21 vérités dérangeantes sur la pandémie

Une tribune du Docteur Russell Blaylock parue dans le quotidien Diaro de Vallarta (Mexique) fait état des 21 vérités dérangeantes au sujet de la pandémie de coronavirus. Cette tribune a initialement été publiée par le Docteur Blaylock sur son site Blaylock Wellness Report réservé aux abonnés. L’association Medicos por la verdad en a fait un résumé dont voici le texte traduit de l’espagnol par Réseau International.

Un éditorial publié dans la revue Surgical Neurology International, écrit par le Dr Russell Blaylock, aborde de manière opportune et percutante le scandale médico-politico-scientifique qui se cache derrière la pandémie de Covid-19.

Russell L. Blaylock (né le 15 novembre 1945) est un neurochirurgien américain à la retraite et un auteur. Il était professeur adjoint de neurochirurgie au centre médical de l’université du Mississippi. Il est l’auteur de plusieurs livres et articles, dont « Excitotoxines : Le goût qui tue » (1994), « Santé et nutrition : les secrets qui peuvent vous sauver la vie » (2002), et « Stratégies naturelles pour les patients atteints de cancer » (2003). Il rédige un bulletin mensuel, le Blaylock Wellness Report.

Les points les plus importants de l’article ont été résumés en espagnol par le Dr Karina Acevedo Whitehouse, qui a donné son avis sur l’ouvrage : « La vérité, comme l’eau des barrages, n’a besoin que d’atteindre le point où elle ne peut être contenue, et alors, elle déborde, atteignant des endroits insoupçonnés ».

Synthèse des principales affirmations de l’article :

1. La pandémie COVID-19 est l’un des événements les plus manipulés de l’histoire.

2. Comme jamais auparavant, il y a eu des intrusions dans la pratique médicale, et la censure des médecins qui osent entrer en dissidence.

3. Depuis la présidence, d’autres niveaux de gouvernement et l’administration des hôpitaux ont imposé des traitements et des pratiques médicales qui ne sont pas fondés sur des preuves scientifiques ou sur l’expérience médicale. Les administrateurs dictent désormais aux médecins la manière dont ils pratiquent la médecine et les médicaments qu’ils peuvent utiliser.

4. Pour la première fois dans l’histoire de la médecine, des protocoles ont été formulés sur la base des recommandations d’individus et d’institutions qui n’ont jamais traité un seul patient.

5. Les médias et les sociétés médicales se sont déclarés la seule source d’information valable concernant la pandémie et quiconque s’y oppose est soumis à la censure, à la suppression des comptes de plateforme et à l’étiquette de « menteur, désinformateur », même lorsqu’il s’agit de personnes ayant une expérience remarquable en virologie, immunologie, épidémiologie, etc.

6. Les revues scientifiques/médicales sont de plus en plus dépendantes des subventions des industries pharmaceutiques, ce qui élimine leur impartialité (indispensable à la démarche scientifique).

7. Il y a de plus en plus d’articles scientifiques qui parlent du COVID ou des vaccins avec un argument différent de l’argument officiel, mais ils sont retirés des revues après avoir été acceptés et publiés.

8. Il y a de plus en plus d’études scientifiques basées sur des données manipulées, falsifiées et inventées, écrites par des « fantômes » (c’est-à-dire des personnes qui écrivent au nom d’une entreprise pharmaceutique) pour promouvoir leurs produits, même dans des revues aussi prestigieuses que le JAMA (Magazine of American Medical Association) ou le New England Journal of Medicine, et qui n’ont pas été retirées malgré les preuves d’abus scientifique et de manipulation des données.

9. Des médias télévisés reçoivent la majorité de leur financement des entreprises pharmaceutiques, pour la publicité des médicaments. Cela crée un énorme conflit d’intérêts pour ce qui est de pouvoir s’exprimer de manière neutre ou contre les vaccins et autres traitements promus. Rien qu’en 2020, l’industrie pharmaceutique a dépensé 6 560 000 000 (6,56 milliards de dollars US) en publicités pour ses produits.

