route.

Conclusion sur les termes de cet extrait de la dépêche de l’agence AWP, les dés sont pipés et comme tous les pays européens vont devoir remettre au pot pour sauver le Portugal dont l’ensemble de l’économie risque bien de s’effondrer comme un château de cartes avec la faillite de la holding Espiritu Santo qui contrôle près de 40 % de l’économie du pays, ça promet …

Mais ça n’intéresse pas les médias main-stream français subventionnés alors que la vraie crise, la vraie de vrai, pourrait bien prendre naissance au Portugal comme je le mentionnais déja le cinq février dernier dans un billet de ce blog :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/02/05/et-si-tout-partait-du-portugal-ou-de-la-france/

« Enfin, l’Agence France Trésor, chargée de placer la dette française sur les marchés, a levé 350 millions d’euros d’obligations indexées sur l’inflation française à échéance 7 ans (juillet 2021), au taux négatif de -0,38% contre 0,24% lors de la dernière opération de même type le 20 mars. »

(AWP / 21.07.2014 13h20)

 

Et si tout partait du Portugal (ou de la France) ?

Je ne suis pas du tout un économiste et je ne possède pas le don de prédire l’avenir dans le marc de café ou en regardant une boule de cristal, je laisse ce genre d’exercice aux journalistes en mal d’inspiration quand ils prétendent qu’à partir de 2017, par exemple, les USA perdront chaque année 2 millions d’emplois ou que la France aura réduit sa dette et ses dépenses pour se retrouver à moins de 3 % de déficit. Et souvent ces journalistes confondent un peu tout et racontent n’importe quoi. Bref, les faits sont les faits et ils sont indéniables. Par exemple, la France va devoir rembourser entre 2014 et 2015 380 milliards d’euros de dette arrivant à maturité soit environ 23 % de son PIB prévu pour 2014, prévu pour être sensiblement le même qu’en 2013, et même réparti sur deux ans (190 milliards par an) on se demande comment le gouvernement y parviendra sinon en empruntant encore plus puisqu’il n’est toujours pas décidé à faire des économies en raison d’une multitude de blocages notamment des syndicats et également en raison des échéances électorales à répétition. On ne décide pas de mesures douloureuses au risque de perdre la moitié de son électorat, c’est bien connu.

Pour bien faire, le gouvernement français devrait réaliser 190 milliards de réduction budgétaire en 2014, économies reconduites en 2015 du même montant, pour ne plus devoir emprunter uniquement pour rembourser la dette arrivant à maturité. Et je ne parle pas des intérêts de la dette en cours à payer aux créanciers qui s’élèvent à environ 80 milliards d’euros par an, en gros ce que la France emprunte en deux mois et demi puisque, faut-il le rappeler, le budget est en déficit chronique, et il faut aussi emprunter sur les marchés pour pouvoir payer ces intérêts. Ce sont des faits, mais il est illusoire de trouver une telle description de l’état de délabrement de la situation financière de la France dans les médias car il est politiquement incorrect d’en parler ! Ces données tirées des divers tableaux d’un rapport publié par un cabinet financier américain (voir le lien) en arrivent à l’invraisemblable volume du poids global de la dette de l’Etat français de 13,5 % du budget de l’Etat si mes calculs sont exacts. Or dans une tendance déflationniste dans laquelle il semble que l’Europe entre il est impossible pour la France de faire face durablement à ce fardeau qui pénalise l’ensemble de l’économie du pays.

Pourquoi alors ce titre de mon billet me direz-vous puisque je ne disserte que sur la France. Tout simplement parce qu’on retrouve pour la France ces données, les faits dont je parlais plus haut, dans un rapport de Tortus Capital à propos de l’insoutenable dette du Portugal. Sans vouloir jouer le rôle de l’avocat du diable on constate que ce qui mine le budget du Portugal est son incroyable secteur de protection sociale et de transferts sociaux avec les privilèges presque obscènes des fonctionnaires et du monde politique du pays. Ca rappelle quelque chose si on revient en deçà des Pyrénées. Le gouvernement portugais a tenté de faire des économies sur ces divers postes. Huit propositions d’économies budgétaires ont été jugées contraires à la Constitution ! Par exemple l’homogénéisation des régimes de retraite public/privé a été rejetée, la réforme du marché du travail : rejetée, la suppression des treizième et quatorzième mois (primes) des employés et retraités du secteur public : rejetée, la réduction des allocations chômage et invalidité : rejetée. On se croirait en France malgré les nombreuses réformes que le gouvernement portugais a été obligé de faire sous la tutelle du FMI, mais la France n’est pas (encore) sous la tutelle du FMI et ne fait rien. On peut comprendre sans difficulté, à la vue des données présentées plus haut pour la France que ces « ajustements » budgétaires devront à un moment ou à un autre être envisagés par le gouvernement et le Président Hollande à grands coups de forceps car à la moindre remontée des taux d’intérêt il faudra bien que la France envisage des mesures drastiques d’économies budgétaires sinon ce sera la banqueroute car cette fois le FMI et l’Europe n’auront pas assez de moyens pour aider le pays, la France, en volume, ce n’est ni la Grèce, ni le Portugal ni l’Irlande ni Chypre.

