Histoire de cercles et de polygones …

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La population du monde : une carte de la population du monde vue sur le site zerohedge. Le lien ci-dessous renvoie à une illustration interactive fort instructive. Quant au produits intérieurs bruts ils sont aussi représentés dans un cercle par la Banque Mondiale :

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https://public.tableau.com/profile/tim.finnigan#!/vizhome/CountriesbyPopulationSize-2/Dashboard1

France : PIB et dette, dans les règles de l’art réthorique

France : PIB et dette, dans les règles de l’art réthorique

En France, on ne s’embarrasse pas du ridicule, c’est le moins qu’on puisse dire. Les Suisses, près de leurs sous comme chacun sait, observent avec amusement les annonces du ministre français des finances et de l’économie. Le fait que le PIB français aura finalement augmenté de 1,4 % en 2016 comme l’a claironné le sieur Sapin il y a quelques jours a laissé pantois les riverains du Léman ! Il faut tout de même remettre les pions en place sur l’échiquier financier de la France qui va droit à la faillite comme avait osé le dire François Fillon il y a quelques années. Pour obtenir péniblement, selon les statistiques hautement contestable du ministère des finances, un PIB culminant à + 1,4 %, soit une augmentation de 28 milliards d’euros environ, il aura fallu à la France emprunter sur les marché environ 300 milliards d’euros en 2016 pour rembourser ses créanciers sur des titres de dette arrivant à échéance (190 milliards) et aussi et surtout pour faire fonctionner la machine, soit 110 milliards environ injectés dans l’économie. Bel exemple de l’incurie totale du gouvernement socialiste qui a précipité la France dans un abime insondable de dette dont elle ne ressortira que dans une ou deux générations, si tout se passe bien.

En effet, comme d’ailleurs l’Espagne et l’Italie qui suivent la même stratégie suicidaire, pour tenir à bout de bras l’économie la France emprunte donc 10 euros pour créer 1 euro de PIB et créé des postes de fonctionnaires inutiles … C’est une réussite totale.

Aux USA, sous l’ère Obama, la stratégie était un QE (quantitative easing) de 3 dollars pour un dollar supplémentaire de PIB. L’économie américaine n’est pas vraiment en bonne santé avec près de 100 millions de personnes sans emploi ou avec des petits boulots précaires pour remplir une maigre gamelle quotidienne (et qui ont voté pour Trump, leur seul espoir) mais qu’en est-il de celle de la France, de l’Espagne et de l’Italie ? Faut-il selon cette arithmétique très simple en conclure que les économies des « cigales » sont trois fois plus dégradées que celle des Etats-Unis ?

Mon blog, contrairement à beaucoup de sites qui foisonnent sur internet, n’a pas pour mission de colporter de fausses informations car je me contente de recouper diverses données de nature irréfutable (voir note ci-dessous). Il faut se rendre à l’évidence : la France est aujourd’hui en cessation de paiement comme le disait, je le rappelle, François Fillon il y a 8 ans. S’il est élu (et je le souhaite de tout coeur) que va-t-il faire ?

Le cheval de bataille de Fillon est de réformer les collectivités territoriales en soumettant ce projet à référendum et consistant à réduire de moitié le mille-feuille administratif (et politique) en passant de 36000 à au maximum 7000 communes, ce qui réduira dans les mêmes proportions le nombre de parasites vivant de la manne des contribuables. Dans l’administration ce sera la même politique de réduction des effectifs de fonctionnaires (600000 de moins) pour atteindre un volume d’économies de 87 milliards par an tout en rétablissant le jour de carence pour maladie qui plombe totalement la fonction publique dans son ensemble en raison d’un absentéisme endémique pour convenance personnelle. Etc, etc …

Pour plus de détails sur le programme Fillon ce lien très bien documenté : http://www.ifrap.org/comparateur

Note : Je précise à mes lecteurs que les données ci-dessus relatives à l’émission de titres de dette sont très approximatives et si l’un d’entre eux peut m’en fournir de plus précises, je lui en serai reconnaissant.

