18 mars 2021, la fin du régime fascistoïde de Macron ?

Le néologisme « fascistoïde » n’est pas de mon cru, il a été écrit dans son essai « La lutte des classes en France au XXIe siècle » par Emmanuel Todd, l’un des plus grands intellectuels français de ce début de siècle. Et la dérive actuelle du Président français est très claire quand il dit : « j’ai décidé… », il outrepasse ses droits constitutionnels. Le Chef de l’Etat français n’a pas pour devoir de décider en son nom y compris en s’entourant de toutes les commissions et comités variées dont la seule existence est de diluer toute responsabilité et de rendre le chef de l’Etat totalement innocent, j’allais écrire irresponsable. Les décisions doivent être proposées par le gouvernement à la demande, éventuellement, du chef de l’Etat et approuvées par l’Assemblée des députés et du Sénat. Aujourd’hui l’Assemblée n’est plus qu’un petit groupe de députés qui votent favorablement à tout projet de loi que le gouvernement croupion lui propose. L’opposition est absente, l’Assemblée nationale est devenue l’ombre d’elle-même et pour le Sénat c’est le coma dépassé.

Je ne suis pas du tout doué pour la politique-fiction mais si le titre de ce billet mentionne un 18 mars c’est seulement en mémoire du jour, il y a 150 ans, où commença le mouvement de révolte populaire appellé « La Commune ». Il y a beaucoup de similitudes entre la France d’aujourd’hui et celle du début de l’année 1871. La France était en guerre contre les Prussiens et Paris était assiégé par les soldats prussiens, aujourd’hui, selon le « guide » Macron, le pays est en guerre contre le coronavirus. En 1871 les finances de la France étaient au bord du gouffre, il faudra payer 5 milliards de francs-or à la Prusse et céder l’Alsace et la Lorraine au Keyser. Aujourd’hui la France cède ses bijoux de famille comme par exemple Alstom-énergie vendue aux Américains avec l’accord de Macron alors Ministre des finances, un acte de haute trahison, et bien d’autres entreprises de caractère stratégique ont suivi depuis. En 1871 la misère s’est abattue sur le peuple tout entier depuis Paris qui survivait en mangeant des rats et cette misère s’était répandue jusqu’aux confins de la France profonde, aujourd’hui les étudiants tentent de trouver quelque nourriture auprès d’oganisations caritatives et il y a des enfants de 12 ans et même plus jeunes qui vont à la soupe populaire car ils ont le ventre creux. En 1870 et 1871 la crise économique et l’effort de guerre avaient ruiné des centaines de milliers de petites entreprises et les épargnants avaient été mis à contribution, aujourd’hui l’épidémie de coronavirus, un épiphénomène en terme de gravité et de mortalité, a ruiné des centaines de milliers de petits entrepreneurs.

Lorsque les Parisiens ont trouvé que la situation n’était plus tenable ils ont pris possession de la redoute de la butte Montmartre et des canons du fort de Belleville. Le « fascistoïde » Adolphe Thiers ordonne à la troupe de repousser les émeutiers mais celle-ci gardera l’arme au pied ou la crosse en l’air et, aussi traumatisée que la population par le long siège de Paris, ne réagira pas. Il faudra attendre que les Versaillais s’organisent pour mettre fin dans le sang à cette insurrection qui dérangeait les hautes sphères du pouvoir.

Le 18 mars 2021 que fera la police si la population française, pas seulement à Paris à la différence de la Commune mais dans tout le pays, s’insurge contre le pouvoir politico-financier fascistoïde parisien ? Il y eut dans de nombreuses villes de France des copies peu actives de la Commune de Paris vite matées par les Préfets. Si en mars 2021 la police et la gendarmerie et le cas échéant la troupe fraternisent avec le peuple car tous ces hommes et femmes font partie du peuple et ont souffert, comme le peuple français, de la gestion calamiteuse de l’épidémie coronavirale alors le gouvernement, le chef de l’Etat et toute sa cour devront fuir, non pas à Varennes ni à Versailles, comme ce fut le cas respectivement pour Louis XVI puis Thiers, mais beaucoup plus loin. Ils seront rattrapés et jugés pour leurs trahisons et leur nuisance. Conformément à la Constitution le pouvoir sera confié au Président du Sénat qui n’est pas connu pour alimenter une sympathie délirante pour Macron et il organisera des élections puis l’Etat reprendra son fonctionnement sur des bases saines. L’histoire, dans 50 ans, ne retiendra de Macron que l’image d’un usurpateur incompétent qui a cru se prendre pour un tyran, un « guide » du peuple, en réalité un fascist(oïd)e …