Un défaut de la France signifierait à n’en pas douter la fin de l’union monétaire européenne et personne ne veut en entendre parler, pour l’instant du moins. Il restera alors la dernière solution, la mise à contribution du secteur financier privé (PSI) selon un scénario à la grecque ou à la chypriote qui inclura non seulement les établissements financiers (hair-cut, en français tonsure), les banques pour l’homme de la rue et aussi les assureurs et certains fonds de pension (mais si, il y en a en France y compris dans la fonction publique), mais aussi les particuliers qu’ils soient fonctionnaires, retraités ou actifs du secteur privé avec une confiscation pure et simple de leur épargne. Triste perspective mais ce sera le prix à payer pour ne pas précipiter l’ensemble de la population dans la misère. En définitive ce sont bien les générations actuelles qui finiront par payer cette dette et non pas les générations futures comme se plaisent à le dire les économistes et les journalistes.

Mon analyse vaut ce qu’elle vaut mais je me suis seulement inspiré de la lecture de ce rapport.

Ce qui est tout aussi alarmant est la situation des USA qui vont arithmétiquement atteindre le plafond légal de la dette fédérale ce vendredi 7 février 2014. Comme un vote du Congrès dans les temps pour relever ce plafond est improbable, la Maison Blanche a déjà décidé de suspendre toute émission de dette destinée aux Etats et aux municipalités dès ce vendredi afin d’éviter un défaut. Si de telles dispositions législatives existaient en France, il y a bien longtemps que le pays serait dirigé par des spécialistes et non plus par des politiciens totalement éloignés de la réalité, notoirement incompétents et englués dans des idéologies qui sont totalement dépassées. Comme se plait à le dire H16, ce pays (la France) est foutu !

Via globaleconomicanalysis

Pour ceux de mes lecteurs qui liront ce document très instructif, PSI signifie Private Sector Initiative par opposition à OSI, Official Sector Initiative (http://en.wikipedia.org/wiki/Private_sector_involvement).

Lien : http://rehabilitatingportugal.com/presentation.html

La France ne peut pas être la France sans grandeur (C. De Gaulle)

La France est sur le point d’atteindre le seuil critique où le service de sa dette va s’accroître plus rapidement que ses revenus. Pour les quelques mois à venir, compte tenu des intérêts très bas consentis par les financiers (inférieurs à l’inflation) il reste paradoxalement quelques euros pour encore stimuler l’économie, ce que s’est empressé de faire le gouvernement en prenant de petites mesures stimulant l’emploi afin de tenter in extremis de réduire l’augmentation du chômage. Mais cette situation artificielle ne peut pas durer car inévitablement les milieux financiers non résidents dont est dépendante la France à plus de 60 % pour couvrir ses emprunts vont sanctionner l’inaction du gouvernement en termes de réformes structurelles afin d’améliorer la productivité et la compétitivité des entreprises. Il n’est pas besoin d’être un analyste professionnel pour comprendre qu’il en est tout autrement avec l’augmentation des impôts, charges et taxes diverses décidées par l’administration actuellement au pouvoir. De deux choses l’une, soit la dette et le service de la dette continuent à augmenter (ce qui est le cas pour le moment) et à un moment ou à un autre la bulle de cette dette explosera, soit le gouvernement décide de réaliser de réelles économies budgétaires afin de réduire l’accroissement de cette dette dans la souffrance, ce qui est improbable compte tenu des pressions corporatistes et syndicales, alors cette bulle va exploser. Si on considère l’ensemble des charges hors bilan consolidés de la France, essentiellement les programmes sociaux, celles-ci atteignent déjà 260 % du PIB, à peu de choses près la situation de la Grèce ou du Portugal, deux pays qui vont très certainement appeler l’Europe à l’aide dès les élections allemandes terminées, tant qu’Angela Merkel n’est pas reconduite dans ses fonctions, il ne se passera rien en Europe … Pour préciser la situation plus que précaire de la France la Commission Européenne a chargé le Research Center for Generational Contracts en 2009 de quantifier les engagements de divers pays européens dans leurs programmes sociaux.

