Energie : en Allemagne c’est du grand n’importe quoi !

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Après le grand tremblement de terre du 11 mars 2011 qui fit 20000 morts et disparus au Japon et endommagea la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi entre autres installations industrielles, l’Allemagne prit la décision brutale de se passer de l’énergie nucléaire. L’idée était déjà dans l’air puisque le gouvernement fédéral avait pensé à mettre en place une accise (voir note) sur l’uranium avec la bonne intention d’utiliser plus tard les revenus de cette dernière pour financer les coûts de prolongation des permis d’exploitation et de démantèlement de ces centrales électriques. Après l’accident japonais le gouvernement fédéral précipita l’application de l’accise sur l’uranium qui consistait à taxer chaque gramme d’uranium de 145 euros, vous avez bien lu : chaque gramme … Cette taxe était supposée rapporter au gouvernement 2,3 milliards d’euros par an. Après l’accident de Fukushima 8 réacteurs allemands furent fermés et la part du nucléaire dans la production d’électricité est passée de 25 % avant 2011 à 12 % aujourd’hui.

Près de la moitié de l’énergie électrique produite en Allemagne provient des centrales à charbon et lignite. Quant aux centrales électriques brûlant du gaz naturel (15 % du total produit) elles servent essentiellement à pallier aux déficiences des moulins à vent installés à la hâte dans le nord du pays.

Les sociétés de production d’électricité opérateurs des centrales nucléaires – il n’en reste que 8 opérationnelles – sont EOn, EnBW et RWE. Lors de la mise en place de cette accise, ces compagnies ont déposé un recours auprès de la Cour de Justice de Hambourg qui répondit deux ans plus tard qu’elle n’était pas compétente pour statuer sur le caractère constitutionnel de cette taxe ni en regard de la loi allemande ni en regard des lois européennes.

Les trois compagnies déposèrent donc un dossier auprès de la Cour Européenne de Justice qui rendit son avis en juin 2015. Cette accise était conforme aux règlementations européennes en vigueur. Pourtant la loi européenne est supposée exempter de taxe les combustibles utilisés pour produire de l’électricité, que ce soient le charbon, le fuel lourd, le gaz naturel ou encore la bio-masse. L’uranium ne figure pas dans cette liste ! Les compagnies EOn, EnBW et RWE ont donc en dernier recours fait appel aux compétences de la Cour Constitutionnelle Fédérale à Karlsruhe qui vient de rendre son verdict : l’accise appliquée depuis 2011 à l’uranium est non conforme à la Constitution allemande et donc nulle.

Le Gouvernement fédéral allemand va devoir rembourser aux compagnies d’électricité des sommes substantielles. EOn va recevoir 2,8 milliards d’euros indûment payés plus 450 millions d’intérêts, et RWE et EnBW respectivement 1,7 et 1,44 milliard.

Ce qui ressort de cette affaire est clair, la politique énergétique allemande a atteint un degré de surréalisme inimaginable. Sous la pression des partis écologistes l’accise sur l’uranium a été mise en place sans que sa conformité constitutionnelle soit un instant étudiée. De plus, la fermeture prématurée de la moitié du parc nucléaire allemand a précipité une augmentation insoutenable du prix du kWh pour les particuliers qui a doublé en 5 ans alors qu’il était le moins cher d’Europe à la production avec le mix nucléaire-charbon. L’ensemble du marché européen de l’électricité a été déstabilisé et au final l’Allemagne, malgré des forêts de moulins à vent dans le nord du pays, n’a pas réduit d’un gramme ses émissions de CO2 produites par les centrales électriques. Malgré le tableau désastreux que présente la production d’électricité en Allemagne, en France le pitre Nicolas Hulot envisage de fermer autoritairement tous les réacteurs type 900 MW car ce sont les « plus vieux » donc, par pure idéologie les « plus dangereux ». Hulot est paraît-il le plus populaire des ministres du gouvernement actuel, c’est dire à quel point les Français sont aveugles et ne veulent surtout pas savoir ce qui les attend pour leur facture d’électricité. Il leur suffit pourtant de constater ce qui se passe en Allemagne, un vrai désastre !