10. Aux États-Unis, la « loi fédérale sur les soins » a encouragé les fautes professionnelles en offrant à tous les hôpitaux du pays jusqu’à 12 000 dollars pour chaque patient admis en soins intensifs et 39 000 dollars pour chaque patient en soins intensifs sous respirateur, alors même que ce protocole était l’une des plus grandes causes de décès des patients du COVID.

11. Des milliers de médecins et d’infirmières ont été injustement licenciés pour avoir refusé de recevoir un vaccin alors qu’ils ont travaillé pendant près d’un an de pandémie, sans vaccins COVID-19, pour soigner les patients, et malgré le fait qu’il a déjà été démontré que les personnes vaccinées qui sont positives aux tests et présentent des symptômes cliniques légers, ont la même charge virale que les personnes positives non vaccinées présentant des signes cliniques légers.

12. Le CDC, qui n’a aucune autorité pour imposer des protocoles et des traitements, a ordonné aux hôpitaux de suivre des protocoles médicaux qui ont entraîné la mort de centaines de milliers de patients qui, au vu des preuves, se seraient probablement rétablis s’ils avaient reçu un traitement précoce avec des produits qui ont été diabolisés de manière injustifiée (ivermectine, hydroxychloroquine, et autres). En fait, on estime que sur les 800 000 personnes comptabilisées comme « morts du COVID-19 » (aux États-Unis), 640 000 se seraient rétablies et auraient retrouvé leur état de santé antérieur si d’autres protocoles avaient été appliqués.

13. Les mesures utilisées pour contenir la pandémie n’ont pas été couronnées de succès ; les preuves scientifiques disponibles à l’époque concernant la mise en place de mesures de confinement, l’utilisation de masques et la distance sociale, n’ont jamais démontré qu’elles empêchaient la transmission de virus de ce type.

14. Tout au long de la pandémie, et avant l’utilisation des vaccins COVID-19, les enfants n’ont jamais couru de risque réel (au-delà de quelques cas d’enfants prédisposés à l’inflammation systémique) de tomber malades du COVID-19 ou de transmettre le virus.

15. Pendant la pandémie, la logique, le raisonnement et le besoin de preuves scientifiques ont disparu : pour tous les autres médicaments et vaccins qui étaient en cours d’examen par la FDA, le décès de 50 personnes ou moins ayant utilisé ledit produit aurait justifié l’arrêt de l’utilisation et de la distribution du médicament, comme ce fut le cas pour le vaccin contre la grippe en 1976. Entre le 14 décembre 2020 et le 31 décembre 2021, plus de 18 000 décès ont été signalés dans le VAERS et 139 126 événements indésirables graves, mais il n’y a eu à ce jour aucune tentative d’arrêter ce programme de vaccination, ni aucun effort sérieux pour enquêter (par le gouvernement) sur les causes des décès et des maladies graves chez les personnes vaccinées.

16. Il y a de plus en plus de preuves, certaines publiées dans des revues indexées et d’autres non, des dangers de ces vaccins, qui n’ont été testés que pendant 2 mois avant d’être autorisés, et les résultats de ces tests de sécurité sont restés cachés jusqu’à récemment où ils commencent à sortir (après l’ordre de la Cour suprême de justice des États-Unis).

17. On a dit au public que l’ARNm des vaccins n’était pas distribué au-delà des ganglions lymphatiques proches du site d’inoculation, mais ce n’est que grâce à la ressource d’accès à l’information au Japon que le livre blanc de Pfizer montre que le vaccin est distribué dans tout le corps en moins de 48 heures, avec des concentrations élevées dans le cœur, le foie, la moelle osseuse, la rate et les ovaires.

18. On constate une augmentation inhabituelle des cas de cancers agressifs chez les personnes vaccinées, notamment des mélanomes, des cancers de l’utérus et du sein, ainsi que la réactivation de cancers déjà contrôlés. On dit à ces patients, sans preuve, et malgré cette tendance à l’augmentation du risque de développer plus de tumeurs, qu’ils ont besoin de plus de vaccins COVID-19 car ils sont plus sensibles.