130825-03

 

130825-04

Ce rapport a estimé que la France avait le « hors bilan », c’est-à-dire le poste de dépenses non adossé à des recettes correspondantes, le plus élevé d’Europe, atteignant 362,2 % du PIB, soit 6500 milliards d’euros, à fin 2006 à laquelle il faut ajouter la dette financière, ou fiscale, comme vous voudrez, qui frôle les 95 % du PIB. Difficile d’imaginer que la situation se soit magiquement améliorée depuis cette date ! Au contraire, elle s’est détériorée puisqu’il y a de moins en moins d’actifs pour financer cette structure genre Ponzi qui a fonctionné durant les trente glorieuses – il y avait plus d’actifs que d’inactifs – mais la tendance s’est inversée avec l’arrivée à l’âge de la retraite des baby-boomers. Le refus du gouvernement français de modifier les modalités de départ à la retraite et le financement de cette dernière ne peut pas améliorer cette situation. La Cour des Comptes s’évertue à tirer le signal d’alarme, rien n’y fait. A ce triste tableau se surimpose l’érosion de le compétitivité de l’Entreprise France pour faire court. Depuis 1999, les salaires ont augmenté de 53 % en France et de 35 % en Allemagne, ce n’est qu’un exemple, mais le plus inquiétant est la perte de compétitivité de la France vis-à-vis de l’Italie et de l’Espagne qui grignotent mois après mois les parts de marché de la France car ces deux pays ont réalisé les réformes structurelles nécessaires. Plus inquiétant encore, la dette française détenue par des non résidents est deux fois plus élevée qu’en Italie et quatre fois plus qu’en Espagne. Si les investisseurs étaient lucides (selon Bridgewater) le « spread » entre la France et l’Allemagne ne serait pas de 50 points de base comme c’est actuellement le cas mais 350 points, soit 3,5 %, auquel cas la France serait rapidement asphyxiée. Pour encore aggraver cette situation, le déficit commercial de la France est chroniquement dans le rouge, or on ne peut pas, mathématiquement, réduire simultanément la dette et le déficit commercial. C’est ce qu’ont appris à leurs dépens la Grèce, le Portugal, l’Espagne et l’Italie en engageant de vastes réformes structurelles et des diminutions de salaire autant dans les secteurs publics que privés afin de redonner une certaine compétitivité industrielle et réduire les déficits commerciaux. L’Espagne et l’Italie viennent d’atteindre l’équilibre au prix d’efforts sociaux douloureux, réduction du secteur public, réduction des salaires, des allocations de chômage, des remboursements médicaux, etc. Pour terminer la peinture très sombre de ce tableau, la France n’a plus beaucoup de marges de manœuvre fiscales, l’impôt tuant l’impôt, il est donc inévitable que les investisseurs se détournent de la France dans les mois à venir. Il est hautement improbable que l’Allemagne accepte que la BCE se lance dans l’aventure des QE à la Bernanke, à moins que chaque membre de la zone euro accepte une harmonisation fiscale, condition sine qua non fermement martelée par l’Allemagne et elle n’a pas tort, c’est-à-dire une perte brutale de souveraineté que la France n’acceptera pas. Que pourrait-il alors arriver ? D’abord, le Portugal pourrait faire défaut avant la fin de l’année, il n’y a plus d’argent dans les caisses et les taux sont asphyxiants (voir supra à propos de la France) et les investisseurs perdant confiance en la France, les taux monteront comme on peut s’y attendre, alors ce sera la mise sous tutelle par le FMI et les lendemains ne seront ni chantés ni enchanteurs ! « La France ne peut pas être la France sans grandeur » avait dit Charles de Gaulle, ce n’est malheureusement plus le cas aujourd’hui …

Bonne fin de vacances !

Billet librement inspiré d’un article paru dans Business Insider

Brève revue de presse du soir

 

Un train Corail déraille en gare de Brétigny-sur-Orge : « Spectaculaire ! » selon le député PS local. Que va-t-il dire du défilé militariste du 14 juillet ?

Aéroport de London-Heathrow : un Boeing 787 Dreamliner prend feu, l’action Boeing plonge de 6 % à New-York. Après l’accident d’un 777 à San Francisco, ça fait désordre !

L’armée syrienne libre en guerre contre Al-Qaïda : finalement ce conflit est complètement incompréhensible.

Le Portugal au bord de l’effondrement : « il est difficile de savoir où l’on va » selon un analyste.

Bientôt à Strasbourg le plus grand immeuble d’habitation « à énergie positive » au monde. C’est près d’un centre commercial Carrefour ?