Fiction. Dans neuf mois la France …

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Dans neuf mois il y aura une crise des maternités. Des maternités de campagne seront installées en urgence par l’armée malgré le fait que les militaires ne sont pas vraiment habitués à ce genre de situation sanitaire d’urgence. Les fortes chutes de neige, on sera en décembre, perturberont l’acheminement des futures mères, les routes et les grands axes de circulation seront en effet presque impraticables. Il y aura un manque catastrophique de couveuses. Naturellement la population se souviendra de la totale nullité du gouvernement Philippe lors de la gestion de la crise du virus mais cette fois elle sera émerveillée par la rapidité de réaction des autorités militaires en place depuis le mois de septembre.

Louis-Philippe chuta devant la pression populaire spoliée par les emprunts nationaux pour le développement des chemins de fer – relisez l’histoire – et la population applaudit le coup d’Etat de Louis-Napoléon. En septembre 2020 l’armée française prit le pouvoir car non seulement le gouvernement républicain n’avait pas su gérer la crise virale, avait 15000 morts sur la conscience et des mensonges à répétitions assortis de prises d’intérêt de la part de ministres révélant la corruption généralisée de ce gouvernement. La situation s’était aggravée au cours des mois de mai et juin avec les émeutes sanglantes des banlieues des grandes villes et même de certains quartier de Paris, de Lyon et de Marseille. Le plus inquiétant était le fait que, dans le même tempo, la France périphérique, les « sans-dents » vêtus de gilets jaunes avaient ressorti les fusils de chasse chargés de chevrotines et commençaient à se protéger contre les pillages sporadiques. Devant l’inaction de la police, l’armée prit donc le pouvoir et rappela à la gendarmerie qu’elle devait désormais suivre les ordres émis par le Ministère de la Défense (illustration).

Des tribunaux d’exception commençaient à concerner un grand nombre de ministres et autres parasites inutiles de la Cour du Prince mis en prison pour incapacité totale à gouverner, cette incapacité ayant favorisé la mort de ces milliers de personnes lors de la crise virale. En décembre on réquisitionnera peut-être les anciennes sage-femmes pour la plupart septuagénaires qui auront échappé par miracle à l’ancienne grippe à virus couronné que tout le monde aura oublié, ou presque …

Ou presque en effet, parce la crise économique effroyable sera loin, très loin de son dénouement. L’armée, à peu près le seul corps d’Etat encore fonctionnel, sortira à peine des combats de rue dans les banlieues « défavorisées » ayant fait d’autres milliers de victimes pas toutes innocentes, loin de là. Elle aura pris le pouvoir dès le début de l’automne et renvoyé plus de trois millions de fonctionnaires inutiles cultiver avec leurs familles les terrasses abandonnées du sud de la France. Un audit des finances publiques et de la structure de la dette avait été dès le début des évènements confié à un cabinet anglo-saxon spécialisé qui ne pouvait pas être accusé de parti-pris. Les résultats ont été édifiants et immédiatement suivis d’effet. D’abord la nationalisation autoritaire sans indemnisation des actionnaires de toutes les banques du pays aura été l’une des premières décisions accueillie favorablement par le peuple, suivie du rachat sans conditions d’Alstom-énergie cédé par Macron aux Américains. La sortie de l’euro devait suivre dans le courant de l’automne. Des camps de rééducation seront en cours d’aménagement un peu partout sur le territoire. Fiction ou réalité ? Il faut avoir de l’imagination pour envisager un scénario de sortie de crise en douceur tant la situation financière, industrielle et commerciale va se dégrader pour mener la France, mais aussi bien d’autres pays européens, dans un profond marasme, durable qui plus est. Sans mesures autoritaires d’envergure l’économie française ne s’en remettra jamais.

