La démographie : une affaire de développement économique …

En 1977, il y a donc 40 ans, mon patron au UCLA-Health-Science-Center avait coutume de dire que deux inventions de l’homme le perdront : les engrais azotés et les antibiotiques. En 1977 la population mondiale était estimée à 4,2 milliards de personnes dont 2,5 milliards se trouvaient en Asie alors qu’en 1950 le monde comptait 2,6 milliards d’habitants dont la moitié se trouvait en Asie. Aujourd’hui, selon les Nations-Unies, il y a 7,55 milliards de « bipèdes » sur la planète Terre. Les engrais azotés, mais pas seulement, ont grandement favorisé l’accroissement des rendements agricoles et par voie de conséquence naturelle, comme ce fut le cas par exemple lors de l’optimum climatique médiéval durant lequel la nourriture était abondante, la population s’est accrue considérablement. Ajoutées aux engrais produits en masse les techniques agricoles se sont grandement améliorées avec la mécanisation, l’amélioration des semences puis enfin les plantes génétiquement modifiées ou sélectionnées dans le but d’améliorer leurs qualités nutritives.

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Si comme me l’exposait le Professeur Emil L. Smith avec un peu de malice les progrès de la science et en particulier de la biologie ont conjointement allongé l’espérance de vie avec l’apparition d’un nombre grandissant d’antibiotiques alors la population a explosé en 40 ans. Les projections onusiennes auxquelles on n’est pas obligé de croire (pour ma part je n’y crois pas) tablent sur une population mondiale de 9,77 milliards en 2050 et de 11,1 milliards en 2100. Il est tout de même intéressant et important de noter qu’entre 1965 et 2010 les taux de natalité ont chuté dans de nombreux pays essentiellement en raison des progrès civilisationnels. Seuls les pays de l’Afrique sub-sahélienne accusent toujours des taux de natalité supérieurs à 4 enfants par femme en âge de procréer. Tous ces pays sont classés dans la catégorie « en voie de développement ». Il reste donc un devoir pour les pays développés : aider ces pays africains à atteindre un degré de développement dont la conséquence première sera une chute du taux de natalité.

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Dès lors les projections de l’ONU deviendront caduques et la population se stabilisera aux alentours de 8-9 milliards d’individus … Et pourrait diminuer brutalement si une pandémie incontrôlable survenait comme ce fut le cas avec la peste au XVIIe siècle ou la grippe « espagnole » en 1919 qui tua autant de personnes que la « Grande Guerre » sinon plus. La résistance aux antibiotiques, ce progrès social à double tranchant dont parlait Emil, pourrait parfaitement favoriser des épidémies ravageuses en particulier dans des pays surpeuplés comme la Chine, l’Inde ou encore le Nigeria mais aussi les Pays-Bas, plus près de nous Européens. Une autre éventualité pourrait être l’apparition de nouveaux virus mortels entièrement fabriqués en laboratoire. Pour la modique somme de 100000 dollars il est en effet abordable pour n’importe quel biologiste fou de transformer un virus, anodin par ailleurs, en un monstre tueur qui obligera les cellules qu’il infecte à fabriquer une toxine létale. Les machines automatiques de synthèse de brins d’ADN (ou d’ARN) et l’outil CRISPR-cas9 peuvent être utilisées comme des outils d’horreur, un scénario qui aurait fait le régal d’un docteur Frankenstein !

Sources : The Economist, World Economic Forum et aussi : http://www.OurWorldinData.org/data/population-growth-vital-statistics/fertility-rates et World Bank

Histoire de cercles et de polygones …

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La population du monde : une carte de la population du monde vue sur le site zerohedge. Le lien ci-dessous renvoie à une illustration interactive fort instructive. Quant au produits intérieurs bruts ils sont aussi représentés dans un cercle par la Banque Mondiale :

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https://public.tableau.com/profile/tim.finnigan#!/vizhome/CountriesbyPopulationSize-2/Dashboard1

La terreur malthusienne des écologistes

 

En 1991, lors d’une interview à l’UNESCO, le Commandant Cousteau déclarait : « Pour stabiliser la population mondiale il faudrait éliminer 350000 personnes chaque jour » (voir le lien en fin de billet). C’était en 1991, il y a plus de 20 ans, qu’en serait-il aujourd’hui ? 400000 peut-être. Est-ce vraiment ce que les écologistes préparent dans leurs cartons s’ils veulent être logiques avec leurs idées malthusiennes ? Les écologistes prônent une austérité globale en particulier, quoiqu’ils s’en défendent en prônant le renouvelable, en rendant inévitablement l’énergie plus coûteuse et inaccessible surtout pour les pays à faible revenu. Il faut faire des sacrifices pour sauver la planète et c’est leur idéologie centrale, il n’y a donc pas d’alternative sinon de réduire d’une manière ou d’une autre la population et pour y arriver le meilleur moyen est la paupérisation. D’abord en s’attaquant aux pays développés avec un surenchérissement du coût de l’énergie qui, à terme va miner l’activité industrielle et le pouvoir d’achat des ménages, c’est déjà le cas au Danemark par exemple. Quand les pays développés auront été mis à genoux, ce sera le tour des autres pays et il n’y aura aucune autre alternative que la limitation des naissances. Pour preuve que ce programme fait bien partie de l’idéologie malthusienne rampante et inavouée des écologistes quelques citations convaincantes sont là pour clarifier leurs prises de position. Je cite, ma traduction de l’anglais au français étant aussi proche que possible :

« Si j’étais réincarné, je voudrais retourner sur la Terre comme un virus tueur pour réduire la population » Prince Phillip, Chairman d’honneur du WWF.

