Les villes allemandes vont pouvoir interdire les véhicules diesel

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Les Européens emmenés par les Allemands aurait-ils compris que l’exemple japonais peut être appliqué en ce qui concerne les véhicules diesel ? La décision de la justice allemande semble aller dans ce sens en autorisant les villes à interdire les « vieux » véhicules diesel mais à maintenir des cas d’exceptions comme les artisans, les camions (de tous tonnages ?) et les véhicules d’urgence.

On est donc encore loin des lois japonaises qui interdisent les véhicules diesel et également les « deux-temps » qui sont de gros émetteurs de microparticules. Si les gouvernements veulent préserver leur crédibilité il faudra des lois « tout ou rien », en d’autres termes ces lois ne devront pas être comme d’habitude des arrangements pour ne pas trop frustrer ou énerver les citoyens (électeurs) et qui finalement perdent leur signification première. Une transition vers une interdiction totale de tous les véhicules diesel dans les villes y compris les autobus doit passer par une période d’au moins dix ans. À Tokyo seuls les véhicules de plus de 20 tonnes de charge utile avec une propulsion diesel sont autorisés et seulement sur certains axes de circulation. La miss Hidalgo à Paris prend le problème totalement à l’inverse. Elle ferme des axes de circulation qui au contraire permettent une meilleure fluidité du trafic, un pur non-sens écologique. À Londres, pour pénétrer dans le centre ville, la City, il faut payer un droit d’entrée comme encore à Oslo. S’il fallait payer un droit de passage pour circuler dans Paris la situation deviendrait rapidement différente. Mais cette mesure serait très impopulaire. Afin de diminuer les pollutions urbaines largement dues aux automobiles il faut commencer par interdire les véhicules diesel totalement et sans exception avec un calendrier étalant sur le temps cette transition. Voilà une transition énergétique bien réelle et bénéfique pour la santé des citoyens !

En Allemagne il est donc évident de constater que la pression omniprésente des écologistes, les Grüne, va précipiter le pays tout entier vers la catastrophe. Le secteur énergétique traverse une crise sans précédent qui n’est que passagèrement estompée par la bonne volonté des consommateurs et des contribuables lourdement mis à contribution de par la loi. Il y a dans le pays le plus prospère d’Europe plusieurs centaines de milliers de ménages qui ne peuvent plus payer leurs factures d’électricité car le prix du kWh a doublé en moins de trois ans. Les Allemands appèllent pudiquement ce genre de situation la « précarité énergétique ». Tous les citoyens allemands sont rançonnés pour sauver leur industrie et leurs emplois. Mais quand la loi va autoriser l’interdiction des véhicules diesel dans les grandes villes ce sera à n’en pas douter un instant la fin de la firme Daimler (Mercedes) pour qui les voitures, camions (illustration) et autobus diesel constituent le coeur même de cette entreprise. Volkswagen en subira également les conséquences dévastatrices. Avec les intentions malthusiennes des écologistes d’outre-Rhin l’économie allemande dans son ensemble va s’auto-détruire, ce n’est qu’une question de mois ou d’années au mieux. Je n’aimerais pas être dans la peau d’Angela Merkel … Fort heureusement elle a réussi à constituer un gouvernement sans les Grüne mais ils sont toujours aussi toxiques et les Allemands toujours aussi idéologiquement malléables, l’histoire l’a déjà malheureusement prouvé.

Histoire de trains à Tokyo … et à Paris

Comme tous les jours je vais déjeuner avec mon fils et je me déplace en utilisant deux trains de la « JR » (Japan Rail), la Chuo Line connectée à la station Kanda avec la fameuse Yamanote, la ligne circulaire de Tokyo, probablement la ligne de chemin de fer la plus fréquentée du monde. Normalement tout va bien jusqu’à ce mémorable après-midi du 2 novembre 2017 à 14h25. Je venais de finir un repas très léger et je suis, comme à mon habitude, allé marcher vers la gare de Shimbashi pour prendre la Yamanote sur le chemin du retour. Fort heureusement un train est arrivé presque à la minute où j’atteignais la plate-forme. Il y avait des places assises ce qui est parfait. Normalement ces trains restent à quai au maximum une minute et demi juste le temps que les passagers sortent et que d’autres rentrent dans le train. Hier, rien ne se passe, des avis au haut-parleur en japonais fusent. Les passagers se regardent, certains ressortent du train libérant des places assises immédiatement occupées par d’autres passagers très occupés par leur kétaï (smart-phone). D’autres annonces au haut-parleur. Cette fois presque tout le monde se retrouve sur le quai et la foule commence à devenir de plus en plus dense. Enfin, des annonces en anglais, en coréen puis en chinois précisent que tout le trafic est interrompu dans les deux sens sur toute la ligne en raison d’un incendie près des voies. L’annonce indique qu’un train arrivant de Yokohama qui normalement ne s’arrête pas dans cette gare va embarquer les passagers qui désirent se rendre plus au nord sur la ligne de la Yamanote.