19. Un expert en médecine materno-fœtale a montré que les vaccins COVID-19 – administrés pendant la grossesse – provoquent une incidence de fausses couches 50 fois plus élevée que celle rapportée avec tous les autres vaccins combinés, et que les malformations fœtales sont 144 fois plus fréquentes chez les personnes vaccinées avec ces vaccins qu’avec les autres, bien qu’ils continuent d’être déclarés sûrs par les académies et sociétés d’obstétrique et de gynécologie (qui reçoivent des financements de Pfizer et d’autres sociétés pharmaceutiques ; par exemple, l’American College of Obstetricians and Gynecologists a reçu, au cours du seul dernier trimestre 2010, 11 000 dollars de Pfizer, et le financement du NIH, qui est plus important, dépend du fait de ne pas critiquer les sociétés pharmaceutiques.

20. Tous les lots de vaccins n’ont pas la même létalité ou le même risque. Un lot sur 200 est manifestement mortel (50 fois plus) pour ceux qui le reçoivent. Il existe des preuves que cette disparité dans la létalité des lots n’est pas aléatoire, ce qui pourrait suggérer une intentionnalité (5% des lots sont responsables de plus de 90% des effets indésirables graves, ainsi que des décès).

21. Aucune autopsie n’est pratiquée sur les personnes décédées après avoir été vaccinées, ni sur celles décédées du COVID-19. À la fin du mois d’avril 2020, sur les 150 000 décès signalés comme « décès dus au COVID », seules 16 autopsies avaient été pratiquées, et parmi celles-ci, seules 7 étaient des autopsies complètes. La réticence à faire des autopsies ne venait pas des pathologistes, mais des autorités.

La prochaine étape dans l’agenda du WEF

Article de Roger Koops paru sur le site Brownstone Institute le 20 février 2022. Profil de R. Koops en fin de billet.

Il est évident depuis le début de 2020 qu’il y a eu une sensibilisation organisée des adeptes du « culte du Covid » (lien en fin de billet) qui a imprégné le monde dans son ensemble. Il est possible que cela se soit formé à partir d’une erreur gigantesque, enracinée dans une ignorance soudaine de la biologie cellulaire et une longue expérience de la santé publique. Il est également possible qu’un virus respiratoire saisonnier ait été déployé par certaines personnes comme une opportunité de prendre le pouvoir à d’autres fins. Suivez les sentiers de l’argent et de l’influence et cette dernière conclusion est difficile à rejeter.

Les indices étaient là tôt. Même avant que l’OMS ne déclare une pandémie en mars 2020 (avec au moins plusieurs mois de retard sur les faits réels d’une pandémie) et avant tout confinement, il y avait eu des campagnes éclair dans les médias pour parler de la « nouvelle normalité » et parler de la « grande réinitialisation » (qui était rebaptisé « Build Back Better »). Des sociétés pharmaceutiques telles que Pfizer, Johnson & Johnson, Moderna et Astra-Zeneca faisaient activement pression sur les gouvernements pour qu’ils achètent leurs vaccins dès février 2020, soi-disant moins d’un mois après la mise à disposition de la séquence génétique (ou séquence partielle) par la Chine. En tant que personne qui a passé toute sa carrière professionnelle dans le développement de produits pharmaceutiques et de vaccins, j’ai trouvé le concept de passer de rien à un vaccin prêt à l’emploi en quelques mois tout simplement absurde.

Quelque chose ne collait pas.

Je connaissais les noms avec lesquels tout le monde s’est familiarisé. Bill Gates, Neil Ferguson, Jeremy Farrar, Anthony Fauci et d’autres avaient fait pression ou poursuivi les stratégies de verrouillage pendant de nombreuses années. Mais encore, la portée des actions semblait trop grande pour être même expliquée par ces seuls noms. Ainsi, les questions fondamentales que je me suis posées ont été pourquoi et qui ? Le « pourquoi » semble toujours revenir à des questions autres que la santé publique. Bien sûr, le « Qui » avait des acteurs évidents tels que l’OMS, la Chine, le CDC, le NIH/NIAID et divers gouvernements, mais il semblait y avoir plus que cela derrière. Ces acteurs ont été connectés à l’aspect « santé publique » mais cela ne semblait faire qu’effleurer la surface. Je ne suis pas un journaliste d’investigation et je ne revendiquerai jamais ce rôle, mais même moi, je peux faire quelques recherches simples sur Internet et commencer à voir des modèles évoluer. Les recherches que j’ai faites ont donné des « coïncidences » très intéressantes.