Source : World Nuclear News, illustration centrale électrique au charbon de RWE.

Note 1 : l’accise est un impôt indirect calculé non pas sur la valeur d’un produit mais sur sa quantité. En France la taxe sur les alcools, calculée en degrés/hectolitre ou encore celle sur les produits pétroliers sont des accises. Il s’agit d’un des plus vieux impôts mis en place dans le monde car son calcul est simple et ne demande que peu de personnel pour le recouvrer.

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Note 2 : À propos d’énergies vertes la société allemande Uniper, opérateur des centrales électriques thermiques classiques d’EOn et filiale de cette dernière, a créé à Gardane (Bouches-du-Rhône, illustration ci-dessus) avec l’aide de fonds publics français, c’est-à-dire avec les impôts du contribuable, une centrale thermique brûlant du bois à raison de 850 000 tonnes par an pour remplacer le charbon. C’est bien connu : le bois c’est de l’énergie verte donc ça ne pollue pas ! Sauf que les habitants alentour se sont émus des retombées sanitaires d’un tel projet. De plus d’où proviendra ce bois ? Bonne question qui n’a jamais été abordée en détail. Certaines mauvaises langues racontent qu’une partie de ce combustible « vert » serait importé de Pologne et du Canada et l’autre des forêts françaises. Comme c’est beau l’écologie !

Le désastre annoncé de l’économie allemande

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Je suis de très près le blog de Pierre Gosselin (notrickszone.com) et je me suis permis d’écrire un billet inspiré de l’un de ses derniers articles, tous parfaitement documentés au sujet de la politique énergétique allemande. Depuis le grand tsunami du 11 mars 2011 qui dévasta le nord-est de l’île japonaise de Honshu le pouvoir politique allemand a pris la décision irréversible d’abandonner l’énergie nucléaire et de développer à outrance les énergies renouvelables tout en déplaçant des villages entiers afin d’extraire à ciel ouvert, donc à peu de frais, un charbon brun de mauvaise qualité brûlé dans des usines de production d’électricité disséminées sur tout le territoire allemand. De ce fait l’Allemagne est devenu le pays le plus pollueur d’Europe. Cette décision d’abandonner l’uranium a été prise sous la pression constante des partis écologistes apparemment allergiques à ce métal auquel ont été préférées à grands frais les énergies vertes dites renouvelables. Les dispositions législatives ont encadré (comme d’ailleurs en France et d’autres pays européens) les tarifs du kWh d’origine « verte » c’est-à-dire provenant de l’éolien et du photovoltaïque essentiellement. Les grandes compagnies d’électricité E.on et RWE ont été priées de bien vouloir acheter au prix fort ces kWh « verts » et les revendre au prix du marché.

C’est comme si la Chancelière Merkel obligeait la firme Mercedes à vendre 5 000 euros des véhicules dont la fabrication a coûté 30 000 de ces mêmes euros sortis d’usine ! En conséquence les deux compagnies d’électricité les plus importantes d’Allemagne ont vu leurs finances se dégrader année après année à tel point qu’aujourd’hui leur endettement est alarmant alors que ces compagnies étaient florissantes il y a à peine dix ans. Les pertes d’E.on sur l’année 2016 s’élèvent à 12,4 milliards d’euros, donnée non définitive, et elles avaient déjà atteint 7 milliards en 2015. Quant aux pertes de RWE elles atteignent la « modeste » somme de 5,7 milliards. Des milliers d’employés de ces deux compagnies se sont retrouvées au chômage pour limiter ces pertes et pendant ce temps le prix du kWh ne cesse d’augmenter au compteur des particuliers – il a doublé en 5 ans sans qu’il y ait eu une inflation notable – car il faut absolument préserver la santé de l’industrie allemande qui bénéficie toujours de tarifs préférentiels. Les voitures Mercedes sont fabriquées par des robots et les pièces sont produites (quand elles le sont en Allemagne) avec des machines-outils sans aucune intervention humaine mais tout cet équipement consomme de l’électricité, beaucoup d’électricité …

