Le Pew Research Institute fait aussi de la propagande

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C’est une enquète du Pew Research Center qui vaut ce qu’on veut bien lui attribuer comme valeur : qu’est-ce qui nous fait le plus peur ? Il ressort que ce qui préoccupe le plus l’homme de la rue (et la femme, qu’on ne m’accuse pas de machisme, ce n’est qu’une expression car j’aurais pu aussi écrire bipède) est le terrorisme symbolisé par l’organisation ISIS. C’est normal, tous les pays complices des Américains dans leurs exactions et leurs destructions de pays qui selon eux menacent leur sécurité, sont concernés par des risques d’attentats sur leur sol. Qu’est-ce que nos gouvernants sont allés faire dans cette galère ? pourraient se dire très justement ces « hommes de la rue ». Quand et pourquoi Assad, Saddam Hussein et Khadaffi auraient-ils menacé de massacrer les enfants de nos écoles ? Avant le 11 septembre il n’y avait pas de menaces terroristes en Europe si mes souvenirs sont exacts, mais peut-être que ma mémoire me fait défaut … Certes, il y eut des anarchistes, des gauchistes et des indépendantistes en Allemagne, en Italie, en Espagne, mais ils ont fini par déposer les armes. Le terrorisme salafiste est motivé par un but précis, appliquer la charia dans ces pays de mécréants qui forment le coeur de la civilisation européenne. Il s’agit d’une nouvelle forme de guerre de religion que nos ancêtres ont connu. Le fanatisme fait partie de la nature humaine et il sera difficile de l’éradiquer.

La deuxième préoccupation, toujours selon le Pew Institute est le changement climatique : 61 % des personnes interrogées se sentent concernées par ce grave ( ? ) problème qui importe à la planète entière. La propagande mondialisée a bien fait son travail et nous sommes tous endoctrinés, depuis l’école primaire, par le « problème du climat » qui nous concerne tous. Nous consommons trop, nous faisons trop d’enfants (surtout les Africains), nous gaspillons, nous ne respectons plus rien, nous polluons, bref, nous détruisons la planète et son climat. La peur et la culpabilisation sont deux denrées commerciales qui se sont toujours bien vendues, songez aux trésors entreposés dans les caves du Vatican. Dans les années 1950 des promoteurs immobiliers ont fait fortune en vendant des abris anti-atomiques. Aujourd’hui, des entreprises à peine plus scrupuleuses font fortune en installant des moulins à vent qui ne servent pratiquement à rien sinon à tuer des millions d’oiseaux migrateurs ou sédentaires, diurnes ou nocturnes, et on accuse le changement climatique de provoquer la disparition des moineaux dans les grandes villes d’Europe, ben voyons ! Ce qu’il y a de plus insupportable dans cette propagande climatique qui ne repose sur aucune justification scientifique c’est son relent malthusien écoeurant.

Viennent ensuite les cyber-attaques et les risque de l’économie globalisée. L’enquète du Pew a été démocratiquement organisée, du moins espérons-le. Pour ma part je classerais les risques économiques et financiers en première place. L’endettement généralisé, les taux d’intérêts proches de zéro voire négatifs, du jamais vu dans l’histoire de l’humanité, ce sont deux facteurs qui devraient être bien plus effrayants que le terrorisme ou le climat. L’homme de la rue ne comprend rien à l’économie ni moi non plus mais force est de constater qu’imprimer des billets de banque qui ne reposent sur aucun actif tangible paraît tellement artificiel qu’il va bien un jour falloir revenir à la case départ et la crise économique qui s’ensuivra sera bien pire que le terrorisme ou le climat. Quant aux cyber-attaques, il serait assez désastreux qu’elles ciblent les robots boursiers car elles précipiteraient cette crise inéluctable et en tous points catastrophique que nous allons tous vivre et dont l’imminence n’échappe plus à personne.

Ensuite c’est un peu du grand n’importe quoi, les réfugiés et l’influence géopolitique des trois grandes puissances, USA, Russie et Chine. Le problème des réfugiés du Moyen-Orient et d’Afrique qui affecte principalement les pays européens a été provoqué par les interventions armées des USA et de l’OTAN. Nous devons nous en prendre qu’à nous-mêmes. Si les politiciens étaient honnêtes avec les citoyens dont ils ont la charge ils auraient du demander aux populations leur avis par une consultation populaire comme aimait le faire le Général de Gaulle, mais c’est devenu un petit entrefilet dans les livres d’histoire car ces politiciens méprisent leur peuple, c’est évident. Enfin l’influence des trois Grands sur la géopolitique est un jeu à trois joueurs : l’un des trois sera nécessairement perdant selon les alliances qu’ils décideront d’établir entre eux.

Je pense que l’avenir est déjà arrêté : ce sera la chute de l’empire américain à la faveur d’une crise économique infiniment plus profonde que celle de 1929 ou beaucoup plus banalement d’une nouvelle guerre civile américaine entre les pauvres, les très pauvres, et les riches, les très riches, la crise économique qui se profile provoquant alors cette guerre civile. La structure de la société américaine a atteint un tel degré de caricature qu’elle n’a plus d’avenir quand on sait que près de 100 millons de personnes ont à peine de quoi se nourrir et que quelques centaines de personnes accaparent 98 % des richesses du pays. Pour moi, le problème mondial numéro un, mais le Pew Institute s’est bien gardé de le mettre en évidence, c’est les USA, chez eux et dans le monde entier.

Source et illustration : assets.pewresearch.org paru le 1er août 2017