Si je vous donne les noms des personnes suivantes – Biden, Trudeau, Ardern, Merkel, Macron, Draghi, Morrison, Xi Jinping – que pensez-vous qu’elles ont en commun ? Oui, ils sont tous choyés et trébuchent sur eux-mêmes, mais ce n’est pas non plus le lien. On peut voir très rapidement que ces noms se rapportent certainement à des pays de confinement et à des individus qui ont ignoré leurs propres lois et/ou ont tenté d’une manière ou d’une autre de les usurper. Mais il y a plus que cela et je donnerai un indice en fournissant un lien avec chaque nom.

Joseph Biden, président, États-Unis

Boris Johnson, Premier ministre du Royaume-Uni

Jacinda Ardern, PM de la Nouvelle-Zélande

Angela Merkel, ancienne Premier ministre de l’Allemagne

Emmanuel Macron, président de la France

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Xi Jinping, dirigeant du PCC, Chine

Mario Draghi, Premier ministre italien

Scott Morrison, Premier ministre d’Australie

Ils sont tous associés au Forum économique mondial (WEF), une organisation privée « à but non lucratif » créée en 1971 et dirigée par Klaus « Vous ne posséderez rien et serez heureux » Schwab et sa famille. Il s’agit d’une organisation privée qui n’a aucun rapport officiel avec un organe de gouvernance mondiale, malgré l’implication de son nom. Elle aurait tout aussi bien pu s’appeler « l’Église des Schwabies ». Le WEF a été à l’origine du « Great Reset » et je suppose que c’était l’origine de « Build Back Better » (puisque la plupart des noms ci-dessus ont utilisé ce terme récemment).

Si vous pensez que l’adhésion au WEF se limite aux dirigeants de pays, voici quelques noms supplémentaires :

Gavin Newsom, gouverneur de Californie

Jay Inslee, gouverneur de l’État de Washington

Anthony Fauci, directeur du NIAID

Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants

Permettez-moi de présenter davantage le WEF en donnant une liste de noms pour le conseil d’administration.

Al Gore, ancien vice-président des États-Unis

Mark Carney, envoyé spécial des Nations Unies pour l’action climatique

T. Shanmugaratnam, Ministre d’Etat à Singapour

Christine Lagarde, présidente, Banque centrale européenne

Ngozi Okonja-Iweala, Directrice générale, OMC

Kristalian Georggieva, Directrice générale, FMI

Chrystia Freeland, sous-ministre du Canada

Laurence Fink, PDG, BlackRock

Vous pouvez voir là un échantillon représentatif de dirigeants politiques et économiques du bureau du WEF. Le chef de l’organisation, c’est-à-dire le chef du conseil d’administration, est toujours Klaus Schwab. Il s’est construit un nombre impressionnant d’adeptes.

Si vous voulez vraiment voir l’étendue de son influence, rendez-vous sur le site Web ( https://www.weforum.org/partners ) et choisissez la dénomination sociale de votre choix. L’étendue et l’influence du WEF sont énormes, même au-delà du réseau mondial des leaders. Par exemple, nous savons tous ce que Bill Gates a fait de sa richesse via la Fondation Bill et Melinda Gates (BMGF). Mais le Wellcome Trust est à la hauteur de la tâche. Qui est le directeur du Wellcome Trust ? Un nommé Jeremy Farrar, haut conseiller de SAGE (Scientific Advisory Group for Emergencies), dont la renommée a été les confinements – sans doute l’architecte des confinements mis en place au cours de l’année 2020 – est étroitement associé au WEF.