L’armée n’a jamais digéré le limogeage brutal du Général Pierre de Villiers par Macron le 19 juillet 2017 et la détérioration économique de la France consécutive à un confinement digne d’un obscurantisme médiéval. Les grands gradés de l’armée on rappelé De Villiers qui a décidé que l’armée devait, c’était son devoir, prendre le contrôle du pays pour le plus grand soulagement des citoyens excédés par les errances du gouvernement de clowns à la tête d’une France maintenant reléguée au rang de 17e économie mondiale se débattant avec 10 millions de chômeurs, une véritable guerre civile à caractère ethnique et confessionnel, des centaines de milliers de tonnes d’ordures s’accumulant sur les trottoirs des grandes villes …

Seule l’armée, dernier recours, était considérée par le peuple excédé comme capable de remettre de l’ordre dans cette gabegie. C’est maintenant chose faite et la vie reprend son cours. L’épisode de la crise des maternités de ce mois de décembre ne pourra donner que de l’espoir, la vie n’est-elle pas porteuse d’espoir ?

Et si le « shut-down » arrivait en France ?

Il est facile de faire de la politique-fiction, avec un peu d’imagination malsaine n’importe quel scénario peut être envisagé, surtout en politique ou encore en économie, deux domaines de l’activité humaine dans lesquels les impondérables justement humains sont considérables. Prenons le cas de la France dont le compteur de la dette ne cesse de mouliner en Une du Figaro en ligne (allez-y c’est surprenant) comme celui de la dette américaine à Time Square à New-York. Supposons que comme aux USA, une loi française stipule que au delà d’une certaine limite que les Américains appellent le plafond, la dette n’est plus légale. Alors du jour au lendemain, on ferme ! On commencera par les parcs nationaux, les musées, les administrations inutiles, et il y en a beaucoup, ce serait d’ailleurs l’occasion de se rendre compte réellement du gaspillage insensé de l’Etat, puis on en viendrait au shut-down d’activités publiques sensibles, l’armée, aucun de nos proches voisins n’a envie de nous faire la guerre, les hôpitaux dont seuls les services d’urgence seraient tant bien que mal assurés, les écoles, les universités, les hospices de vieillards gâteux en fin de vie (le ministre des finances japonais a bien préconisé de débrancher cent mille vieux maintenus en vie aux frais des contribuables) et pourquoi pas les prisons. Toute cette énumération cite des activités prises en charge par l’Etat qui pourraient être avantageusement privatisées. On attendrait tout de même pour mettre au chômage les personnels des transports publics (activité qui s’en porterait que mieux si elle était aussi privée) car les transports seraient en quelque sorte la dernière ligne de vie restant aux citoyens. J’ai oublié de mentionner que bon nombre d’administrations nationales et locales seraient immédiatement fermées, un grand nombre d’entre elles faisant double emploi, ce ne serait pas vraiment un mal. Le shut-down renverrait les députés et les sénateurs dans leurs « fiefs » et on s’apercevrait qu’en réalité ils ne servent pas vraiment à grand chose (un peu comme les Belges ont tout de même survécu agréablement pendant un an sans gouvernement) mais on maintiendrait les divers corps de police au cas où le shut-down provoque des troubles populaires. Le gouvernement, comprenant qu’il fait de substantielles économies en cessant de payer ses employés et ses retraités ne se presserait pas trop pour trouver une solution au problème, ce serait tout bénéfice pour les finances de l’Etat ! Pour ma part, comme je suis retraité et que comme tous les retraité dépendant plus ou moins de l’Etat pour survivre, sans pension puisque comme la plupart des retraités, je serais soumis au régime sec, je demanderais immédiatement l’asile économique au Japon, oui, c’est possible mais difficile, or un shut-down français faciliterait grandement les démarches auprès des services d’immigration de Tokyo. Vive le shut-down français !!!