À dire vrai l’économie allemande subventionnée de manière indirecte par tous les habitants qui commencent à souffrir de coupures d’électricité – un comble ! – ne pourra que s’effondrer brutalement dans un proche avenir. Devant une telle situation le Ministre Peter Altmaier, ancien Ministre de l’Environnement et actuellement Ministre des Affaires Spéciales, très proche de la Chancelière, a déclaré il y a quelques jours que la politique énergétique allemande devait absolument être revue sinon abandonnée car c’est un désastre industriel, financier et écologique puisque l’Allemagne, depuis 2011, n’a pas réduit d’un gramme sa production de CO2 (dixit le Ministre lors d’une interview au journal Die Welt) … ajoutant que la politique de protection du climat telle qu’elle a été engagée par l’Allemagne est totalement contre-productive. Il faut enfin ajouter que les coûts la gestion des combustibles usés des centrales nucléaires et le démantèlement de ces dernières fera partie de la feuille d’impôt de tous les Allemands. Bienvenue dans un monde dénucléarisé meilleur !

On croit rêver !

Dans un récent billet de ce blog j’établissais un parallèle entre le fracking et les OGM et je mentionnais que la production d’agrocarburants constitue un crime contre l’humanité (voir le lien) de même qu’organiser des mouvements de protestation populaire contre le riz doré constitue également une attitude relevant de la cour pénale internationale car il s’agit aussi d’un crime contre l’humanité. Mais les deux principales organisations non gouvernementales écologistes, Greenpeace et WWF n’en ont cure puisque les agrocarburants sont encouragés par les politiciens sur les conseils de l’IPCC et le riz doré est une plante transgénique donc dangereuse, point barre ! Je me cite et n’en ai aucune honte :

« C’est ainsi qu’avec la complaisance des médias et la puissance financière (d’origine pour le moins opaque) d’organisations non gouvernementales comme Greenpeace ou le WWF, tous les arguments y compris les plus fantaisistes ont été utilisés pour diaboliser la fracturation hydraulique comme étant la pire des atteintes à l’environnement nonobstant le fait que la production d’agrocarburant constitue en soi un véritable crime contre l’humanité mais ni Greenpeace ni le WWF n’ont l’air de s’en soucier comme pour le riz doré dont les campagnes hostiles orchestrées par les mêmes organisations constitue également un crime contre l’humanité ».

Je fais de l’autosatisfaction mais il faut reconnaître qu’il y a comme un problème avec les biocarburants. D’abord la destruction ou la fragilisation d’écosystèmes fragiles pour produire ces carburants qui n’apportent strictement aucune amélioration dans le bilan carbone global, détournent des terres arables de leur fonction initiale et noble de productions de denrées alimentaires, et contribuent à la raréfaction de l’eau car des cultures telles que le maïs sont très gourmandes en eau. Enfin, le renchérissement du prix des matières premières agricoles pénalise surtout les pays pauvres, on l’a bien vu avec les « printemps arabes ». La décision prise en dépit du bon sens par des politiciens obéissant au diktat idéologique de ces associations terroristes que sont Greenpeace ou le WWF a tout de même fini par rendre un petit peu scrupuleuse l’organisation des Nations-(dés)Unies. Les « experts » autoproclamés de l’IPCC ont donc pondu un rapport qui sera publié le 31 mars mais dont le contenu est d’ors et déjà connu dans ses grandes lignes et stipule qu’il « faudrait » une meilleure gestion de la production des biocarburants car ils « pourraient » déplacer l’usage des terres à des fin non agricoles ou être préjudiciables aux écosystèmes non protégés. Quant à la déforestation pour la production de biocarburants le bénéfice qui « pourrait » en résulter « pourrait » être préjudiciable pendant des décennies voire des siècles pour le bilan des émissions.