Le PIB français – + 1,1 % en 2015 – du gros enfumage !

 

J’ai été quelque peu interpellé par le titre des Echos en ligne ce vendredi 29 janvier 2015 qui ne faisait que reprendre une dépêche de l’AFP. La croissance économique de la France a atteint le chiffre faramineux (fumeux) de 1,1 % en 2015 et dans la foulée le CAC40 a réagi à la hausse. C’est énorme si on se réfère à la maigrichonne croissance de 2014 qui n’était que de 0,2 %, en d’autres termes le gouvernement et son grand timonier qui actionne le pédalier économique peuvent se féliciter d’une croissance 5,5 fois plus « forte » en 2015. La dette du pays n’atteint plus que 96,9 % du PIB (source INSEE) et tout va bien Madame la Marquise …

Il suffit d’une calculette pour découvrir que les données sont truquées, certes moins que celles de la Chine, mais tout de même n’importe quel élève de CM2 pourra le démontrer. La croissance française ne repose que sur l’accroissement de la dette et des hors-bilan, surtout des hors-bilan, ce côté opaque et glauque de la comptabilité nationale. La dette « officielle » de l’Etat Français était fin 2015 de 2103,2 milliards d’euros et le PIB, au sens de Maastricht, était de 2170,4 milliards d’euros. Le total des hors-bilan a augmenté de 273,3 milliards d’euros durant cette année 2015. Je n’invente rien, toutes ces données sont disponibles sur le site de l’INSEE et on peut trouver quelques informations supplémentaires sur le site de la Cour des Comptes (voir le lien). Le petit élève de CM2 a qui on enseigne des rudiments d’économie aura très vite compris que le PIB, toujours au sens de Maastricht (ce qui ne veut rien dire), n’a pas augmenté de 1,1 % en 2015 mais régressé de 0,96 % !

Je ne suis pas économiste mais n’importe qui sachant faire des additions et des divisions comprendra qu’on roule l’opinion publique dans la farine et que le système des hors-bilan, une entourloupe comptable inventée par Alain Juppé, est un magnifique outil d’enfumage. Personne ne sait exactement comment ces hors-bilan pourront être apurés puisqu’ils atteignent aujourd’hui environ 3200 milliards d’euros.

Qu’y a-t-il dans ces fameux hors-bilan ? Pour plus de la moitié il y a les retraites des agents de l’Etat qui ne sont pas financées (1753 milliards), la garantie des livrets d’épargne (519 milliards), c’est la moindre des choses (!) l’Etat se sert de l’argent des épargnants pour financer un certain nombre d’actions mais si tous les épargnants retiraient leurs billes le même jour, le casino de la finance de l’Etat français sauterait. Il y a aussi dans ces hors-bilan la contribution de l’Etat au fond européen de stabilité financière, la contribution du pays au FMI et enfin les engagements de l’Etat découlant de sa mission de régulateur économique et social ( sic, je recopie Wikipedia) consistant essentiellement à financer les régimes spéciaux, SNCF, RATP, etc, pour le plus grand bénéfice des syndicats.

Au final, compte tenu du fait que les hors-bilan ont augmenté de 350 % en dix ans (oui, vous avez bien lu), on comprend maintenant parfaitement que l’élite politique française, soutenue par une administration aux ordres du pouvoir, nous mène en pédalo depuis près de 20 ans.

Si on utilisait des règles comptables saines on pourrait dire que l’économie française est en récession depuis plusieurs années et que le pays est virtuellement en faillite.

