OGMs : mise au point au sujet du maïs

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Alors que 19 pays européens se plient aux injonctions de l’administration de Bruxelles et du Parlement européen de Strasbourg notoirement rongés de l’intérieur par les lobbys écologistes les plus radicaux du monde en ce qui concerne la culture des plantes génétiquement modifiés, mais aussi dans bien d’autres domaines, il est nécessaire de rappeler la réalité en ce qui concerne les OGMs et plus particulièrement le maïs. Voici les faits près de 35 ans après l’introduction commerciale en 1996 des plantes transgéniques par la société Monsanto – mais bien d’autres entreprises suivront – Monsanto qui a focalisé les récriminations infondées de ces activistes ignorants des subtilités biologiques ayant conduit à la création de ces plantes transgéniques de grande culture. Depuis leur introduction en 1996 les plantes génétiquement modifiées ont été adoptées par de nombreux pays devenant la biotechnologie la plus rapidement adoptée dans le monde. Leur culture est passée de 1,7 millions d’hectare au début de 1997 à 185 millions d’hectares en 2016 représentant 12 % de la production globale agricole, la moitié se trouvant dans les pays développés. En 2016 les différents traits introduits par transgénèse dans les principales cultures concernées – soja, maïs, colza et coton – sont la tolérance aux herbicides, 96 millions d’hectares soit 53 % des surfaces cultivées avec des plantes transgéniques, la résistance aux insectes : 25 millions d’hectares (14 % de cette surface cultivée) et ces deux traits combinés pour 58,5 millions d’hectares soit 33 % de la surface cultivée d’OGMs.

Malgré les milliers d’études réalisées et indépendantes des principaux producteurs de plantes transgéniques, il reste encore 38 pays dans le monde, dont 19 en Europe, qui ont officiellement interdit la culture de plantes génétiquement modifiées bien que ces pays n’aient pas prohibé l’importation d’aliments pour les êtres humains ou les animaux provenant de plantes elles-mêmes transgéniques, une situation pour le moins paradoxale. Le maïs, après le soja, est la seconde culture transgénique qui a fait l’objet du plus grand nombre d’études détaillées. Environ un tiers de la production de maïs dans le monde est d’origine transgénique. Il y a trente-trois millions d’hectares de maïs transgénique aux USA sur les 53 millions au total dans le monde soit un tiers de tout le maïs cultivé dans le monde sur 185 millions d’hectares. Le maïs transgénique a donc un bel avenir devant lui. Le chiffre d’affaire réalisé pour le seul maïs transgénique dans le monde est estimé à environ (2016) 8 milliards de dollars.

Depuis que les premiers maïs transgéniques ont été autorisés plus de 6000 publications scientifiques ont examiné en détail les avantages mais aussi les inconvénients de ces plantes. Il faut rappeler que dans la plus grande majorité des cas les semences de maïs commercialisées – transgéniques ou non – sont aujourd’hui des hybrides dits F1 qui permettent de combiner un trait génétique introduit et d’autres phénotypes permettant une optimisation des rendements ou une résistance à des conditions hydriques particulières. Les grands semenciers, souvent créateurs de ces plantes génétiquement modifiées, ont donc rendu captifs leurs clients c’est-à-dire les cultivateurs car sans ces hybrides de première génération ceux-ci ne seraient pas satisfaits économiquement des rendements des cultures.

Il existe selon une revue de ces 6000 publications pour la plus grande majorité conduites indépendamment des semenciers tels que Pioneer ou Monsanto des avantages ignorés des politiciens et des activistes écologistes qui ne cessent de décrier les plantes transgéniques. La résistance aux insectes ravageurs obtenue par l’introduction du gène codant pour la toxine Bt a permis, au delà d’une réduction considérable de l’épandage d’insecticides, de réduire presque totalement les risque d’apparition d’aflatoxines provoquées par des infections fongiques favorisées par la dégradation des grains par les insectes. Les risques de présence d’aflatoxines, des composés chimiques toxiques pour le foie et cancérigènes reconnus, sont diminués dans une proportion supérieure à 98 % par rapport à des plantes non génétiquement modifiées même traitées avec des insecticides plusieurs fois au cours de la saison de croissance.

En ce qui concerne strictement le coût et le rendement des récoltes de maïs peu d’études ont synthétisé l’ensemble des coûts ni établi de comparaisons détaillées avec des cultures identiques de cultivars non génétiquement modifiés. En effet, ce type d’étude est délicat car il est multi-factoriel. Ces études ont surtout consisté à comparer les rendements par hectare et il ressort que ces rendements oscillent autour de 18 % d’augmentation par rapport à des maïs transgéniques en comparaison de maïs conventionnels, plus précisément entre 5,6 et 24,5 % selon le type d’hybride concerné et dans des conditions de culture optimales. Pour les maïs génétiquement modifiés pour être résistants aux insectes (toxine Bt) l’amélioration est en général de 18 % également hormis les coûts des traitements à l’aide d’insecticides, les coûts des traitements chimiques n’ayant pas été pris en considération dans ces études.

Par contre tous ces travaux ont fait ressortir que les chutes de rendements des productions de maïs non génétiquement modifiés étaient généralement de 31 % par rapport aux maïs « Bt » et en moyenne de 10,5 % pour les maïs résistants aux herbicides, en l’occurence le glyphosate. Trente-et-un pour cent, économiquement parlant, c’est loin d’être négligeable mais encore une fois toutes ces études n’ont pas tenu compte des épandages répétés d’insecticides dans le cas des maïs non « Bt ».

Enfin une autre préoccupation des opposants aux plantes transgéniques concernait une modification de l’équilibre biologique des sols. Selon ces études il n’en est rien. Aucune modification significative des sols n’a pu être constatée ni aucun effet sur la fixation de carbone par les fanes de maïs laissées au champ. N’importe quel lecteur anglophone de mon blog peut se reporter à l’article dont il est fait référence dans ce billet et qui est libre d’accès :

Scientific Reports doi : 10.1038/s41598-018-21284-2

Des arbres transgéniques pour produire des biocarburants

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Qui ne se souvient pas des désastreuses interventions des terroristes écologistes qui ont détruit des essais en plein champ de peupliers transgéniques mis au point par l’INRA. Ces peupliers avaient été rendus stériles pour pouvoir pousser plus rapidement, une croissance accélérée de 20 % car l’arbre ne fait plus de fleurs ni de graines. Il faut rappeler que ces travaux leaders en la matière avaient été financés par les contribuables français.

Aux USA l’approche de la transgenèse des plantes, en particulier des arbres, est plus pragmatique et quand c’est le Département de l’Energie (DOE) qui prend les choses en main dans le cadre du développement de végétaux adaptés à la production de bio-carburants il n’y a pas d’interventions de ces groupuscules fanatisés d’écologistes puisque justement ces arbres ont été mis au point dans le but de préserver l’environnement et de permettre à terme de libérer la culture du maïs dont une grande partie sert non plus à nourrir les animaux d’élevage et accessoirement les êtres humains mais à fabriquer de l’alcool. Cette déviation de l’utilisation du maïs pour produire de l’alcool n’a pas vraiment de justifications morales ou éthiques, mais c’est un point de vue personnel que je ne partage qu’avec moi-même.

Il s’agit de trembles qui ont été judicieusement modifiés génétiquement pour que l’accès aux polysaccharides structuraux soit plus aisé.

Le peuplier-tremble, un arbre à croissance rapide, a été choisi par l’équipe du Docteur Chang-Jun Liu au Département de Biologie du Brookhaven National Laboratory pour modifier avec succès les pourcentages respectifs de cellulose, d’hémicellulose et de lignine du bois. La première étape de production d’alcool à partir de bois consiste à soumettre la pulpe à une digestion enzymatique des celluloses pour produire des sucres fermentescibles. Or la lignine, un polymère structural hydrophobe (qui n’aime pas l’eau pour dire les choses ainsi) est un obstacle important pour l’accessibilité des cellulases à la cellulose. Les rendements de la digestion enzymatique conduisant à du sucre sont plutôt mauvais mais nettement moins coûteux en énergie et moins polluants qu’une hydrolyse à chaud en milieu acide. Pour que la production d’alcool à partir de bois soit compétitive avec celle effectuée à partir de maïs il fallait réduire la teneur en lignine sans pour autant altérer la croissance du végétal puisque la lignine constitue un tissu de soutien indispensable à cette croissance.