J’ai fait l’expérience que vivent des millions de Tokyoïtes tous les jours : le tassement comme des sardines dans une boite. L’horreur ! À la station suivante, où il y a une correspondance avec deux lignes de métro je me suis fait littéralement et promptement expulser sur le quai par des gens pressés de sortir. Et comme il y avait une foule compacte sur le quai à nouveau la compression incroyable dans le train jusqu’à Tokyo- central station où il y a eu une légère diminution de la pression humaine à l’intérieur du train.

J’ai donc vécu le temps de trois stations de train, soit environ 9 minutes arrêts compris, ce que les Japonais de la gigantesque métropole de Tokyo vivent 5 jours par semaine, matin et soir, un véritable stress que j’ai peut-être vécu parfois dans le RER A à Paris le vendredi soir à l’heure de pointe quand les trains se faisaient attendre pour des raisons inconnues. Comme dans tous les trains de Tokyo, des écrans de télévision informent les voyageurs et effectivement l’annonce d’une perturbation sur la ligne Yamanote était indiquée sur le train de la Chuo line que je pris à la station Kanda pour rentrer au domicile de mon fils. La vétusté des trains parisiens n’en est pas encore à ce genre d’accessoire. Le sous-sol parisien réserve des surprises parfois odorantes et parfois boueuses tel ce dernier incident entre Auber et la Défense où la voie a été inondée par de l’eau boueuse sur une cinquantaine de mètres interrompant tout trafic de trains pour une durée indéterminée. Mais les Parisiens sont habitués aux grèves à répétition et aux incidents techniques en tous genre qui interrompent le trafic. Une telle situation est inimaginable dans une ville comme Tokyo qui ne pourrait pas survivre sans ses transports en commun d’une excellence inégalée dans le monde …

Source pour Paris et illustration : Les Echos

Alerte : ça se réchauffe vraiment !

Le matin du11 août de cette année je me trouvais à Antony dans la banlieue sud de Paris chez ma fille. Le thermomètre (non contrôlé par le Bureau des Poids et Mesures situé à Sèvres) indiquait à 7h30 du matin l’incroyable température estivale de 10 degrés. Certes il s’agit d’un instrument de mesure rudimentaire à colonne d’alcool dont la précision ne doit pas dépasser deux degrés et la sensibilité certainement pas plus d’un demi-degré, en regardant de près, mais tout de même ce thermomètre ne mentait pas et pour ma part l’impression de froid était tout à fait évidente … Rien à voir avec les instruments embarqués sur les satellites qui détectent des « réchauffements » d’un millième de degré Celsius qui vont faire complètement fondre les glaciers du Groenland et mettre irréversiblement à mal le Continent Antarctique alors libéré de ses glaces pour qu’on procède à l’extraction des richesse minières (hypothétiques) qui s’y trouvent.

Et pourtant ça se réchauffe comme le clame la propagande réchauffiste organisée par les lobbys des énergies renouvelables et les écologistes hautement politisés. Bref, ça se réchauffe donc et il faut le croire. Cette « vague » de froid probablement provoquée par le réchauffement climatique est passé inaperçue dans les médias, il ne fallait pas trop en parler car ça dérange.

C’est fou ce réchauffement !

Brève. La grande nouvelle du jour !

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Depuis le dimanche 6 juillet de l’année extraordinaire 2014, on ne peut plus payer son ticket de bus avec de la monnaie et encore moins des billets et il n’y a d’ailleurs plus de tickets. Mais où un tel événement peut-il bien avoir eu lieu pour qu’il fasse la une de certaines gazettes bien informées ? Tout simplement à Londres ! Les Anglais sont vraiment à l’avant-garde du progrès pour préserver la sécurité et l’hygiène des chauffeurs d’autobus. Cela fait pratiquement dix ans qu’il en est ainsi au Japon, pays où on peut aussi utiliser son smartphone pour payer le bus, le métro ou le train. Mais bon, on ne va pas dire que les Anglais sont à la traine, ils risqueraient de perdre leur humour. Quant aux Français la grande innovation fut le Navigo, il y a quelques années, au moins à Paris et alentour, mais c’est un schmilblick nominatif et on se demande toujours pourquoi. La carte de paiement Suica japonaise sert non seulement pour payer le train et le métro, par exemple à Tokyo, mais on peut aussi l’utiliser dans n’importe quel magasin pour se payer une bière ou un sandwich et on la recharge avec du cash dans n’importe quelle gare ou station de métro. En Europe, du moins à Londres, on progresse dans la bonne direction …