« L’élimination progressive de la race humaine résoudra tous les problèmes sur la terre, qu’ils soient sociétaux ou environnementaux » David Foreman, fondateur de « Earth First ».

« Mettre au monde un enfant devrait être un crime contre l’humanité » David Brower, fondateur des « Amis de la Terre ».

Ca vous a plu ? Vous en voulez d’autres ?

« Nous avons monté ce problème du réchauffement climatique de toute pièce. Même si la théorie du réchauffement global est fausse, nous avons accompli une bonne chose » Timothy Wirth, Président de la Fondation des Nations-Unies (dont dépend l’IPCC).

« La perspective de l’énergie par fusion (atomique, entendez le programme ITER) est la pire des choses qui pourrait arriver pour la planète » Jeremy Rifkin, Greenhouse Crisis Foundation.

Et cette dernière pour la route et qui vaut son pesant d’or :

« Une motivation doit être trouvée pour mettre les nations divisées ensemble pour faire face à un ennemi extérieur, que ce soit un vrai ou un autre inventé à cet effet. De nouveaux ennemis doivent donc être identifiés. De nouvelles stratégies imaginées, de nouvelles armes conçues. L’ennemi commun de l’humanité, c’est l’homme. Dans la recherche d’un nouvel ennemi pour nous unir, nous sommes arrivés avec l’idée que la pollution, la menace du réchauffement climatique, les pénuries d’eau ou la famine cadreraient avec ce projet … Le véritable ennemi est alors l’humanité elle-même. … La démocratie n’est plus adaptée pour les tâches à venir. La complexité et la nature technique de bon nombre des problèmes actuels ne permettent pas toujours aux élus de prendre des décisions compétentes au bon moment » Club de Rome, « The First Global Revolution ».

Inutile d’insister (mais j’insisterai encore) les écologistes veulent détruire les acquis scientifiques, technologiques et sociétaux de l’ensemble de la planète en utilisant la peur et la terreur – grillés comme des toasts – pour retourner à l’âge de pierre. Merci à eux au nom de mes petits-enfants !

http://unesdoc.unesco.org/images/0009/000902/090256eo.pdf

400 ppm

Je pourrais faire partie des « climatosceptiques » dans la mesure où les informations disponibles sont contradictoires et manipulées par les médias et les politiciens, en réalité je n’ai pas d’opinion précise. Cela ne veut pas dire que l’augmentation de la teneur en gaz carbonique atmosphérique ne me préoccupe pas, encore qu’il faudra probablement beaucoup de temps pour qu’on puisse cultiver des ananas en Ecosse, mais ces 400 ppm de CO2 me suggèrent cette anecdote intéressante. Mon fils a un très bel aquarium dans son salon et il s’en occupe presque tous les jours. L’oxygène est apporté aux petits poissons par les plantes qui y poussent. Or comme personne ne l’ignore, les plantes croissent en piégeant le CO2 atmosphérique pour les plantes aériennes et le CO2 dissous dans l’eau pour les algues et autres plantes aquatiques. Pour que les plantes de l’aquarium prospèrent il faut injecter du CO2 dans l’aquarium grâce à un diffuseur relié à une petite bouteille de gaz carbonique sous pression. De ce fait les plantes, paradoxalement, produisent plus d’oxygène pour le grand bien des poissons pour la plupart mangeurs d’algues, ces vilaines algues qui envahissent parois l’aquarium mais sans mettre la vie des poissons en péril, ni le CO2 injecté en permanence dans l’eau. On fait un peu la même chose dans certaines serres pour activer la croissance des plantes en allant jusqu’à 1000 ppm de CO2. Avec de telles teneurs, les plantes poussent plus de 30 % plus vite et il n’est pas difficile d’imaginer les bénéfices économiques d’une telle opération puisque le CO2 ne coûte à peu près rien hormis son conditionnement et son transport puisque c’est un sous-produit de combustion récupéré dans certaines installations industrielles. Bref, l’augmentation de la teneur en CO2 favorisera la croissance des plantes dites en C3 et les plantes en C4 pousseront aussi un peu plus vite. J’ai déjà disserté de ce sujet dans mon blog https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/01/27/1256/

et je conseille à mes lecteurs anglophones de lire l’article du Wall Street Journal dont voici le lien : http://online.wsj.com/article/SB10001424127887323528404578452483656067190.html

pour se faire une petite idée de la question ou encore cet article paru dans Slate.com pour ceux d’entre vous qui sont climatoalarmistes :

http://www.slate.com/blogs/bad_astronomy/2013/05/10/carbon_dioxide_and_global_warming_more_is_not_better.html

Mais pour parler franchement, je le répète, je n’ai pas d’opinion, la nature s’adaptera, elle l’a déjà fait par le passé (géologique). Le problème qui n’est pas soulevé ou très brièvement par les alarmistes  n’est pas tant l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère, c’est la cause primaire de ce phénomène qui est l’accroissement inexorable de la population humaine sur la planète. Tant que la population augmentera, l’émission de CO2 augmentera et le seul pays du monde qui a pris des mesures concrètes pour diminuer sa population est la Chine, le premier émetteur de CO2 de la planète. Alors, qui suivra cet exemple, je ne parle pas des pays comme l’Allemagne, l’Italie ou le Japon qui ont des taux de fertilité insuffisants pour préserver une population stable, mais de tous les pays pour lesquels le capital humain, c’est-à-dire les familles nombreuses, reste traditionnel ou ceux qui comme la France considèrent que l’accroissement de la population est synonyme de croissance économique.