La lignine est un polymère complexe dont les unités constitutives sont, entre autres, le para-hydroxyphénol, le guaiacol et le syringol. Il s’agit de phénols substitués. Pour arriver à diminuer la teneur en lignine du bois il faut interférer avec la fonction alcool du phénol afin d’inhiber si possible partiellement la polymérisation de ces monomères appelés génériquement des lignols. C’est un peu compliqué mais il faut en passer par cette explication pour comprendre l’intérêt de ces travaux. La figure ci-dessous tirée de l’article paru dans Nature Communications (voir le doi) illustre la fonction de l’enzyme étranger qui a été introduit dans le génome du tremble pour bloquer la fonction alcool des lignols :

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Il s’agit de la MOMT4 ou mono-lignol 4-O-methyl transférase dont le gène a été modifié afin de bloquer partiellement la fonction -OH impliquée dans le processus de polymérisation. Ce gène a été mis sous le contrôle d’un promoteur issu du haricot connu pour intervenir lors de la croissance du xylème. Le résultat est spectaculaire dans la mesure où malgré une diminution de plus de 50 % de la teneur globale en lignine et une augmentation en parallèle de 20 % de la teneur en cellulose la croissance de la plante n’est pas perturbée. De plus, et puisque c’était le but final de cette modification génétique, l’efficacité de la production de sucre lors de la digestion enzymatique de la pulpe de bois a été améliorée de plus de 55 % conduisant à une production d’éthanol après fermentation améliorée d’autant.

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Notes explicatives des illustrations (Nature). À gauche un plan de tremble contrôle et trois lignées différentes de plante transgénique. À droite colorations spécifiques de la lignine en comparaison du contrôle. Le trait blanc représente 1 mm.

Structure générale du lignol. MOMT : mono-lignol 4-O-methyl transférase, SAM : S-adénosyl-méthionine, donneur de méthyle.

Source : Nature Communications, doi : 10.1038/ncomms11989

Les vraies raisons de la fusion Bayer Crop Sciences – Monsanto

 

Tout a été dit par les analystes financiers au sujet de la méga-acquisition de Monsanto par Bayer, mais qu’en est-il au juste ? Il ne s’agit pas seulement d’un rapprochement stratégique induisant de futures synergies profitables. Ce sont les récents développements de la biologie moléculaire qui justifient cette acquisition. En effet, selon une étude très détaillée émanant de l’Académie des Sciences américaine, on se trouve aujourd’hui à un tournant décisif dans le domaine des biotechnologies et pas seulement à propos des plantes génétiquement modifiées. Comme je le mentionnais dans ces pages en avril dernier (voir le lien) l’utilisation de l’outil CRISPR-cas9 pour effectuer des modifications génétiques fines d’une plante de grande culture ne vas plus permettre de faire la distinction entre la dite plante et celle issue d’amélioration par sélection traditionnelle. Depuis la fin des années 90 de nombreuses plantes ont été génétiquement modifiées en vue d’améliorer des caractéristiques particulières comme par exemple des tomates qui ne pourrissent plus, du riz enrichi en une vitamine essentielle, le beta-carotène ( le riz doré ) ou encore l’introduction d’une résistance à certains ravageurs. Ce qui a le plus frappé le public, le monde politique et les écologistes, est l’apparition sur le marché de plantes résistantes au RoundUp qui a terni durablement l’image de Monsanto. Les plantes génétiquement modifiées pour exprimer la toxine Bt et devenir résistantes aux insectes et à leurs larves ont été également diabolisées alors qu’elles permettent de substantielles diminutions de l’usage d’insecticides à spectre large qui détruisent également les insectes butineurs comme les abeilles. C’était encore Monsanto qui sévissait dans un but strictement mercantile comme cela a été clamé dans les médias relayant les écologistes opposés à toute atteinte à l’état « naturel » de la nature.

Les études dites génomiques et protéinomiques ainsi que le décryptage de l’ADN de la plupart des plantes cultivées pour un usage alimentaire et l’avènement de l’outil CRISPR ont bouleversé l’appréhension de la transgenèse végétale. Selon l’Académie des Sciences américaine (NAS) il n’est déjà plus possible de faire la différence entre plante non modifiée et plante génétiquement améliorée au laboratoire. Seules les caractéristiques phénotypiques pourront désormais être examinées. Par exemple un maïs pourra être modifié (si ce n’est déjà fait) pour synthétiser plus de lysine afin d’éviter de supplémenter l’alimentation animale à base de maïs avec cet acide aminé, le maïs étant notoirement pauvre en lysine. La seule différence entre les deux maïs sera cette teneur en lysine. La NAS a statué sur un tel cas en déclarant qu’il ne pouvait pas exister d’effet détrimental pour l’environnement induit par une telle modification génétique. Le comité mis en place par la NAS a examiné plus de 900 dossiers, brevets et publications récents relatifs aux modifications génétiques discrètes de seulement trois grandes cultures, le maïs, le soja et le coton. Plus de 80 personnalités du monde universitaire ont été sollicitées pour apporter leurs commentaires. Des réunions publiques ont été organisées pour mieux comprendre l’impact des plantes génétiquement modifiées sur la santé animale et humaine ainsi que sur l’environnement et l’industrie agricole elle-même.

Effets des OGMs sur la santé humaine

Le comité ad hoc a soigneusement recherché des évidences convaincantes d’effets indésirables sur la santé humaine qui puissent être directement imputés aux plantes génétiquement modifiées, essentiellement maïs et soja, et le résultat a été négatif. Tant chimiquement que biochimiquement les aliments contenant des produits issus de plantes génétiquement modifiées sont indiscernables de leurs homologues non génétiquement modifiés. Les études épidémiologiques sur le long terme n’ont pas pu mettre en évidence des effets adverses de ces plantes. Aucune maladie chronique n’a pu être identifiée comme étant liée à l’usage d’OGMs dans l’alimentation. Quelques évidences ont indiqué un effet bénéfique des plantes exprimant le gène Bt sur la santé tant animale qu’humaine et ont été expliquées par une teneur significativement plus faible en insecticides résiduels dans ces plantes. Le cas du riz doré a déjà été mentionné et le comité de la NAS s’est dit préoccupé que ce riz soit toujours banni dans de nombreux pays alors qu’il pourrait sauver des vies et éviter que des centaines de milliers d’enfants deviennent aveugles en raison de déficiences en vitamine A.

Effets sur l’environnement

Le comité a reconnu que l’utilisation de plantes exprimant la toxine Bt n’avait aucun impact sur l’environnement, notant de surcroit que l’usage de ces cultures avait un effet plutôt bénéfique sur la diversité des insectes. Si quelques cas de transfert horizontal du gène Bt ont été observés, il n’y a pas eu d’effets notoires observables sur l’environnement. Aucune relation de cause à effet direct n’a pu être établie entre les plantes Bt et une quelconque détérioration de l’environnement même si, comme l’a reconnu le comité, des conclusions définitives sur le long terme ne peuvent pas pour l’instant être étayées.

Effet sur l’agriculture

L’utilisation des plantes génétiquement modifiées par les agriculteurs a eu des effets économiques bénéfiques mais le comité de la NAS insiste sur une meilleure appréhension des techniques culturales et de l’utilisation de pesticides afin d’améliorer les rendements. En effet l’utilisation de plantes génétiquement modifiées n’a pas significativement augmenté ces rendements considérés globalement. Sans en être totalement certain le comité de la NAS préconise une agriculture « raisonnée » prenant en considération tous les intrants, les techniques culturales et l’observation stricte des règles d’utilisation tant des plantes génétiquement modifiées que des pesticides pour améliorer durablement ces rendements des récoltes. Quant aux surcoûts induits par l’utilisation de plantes génétiquement modifiées, ceux-ci sont largement occultés par la diminution de l’usage de pesticides, dans le cas des plantes Bt, et des opérations de désherbage dans le cas des plantes résistantes au RoundUp.