Comme à son habitude l’IPCC fait un usage abusif du conditionnel et c’est facile à comprendre : ils ne savent plus où ils en sont. Vont-ils se décider à avouer leur pitoyable supercherie ? Il faut convaincre près de trois mille parasites grassement payés par les impôts de l’ensemble des peuples de la planète, même les Ougandais paient pour entretenir ces escrocs, et ils ne sont pas vraiment prêts à abandonner leurs somptueux privilèges octroyés à force de propagande mensongère. Tous les rapports un tant soi peu honnêtes issus du monde scientifique réaliste font état d’une totale inadéquation entre les objectifs pronés par l’IPCC et les exigences économiques. Par exemple, rien qu’en France, EDF a déjà gaspillé en pure perte plus de 5 milliards d’euros dans des programmes concernant les énergies renouvelables, y compris les biocarburants, l’hydrogène, les hydroliennes, le solaire et que sais-je encore, soit environ 60 % du coût de la construction d’une tranche EPR de 1650 MW électriques. C’est tout simplement consternant d’autant plus qu’EDF s’est engagé par contrat à racheter au prix fort pendant 20 ans les KW produits par ces mêmes installations qu’elle finance et dont la production est par définition fluctuante. On croit rêver mais c’est pourtant une réalité plus que sordide qui constitue à reporter sur les consommateurs finaux, entreprises et ménages, le coût exorbitant de ce délire écologique sous forme d’un impôt déguisé. De plus, comme pour aggraver la situation consistant, comme les agrocarburants, à réduire la facture carbone, les particuliers sont véhémentement conseillés dans une direction totalement anti-écologique consistant à abandonner le chauffage électrique pour leur logement et privilégier le gaz naturel. Comme si l’empreinte carbone allait s’améliorer !

Du grand n’importe quoi ! Mais le ministre de l’énergie et de l’environnement, dont la carrière édifiante et fulgurante a couronné celle de l’ancien faucheur d’OGM (génétiquement modifiés pour peut-être produire des agrocarburants) et amnistié pour la bonne cause a quelque chose de cocasse puisqu’il veut aussi supprimer une bonne vingtaine de « vieux » réacteurs nucléaires parce que l’uranium et le plutonium lui procurent des insomnies ou des allergies. Il semble tout simplement ignorer que c’est la seule source d’énergie électrique entièrement maîtrisable et fiable qui est « carbone zéro ».

Et quand on lit cette dépêche d’agence il faut se pincer pour vérifier qu’on n’est pas en train de rêver les yeux ouverts. La France est gouvernée par des rêveurs, CQFD :

Nucléaire: une vingtaine de réacteurs pourraient être inutiles, selon le ministère

PARIS – Le ministère de l’Energie a dit mercredi faire l’hypothèse d’une hausse modérée de la consommation électrique française d’ici à 2025, ce qui rendrait inutiles une vingtaine de réacteurs nucléaires alors que la France veut réduire la part de l’atome dans la production de courant.

Quand on fait des exercices de réflexion pour éclairer ce que seront les futurs scénarios, on part sur des scénarios d’évolution de la demande électrique relativement modérée, en raison notamment d’une efficacité énergétique accrue, a expliqué Laurent Michel, directeur général de l’énergie et du climat au sein du ministère, entendu par la commission d’enquête parlementaire consacrée au nucléaire.

A cela s’ajoutent le développement des énergies renouvelables et l’objectif de réduire de 75 à 50% en 2025 la part de l’électricité nucléaire en France, qui feraient que seuls 36 à 43 gigawatts nucléaires resteraient nécessaires à cet horizon, contre 63 gigawatts installés aujourd’hui, selon lui.

Ce qui veut dire qu’à ce moment là, en dehors de toute préoccupation de sûreté, mais en termes de non besoin, d’inutilité électrique, c’est une vingtaine de réacteurs, a ajouté M. Michel.

La prolongation des centrales nucléaires exploitées par EDF au-delà de 40 ans, limite initialement fixée lors de leur conception, n’est pas seulement une question de sûreté, sur laquelle l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) sera amenée à se prononcer, a abondé Pierre-Marie Abadie, directeur de l’énergie.

Il y a derrière cette question de la prolongation de toutes les centrales, non seulement une question de sûreté, mais aussi la problématique (de savoir si) on en aura besoin ou pas, a-t-il dit.

Si on prolonge le développement actuel des renouvelables (…), on voit qu’à l’horizon des années 2030, un certain nombre de centrales ne seront plus nécessaires directement, a-t-il précisé. La quantité de centrales qu’on prolonge sera au regard de l’acceptabilité par l’ASN, mais aussi au regard du besoin de robustesse et de marge de sécurité du système.