https://comptes-rendus/Publications/Publications/Certification-des-comptes-de-l-Etat-pour-l-exercice-2014

https://fr.wikipedia.org/wiki/Dette_publique_de_la_France

Suite du billet sur l’Académie des Sciences

Les sages du Quai Conti ont donc estimé, ce doit être vrai comme tout ce qu’ils disent, que la facture énergétique de la France s’élevait à 60 milliards d’euros par an dont 14 milliards pour le seul gaz naturel importé (2012) et que le nucléaire permettait d’épargner 20 milliards supplémentaires. Le coût de l’énergie représente donc 4 % du PIB français : (60 + 20)/1900. Ces 60 milliards qui partent en Algérie, en Russie, au Gabon, en Angola et ailleurs représentent en gros le montant du déficit commercial de la France, dont peu de ministres se préoccupent, on parle des déficits mais personne n’a l’air d’apprécier le péril qui menace la maison France avec ce déficit commercial devenu aussi chronique que le déficit budgétaire. Le Ministre du Redressement se contente d’aboyer de temps en temps à la lune en déclarant que tout ça c’est de la faute de l’euro trop surévalué. On se demande si ce ministre est capable d’utiliser une calculette quand il se lance dans de telles diatribes contre la monnaie unique. Aujourd’hui le Brent est à 110,08 dollars et l’euro s’affiche à 1,3554 dollar et comme tous les pays que j’ai cité plus haut facturent les hydrocarbures qu’ils nous fournissent en dollars, la facture énergétique de la France au cours du jour du dollar est donc de 81,32 milliards de dollars. Certes ce calcul n’a pas grande valeur puisque la majorité des approvisionnements en pétrole est l’objet de contrats à terme, le Brent à 110 dollars concerne le marché spot. Le ministre du Redressement (dont on ne sait pas trop quoi) et le ministre des finances (on devrait dire de la faillite) qui se plaignent d’un euro trop ferme devraient comprendre que si 1 euro valait 1 dollar la facture énergétique serait de 81,32 milliards d’euros soit 1,12 point de PIB supplémentaire. Le ministre rétorquerait que toute l’industrie s’en porterait bien mieux car les exportations verraient une embellie qu’aucun plan de relance ne pourrait atteindre. Peut-être mais pour digérer une telle dévaluation de l’euro qui renchérirait également bien d’autres produits importés, il faudrait une croissance immédiate du PIB de plusieurs points de pourcentage … C’est tout simplement du rêve et quand on est ministre on n’a pas le droit de rêver !

Heureusement que les spécialistes auto-proclamés du climat réunis à Varsovie et qui s’empiffrent en ce moment de harengs de la Baltique arrosés de vodka aux frais des contribuables de la planète prévoient dans leurs rêves un réchauffement généralisé, au moins les dépenses de chauffage diminueront et comme selon eux c’est pour bientôt, il n’y a pas trop de souci à se faire.

Pas de chance, le puissant anticyclone fermement installé pour plusieurs jours sur les Iles Britanniques va favoriser une migration d’air polaire sur l’Europe et la baisse des températures se ressentira même en plaine en attendant de nouvelles chutes de neige en fin de semaine prochaine. Les « experts » du climat ne l’avaient pas prévu …

Croissance française de retour ? J’ai des doutes

J’ai été accroché par un article de Mike Shedlock au sujet du PIB de la Chine. Juste pour l’anecdote, d’après ce bloguer économique reconnu outre-atlantique, le gouvernement chinois surestime le PIB du pays de 1000 milliards de dollars, c’est une paille ! De plus, il n’est aucunement fait mention dans le calcul de cette donnée importante du « shadow banking » qui pourrait représenter plus de la moitié des mouvements de capitaux dans le pays, essentiellement dans l’immobilier. Dans une moindre mesure puisque la France est un tout petit pays, Lilliput par rapport à l’énorme Chine, résumons en trois chiffres : PIB, 2000 Mds €, emprunt sur les marchés en 2013, 200 Mds €, croissance du PIB au second trimestre annoncée d’une manière tonitruante de 0,5 % par le ministre de l’économie qui, curieusement, quelques jours auparavant, convenait que la croissance française risquait de ne pas être au rendez-vous alors qu’il n’ignorait pas ce chiffre de 0,5 % puisqu’il est certainement le premier informé par les douanes, l’INSEE et la Banque de France, bref, en moins d’une semaine, on passe d’une note de pessimisme à un optimisme délirant, avec toutefois une retenue pour la forme consistant à dire de manière elliptique que ce sont des données non définitives. Je ne suis pas économiste mais un enfant de CM2 comprendrait qu’il y a un gros lézard dans tout ça. Un demi pour cent de PIB (2000 Mds) pour le deuxième trimestre = 10 Mds € de plus que les 500 Mds prévus si la croissance avait été de zéro, soit 510 Mds, emprunts durant la même période : 50 Mds €. On pourrait admettre que ces 50 Mds d’euros empruntés sur les marchés servent à produire de la richesse, or il n’en est rien puisqu’ils servent seulement à payer les intérêts de la dette existante et à rembourser aux créanciers les titres arrivant à maturité. Toute la question est de savoir comment ces 50 Mds sont comptabilisés par l’Etat. Dans le cas le plus optimiste si la totalité des emprunts était utilisée pour créer de la richesse, alors le PIB net du deuxième trimestre serait de 510 – 50 = 440 Mds soit une baisse sur un an de 2 %. Et l’inflation, est-elle déduite ou comprise dans le PIB, parce que c’est aussi une bonne manière de trafiquer les données … La situation est donc totalement faussée jusqu’à l’absurde à moins à moins que je ne comprenne strictement rien à l’économie. Mais mon soupçon persistant est que le gouvernement socialo-marxiste français prend peut-être exemple sur le gouvernement communiste chinois …