Réflexions sur la transgenèse

Le comité de la NAS insiste sur le fait que ce n’est pas le procédé de transgenèse qui doit être désormais pris en considération mais les caractéristiques biochimiques, organoleptiques et alimentaires de la plante considérée. C’est sur ce dernier point qu’apparaît l’intérêt particulier de la firme Bayer pour la société Monsanto. Les techniques « anciennes » de transgenèse végétale ne sont plus qu’un lointain souvenir. Les outils modernes de haute-couture au niveau de l’ADN à l’aide du CRISPR-Cas9 rendront indiscernables des plantes améliorées génétiquement de celles améliorées par sélection variétale. Le comité de la NAS a insisté sur le fait que les deux approches pouvaient présenter les mêmes risques alors que la sélection variétale a toujours été considérée comme non risquée par les spécialistes ! On comprend dès lors qu’une fusion-acquisition de Bayer Crop Science et de Monsanto tombe à point nommé.

Source : www8.nationalacademies.org (17 mai 2016)

https://jacqueshenry.wordpress.com/2016/04/20/les-ogms-nouveaux-sont-arrives/

OGMs (3) : Le cas du riz doré, Greenpeace une organisation criminelle

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Au jour d’aujourd’hui 500 millions d’enfants en âge préscolaire dans le monde souffrent de carence en vitamine A. Chaque année entre 250 et 500000 d’entre eux deviennent aveugles et parmi ces derniers la moitié mourra avant la fin de l’année. Cet état de fait se situe essentiellement en Asie du Sud-Est où le riz constitue la principale source de nourriture. Or le riz est très pauvre en beta-carotène, le précurseur de la vitamine A, ceci explique cela.

Il y a 25 ans l’équipe du Docteur Ingo Potrykus de l’Institut Fédéral de Technologie à Zürich décida se se lancer dans la transgénèse du riz afin qu’il produise du beta-carotène. Pour Potrykus cette approche paraissait plus logique que de distribuer deux fois par an des pilules fortement dosées en vitamine A, un riz produisant lui-même le beta-carotène et consommé quotidiennement permettrait aisément de pallier à la carence en vitamine A, aux souffrances, aux infirmités et à la mort qui en sont la conséquence. Potrykus écrivit lui-même l’histoire du « riz doré » qu’on peut lire ici : http://www.goldenrice.org/PDFs/The_GR_Tale.pdf .

En 1999, après avoir réussi à incorporer un gène de bactérie et un autre gène provenant de la jonquille, le riz doré était né. Bill Clinton, alors président des Etats-Unis, se réjouit de cette avancée humanitaire indépendante des sociétés de l’agrochimie et enjoignit les sceptiques à le rejoindre dans son enthousiasme car il déclara que « ce riz pouvait sauver jusqu’à 40000 vies humaines chaque jour ». Comme on pouvait s’y attendre les organisations non gouvernementales opposées aux OGMs furent interloquées car ce projet humanitaire minait littéralement leurs objections au sujet de la transgénèse végétale appliquée aux cultures vivrières. En 2001, Benedikt Haerlin, le coordinateur anti-OGMs de Greenpeace, donna en France une conférence en présence de Potrykus. Il concéda que ce riz servait la bonne cause mais qu’il créait un réel problème de principe à son organisation. Ne pouvant pas déclarer que ce riz était un poison il argumenta sur le fait que selon lui ce riz doré ne produisait pas assez de carotène pour juguler la carence en vitamine A. C’était donc une opposition formelle purement technique de la part de Greenpeace qui préconisait plutôt d’aider les habitants de ces pays à cultiver dans leurs petits jardins privés des haricots ou des courges riches en vitamine A et si cette approche n’était pas suffisante l’autre recommandation de Greenpeace était de distribuer des pilules de vitamine A ou d’encourager la commercialisation de sucre, de farine ou de margarine enrichis artificiellement en vitamine A.

Il se trouve qu’en 2001, Greenpeace avait raison car le tout premier riz doré transgénique ne produisait effectivement pas assez de carotène. La Fondation Rockefeller qui finançait le projet de Potrykus avoua être d’accord avec Greenpeace mais contestait que l’approche préconisée puisse être viable sur le long terme compte tenu du fait que lors de la saison sèche il est très difficile de trouver des fruits et des légumes et que ces derniers sont très coûteux et inabordables pour les famille démunies qui n’ont que le riz pour survivre et n’ont même pas de jardin pour faire pousser quelques carottes. L’UNICEF emboita le pas de la Fondation et le projet du riz doré de Potrykus faillit bien sombrer dans l’oubli. La Fondation Rockefeller ne baissa pourtant pas les bras et continua à financer les travaux de Potrykus. Discrètement, même si Potrykus déclara haut et fort que la semence transgénique serait distribuée gratuitement aux fermiers sans exiger par la suite une quelconque redevance malgré la présence de brevets protégeant ce riz, la société AstraZeneca participa aussi au financement des travaux de l’équipe de Potrykus. En 2003 un riz doré produisant 8 fois plus de beta-carotène que la lignée originale fut enfin mis au point et deux ans plus tard c’était un riz, la version finale, qui produisait 20 fois plus de carotène. Tout était donc prêt pour l’expérimentation en vraie grandeur.

Mais pendant ce temps-là les pourfendeurs des OGMs n’avaient pas non plus baissé les bras. Ils faisaient feu de tout bois pour alimenter leur haine irraisonnée des plantes génétiquement modifiées. Le financement par la Fondation Rockefeller et le fait que ce riz était « protégé » par des brevets leur paraissait suspect. Ils prétendaient que jamais un Indonésien se risquerait à manger un riz qu’il ne connait pas ou qui ne lui a pas été transmis par ses ancêtres … un peu n’importe quoi.

Quand Potrykus annonça la mise au point de la version finale de son riz doré, les organisations opposées aux OGMs adoptèrent une attitude totalement irrationnelle en déclarant que les beta-carotène et la vitamine A à haute dose étaient dangereux pour la santé.

Pour argumenter leur nouvelle stratégie les Greenpeace et autres organisations comme The Institute of Science in Society, une obscure organisation créée par une dénommée Mae-Wan Ho, généticienne violemment opposée à toute forme de génie génétique peaufinèrent leurs arguments. Pour situer Mae-Wan Ho il faut rappeler que son organisation publia des pamphlets sur l’homéopathie, la mémoire de l’eau ou encore la médecine traditionnelle chinoise et la communauté scientifique digne de ce nom (mais elle est de plus en plus clairsemée) réfuta en bloc l’attitude pseudo-scientifique de Madame Ho. Toujours est-il que Greenpeace utilisa l’argument choc développé par cette généticienne qui déclara qu’une surabondance de vitamine A pouvait créer des malformations chez le fœtus. L’argument fut repris par un activiste anti-OGM, David Schubert, neurobiologiste de son état, sévissant au Salk Institute en Californie, qui déclara sans toutefois prendre trop de risques que tous les rétinoïdes pouvaient être peu ou prou tératogènes, entendez favoriser des malformations du fœtus, et qu’il était donc nécessaire de tester le riz doré avant de l’introduire dans l’alimentation. Il apparut que Schubert reprit un article faisant état de l’effet de la vitamine A sur l’apparition du cancer du poumon chez les fumeurs paru dans le NEJM en 1994 : http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJM199404143301501 . Il tronqua sciemment en bon activiste anti-OGM qu’il était les conclusions qui montraient pourtant que la vitamine A réduisait l’incidence de cancers du poumon mais également que le traitement suivi et décrit dans cet article correspondait à 20 bols de riz doré quotidien en termes de carotène. Non seulement Schubert manipula les conclusions d’un article peer-review de haute qualité mais usa d’une réthorique mensongère auprès de la NRC (Nutrition Regulatory Commission) pour décrédibiliser les bénéfices du riz doré. Il avait, fort de sa position de directeur d’un laboratoire dans le prestigieux Salk Institute, écrit un rapport pseudo-scientifique totalement mensonger. Tous les lobbys anti-OGM sans exception citèrent son rapport qui précisait que « le riz doré a été génétiquement modifié pour surproduire du beta-carotène, les études montrent que certains rétinoïdes dérivés du beta-carotène sont toxiques et provoquent des malformations foetales ».

