Brève. Le chantier de consolidation de la cathédrale Notre-Dame de Paris

C’est un fait unique qui démontre l’incroyable mauvaise foi des dirigeants politiques et de tous les parasites ignorants ou incohérents dans leurs décisions qui les entourent, je veux parler des écologistes : le chantier de consolidation de l’église emblématique – on n’en est pas encore au stade de la reconstruction en 5 ans comme l’a déclaré Macron – qui menace de tout simplement s’écrouler a été arrêté pendant près d’un mois car il y a une pollution alarmante avec des poussières de plomb alentour.

C’est un vrai foutage de gueule aussi incroyable que si on déclarait que les taux de radioactivité ou de je ne sais quoi d’autre sont trop élevés pour qu’un quelconque ouvrier puisse travailler sur ce chantier. Pendant des dizaines d’années la population parisienne a été soumise à des émanations de plomb provenant de l’additif, le plomb-tetra-éthyle, un puissant agent anti-cliquetis pour les moteurs à combustion interne, ajouté dans le carburant des véhicules automobiles et personne ne s’en est soucié jusqu’au jour où les compagnies pétrolières ont découvert une alternative lucrative qui permettait de s’affranchir de cet additif en le remplaçant par un produit oxygéné dont on ne connaît toujours pas l’innocuité. Il s’agissait d’un gros paquet de business à réaliser et dans la foulée, pour obtenir l’approbation des écologistes qui se sont fait prendre au piège – c’est leur attitude en général : si c’est écolo donc c’est bien – l’addition d’alcool produit à grand frais au détriment de denrées alimentaires essentielles pour de nombreux pays a atteint également le même résultat que celui de l’anti-cliquetis plombé. Ici à Tenerife le super sans plomb coûte 1 euro le litre et le super « vert » (avec alcool) coûte 1 euro 14, où va la différence ?

Aujourd’hui ces mêmes écologistes qui ont envahi toutes les sphères du monde politique tant en France qu’en Europe ont fait obstruction à la poursuite du chantier de Notre-Dame de Paris sous le prétexte totalement fallacieux qu’il y aurait trop de plomb pour que la sécurité des ouvriers du chantier soit assurée. De qui se moquent-ils ? Ce qui reste de cet édifice menace tout simplement de s’écrouler et il faudra non pas 5 ans pour restaurer cet édifice mais plutôt 50 ans … en étant optimiste. Finalement je hais ces écologistes qui s’insinuent dans tous les domaines de la politique, de la science et de la société alors que ce sont, globalement, des ignorants qui dans la majorité des sujets abordés ne savent pas de quoi ils parlent. On ne peut pas mélanger la politique, l’idéologie et la science, c’est incompatible.

Et puisque j’ai mentionné les automobiles pendant de nombreuses années les équipementiers de l’industrie automobile ont fourni des garnitures de frein et des disques d’embrayage fabriqués avec de l’amiante. Dans toutes les grandes villes les habitants respiraient des poussières chargées de micro-particules d’amiante. Qui s’en est soucié ? Personne, car s’attaquer au puissant lobby de l’industrie automobile était un sujet hautement politique. Depuis les équipementiers ont trouvé des alternatives à l’amiante. Sont-elles moins nocives que l’amiante ? Nul ne le sait. Et enfin les micro-particules provenant de l’usure des pneumatiques ne semble pas vraiment inquiéter ces mêmes écologistes alors qu’elles sont potentiellement cancérigènes puisque la matière constituant les pneus contient des produits carbonés poly-cycliques. Sauver la cathédrale Notre-Dame de Paris de la ruine est une chose, se préoccuper de quelques micro-grammes de plomb en plus ou en moins en est une autre.

Quand le thorium refait parler de lui !

En 1994, les Américains et les Russes se sont mis d’accord pour réduire drastiquement leurs arsenaux nucléaires délirants à tel point que les Américains ont récupéré (moyennant finance naturellement) plus de 500 tonnes d’uranium 235 après le démantèlement de 20000 têtes nucléaires autant du côté russe qu’américain, ça laisse rêveur mais c’est la triste réalité ou plutôt, ça devrait réjouir Greenpeace, cet uranium 235 d’origine militaire a produit pendant 20 ans près de 10 % de l’électricité d’origine nucléaire aux Etats-Unis. A l’uranium 235 des bombes, il fallait aussi ajouter celui des réacteurs de propulsion des sous-marins dont certains ont aussi été démantelés, bref, tout le monde devrait être content de produire de l’électricité à partir des bombes nucléaires, pour faire court puisqu’une bombe n’a jamais produit d’électricité sinon diplomatique, il n’y a qu’à voir ce qui se passe chaque fois que les Nord-coréens font un essai souterrain en affamant leur peuple, mais c’est une autre histoire, je disais donc bref, pour dire que l’opération n’était pas vraiment économiquement rentable pour une raison très simple, le processus d’enrichissement de l’uranium 235 (0,7 % de l’uranium naturel) est très coûteux en énergie et le remélanger avec de l’uranium 238, c’est-à-dire appauvri, celui-là même que Tabarly avait utilisé pour sa quille de Pen Duick, est un non-sens économique comme d’ailleurs la production de bombes est aussi un non-sens économique et humanitaire. Ce remélange est nécessaire pour refaire du combustible à 5 % d’uranium 235.

C’est là qu’intervient l’ingéniosité d’une physicienne norvégienne dénommée Sunniva Rose, motivée par le fait que la Norvège possède des gisements importants de thorium et exploitables économiquement. Plutôt que de remélanger de l’uranium 235 avec du 238 appauvri, cette Novégienne, actuellement la seule femme étudiante à l’Institut de Physique Nucléaire d’Orsay dans la banlieue sud de Paris, a eu l’idée de mélanger l’uranium 235 des bombes (il y en a encore 20000 sur la planète, de quoi vitrifier l’ensemble de la terre, des bombes à uranium 235 et des bombes à plutonium qui peut aussi convenir pour ce processus) avec du thorium 232. Je dois faire un petit rappel de physique nucléaire pour très brièvement montrer que l’idée de Sunniva Rose est astucieuse mais pas encore réalisable. Le thorium 232 capte un neutron émis par la désintégration de l’uranium 235 (ou du plutonium) et se transforme en uranium 233 fissile qui se désintègre en émettant à son tour des neutrons et en produisant des déchêts inévitables du genre thallium 208, radioactif et plomb 208 stable ainsi que d’autres isotopes présents en faible quantité et provenant encore de l’uranium 235 dont la gestion est connue mais tout de même bien moins dangereux que le césium 137 ou l’iode 131, produits de fission de l’uranium 235, qui ont contaminé la préfecture de Fukushima au Japon. L’idée de Sunniva Rose paraît élégante car la durée de demi-vie du thallium 208 est d’environ 3 minutes et le plomb 208 est stable, c’est-à-dire non radioactif. Mais là où est le hic c’est qu’il faut justement attendre assez longtemps pour pouvoir faire quoi que ce soit du combustible usé puisque le thallium 208 est un très puissant émetteur beta et gamma, ce qui rend le retraitement assez hasardeux, qui devrait en tous les cas être effectué à bonne distance, du moins pour le moment …

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Docteur Sunniva Rose

Source : Université d’Oslo