Petite illustration vécue de l’insignifiance cérébrale du citoyen moyen

Mardi matin j’ai décidé de me faire plaisir, émergeant d’un problème de santé en apparence bénin qui aurait pu très mal se terminer, et je suis allé dans le magasin près de mon domicile où sont vendus les produits de la meilleure pâtisserie de l’île située à 100 kilomètres de Santa Cruz sur la côte nord. Je connais cet endroit depuis longtemps et j’ai appris également que le patron de cet établissement a appris la pâtisserie en France, un peu de fierté nationale ne fait pas de mal. J’entre dans ce magasin sans masque (j’en avais un dans la poche de ma chemise) et je me fais immédiatement tancer par la jeune vendeuse. J’étais le seul client. La réaction presque agressive de cette jeune personne m’a amusé.

  • Mais je ne souffre ni de la grippe ni d’un rhume, donc porter un masque ne sert à rien.

  • Ah mais monsieur, c’est le gouvernement qui l’a dit et on l’a vu à la télévision. Mettez votre masque.

  • Et vous, pourquoi portez-vous un masque ? Vous n’êtes pas malade, alors ça ne sert à rien.

  • Ah ! Mais c’est la loi.

Le mot était prononcé : La LOI. Certes les autorités politiques à la tête de leur pays ont pour devoir de protéger les citoyens et la santé fait partie du panel entrant dans leurs devoirs de protection. Mais comme n’a pas voulu le comprendre cette jeune fille dont j’ai admiré rétrospectivement la docilité il y a des décisions gouvernementales prises sans aucune justification scientifique. Le port du masque comme d’un préservatif quand on envisage d’avoir une relation sexuelle avec une personne dont on ignore l’état de santé peut se justifier, un masque est ainsi considéré comme une protection au même titre que le préservatif. Mais porter un masque sans présenter le moindre symptôme grippal est totalement injustifié.

Cette attitude autoritaire des gouvernements au moins occidentaux rappelle la peur du HIV, maladie virale pour laquelle il n’existe toujours pas de vaccin et qui fit on ne sait même pas combien de millions de morts : si les vraies statistiques étaient rendues publiques elles feraient très peur. Malgré la mortalité toujours inférieure à celle de la grippe asiatique de la fin des années 1950 les politiciens ont ressorti avec cette grippe coronavirale les vieux démons de la promotion de la peur. Et il faut bien prendre soin d’alimenter cette peur. Dès qu’un nouveau cas est signalé on confine à nouveau des dizaines de milliers de personnes. Au nom de la loi il faut que le monde politique domine les citoyens au prix d’une atteinte aux libertés individuelles, une problématique qui n’a pas effleuré cette jeune fille, mais surtout d’une destruction de la démocratie ouvrant la perspective d’un « monde d’après » (après le virus) encore plus vert et encore plus totalitaire, deux orientations politiques qui désormais vont de pair …