La stratégie des mouvements anti-OGMs au sujet du riz doré ressemblait étrangement à celle adoptée pour la toxine Bt : « pas assez » puis « beaucoup trop ». Etrange attitude de louvoiement entre deux extrêmes, une sorte de double jeu déconcertant … Pourquoi les opposants aux OGMs encourageaient-ils la culture de légumes riches en carotène ? On est en droit de supposer qu’ils font une distinction entre les beta-carotènes produits par le riz doré après transgénèse végétale et les beta-carotènes d’une vulgaire carotte. En d’autres termes si le beta-carotène du riz doré est toxique alors les carottes sont aussi toxiques ! Pour se sortir de leur pirouette sémantique les anti-OGMs, Greenpeace en tête, déclarèrent finalement qu’il n’était pas nécessaire de quantifier chaque vitamine ingérée dans l’alimentation tout en préconisant l’administration de pilules fortement dosées en vitamine A pour pallier aux carences et réclamaient des tests supplémentaires sur le riz doré. À franchement n’y rien comprendre. Ce que ces activistes oubliaient de mentionner comme d’ailleurs David Schubert est que l’organisme utilise ce qu’il lui est nécessaire pour toute vitamine et que le surplus est rejeté dans l’urine : http://umm.edu/health/medical/altmed/supplement/betacarotene . Comme à son habitude Greenpeace adopta alors une attitude franchement politique clamant qu’ « imposer le riz doré » était une atteinte aux libertés fondamentales et aux droits de l’homme et que pour cette raison le riz transgénique, quel qu’il soit, devait être interdit. L’attitude de Greenpeace consistait donc à obliger les gouvernements à favoriser la supplémentation en beta-carotène ou vitamine A et exactement comme pour le B.thuringiensis cette organisation approcha les multinationales de l’agroalimentaire pour supplémenter certains produits en vitamine A et en beta-carotène.

L’affaire prit une tournure presque violente aux Philippines où Greenpeace se battit pour faire interdire des essais plein-champ car il s’agissait de tout simplement bafouer les croyances religieuses, l’héritage culturel et le sens de l’identité des habitants. Aux Philippines, curieusement, ( http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/15646309 ) la loi précise qu’il faut administrer aux enfants en âge préscolaire une pilule sur-dosée de vitamine A tous les six mois et aux femmes enceintes durant les premiers 28 jours de la grossesse. Des études ont cependant montré qu’il faudrait en réalité que les enfants reçoivent au moins trois doses par an. Bizarrement il semblait que Greenpeace était frappée d’amnésie car sur-doser en vitamine A une femme enceinte semblait tout à fait normal puisqu’il s’agissait d’une directive gouvernementale nonobstant les déclarations tonitruantes et malhonnêtes de David Schubert reprises par cette organisation et tous les activistes anti-OGMs sans exception. Si Greenpeace avait été en accord avec ses convictions jamais elle n’aurait apporté son support à un tel programme.

Plus incroyable encore fut l’attitude rétrospective de Greenpeace quand cette organisation apprit que les autorités chinoises avaient effectué un essai en vraie grandeur sur 24 enfants avec du riz doré dernière version en 2008 pour définitivement mesurer avec précision quelle était l’efficacité de ce riz sur la déficience en vitamine A. Au premier groupe d’enfants on donna du riz doré, au deuxième groupe du riz normal et des gélules de vitamine et au troisième groupe des épinards. Les résultats furent parfaitement concluants : un bol de riz doré préparé avec 50 grammes de riz suffisait à lui seul à satisfaire 60 % des besoins d’un enfant en carotène. Toutes proportions gardées le même résultat fut obtenu sur un groupe d’adultes. Il ressortit de cette étude que le riz doré était aussi efficace que les pilules et bien plus efficace que les épinards pour supplémenter l’organisme en vitamine A. On peut trouver cette étude ici : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3417220/ . Un comble pour Greenpeace, cette étude avait été réalisée en collaboration entre l’Académie de Médecine de Hangzhou, la Tufts University à Boston et le Baylor College of Medicine à Houston ! Greenpeace clama qu’il était inadmissible de traiter des enfants comme des animaux de laboratoire, sous-entendu la Chine est à leurs yeux un pays totalitaire (comme si Greenpeace n’était pas aussi une organisation totalitaire) et tout y est permis. Bref Greenpeace reprit ses arguments surannés selon lesquels aucune étude n’avait été effectuée sur les animaux permettant de prouver l’absence de toxicité de ce riz doré et que de toutes les façons David Schubert avait déclaré haut et fort que les caroténoïdes pouvaient être toxiques. Greenpeace s’alarma aussi du fait que les autorités compétentes qui avaient conduit ces essais n’avaient pas mentionné aux parents que le riz « qui fabriquait des carotènes » était en réalité un riz transgénique. Greenpeace, profondément offusquée, publia un communiqué de presse incendiaire à l’encontre des autorités chinoises en posant la question de savoir si les prochains cobayes ne seraient pas des petits Filipinos ! La Tuft University, sous la pression de Greenpeace, dut reconnaître qu’au cours de cette étude aucun aspect « santé » n’avait été sérieusement abordé mais qu’il ressortait seulement qu’un bol de riz doré chaque jour pouvait significativement améliorer la santé des enfants.

Ne savant plus vraiment où donner de la tête les dirigeants de Greenpeace exigèrent une recherche potentielle d’allergènes dans ce riz. Le résultat fut négatif ! Un autre argument, cette fois totalement délirant, fut que le changement climatique pourrait avoir un effet sur la stabilité génétique de ce riz et qu’enfin au cours des générations ce riz pourrait parfaitement devenir réellement toxique ! Vraiment n’importe quoi … Mais l’opiniâtreté de Greenpeace pour combattre les OGMs semble ne pas avoir de limites. Cette organisation réclama qu’on effectue une analyse génétique détaillée de toute plante transgénique afin de quantifier les sites d’intégration des gènes, le nombre de copies de gènes et les possibles réarrangements et délétions pouvant être intervenus lors de la manipulation génétique. Il se trouve, et tous les généticiens le savent, que la sélection assistée à l’aide de marqueurs créé beaucoup plus de modification génomiques indésirables que l’ingénierie génétique correctement réalisée. Monsanto, pour ne citer que cette compagnie, avait lancé un vaste programme de sélection végétale à l’aide de marqueurs il y a 3 ans. Le projet a été rapidement abandonné car il conduisit systématiquement à des impasses. L’idée était pourtant séduisante car une plante ainsi modifiée ne serait plus entachée par le label « GMO » et Monsanto aurait retrouvé l’estime de ces activistes viscéralement opposés aux OGMs.

La paranoïa des anti-OGM a atteint les limites du concevable. Par exemple le riz doré doit être interdit sinon les consommateurs ne se croiront plus obligés de manger d’autres légumes (sic) ou encore il apparaîtra des contrefaçons de riz doré coloré avec un pigment pas nécessairement de qualité alimentaire. Il y a deux ans Greenpeace a organisé une campagne de destruction systématique des rizières où était cultivé du riz doré aux Philippines. Greenpeace a récemment déclaré qu’ « en 10 ans le riz doré n’a pas atteint ses objectifs et il n’a pas amélioré la déficience en vitamine A ». Bel exemple de mauvaise foi. Greenpeace oublie que pendant ce temps-là des millions d’enfants sont morts de déficience en vitamine A : Greenpeace est tout simplement une organisation qui devrait être poursuivie pour crimes contre l’humanité.

Source : inspiré d’un article paru dans Slate.com, illustration Slate.com

OGMs (2) : Les produits « organiques » sont-ils plus sûrs ?