Rideaux de fumée

Mariano Rajoy, empêtré dans des affaires de corruption, a trouvé une diversion pour occuper les Espagnols alors qu’ils se font dorer la couenne sur les plages et son rideau de fumée est une énième tracasserie douanière du rocher de Gibraltar, possession de la Couronne Britannique depuis 1715. Mais au fait quand la France, à court de diversion et d’argent, va-t-elle envahir aussi son rocher, je veux parler de Monaco, la principauté d’opérette, coffre-fort de beaucoup de milliardaires, haut lieu du blanchiment d’argent. Pour un enfumage ce serait numéro 1. On peut imaginer un article du genre :

« Nos valeureuses armées ayant abreuvé du sang impur de l’ennemi les sables du Mali ont pris position dès leur retour de mission, tôt ce matin, autour du Rocher. La Royale a établi un blocus maritime avec l’appui stratégique d’un sous-marin nucléaire et d’un porte-hélicoptère et la décision de l’invasion et de la prise du palais princier n’attendent que le feu vert du Président. Tous les ressortissants seront faits prisonniers et envoyés dans des camps de rééducation sur le plateau du Larzac et tous leurs biens seront confisqués par le Ministère des finances (selon un communiqué de l’Elysée). Toujours selon ce communiqué, tous les membres de la famille princière résidant sur le sol de la République seront poursuivis et leurs biens confisqués. Le Ministère de la Défense a indiqué qu’il ne s’attendait pas à une résistance très acharnée. Toutefois, on s’attend à quelques poches d’individus manifestant leur désaccord, en particulier dans les sous-sols des banques. De source bien informée mais anonyme, la reddition du Prince devrait être effective au plus tard au lever du soleil demain matin. L’intervention périlleuse de l’armée française est retransmise en direct par la radio et la télévision de Monte-Carlo qui devrait être renommée dès demain Radio Mont Saint-Charles et le rocher intégré dans le département des Alpes maritimes. Une élection législative devrait enfin être organisée et d’ors et déjà un membre du parti communiste s’est déclaré candidat. »

Critique cinématographique et digression politique (« Le Président » d’Henri Verneuil)

J’ai revu hier « Le Président » d’Henri Verneuil avec Gabin dans le premier rôle. Ce film date de 1961 mais il est d’une actualité incroyable et redoutable par les temps troublés que traverse la France. Certes le régime de l’époque était encore la IVe République avec ses magouilles politico-politiciennes à rebondissements, une crise, des syndicats, toujours eux ou plutôt déjà eux, de l’inflation et des projets d’union monétaire et commerciale. L’histoire est donc intemporelle et toute ressemblance avec des personnages passés ou présents (en 1961) serait pure coïncidence … Pourtant on retrouve dans ce film un condensé de ce qu’est la politique actuelle avec un Bernard Blier ressemblant étrangement à François Hollande. En quelque sorte un film de politique fiction 50 ans avant les événements d’aujourd’hui. Le renoncement de dernière minute de Blier au poste de président du Conseil pourrait présager d’une prochaine démission de Hollande suivie d’élections générales. Pourquoi pas ? Eclaboussé par l’affaire Cahuzac – il savait  comme Moscovici et d’autres – le Président français devrait présenter sa démission : il ne se remettra jamais de cette grave bavure, pour employer un mot bisoudoux. Pressé par les syndicats marxistes-léninistes d’un côté avec Mélenchon en tête des tribuns populistes, acculé par les marchés qui vont dégrader la dette française sans tarder, lâché par Merkel qui ne lui a pas pardonné sa légèreté lors des premiers mois de son mandat et qui s’est rapprochée de Cameron plus fiable à son avis, Hollande est isolé et pris en tenaille entre des pays du nord de l’Europe qui ont effectué leurs réformes structurelles dans la souffrance et des pays du club Med qui tardent à se réformer, empêtrés par des scandales (Espagne) ou sans gouvernance (Italie) ou encore au bord de la faillite (Portugal et Slovénie sans parler de la Grèce ou de Chypre). En France les réformes attendront la grande crise, inévitable maintenant, parce qu’il est impossible de mettre au pas les syndicats, ceux du « toujours plus » et des « acquis sociaux », il semble impossible de réduire les dépenses de l’Etat et la pression fiscale est devenue telle qu’elle en est décourageante. Les Français sont découragés, ils n’attendent plus rien de l’avenir sinon une nouvelle révolution pour virer non pas les riches et les nobles comme en 1789 mais les politiciens à la solde des crypto-communistes qui gangrènent le pays depuis 1945.

Je suis retraité avec une petite pension et si dans quelques mois l’Etat ne peut plus me verser ma retraite, je prendrai le premier avion pour le Japon et je demanderai l’asile économique en m’en remettant à la générosité de mon fils qui a très bien fait de s’exiler dans ce pays !