Les données chiffrées du désastre français attendu.

 

PIB français : 2000 Md euros, deuxième d’Europe.

Place de la France dans les exportations mondiales :1999 : 7 %, aujourd’hui 3 %.

Balance commerciale : 2005, +0,5 % du PIB, aujourd’hui – 2,7 %. Pour exemple la France vend 7 fois moins de voitures en Chine que l’Allemagne.

Temps de travail en France : le plus faible des pays de l’OCDE, de plus 86 % des contrats de travail sont de longue durée.

Coût du travail : pour chaque 100 euros payés les sociétés payent 42 euros de taxes (Allemagne 34, GB 26). Pour produire une voiture, depuis 2005 le coût du travail a augmenté de 17 % en France (Allemagne 10 %, Espagne 5,8 %, Irlande 2%). En France un salarié gagne en moyenne 35,3 euros/heure (25,8 en Italie, 22 en Grande-Bretagne et en Espagne). On comprend pourquoi Peugeot et Renault sont en grandes difficultés …

Bénéfices des entreprises : L’ensemble des bénéfices des entreprises française représente 6,5 % du PIB, soit seulement 60 % de la moyenne européenne et par conséquent les investissements en recherche et développement ont chuté de 50 % ces cinq dernières années.

Croissance française : en 2012 un misérable 0,2 % (si on en croit les données officielles). La croissance moyenne française des trois dernières années a été de 1,2 % (Allemagne 2,7%) et la France sera techniquement en récession en 2013.

Le chômage en France a déjà atteint 10,9 % de la population active (Allemagne 6,7%) et la dette frôle les 97 % du PIB.

En réalité l’économie française est étatique puisque le budget de l’Etat français représente 57 % du PIB et même si durant les 8 dernières années le PIB a augmenté de 7,3 % (corrigé de l’inflation) cette augmentation a été largement due à l’accroissement des dépenses publiques et non au développement du secteur privé.

Avec tout ça, le budget de l’Etat français était en déficit de 5 % et 2011 et 2012, un niveau de déficit probablement identique en 2013.

Toutes ces données concourent pour prévoir un désastre économique français à court terme.

Source : Gurusblog

Pendant ce temps là, le gouvernement persiste et signe dans ses prévisions de croissance abaissées il est vrai à 0,8 % et sa volonté de réduire le déficit à 3 % à la fin de 2013. Les mesures fiscales vont casser les investissements, accroître la destruction des emplois (déjà plus de 2000 par jour) et les dernières dispositions de protection de l’emploi (existant) et non de libéralisation comme le gouvernement a voulu le prétendre vont encore accroître le chômage puisque les entreprises, dans ces conditions, n’auront aucun moyen d’embaucher. Alors le désastre français annoncé clairement par les données chiffrées ci-dessus se concrétisera et ce n’est plus qu’une question de semaines.