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En 1901 un biologiste japonais du nom de Ishiwata Shigetane découvrit qu’une bactérie du sol tuait les vers à soie. Il fallut attendre de nombreuses années pour mettre à profit le pouvoir de cette bactérie pour protéger les culture avec la toxine de cette bactérie appelée par la suite Bacillus thuringiensis par un biologiste allemand travaillant non plus sur le ver à soie mais sur la mite de la farine. Il observa les même effets toxiques de la bactérie et ce n’est qu’au début des années 70 qu’on commença à s’intéresser sérieusement à cette bactérie. On découvrit que sa toxicité pour les insectes – et seulement pour les insectes – était provoquée par une protéine codée par un plasmide, un petit ARN circulaire présent uniquement dans cette bactérie. On envisagea donc de cultiver à grande échelle cette bactérie pour la répandre sur les cultures et ainsi les protéger contre les insectes ravageurs puisque la toxine n’avait aucun effet sur les vertébrés. Dans les années 80 des biologistes belges eurent l’idée d’intégrer le gène codé par le plasmide dans des plants de tabac. Il faut mentionner ici que les premiers travaux de transgénèse végétale étaient presque exclusivement réalisés avec le tabac, non pas parce qu’ils étaient sponsorisés par les fabricants de cigarettes mais seulement parce que le tabac était une plante de laboratoire merveilleusement prolifique et facile à modifier génétiquement avec les techniques dont on disposait à l’époque. Le résultat ne se fit pas attendre quand on tenta de mettre des insectes suceurs sur les plants de tabac modifiés pour produire la toxine de la bactérie, Bt, ces derniers ne survivaient pas. Les agriculteurs applaudirent ces résultats prometteurs car ceux-ci allaient les dispenser de traitements phytosanitaires répétés et également, pour les agriculteurs dits « bio » de répandre à grands frais de la purée de bacille sur leurs champs de maïs ou leurs parcelles de légumes.

Les écologistes encore une fois ne l’entendirent pas de cette oreille et contre toute logique s’opposèrent immédiatement aux plantes génétiquement modifiées exprimant la toxine Bt. Alors que tout le monde s’accordait pour confirmer l’innocuité de la toxine pour les vertébrés dont l’homme et que ces écologistes préconisaient les bouillies de bacille aux producteurs « bio » pour conserver leur label « vert », d’un seul coup, parce qu’une plante modifiée génétiquement pour produire elle-même cette toxine, cette dernière devenait dangereuse parce que cette fois on avait affaire à une plante transgénique. Les premières plantes modifiées Bt apparurent à la fin des années 80 et l’Agence de Protection de l’Environnement (EPA) approuva les pommes de terre, le maïs et le coton Bt en 1995. Greenpeace se coalisa avec d’autres organismes non gouvernementaux – ils sont devenus quasiment gouvernementaux depuis – comme le Center for Food Safety, le Pesticide Action Network ou encore la fédération internationale des mouvements de l’agriculture organique (IFOAM) basée à Bonn en Allemagne pour intenter un procès à l’EPA. Les motivations de cette action en justice étaient les suivantes : possibilité de voir apparaître des insectes résistants à la toxine et possibilité d’être toxique pour les organismes vivants non ciblés par la toxine, traduisez les êtres humains !

Cette coalition d’écologistes purs et durs parlaient au nom de la protection de l’environnement alors que bon nombre d’agriculteurs inscrits sur la liste des plaignants opposés aux nouveaux OGMs Bt utilisaient les bouillies de bacille pour leurs propres productions agricoles, à n’y rien comprendre !

Greenpeace et ses partenaires se battaient pour protéger les producteurs de bacille et de coccinelles qui faisaient partie du business bio. Greenpeace avança sans aucune preuve à l’appui que les plantes transgéniques Bt contenaient jusqu’à 1000 fois plus de toxine que la purée de Bt répandue sur les plantes. Ils durent faire marche arrière en 2006 quand des enquêteurs mandatés par cette organisation s’aperçurent qu’en réalité les plantes transgéniques, dans le cas présent du maïs Bt cultivé en Espagne, ne contenaient que de très faibles quantités de toxine, à peine plus de 10 parties par million en moyenne dans la plante (voir le lien en fin de billet). Déconcertés par ce résultats, qu’entre parenthèses les biologistes de Monsanto connaissaient, les managers de Greenpeace changèrent leur fusil d’épaule et à court d’arguments décrétèrent que ces plantes transgéniques étaient de toutes les façons dangereuses pour la sécurité alimentaire animale et surtout humaine et qu’il n’y avait pas assez de toxine Bt exprimée pour que la plante soit vraiment résistante aux insectes ravageurs. Greenpeace s’appuya alors sur un argument totalement erroné en prétendant que la toxine Bt produite par la plante était activée et que c’était la raison pour laquelle il y en avait si peu dans les plantes transformées. Donc, dans la logique terrorisante de Greenpeace, puisqu’il en était ainsi cette toxine activée était donc dangereuse pour l’animal et l’homme puisqu’elle attaquait l’intestin des insectes, pourquoi pas celui de l’homme ?

Et c’est là que réside la rhétorique mensongère de Greenpeace. Il faut que soit présent dans l’intestin une protéine sur laquelle va se fixer la toxine Bt activée préalablement. Cette activation nécessite une activité enzymatique digestive particulière. Or les vertébrés ne possèdent ni cette activité enzymatique ni les récepteurs spécifiques au niveau de l’épithélium intestinal. Les curieux peuvent lire l’excellente revue citée ici en lien : http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1899880/ . On y découvre, pour contrecarrer aussi l’argument fallacieux de Greenpeace relatif à l’apparition de résistance au Bt chez les insectes ravageurs qu’à ce jour plus de 140 toxines Bt ont été identifiées et que l’apparition d’une résistance est hautement improbable et si c’était le cas il existe une gigantesque panoplie dans cette famille de protéines pour contourner toute résistance pouvant éventuellement apparaître : http://www.lifesci.sussex.ac.uk/home/Neil_Crickmore/Bt/ .

Pour brouiller les cartes Greenpeace prétendit en 1999 que les plantes exprimant la toxine Bt étaient dangereuses pour l’environnement parce que la toxine n’était pas dégradée correctement dans le milieu naturel. Cette affirmation mensongère fut répétée de nombreuses fois mais elle contredisait l’autre affirmation consistant à dire que les quantités de Bt exprimées étaient trop faibles pour que la plante soit efficacement protégée contre les insectes ravageurs. Cette organisation réellement terroriste, à court d’arguments, monta de toute pièce une histoire de suicide de centaines de milliers d’agriculteurs indiens qui ne pouvaient pas acheter leurs semences de coton Bt et qui ne fut jamais prouvée dans les faits : http://blogs.discovermagazine.com/collideascape/files/2014/01/GMOsuicidemyth.pdf .

Avant même la mise au point de plantes transgéniques exprimant la toxine Bt pour leur propre protection contre les insectes ravageurs, cette toxine pulvérisée manuellement ou avec des machines sur les cultures avait été montrée comme étant l’insecticide le plus inoffensif dans le monde. À ce jour aucune corrélation de cause à effet n’a pu être démontrée sur un soit-disant effet néfaste de la toxine Bt que ce soit appliquée sur les plantes à l’aide de la bactérie vivante ou à partir de plantes transgéniques tant chez les animaux (vertébrés) que chez l’homme ( http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24041244 ) avec un retour d’expérience de maintenant plus de 30 ans, des dizaines de millions d’hectares de plantes Bt cultivées, des dizaines de milliards d’animaux nourris avec des préparations issues de plantes génétiquement modifiées sans parler du coton de nos chemises et de nos draps ou de l’huile de coton qu’on trouve dans n’importe quelle huile végétale pour cuisiner à la maison ou encore de la multitude de dérivés du soja ou du maïs transgéniques Bt utilisés dans l’alimentation.

Pour insister sur la malhonnêteté de cette organisation qui transparaît quand il faut trouver un nouvel argument permettant de justifier sa stratégie il y a cette mémorable histoire de persistance de la toxine dans les sols qui vient d’être brièvement mentionnée. En 2006 Greenpeace alerta le régulateur néo-zélandais du risque d’apparition d’insectes résistants à la toxine Bt en s’appuyant sur des études réalisées pour prouver la persistance de cette toxine dans le sol au delà de 200 jours. Selon Greenpeace si la toxine persistait aussi longtemps dans le sol alors des insectes pouvaient parfaitement s’en accommoder. Or les expériences conduites sur commande par Greenpeace, organisation qui prend bien soin de sous-traiter ses études pour ne jamais apparaître comme le responsable légal de ses allégations, furent réalisées non pas avec des plantes transgéniques mais avec le spray disponible commercialement et appelé DiPel, une émulsion de B.thuringiensis avec des particules d’argile. Le comble de l’ironie était que le but de l’action de Greenpeace était de protéger les agriculteurs « bio » des agriculteurs utilisant des plantes transgéniques Bt ! Même chose en Inde pour protéger les producteurs d’aubergines alors qu’une variété d’aubergine Bt venait d’être disponible pour les petits maraîchers indiens. Le souci avec la technique du spray de bactéries directement sur les plantes est qu’il est très coûteux et que dans certaines configurations il faut même faire appel à des hélicoptères. La propagande de Greenpeace précise bien dans ses recommandations qu’aucune partie des plantes ne doit être oubliée et de plus, selon les affirmations de cette même organisation il n’y a pas de souci à se faire car les protéines de la bactérie se dégradent en moins de deux semaines, il faut être logique avec soi-même ! Il faut donc effectuer des pulvérisations périodiquement et il n’y a aucun danger car les fruits et les légumes sont consommables presque immédiatement ! On croit rêver mais c’est pourtant la vérité : https://www.youtube.com/watch?v=vPQnphEJr98 !!!