En ce qui concerne les conséquences qui peuvent se produire, permettez-moi de donner quelques exemples de la seule BMGF (Bill & Melinda Gates Foundation), et cela vient du temps que j’ai passé en 2020 à lire leur longue liste de financement. Il y a quelques années, la BMGF a décerné à l’Institute for Health Metric Evaluation (IHME) un prix de près de 280 millions de dollars sur dix ans. L’IHME (associé à l’Université de Washington à Seattle) était à l’avant-garde de la modélisation informatique qui conduisit aux confinements et aux interventions non pharmaceutiques en 2020. Les gens ont souvent vu leur nom imprimé ou sur MSNBC ou CNN (chaines de télévision américaines). En 2019, l’IHME a décerné au rédacteur en chef du Lancet (le Dr Richard Horton) un prix de 100 000 $ et l’a décrit comme un « rédacteur militant ». Le Lancet, autrefois considéré comme l’une des meilleures revues médicales, est à l’avant-garde de la censure des points de vue scientifiques opposés depuis 2020 et de la publication d’« articles » qui n’étaient pas aptes à être publiés. Je n’ai jamais pu comprendre ce que cela signifiait d’être un éditeur « activiste » dans une revue scientifique/médicale respectée parce que, je dois être stupide, j’ai toujours pensé que le premier travail d’un éditeur était d’être impartial. Je suppose que j’ai appris en 2020 à quel point j’avais tort. Bien sûr, le Lancet est également fortement financé par des sociétés pharmaceutiques telles que Pfizer (également membre du WEF).

Mais la portée du BMGF va bien au-delà de l’IHME et ces connexions sont tout à fait reconnaissables. Voici quelques exemples d’organisations et d’argent reçus au cours de la seule année 2020 ventilés par domaines.

Bill Gates a également investi massivement dans Moderna et ses investissements lui ont rapporté beaucoup de dollars. La BMGF a également donné près de 100 millions de dollars à la Clinton Health Access Initiative.

Il faut maintenant se poser des questions. Est-ce le début d’une société autoritaire contrôlée entrelacée via le WEF ? La panique du Covid a-t-elle été mise en scène pour préparer le terrain ? Attention, je ne suis pas un « Covid Denier » puisque le virus est bien réel. Mais, un virus respiratoire saisonnier normal a-t-il été utilisé comme excuse pour activer le Web ? Les prochaines questions, pour ceux d’entre nous qui prétendent au moins vivre dans des sociétés « démocratiques », doivent être :

Est-ce ce que vous attendiez et/ou souhaitiez des personnes que vous élisez ? Combien de personnes connaissaient les « affiliations » des personnes pour lesquelles ils avaient voté ? (Je ne connaissais certainement pas ces affiliations jusqu’à ce que j’aie fait les recherches, mais peut-être que je suis simplement déconnecté). Pouvons-nous anticiper leurs prochains actions? Il peut y avoir quelques indices.

Le prochain coup

Jeremy Farrar de The Wellcome Trust a récemment écrit un article pour le WEF avec le PDG de Novo Nordisk Foundation, Mads Krogsgaard Thomsen, (https://www.weforum.org/agenda/2022/02/antibiotic-resistance-amr-subscription-payment-model-superbugs/ ). Il s’agit du résumé d’un article plus vaste écrit et publié par le Boston Consulting Group ( https://www.bcg.com/publications/2022/model-for-tackling-antimicrobial-resistance ). Dans cet article, ils proposent que le moyen de « résoudre » le problème des bactéries résistantes aux antibiotiques passe par un service d’abonnement. Autrement dit, vous payez des frais et lorsque vous avez besoin d’un antibiotique, un antibiotique efficace sera vraisemblablement disponible pour vous. Je suppose qu’ils ont la même philosophie pour les vaccins et cela semble certainement être l’approche avec le coronavirus. Continuez à payer et à prendre des boosters. Compte tenu de cette philosophie, les obligations vaccinales ont du sens. Rendez la société « accro » à une intervention vaccinale, efficace ou non, puis continuez à la rendre obligatoire. Cela devient particulièrement efficace si vous pouvez aussi entretenir la peur. Cette approche est tellement de courte vue, d’un point de vue scientifique, qu’elle m’étonne. Mais, comme pour une grande partie de l’histoire récente, je pense que la science n’a pas grand-chose à voir avec cela. L’objectif n’est pas fondé scientifiquement mais fondé sur le contrôle des personnes.