Photo du 07-07-2014 à 12.50

Paris, Zheijiang

Puisque les touristes Chinois se font détrousser à Paris, dans la rue, dans le métro, sur les terrasses des cafés et même dans leur hôtel, la police n’en a rien à cirer, ce ne sont pas des Européens, ils ont tout simplement décidé de reproduire un air de Paris à une journée de train de Shanghai dans la province du Zhejiang. La ville nouvelle ne s’appelle pas Paris, comme il y a un Paris au Texas, mais Tianducheng et voilà à quoi ça ressemble. On s’y croirait presque …

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Source : Business Insider

Paris n’est plus que la 4e ville la plus visitée …

Devant l’insécurité croissante, les manifestations de rue retransmises par les télévisions du monde entier, la saleté des stations de métro, des gares et des aéroports avec leur faune interlope, la presque totale absence de taxis horriblement chers et l’insoutenable décrépitude des trains de banlieue en particulier ceux qui desservent les aéroports, Paris, traditionnellement la ville la plus visitée du monde est maintenant détrônée par … Bangkok, puis viennent Londres et Singapour. Paris arrive en quatrième place juste avant New-York. Je ne prétend pas affirmer qu’il n’y a pas d’insécurité à Bangkok, Londres ou New-York ou que les chauffeurs de taxi sont plus affables à New-York ou les tuk-tuk, ces triporteurs pétaradants de Bangkok, plus confortables que les limousines de Singapour ou de Hong-Kong. Ce qui déclasse Paris c’est un ensemble de paramètres insupportables pour les touristes. Dans le moindre restaurant supposé être au top de la cuisine française on leur sert de la merde, personne ne parle anglais et les Français sont généralement méprisants vis-à-vis des touristes et refusent de les aider à trouver leur chemin dans Paris. Quand les touristes prennent le métro ils s’exposent à des myriades de pickpockets agissant en bandes organisées. Dans les quartiers « chauds » comme Pigalle qui figurent dans les guides traduits en vingt langues, c’est pour le coup carrément suicidaire de s’y aventurer comme d’aller à Belleville ou Montmartre. Même le cimetière du Père Lachaise, un haut lieu touristique pour qui veut fleurir la tombe d’un compositeur ou d’un poète est devenu dangereux. Bref, l’image internationalement reconnue de la France et de Paris en particulier va être délaissée par les touristes et c’est très grave pour la balance commerciale plus que chancelante du pays. Les touristes non européens vont préférer Londres, Milan ou Barcelone et ils auront bien raison. Voilà une conséquence inattendue mais pourtant prévisible des manifestations à répétition et les exactions des casseurs télécommandés par les sbires du gouvernement pour ternir l’image des anti-mariage gay ainsi que l’inaction ahurissante des forces de l’ordre lors de la fête du PSG qui a dégénéré pour d’autres raisons. Toutes les télévisions du monde ont diffusé les images en boucle des casseurs avec la tour Eiffel en arrière plan. Cette année ce sera The Shard (le plus grand building de Londres) qui sera pris d’assaut par les touristes. Certes, Disneyland restera une destination prisée mais c’est presque une bulle extra territorialisée avec son propre service d’ordre et ses multiples caméras de surveillance. Rien de tout ça à Paris, on se fait détrousser joyeusement, insulter gaillardement et mépriser ouvertement. La police est absente et pour ne pas froisser les minorités ethniques de toutes origines qui sévissent dans les rues celle-ci reste les bras croisés.

Triste constatation.

Source : Master Card Cities Index

Delanoë et l’énergie solaire : il y a de quoi rire aux éclats !

Delanoë inaugure la plus grande centrale solaire de Paris

Paris – Le maire de Paris Bertrand Delanoë (PS) a inauguré lundi la plus grande centrale solaire de Paris, installée sur le toit de la Halle Pajol (XVIIIe), un ancien entrepôt de la SNCF en cours de réhabilitation, a-t-on appris auprès de la mairie.

La centrale photovoltaïque couvre une surface de 3.500m2, ce qui la place au premier rang des centrales photovoltaïques urbaines de France, selon le dossier de presse de la mairie.

La Ville s’est fixée pour objectif dans son Plan Climat d’atteindre 25% d’énergie renouvelable et de récupération à Paris d’ici 2020.

L’installation, qui ne devait initialement pas peser sur les finances de la Ville, lui aura finalement coûté ainsi qu’à la Semaest (société d’économie mixte de la ville) 1,9 million d’euros TTC, en raison de la baisse du prix de rachat de l’électricité d’origine photovoltaïque sous le précédent gouvernement.