Ce que Greenpeace oublie c’est que ces pulvérisation sont effectuées avec des bactéries vivantes et qu’elle persistent sur les aliments qu’on retrouve dans notre assiette « bio », des études réalisées au Danemark et en Chine l’ont montré. On retrouve même ces bactéries dans le lait … Le business de la pulvérisation de Bt représente un chiffre d’affaire d’environ 2 milliards de dollars par an. Aux USA seulement on a retrouvé la bactérie sur près de la moitié des tomates et plus de 60 % des brocolis, des choux-fleurs et des choux. Le plus hallucinant est que ce sont les gouvernements qui promeuvent l’agriculture dite « bio » sous prétexte que les plantes transgéniques Bt contiennent plus de toxine Bt alors que dans les faits c’est exactement le contraire. En Allemagne on estime que 125 kilos de pesticides bio sont pulvérisés par hectare et par an, en termes de toxine Bt cela représente 25 fois plus de toxine que ce que peut introduire une plante génétiquement modifiée Bt quelconque, bonjour la qualité des aliments !

Pour ajouter à l’attitude totalement ridicule de Greenpeace qui encourage les pulvérisations de bio-pesticides, devinez qui les commercialise ? Monsanto, Syngenta, Bayer, DuPont et BASF, ceux-là même qui ont développé et commercialisent aussi les plantes transgéniques. Ces grandes compagnies se frottent les mains car elles ont compris que les actions de Greenpeace et d’autres organisations comme l’Organic Consumers Association leur avaient ouvert le marché. DuPont a investi pas moins de 6 milliards de dollars pour être prêt à satisfaire la demande sans cesse croissante en bio-pesticides ! C’est proprement hallucinant de constater que Greenpeace et les autres ONGs qui répandent la terreur se sont fait prendre dans leur propre piège. Le combat contre les OGMs est devenu un faux prétexte mais il n’est pas question pour Greenpeace de l’abandonner, ce serait une catastrophe pour la réputation de cette organisation.

Alors, pour ne pas perdre la face, on voit encore des publications mensongères paraître dans des revues scientifiques qui n’existent même pas. GreenMedInfo, un site d’information des adeptes de l’agriculture organique a créé le « buzz » en livrant une information précisant que les plantes transgéniques type Bt ou RoundUp Ready favorisaient l’apparition de leucémies. C’était en 2013. L’article fut publié dans une revue inconnue qui n’existait pas auparavant ( http://www.esciencecentral.org/journals/ArchiveJHTD/jhtd-archive.php?month=April&&year=2013 ) ce qui est déjà suspect, et ce qui est encore plus suspect est que cette étude émane d’un obscur laboratoire de l’Université de Brasilia et qu’elle se garde bien de conclure si on lit l’article dans son intégralité (ce que j’ai fait).

Le dernier combat de Greenpeace reste donc l’étiquetage informatif. Et là c’est du business pour cette organisation car elle est devenue experte dans le domaine de l’intimidation et de l’arnaque des sociétés qui ne veulent pas se plier à ses injonctions « vertes ». Greenpeace a fait une fixation sur les plantes transgéniques et on vient de le voir à l’évidence avec les plantes Bt au détriment de la sécurité des consommateurs : la culture bio est un leurre, elle n’est pas rentable car non compétitive, elle appauvrit les consommateurs persuadés qu’elle sera meilleure pour leur santé ce qui est loin d’être le cas et elle n’est encore une fois réservée qu’à ceux qui ont les moyens de payer beaucoup plus cher leur nourriture. Finalement on peut dire que cette longue campagne anti-OGMs n’est qu’un mensonge de plus qui passe auprès de 60 % de la population car il suscite la peur, une peur orchestrée et montée de toute pièce sur la base de mensonges et de contradictions par Greenpeace et toutes les organisations qui en suivent l’idéologie.

Source : billet inspiré d’un article paru dans Slate.com, illustration Slate

https://www.testbiotech.org/sites/default/files/How%20much%20Bt%20toxin%20produced%20in%20MON810_Greenpeace.pdf

OGM ou pas OGM ? C’est la stupidité qui a gagné, en Europe et surtout en France

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Un exemple significatif de l’obscurantisme qui se répand tant chez les décideurs politiques que dans la population est l’étiquetage des denrées alimentaires pour prévenir le consommateur si celles-ci contiennent des plantes génétiquement modifiées ou non. Cette nouvelle psychose répandue par des groupes non gouvernementaux (que je ne nommerai plus pour ne pas leur faire de publicité) à grands renforts de campagnes de sensibilisation et de chantage organisé auprès des grands groupes de l’agro-alimentaire conduit à l’aberration consistant à faire croire aux consommateurs que finalement les OGM sont dangereux pour la santé et l’environnement sans autre forme d’argumentation. Les études sérieuses sur les OGM et leurs éventuels effets sur la santé animale et humaine sont évidemment conduits aux USA et non pas en Europe puisqu’une majorité de pays de l’Union Européenne ont cédé au chantage des écologistes et stupidement interdit les OGM subissant la pression de ces organisations dans leurs prises de décision.

Puisque les argumentations scientifiques sérieuses en faveur des OGM proviennent d’études scrupuleusement réalisées par des universités américaines, alors ces scientifiques sont certainement à la solde des grands semenciers comme Dupont-Pioneer ou Monsanto, cela va de soi. Ce sont des chimistes qui polluent les sols avec des pesticides donc les plantes transgéniques sont certainement toxiques, point barre. Et pourtant depuis l’apparition commerciale des premières plantes transgéniques en 1996 les risques que peuvent provoquer les plantes transgéniques sont contrôlés et répertoriés par un organisme international appelé la Codex Alimentarius Commission ( www.codexalimentarius.com ) Le concept en est l’étude de «l’équivalence substantielle » qui définit ainsi que toute plante transgénique doit être étudiée en regard de son équivalent non modifié. Aux USA, 165 « évènements » de transgénèse concernant 19 espèces de plantes ont été étudiés et finement analysés depuis ces dernières 20 années. Le Japon a fait mieux puisque les laboratoires indépendants de toute société impliquée dans la transgénèse végétale ont passé au peigne fin 189 « évènements » de transgénèse. Curieusement les plantes modifiées génétiquement par irradiation gamma ou par croisement ou hybridation dirigée ne sont pas analysées alors que certaines d’entre elles se sont révélées toxiques pour les animaux et les humains. Pour ne citer qu’un exemple une variété de tomate obtenue par croisement classique s’est trouvée produire de trop grandes quantités d’un alkaloïde toxique, l’alpha-solanine, qui est une arme de défense des solanacées (pomme de terre, tomate, …) présentant des propriétés insecticides mais mortel pour l’homme. Bien qu’étant une réussite par ailleurs cette tomate a été précipitamment retirée du marché.

La Commission Européenne a exigé en 2013 que les protocoles d’évaluation des plantes génétiquement modifiées incluent une étude sub-chronique de 90 jours sur des animaux de laboratoires bien précisés. Mais cette démarche sous-entend en réalité que les plantes transgéniques aient un effet sur une voie métabolique particulière ce qui constitue à l’évidence une entorse déontologique sérieuse. En fait, dans la réalité, ce sont les études réalisées sur les animaux d’élevage nourris avec des plantes transgéniques qui fournissent le meilleur champ d’expérimentation en vraie grandeur. Depuis 1996, aux USA seulement plus de 100 milliards d’animaux destinés à l’alimentation humaine ont été nourris avec des plantes transgéniques, que ce soient des lapins, des poulets et autres volatiles, des porcs ou des bovins et même des poissons. N’est-ce pas là le meilleur champ d’investigation qui puisse être trouvé et qui s’étend maintenant sur de nombreuses générations ?