Pour éviter de se retrouver devant un mur d’investissement trop élevé pour le renouvellement même partiel du parc, un lissage des fermetures de réacteurs est nécessaire, selon M. Abadie.

Suivant combien on en mène à 40, à 50, à 60 (ans), on a plus ou moins de lissage. Par exemple, si on fait tout à 40, il y a un grand mur. Mais si on fait tout à 50, on a juste repoussé le mur de 10 ans. Si on en fait à 40, à 50, à 60, on se retrouve tout d’un coup à pouvoir lisser les investissements. Ca a un impact vraiment très visible sur le niveau des investissement et l’existence ou pas de murs d’investissements.

(©AFP / 26 mars 2014 17h58)

Source : The Telegraph (via Contrepoints) et AFP

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/03/21/fracking-et-ogm-deux-mots-diabolises-en-un-parallele-interessant/

La transition énergétique … quelle transition ?

A propos de l’article paru dans Contrepoints et intitulé « La transition énergétique : l’arnaque du siècle »

( http://www.contrepoints.org/2013/10/10/142020-transition-energetique-larnaque-du-siecle ) je me permets de rappeler à mes fidèles lecteurs ces billets laissés sur mon blog : https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/09/29/le-complot-du-climat/

et :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2013/09/10/leglise-de-la-planete-brulante-giec/

Passons aux faits.