Après la découverte de la pénicilline il y a près d’un siècle, des scientifiques ont averti que l’utilisation d’antibiotiques devait être considérée avec beaucoup de prudence dans la pratique, car les pressions évolutives conduiraient à des espèces de bactéries résistantes aux antibiotiques. À cette époque. Ces scientifiques étaient considérés comme des scientifiques voyous. Après tout, n’avons-nous pas soudainement eu un remède miracle pour de nombreux problèmes mortels ? Depuis le moment de la découverte, il a fallu plus d’une décennie avant que les méthodes de fermentation ne soient développées pour produire des quantités suffisantes d’antibiotiques pour être répandues à grande échelle. Ces méthodes ont permis l’utilisation de la pénicilline sur le champ de bataille vers la fin de la Seconde Guerre mondiale et ont sans aucun doute sauvé de nombreuses vies à ce moment-là et plus tard dans les guerres suivantes (Corée et Vietnam) en prévenant les infections graves résultant de blessures subies pendant la bataille.

Cependant, il n’a pas fallu longtemps avant que les autorités médicales ne distribuent des antibiotiques comme des bonbons. J’en ai moi-même fait l’expérience quand j’étais enfant dans les années 1960. Il semblait qu’à chaque fois que nous allions chez le médecin, quel que soit le problème, on me faisait une série (pas une seule) d’injections de pénicilline. Il n’y a jamais eu de tentatives pour déterminer si j’avais un virus, une bactérie ou même une allergie. La réponse était : avec la seringue. Je ne peux pas compter combien de fois j’ai été « piqué » quand j’étais enfant. Il n’a pas fallu longtemps pour que des espèces résistantes commencent à apparaître. Le résultat a été que de plus en plus d’argent a été injecté dans la R&D pour les antibiotiques. Lorsque j’étais à l’université dans les années 1980, un moyen sûr d’obtenir un financement du NIH était de lier la recherche à la recherche « d’antibiotiques ». Les antibiotiques sont devenus une très grosse affaire.

Nous avons maintenant plusieurs classes d’antibiotiques qui sont utilisés pour des cas spécifiques. Nous avons les Aminoglycosides (Streptomycine, Néomycine, etc.), les Bêta-Lactamines et Céphalosporines (quatre générations dont Céfadroxil-G1, Céfaclor-G2, Céfotaxime-G3, Céfépime-G4, Bêta-Lactamines Pénicillines (dont Ampicilline, Amoxicilline et Pénicilline), les autres Bêta-Lactamines (Méropénème), les Fluoroquinolones (Levofloxacine, Gémifloxicine, etc.), les Macrolides (Azithromycine, Clarithromycine, etc.), les Sulfamides (Sulfisoxazole, etc.), les Tétracyclines, et autres comme la Clindamycine et la Vancomycine (typiquement réservées aux bactéries multi-résistantes. Au total, les médecins ont plus de 50 choix différents d’antibiotiques.

L’hôpital est l’endroit le plus courant où l’on rencontre des bactéries résistantes aux antibiotiques. La plupart des personnes qui contractent une sorte d’infection dans la routine normale de la vie, comme une infection des sinus ou une infection cutanée, ne rencontreront probablement pas une espèce résistante aux antibiotiques. Sauf qu’il y a eu une autre source de problème et c’est l’approvisionnement alimentaire. Les antibiotiques sont devenus très populaires auprès des installations de production de viande à grande échelle de tous types, y compris le bœuf, la volaille, le porc et même le poisson. Il s’agit notamment des fermes réelles où les animaux sont élevés ainsi que dans la transformation de la viande. L’utilisation excessive d’antibiotiques dans ces industries a également produit des formes résistantes de bactéries.