Par exemple le maïs MON810 qui exprime la toxine Bt a fait l’objet d’un nombre impressionnant d’études dans plusieurs pays et sur plusieurs générations d’animaux avec 90 % de ce maïs dans leur nourriture qui ont été scrupuleusement comparées à des animaux contrôles nourris avec un maïs isogénique, le même maïs hybride F1 mais n’exprimant pas la toxine Bt. Il a été impossible de retrouver des séquences du gène codant pour la toxine Bt ou de la construction utilisée pour la transgénèse alors que la puissance des techniques d’analyse d’ADN et d’ARN n’est plus à démontrer. La protéine Bt n’a jamais pu être détectée ni dans le sang, ni dans le lait ni dans les urines ou les défécations des porcs ou des vaches laitières étudiés sur plusieurs générations, ni dans la chair des volailles ni dans les oeufs. Les variations infimes, par exemple le volume de lait produit ou la taille des porcelets n’ont jamais pu être corrélés avec la présence ou non de maïs ou de soja transgéniques dans l’alimentation des animaux.

Enfin aucun effet sur la flore intestinale des animaux n’a pu être décelé chez les bovins alors qu’avec les porcs des différences mineures ont été observées sans qu’elles puissent être attribuées à la présence de maïs Bt dans l’alimentation. Il ne s’agissait pas dans ces études de gavage intentionnel d’animaux de laboratoire (cf les études frelatées de Séralini, l’un de ces charlatans qui devrait être radié de l’Université) mais d’une étude sur le long terme dans les conditions normales d’élevage. S’il y a eu relativement peu d’études comparatives strictement contrôlées, une cinquantaine tout de même, par contre le retour d’expérience avec des animaux d’élevage est considérable et s’étend sur plus de 15 années. Aux Etats-Unis moins de 2 % des animaux d’élevage sont certifiés sans OGM et la situation pourrait devenir problématique pour le business « bio » ou « organique » puisque moins de 0,8 % des champs cultivés sont certifiés organiques, c’est-à-dire sans pesticides ni résidus de cultures génétiquement modifiées. Pour situer l’utilisation des OGM aux USA, il y a (2011) 8,6 milliards de poulets, 338 millions de poules pondeuses, 248 millions de dindes, près de 31 millions de bovins destinés à la viande, un peu plus de 9 millions de vaches laitières et près de 111 millions de porcs. La part des animaux dits organiques est respectivement dans cette énumération de 0,33 %, 1,97 %, 0,2 %, 0,34 %, 2,78 % et pour les porcs 0,01 % car seulement 12000 porcs sont certifiés organiques dans ce pays. Depuis l’introduction des plantes transgéniques on estime qu’en dix ans, de 2000 à 2011 près de 100 milliards de poulets ont été nourris avec du maïs génétiquement modifié, et il en va de même pour les autres animaux d’élevage pour arriver à un total de près de 103 milliards sans que jamais on n’ait pu être objectivement capable de déceler un quelconque souci de santé de tous ces animaux ni une dégradation de la qualité des diverses viandes, du lait ou des œufs. Par exemple si les plantes transgéniques avaient un quelconque effet sur la santé des vaches laitières, la production de lait s’en ressentirait immédiatement. Or c’est exactement le contraire qui a été observé et dûment répertorié par les autorités du Département de l’Agriculture. En 1983 la production par vache laitière était de 5700 kilos par an, en 1996, donc l’année de l’introduction des premières plantes génétiquement modifiées, elle était de 7485 kilos et en 2011 de 9680 kilos par an et par vache. On ne peut pas raisonnablement dire que le maïs, le soja ou la luzerne résistants au RoundUp ou Bt (mais oui la luzerne transgénique ça existe) aient un réel effet sur la santé des vaches … Les inspections sanitaires dans les abattoirs de bovins et de porcins n’ont pas montré de différences significatives en ce qui concerne l’état de santé de ces animaux : 2,49 % des animaux ont été équarris en 2007 contre 2,6 % en 1994 avant l’introduction des plantes transgéniques. Pour les poulets, compte tenu de l’importance de la production (9 milliards par an) les données objectives en provenance des inspecteurs du Département de l’Agriculture sont encore plus parlantes. La figure suivante est incontestable : après l’introduction des plantes transgéniques dans la nourriture des poulets, la mortalité a diminué comme le nombre de carcasses condamnées à l’équarrissage. Et parallèlement le taux de conversion de la nourriture en chair s’est amélioré quant à l’âge des poulets à l’abattage, 48 jours en moyenne, il n’a pas significativement changé.

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J’ai déjà mentionné que des dizaines d’études n’ont jamais permis de montrer la présence d’ADN, d’ARN originaires des transgènes ni de produits de ces derniers alors que 97 % du soja mondial se répartissant entre les USA, le Brésil et l’Argentine est transgénique, c’est la culture destinée à l’alimentation animale la mieux équilibrée en aminoacides. Ces mêmes trois pays sont les principaux producteurs mondiaux de maïs qui est pour plus de 70 % transgénique. Jamais en regard de ces données il n’a pu être possible de détecter un quelconque effet adverse sur la santé animale.

L’émergence d’une nouvelle technique de transgénèse ne comportant pas d’intervention directe sur le génome avec l’introduction de gènes étrangers ou de promoteurs modifiés est « l’édition génique » (gene-editing) qui consiste à modifier l’expression de certains gènes par modification ponctuelle à l’aide d’enzymes des promoteurs commandant cette expression. Or cette technique est indécelable car d’une part elle ne modifie en général qu’un seul allèle et la mutation ponctuelle qui pourrait éventuellement être identifiée au prix du séquençage complet du génome de la plante concernée pourrait tout aussi bien provenir d’une mutation naturelle. Cette technique est en plein développement dans les laboratoires notamment de Pioneer et de Monsanto et de quelques petites start-up pratiquement toutes américaines car il y a très gros à gagner au final. En effet, il ne sera plus possible aux pourfendeurs totalement obscurantistes des OGM de combattre ces plantes améliorées d’un type nouveau. Prenons un exemple, le maïs RoundUp Ready de Monsanto sur-exprime artificiellement la cible du glyphosate, pour mémoire l’EPSP synthase, qui n’existe pas chez les animaux. Par la technique de « gene-editing » la modification de l’opérateur du gène de l’EPSP synthase conduira au même résultat et rendra obsolète la technique « archaïque » utilisée il y a près de 20 ans pour construire une suite de divers gènes avec des marqueurs variés facilitant la sélection en laboratoire des transgènes. C’est la « deuxième génération » de la transgénèse végétale qui émerge et bien malin celui qui aura les arguments pour combattre ces plantes modifiées car elles sont le résultat d’une sélection et de croisements opérés naturellement ou manuellement par pollinisation forcée comme c’est le cas pour les hybrides F1 largement utilisés avec le maïs transgénique ou non.

En conclusion, l’élevage animal est le plus gros consommateur de plantes transgéniques dans le monde, des centaines de milliards d’animaux ont été nourris avec ces produits depuis près de 20 ans et des milliers de travaux académiques n’ont jamais pu mettre en évidence une quelconque altération de la santé des animaux ou de la qualité des produits tels que la viande, le lait ou les œufs. Jamais il n’a pu être observé de différences nutritionnelles de ces produits par rapport aux produits dits organiques, c’est-à-dire provenant d’élevages sans plantes ni produits végétaux d’origine transgénique. L’industrie alimentaire et l’élevage sont devenus largement dépendants de la production de soja et de maïs provenant de pays qui ont approuvé ces cultures génétiquement modifiées. Bannir les plantes transgéniques ou exiger un étiquetage des denrées alimentaires aurait pour résultat un renchérissement immédiat et généralisé de nombreuses productions alimentaires et l’arrivée du « gene-editing » rendra la situation ambigüe et les revendications des groupuscules écologistes deviendront tout simplement inutiles.