L’humanité consomme globalement environ 14 térawatts d’énergie (14000 mégawatts) et la production globale d’énergie électrique est de 2,5 térawatts équivalant à brûler 300 tonnes de pétrole par seconde ! Par comparaison, le soleil inonde la Terre de chaleur qui est de l’ordre de 170000 térawatts soit environ 10000 fois ce que l’on utilise, ce qui signifie que le soleil envoie sur la Terre en une heure ce que l’on produit comme énergie toutes sources confondues pendant une année. En gros voilà comment les choses se passent. Comment le paysage énergétique, pour parodier une expression originellement utilisée pour la télévision française (que je ne regarde plus depuis longtemps) a évolué ? Depuis 1845 jusqu’à nos jours la quantité d’énergie nécessaire pour produire le même produit national brut (PIB) a linéairement diminué de 1 % par an, en d’autres termes il faut aujourd’hui 2,7 fois moins d’énergie pour atteindre le même PIB qu’en 1845 et c’est considérable si on passe à la réalité : il fallait 59000 joules en 1845 pour produire 1 dollar de PIB (actualisé à l’année 1992) et il n’en faut plus que 13200 aujourd’hui. Ce qui revient à dire qu’avec un taux de croissance de 2 %, l’économie en énergie surpasse largement l’accroissement estimé de population planétaire. En 2100, avec une population de 10 milliards d’individus, chacun pourra vivre selon les standards européens actuels en consommant seulement la moitié de l’énergie produite aujourd’hui. Si on entre dans les détails c’est encore plus évident selon Richard Muller, professeur de physique à l’Université de Californie à Berkeley qui a exposé ces faits en 2012 dans son ouvrage intitulé « Energy for Future Presidents ». Selon diverses sources le coût de l’énergie (électrique) varie considérablement. Aux USA, les compagnies d’électricité vendent le kWh environ 10 cents (de dollar). Le pétrole coûte par unité d’énergie 2,5 fois plus que le gaz naturel (en 2012, donc depuis l’avènement de la fracturation des schistes) et 7 fois plus que le gaz de pétrole (propane et butane). L’énergie électrique d’une pile genre AAA revient dix mille fois plus cher que celle de la prise du mur de la maison ! Selon les estimations une centrale électrique au gaz produit un kWh à 7 cents, au charbon à 10 cents, au nucléaire à 11 cents. L’éolien se situe entre 10 et 25 cents (plus de 40 cents pour l’offshore) et le solaire autour de 20 cents. Mais quant au solaire, les estimations sont plus floues car on arrive aux alentours de 40 cents dans le cas de figure le plus pessimiste. Mais on parle pour l’éolien et le solaire d’énergie dite de « pic », c’est-à-dire ce que peut produire théoriquement une installation éolienne ou solaire. Or il faut considérer que ces sources d’énergie alternative ne fournissent en réalité qu’un huitième de leur performance théorique ce qui revient à multiplier par huit les données citées plus haut : éolien entre 80 et 2 dollars le kWh et photovoltaïque aux environs de 1,6 dollar. Ces données statistiquement précises sont tout à fait transposables à l’Europe en convertissant à peu de choses près les cents à des centimes d’euro. Muller considère que ces énergies alternatives ne peuvent économiquement être utilisées que dans des pays où les infrastructures de distribution électrique (réseaux et centres de production) sont inexistantes ou partiellement réalisées, ce qui est le cas de la majorité des pays en voie de développement où le coût de l’énergie électrique restera encore longtemps élevé. Pour les voitures tout électrique, Muller est des plus pessimiste et considère que le coût du remplacement des batteries après environ quelques centaines de cycles de charge-décharge est dissuasif quels que soient le type de ces batteries. Il précise que seules les voitures hybrides ont un avenir certain (pour le moment) malgré le fait quelles ne représenteront d’ici une vingtaine d’année qu’à peine 2 % du parc automobile mondial. Pour ce même auteur, toutes les autres formes d’énergie alternative sont non rentables et le resteront encore pendant des décennies y compris l’hydrogène pour des raisons techniques de stockage qui ne sont pas résolues et ne le seront pas même à moyen terme. On est donc fixé : à l’évidence selon ce professeur, seuls le gaz naturel, le charbon, le pétrole et le nucléaire sont des sources d’énergie électrique rentables or si l’on tient compte à la lettre des recommandations de l’IPCC il faudra inévitablement développer l’énergie nucléaire soit en utilisant les technologies actuelles soit en se concentrant sur les réacteurs de nouvelle génération type sels de thorium fondus. Muller insiste aussi sur le fait que d’autres sources d’énergie alternative comme la biomasse, le biogaz ou l’éthanol risqueraient de créer des déséquilibres environnementaux insoupçonnés tant au niveau des biotopes que de la disponibilité en nourriture animale et humaine. Enfin, selon ce même auteur, les projets d’installation de vastes « fermes solaires » dans les déserts tels que le Sahara pour l’Afrique et accessoirement l’Europe ou encore dans les Etats du sud-ouest américain se heurteront à de nombreuses contraintes encore sans solutions économiquement supportables telles que le stockage et le transport, ce dernier nécessitant des investissements considérables qu’aucune compagnie d’électricité n’a pour le moment l’intention de prendre en charge. A l’évidence, les actions souterraines de Greenpeace et du WWF sont donc là pour nous faire oublier ces données de base. Leur seul but, réchauffement climatique ou gaz à effet de serre obligent, est de déstabiliser l’ensemble des pays développés dont les pays européens en premier lieu afin que les USA restent le leader mondial. Il s’agit d’une stratégie globale dans laquelle les négociations d’accords commerciaux de libre échange en cours entre les USA et l’Europe et entre les USA et les pays de l’ASEAN ne constituent qu’un paravent pour masquer le travail politique de sape des écologistes téléguidés par la CIA qui ont parasité pour leur cause, en réalité pour celle de la stratégie globale du gouvernement américain, les gouvernements de divers pays européens ainsi que les administrations européennes de Bruxelles ou de Strasbourg, de même que l’IPCC (GIEC) est majoritairement manipulé par l’administration américaine et où on retrouve, outre des membres de la NASA, un éminent membre de Greenpeace, je veux parler du Docteur Sven Teske, « coordinateur à l’international de Greenpeace pour les questions climatiques », également coordinateur du dernier rapport de l’IPCC et lobbyiste très actif de l’industrie photovoltaïque. Troublantes coïncidences qui ne font que conforter l’hypothèse d’une manipulation au niveau mondial de l’administration américaine afin d’appauvrir l’ensemble des pays européens sachant que la Chine et le Japon se moquent des recommandations de l’IPCC comme le Canada, la Nouvelle-Zélande et naturellement les USA.

