IPCC : la mise à mort d’un climatologue

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Le Docteur en Climatologie Roger Pielke Jr. était un scientifique à l’Université du Colorado à Boulder. Il faut parler de lui au passé car il a finalement démissionné de ses fonctions de spécialiste mondial des évènements météorologiques extrêmes. Il a mis en évidence que la fréquence de ces évènements extrêmes, typhons et autres ouragans, sécheresses prolongées, inondations, tornades, vagues de froid et de chaleur, n’était pas connectée au réchauffement climatique d’origine anthropique alors que l’IPCC soutenait le contraire. Cet organisme onusien avait pris en compte pour soutenir son argumentation le fait que le montant des indemnisations consenties par les compagnies d’assurance occasionnées par les phénomènes météorologiques extrêmes ne cessait d’augmenter comme la température de surface globale selon ses modèles prévisionnels utilisés par les actuaires de ces compagnies d’assurance et de réassurance comme Munich Re. Force est de constater qu’il ne s’agissait plus vraiment de climat …

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Les propositions de Pielke démontraient clairement que si les compagnies d’assurance devaient payer de plus en plus d’indemnisations avec parallèlement une augmentation des primes d’assurance, cela ne signifiait en aucun cas qu’il s’agissait d’une augmentation de la supposée fréquence de ces phénomènes météorologiques extrêmes mais seulement de l’augmentation du prix des habitations et des installations industrielles et commerciales situées dans des zone à risque bien connues des météorologues comme par exemple la Floride aux USA. Il rapprocha donc pour soutenir son argumentation les statistiques météorologiques relatives en particulier au nombre d’ouragans atteignant la terre ferme depuis la fin de la seconde guerre mondiale aux USA. Mal lui en prit car ces statistiques, pourtant accessibles au public, contredisaient frontalement les thèses de l’IPCC.

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Il fallait donc abattre le soldat Pielke qui avait pourtant fait partie des scientifiques recrutés par l’IPCC pour la rédaction du rapport destiné aux décideurs politiques en 2007. Cependant son argumentation fut soigneusement ignorée et remplacée par la référence à une unique publication dans laquelle figurait un graphique que cet organisme osa modifier afin d’être en accord avec la politique climatique de l’ONU. La popularité de Pielke avait pourtant atteint son sommet en 2006 lorsqu’il participa en Mai de cette année-là à une workshop sur les évènements météorologiques extrêmes à Hohenkammer en Allemagne. Les thèses de Pielke figurèrent dans un rapport spécial de l’IPCC en 2012 relatif aux évènements climatiques extrêmes en reprenant le « Consensus de Hohenkammer » concluant que après avoir relié la croissance des populations et les changements économiques dans les régions à risque, que ce soit aux USA ou partout ailleurs dans le monde, il n’y avait aucun lien statistiquement significatif entre le réchauffement climatique et les indications des dommages liés à ces évènements extrêmes. Mais l’IPCC n’entra pas dans les détails au cours de la rédaction finale de ce rapport spécial.

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En 2013 Pielke fut convoqué par une commission de la Chambre des Représentants, le Congrès, pour exposer ses prises de position (lien). Peu de temps après John Holdren, conseiller scientifique d’Obama, accusa Pielke d’avoir faussé ses conclusions devant le Congrès ce qui provoqua une véritable chasse aux sorcières pour tenter de découvrir si par hasard Pielke n’était pas financé par les compagnies pétrolières. Le DNC, appareil du parti démocrate, obtint que Pielke soit banni des réseaux sociaux et il fut poussé vers la sortie quelques mois plus tard par la direction de l’Université du Colorado.

Et pourtant, globalement, il n’existe aucune relation de cause à effet statistiquement significative entre le changement du climat et la fréquence des évènements extrêmes quelle que soit la région du monde considérée bien que le Premier Ministre canadien Trudeau soutienne le contraire. Il s’agit de « fake news » entretenues par le monde politique. Après de tels évènements – la mise à mort de Pielke – les scientifiques sont devenus prudents et restent silencieux de peur d’être massacrés comme le fut Pielke bien qu’ils disposent de tous les arguments scientifiques contredisant les prises de position de l’IPCC, des écologistes et des politiciens. Quelque chose est devenu vraiment terrifiant, mais ce n’est pas le climat !

Source :

https://business.financialpost.com/opinion/ross-mckitrick-this-scientist-proved-climate-change-isnt-causing-extreme-weather-so-politicians-attacked

Illustrations figurant dans l’exposé de Pielke sur les réseaux sociaux (lien ci-dessous)

Autres liens :

https://sciencepolicy.colorado.edu/research_areas/sparc/research/projects/extreme_events/munich_workshop/ccdl_workshop_brochure.pdf

https://threadreaderapp.com/thread/987052536883376128.html

https://youtu.be/LS8Rr0AxmFI (exposé de Pielke devant la Commission du Congrès américain)