Source : UC Davis, lien pour les curieux dont ce billet est inspiré :

https://asas.org/docs/default-source/jas-files/jas8124_final.pdf?sfvrsn

 

 

 

 

Réflexions sur le mensonge

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Joseph Goebbels, Ministre du Troisième Reich à l’Education du Peuple et à la Propagande de 1933 à 1945 avait coutume de dire ceci :

« Si l’on répète un mensonge suffisamment souvent, il devient la vérité »

Depuis près de 30 ans on cultive des plantes transgéniques et après des milliards de tonnes de produits dérivés de ces plantes, jamais on n’a pu détecter scientifiquement le moindre effet tant sur la santé animale qu’humaine. Prenons le cas du maïs transgénique. Le débat construit de toute pièce pour discréditer les semenciers qui auraient fait en sorte de prendre le contrôle des semences est un faux débat puisque les maïs modernes à haut rendement, transgéniques ou non, sont des hybrides F1. Le mensonge a été entretenu et amplifié par des organisations obscures ayant finalement atteint une position politique dominante sans que jamais elles n’aient été capables de produire la moindre preuve irréfutable de leurs dires vilipendant les plantes transgéniques. Pourquoi ces même organisations n’ont jamais accusé les laboratoires qui produisent de l’insuline, des médicaments et des vaccins en utilisant strictement les mêmes techniques que celles mises en œuvre pour produire des plantes génétiquement modifiées ? Probablement par ignorance ou parce que leur mensonge deviendrait alors exposé sur la place publique. Mensonge !

Pour le climat, même situation. Tous les modèles prospectifs sur l’évolution du climat sont basés sur des truquages de données climatiques passées pourtant évidentes comme l’optimum médiéval pour faire passer le mensonge encore plus énorme de l’effet de serre qui est en lui-même un non-sens scientifique et pire, que le CO2 soit lui-même un gaz à effet de serre alors que la molécule O=C=O est réfractaire à toute excitation par les rayons infra-rouges provenant du Soleil et ne peut en aucun cas transformer ces rayons infra-rouges provenant du Soleil en chaleur, n’importe quel physicien non pollué par ces organisations Goebbeliennes le confirmera. Mensonge !

Toujours à propos du climat, le « hiatus » du non-réchauffement attendu depuis 18 ans malgré les prédictions mensongères fracassantes de 2500 experts a engendré un encore plus gros mensonge, plus c’est gros plus c’est la vérité … L’eau chaude des océans plonge au fond des immensités océaniques et c’est la raison pour laquelle il n’y a pas eu de réchauffement pourtant prévu à grands renforts de modèles informatiques tous aussi mensongers les uns que les autres. C’est bien connu, ça vient de sortir et il faut le croire, l’eau chaude est plus lourde que l’eau froide. La loi de dilatation des corps sous l’effet de la température qu’on enseignait en classe de seconde de mon temps est tout simplement ignorée, bientôt rayée des manuels scolaires, pas conforme aux mensonges !

La recherche académique a trouvé une nouvelle vache à lait avec l’environnement et le réchauffement climatique. Des laboratoires pourtant réputés jadis se sont engouffré dans ce créneau porteur financièrement afin d’obtenir de substantielles subventions pour poursuivre leurs travaux et payer des étudiants peu regardants formatés aux idées « vertes ». N’importe quel projet de recherche est accepté s’il est conforme aux idées de l’Eglise de Scientologie Climatique et un peu d’observations in situ fait l’affaire puisque ces scientifiques d’un genre nouveau ont déjà écrit les hypothèses et les conclusions de leurs travaux qui doivent être conformes aux idées politiques de leurs bailleurs de fonds avant même d’avoir planifié la moindre observation sur le terrain ou la moindre expérimentation. Photoshop est devenu un véritable instrument de travail pour faire croire que la réalité est tout autre, du remplissage insipide, des mensonges !

A propos du nucléaire et de l’ « effet post-Fukushima » la Goebbelisation a atteint des limites insoupçonnées. Cet accident n’a pas fait de victimes directes en raison de la radioactivité qui s’est échappée lors des feux d’hydrogènes. Les surveillances médicales concernant les cancers de la thyroïde n’ont pas montré d’augmentations significatives de ces cancers particuliers au cours des trois années passées dans la région atteinte par les dégagements d’iode radioactif. Il y a eu des décès, certes, mais liés surtout au stress qu’ont enduré de vieilles personnes déplacées autoritairement. On estime qu’environ mille personnes sont mortes « prématurément » à la suite des évacuations des zones contaminées. Si on compare ce prix en vie humaines payé en raison de cet accident à celui de Bophal (3000 morts, 700000 blessés) ou la rupture du barrage de Banqiao en Chine (171000 morts) ou même à la catastrophe d’origine humaine de Chernobyl (64 morts par exposition aux radiations et environ 4000 des suites de cette exposition, essentiellement des cancers) on ne peut pas dire que l’accident de Fukushima ait vraiment été meurtrier, et pourtant ce n’est pas l’avis de journalistes et d’ONGs variées qui soutiennent le contraire, mensonges ! Quant à la contamination des sols dans la zone d’exclusion décidée par les autorités japonaises elle relève parfois d’une psychose injustifiée, les valeurs relevées sont très inférieures à celles existant naturellement dans certaines régions du monde. Les doses sont en effet le plus souvent inférieures à 5 mSv par an. Ce n’est pas bon pour la santé ! Mensonge quand on sait qu’à Ramsar, en Iran la dose annuelle naturelle est de 130 mSv et à Guarapari au Brésil elle atteint 350 mSv par an. Durant toute sa vie un être humain est soumis à la radioactivité naturelle du potassium-40 (5000 désintégrations par seconde avec émission de rayons gamma ou de particules beta) et cette radioactivité permanente est supérieure à celle mesurée dans de nombreuses zones autour de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi … Il paraît que la radioactivité artificielle est plus dangereuse que la radioactivité naturelle. Propagande goebbelienne anti-nucléaire et mensonges !

En politique et en économie la situation se complique car elle évolue chaque jour et les acteurs ne sont pas ceux que le grand public croit. Ce ne sont pas les politiciens, élus ou non, qui commandent mais la finance et n’importe quel petit ou grand conflit guerrier, le jeu favori des êtres humains, est une source de profit pour la finance qui est derrière les complexes militaro-industriels des pays occidentaux. Krupp et Tyssen ont fait fortune durant la seconde guerre mondiale, comme Boeing aux USA, Renault en France ou encore Mitsubishi au Japon mais jamais ces compagnies n’ont osé reconnaître qu’elles étaient directement impliquées dans le conflit, courage et mensonge ! Double mensonge puisque les politiciens étaient complices et comme chacun sait tous les politiciens sans exception mentent, c’est leur raison de vivre et ce n’est pas un mensonge que de l’écrire !

Au sujet de l’Ukraine, la situation est surréaliste. Il paraît que la Russie a pris possession du Donbass, une ancienne province russe faut-il le rappeler, après avoir fomenté une parodie de référendum en Crimée annexée depuis. Mensonge ! La presse occidentale pro-américaine a l’air d’oublier qu’il existe un droit fondamental des peuples à disposer d’eux-mêmes et de leur destinée comme les Ecossais et les Catalans ont l’intention de le faire. Mensonge ! La guerre d’Irak a été fondée sur un mensonge, les supposées armes de destruction massive dont disposait Saddam Hussein ont servi de prétexte pour cette agression injustifiée. La Syrie a échappé à un bombardement par les Américains aidés par Israël au sujet de l’utilisation de gaz de combat. Mensonge ! Jamais aucune preuve n’a pu être apportée sur la table pour mettre en cause El Assad.

Pour en terminer avec tous ces mensonges il est stupéfiant de constater que les boites noires du vol MH17 n’aient toujours pas révélé pourquoi cet aéronef civil avait été détourné intentionnellement de son couloir aérien et par qui il avait été abattu. Ce serait gênant de révéler la vérité et les autorités Néerlandaises en possession des boites noires n’ont encore rien révélé … Il faut préparer un gros mensonge pour ne pas humilier le pouvoir en place à Kiev et par la même occasion admettre que la Russie, le seul pays à avoir apporté des preuves convaincantes sur ce regrettable fait de guerre, n’est finalement pas partie prenante ni de près ni de loin dans le conflit. Mensonge ! J’ignorais que les Néerlandais étaient des Goebbeliens … comme Hollande, comme Cameron, comme Merkel et comme Obama. Le mensonge ça paie, ça a toujours payé et ça paiera encore.