Le pouvoir de nuisance des écologistes politiques se fait déjà cruellement sentir en Europe pour la grande satisfaction de l’administration américaine qui se réjouit de voir le coût de l’énergie électrique croitre spectaculairement et qui constitue un fardeau financier pour les entreprises. L’un des exemples les plus évidents est celui du Danemark qui frise le grotesque mais qui a pourtant été porté aux nues par les écologistes et les lobbies des énergies renouvelables. La production d’électricité d’origine éolienne est de 7 TWh (puissance installée de pic c’est-à-dire nominale) et elle représente même pas un cinquième, au mieux, de la demande électrique totale qui se répartit pour le reste entre charbon, gaz naturel et pétrole, la biomasse ne représentant qu’à peine 2 % malgré des investissements coûteux. Comme la puissance générée par l’éolien est par nature variable les surplus sont vendus à bas prix à l’Allemagne, la Suède et la Norvège et quand il n’y a pas de vent, ça arrive mais jamais dans la rhétorique des écologistes, le Danemark est obligé d’importer de l’électricité d’origine hydraulique à la Norvège et à la Suède. Résultat du rêve écolo, ce sont les utilisateurs qui paient avec leur facture électrique qui est de l’ordre de 0,3 euro le kWh. Depuis 5 ans, le Danemark n’investit plus une couronne dans l’éolien car le réseau électrique est déjà suffisamment instable et ne serait plus gérable si la puissance théorique éolienne installée augmentait. En conclusion le Danemark ne réalise aucunes économies directes sur les importations d’hydrocarbures, y compris de gaz, ou de charbon et ses centrales électriques classiques n’ont jamais cessé de fonctionner comme avant le début de ce délire coûteux et risqué. En Allemagne la situation n’est plus grotesque mais surréaliste pour diverses raisons qui, se cumulant, font que sa politique énergétique largement inspirée par le parti vert est devenue totalement incohérente. Après avoir fermé plusieurs réacteurs nucléaires dans l’émotion de l’accident de Fukushima-Daiichi et sans aucune préparation, ce pays a construit dans la hâte plus d’un million de panneaux photovoltaïques alors que nul n’ignore que l’ensoleillement de l’Allemagne est parcimonieux pour finalement produire moins de 2 % de l’énergie électrique totale du pays. La forêt d’éoliennes recouvrant tout le nord de l’Allemagne et les zones côtières en off-shore a surenchéri le coût du kWh de plus de 5 centimes d’euro. Les entreprises ont moyennement apprécié ce surcoût et 20 % d’entre elles se sont délocalisées ou vont le faire prochainement en raison des incertitudes croissantes concernant l’approvisionnement électrique car le réseau de distribution n’est toujours pas adapté à une redistribution adéquate de cette énergie éolienne également aléatoire vers le sud du pays. Pour bien faire il faudrait construire au moins 4500 km de ligne très haute tension (450000 volts) pour transporter le surplus éolien vers le sud industrialisé. Or, et c’est là que la situation est franchement surréaliste, ces mêmes écologistes s’opposent à la construction de lignes à très haute tension et les compagnies d’électricité sont réticentes à l’idée d’investir dans de telles lignes en raison du caractère aléatoire de l’éolien. L’Allemagne s’est donc vue obligée de fouler aux pieds le protocole de Kyoto sans pour autant le dénoncer en construisant plusieurs gigantesques centrales brûlant du charbon ou de la lignite. Les écologistes n’ont pas eu l’air de comprendre l’ampleur du désastre qu’ils avaient eux-même provoqué. Pour la France, les délires du gouvernement socialo-écolo-marxiste se concrétisent déjà dans des projets pharaoniques tels que des hydroliennes ou des champs d’éoliennes géantes off-shore qui impliquent EDF et AREVA, les deux acteurs de l’électronucléaire, pour être politiquement corrects aux yeux de l’ancien faucheur d’OGM et du président qui a promis une redécoupage du paysage énergétique français dont l’aberration donne une idée de l’incurie des politiciens, j’en ai déjà parlé en détail dans mon blog. Le kWh ne va cesser d’augmenter pour plomber encore plus les entreprises industrielles car ces projets délirants ont un coût exorbitant équivalent à un EPR !!!

Triste avenir assuré à l’Europe pour la plus grande satisfaction des USA.