Pour pallier le désengagement de l’Etat, signifié à l’époque par la ministre de l’Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, la Ville et la Semaest ont dû assumer un surcoût de presque trois millions d’euros pour permettre au premier bâtiment à énergie positive de Paris de voir le jour, dénonce lundi le maire de Paris sur son blog.

La somme de trois millions correspond à ce qui avait été inscrit dans la délibération initiale de la Ville, avant la conclusion du marché public avec la société ArmorGreen.

La conseillère de Paris UMP Roxane Decorte a contesté cette vision dans un communiqué, en soulignant que le projet porté par la Ville de Paris avait remporté un appel d’offre lancé par Nathalie Kosciusko-Morizet, et bénéficié dans ce cadre d’un financement public, sous forme d’un prix de rachat préférentiel de l’électricité. 

L’équipe municipale s’était fixée en 2008 l’installation de 200.000 panneaux solaires à Paris en cours de mandature.

Selon l’adjoint en charge de l’Environnement René Dutrey (EELV), on en est aujourd’hui à 25.000m2. L’ensemble des programmes en cours de réalisation devrait permettre d’atteindre 45.000 à 50.000m2 d’ici un an, a-t-il précisé.

La Halle Pajol réhabilitée, qui doit accueillir des commerces, une auberge de jeunesse, une salle de spectacle et une bibliothèque, sera livrée au second semestre 2013.




(©AFP / 15 avril 2013 19h53)

Je suppose que Monsieur Delanoë n’ignore pas que le SYCTOM traite dans trois usines réparties autour de l’agglomération parisienne l’ensemble des déchêts ménagers non recyclables de cette même agglomération, encore que la définition de non recyclable est sujette à caution car le civisme des Français laisserait plutôt à désirer si l’on se donne la peine d’observer leur attitude générale en ce qui concerne le recyclage. Bref, la ville de Paris est un des leaders mondiaux de la gestion des déchêts ménagers en produisant de l’électricité pour plus de 300 000 logements, de la vapeur pour un certain nombre d’édifices publics et de logements (chauffage) et en valorisant les scories pour les revêtements routiers entre autres destinations finales. Ce bilan rapide permet d’économiser l’émission de près d’un million de tonnes de CO2 qui aurait été produit par l’utilisation d’autres sources d’énergie, gaz ou pétrole.

Maintenant que le maire de Paris fasse des gorges chaudes pour 3500 m2 de panneaux solaires installés sur les toits d’un édifice public est une douce plaisanterie, en d’autres termes un coup de pub supplémentaire pour enfoncer NKM (Nathalie Kosciusko-Morizet), candidate à la mairie de Paris et une des rares politiciennes (peut-être la seule) que compte la France qui connaisse en profondeur ses dossiers en matière d’environnement (X-GREF) *. Je signale au maire de Paris qu’une société japonaise a financé et installé à Tenerife, île où j’habite depuis près de 5 ans, une ferme solaire de 75000 m2, couplée au réseau d’électricité local, soit plus de 20 fois ce dont il se réjouit  avec un facteur de charge plus que double de celui espéré à Paris. Pour que les réalisations de la ville de Paris en matière d’énergie solaire deviennent crédibles il faudrait peut-être aussi couvrir les toits de Notre-Dame de panneaux solaires ou encore le Grand-Palais, une version translucide de panneaux solaires existe.

Juste pour préciser à quel point cette annonce fracassante est une imposture, on ne peut espérer à Paris avec cette installation tant vantée et inaugurée en grande pompe par le Maire qu’une production de 900kWh par kW crête et par an, soit avec un facteur de charge de moins de 10 % une production globale annuelle attendue (ou espérée) d’un peu plus de 3,5 MW, et j’insiste, par an, vraiment pas de quoi se réjouir. Pour s’en persuader, il n’y a qu’à aller sur le site http://re.jrc.ec.europa.eu qui montre clairement que Paris n’est pas vraiment une région favorable pour l’énergie solaire. Encore un grand coup de pipeau avec des relents malsains d’électoralisme en cette période tout aussi malsaine de précampagne électorale pour les municipales.

Je n’épiloguerai pas sur les aspects financiers de cette affaire aux relents encore une fois fâcheusement politiciens puisque NKM est égratignée au passage (selon cette dépêche d’agence) mais ce qu’il faut retenir c’est que cette opération de propagande électoraliste sonne bien creux avec une utilisation des deniers rarissimes de l’Etat en dépit du bon sens.

Note : X-GREF = Polytechnique-Génie Rural Eaux et Forêts