Par exemple, dans les tentatives de limiter les bactéries E. coli, commun aux mammifères, des antibiotiques ont été utilisés, ce qui a entraîné certaines formes résistantes aux antibiotiques d’E. coli. Une infection par E. coli (résistant aux antibiotiques ou non) peut être évité par une cuisson et une manipulation appropriées des viandes. Cependant, parfois cela ne se produit pas et il y a E. coli (également à partir de légumes mal lavés qui peuvent utiliser de l’eau d’irrigation contaminée). Pour la plupart des personnes en bonne santé, l’expérience E. coli (résistant ou non) n’est qu’un inconfort passager qui comprend des crampes intestinales, de la diarrhée et d’autres troubles gastro-intestinaux. Selon la quantité de contamination, une personne peut souffrir pendant un jour ou deux ou pendant plusieurs jours. Mais, chez certaines personnes, cela peut être grave ou mortel (comme chez les personnes âgées en mauvaise santé et les jeunes enfants). Si cela se produit, la présence d’une forme résistante aux antibiotiques peut être un problème grave. La présence d’une forme non résistante peut être traitée plus facilement.

Il y a quelques années, j’ai eu une pneumonie, un cas relativement bénin. On m’a donné le choix entre un traitement hospitalier ou ambulatoire et c’était une évidence. Si je voulais m’assurer que ma pneumonie pouvait être traitée par le cours normal des antibiotiques (on m’a donné une quinolone), il était important de rester à la maison et loin de l’hôpital. Je savais que la pneumonie nosocomiale pouvait être une situation beaucoup plus grave. Alors, je suis resté à la maison et j’ai facilement récupéré. Cela ne voulait pas dire que j’étais assuré d’avoir une forme résistante plus grave à l’hôpital mais j’ai compris que le risque était beaucoup plus grand.

Produire plus d’antibiotiques et les donner sur abonnement aux utilisateurs n’est pas la solution. Cela ne fera que conduire à des formes plus résistantes et il y aura cette boucle continue d’utilisation d’antibiotiques. Mais, si l’objectif réel est la dépendance sociétale aux antibiotiques par peur, tout comme la dépendance aux vaccins universels Covid par peur, alors cela a du sens. Trouver quelques antibiotiques universels qui traitent les formes résistantes est important et il est également important de les utiliser avec parcimonie et uniquement en dernier recours. De plus, une meilleure gestion de l’utilisation des antibiotiques dans notre société contribuerait grandement à atténuer le problème.

Il n’y a rien de particulièrement controversé dans cette observation. Il a été accepté par presque tous les professionnels de la santé responsables il y a seulement deux ans. Mais nous vivons maintenant à différentes époques d’expérimentation extrême, comme le déploiement de confinements mondiaux pour un virus qui a eu un impact très ciblé, avec des résultats catastrophiques pour le monde. C’est le WEF du 21 mars 2020 qui nous a assuré que « les confinements peuvent arrêter la propagation du Covid-19 ». Aujourd’hui, cet article, jamais retiré et encore moins répudié, se présente comme probablement la suggestion et la prédiction la plus ridicule et la plus destructrice du 21e siècle ( https://www.weforum.org/agenda/2020/03/why-lockdowns-work-epidemics-coronavirus-covid19/ ). Et pourtant, le WEF en a rajouté, suggérant cette même année qu’au moins les confinements réduisaient les émissions de carbone (https://www.weforum.org/agenda/2020/09/emissions-fell-during-lockdown-keep-that-way/ ).

Nous pouvons facilement prédire que l’appel du WEF en faveur d’un plan d’abonnement universel et obligatoire pour les antibiotiques – poussé avec l’intention manifeste de renforcer la capitalisation financière des principaux fabricants de médicaments – connaîtra le même sort : de mauvais résultats pour la santé, encore plus de pouvoir pour les élites établies, et toujours moins de liberté pour le peuple.

Roger W. Koops est titulaire d’un doctorat. en chimie de l’Université de Californie, Riverside ainsi que des diplômes de maîtrise et de licence de l’Université Western Washington. Il a travaillé dans l’industrie pharmaceutique et biotechnologique pendant plus de 25 ans. Avant de prendre sa retraite en 2017, il a passé 12 ans en tant que consultant axé sur l’assurance/contrôle de la qualité et les questions liées à la conformité réglementaire. Il est auteur ou co-auteur de plusieurs articles dans les domaines de la technologie pharmaceutique et de la chimie.

Lien : https://brownstone.org/articles/the-covid-cults-attack-on-science-and-society/

La fausse « pandémie de Covid »

La fausse pandémie de Covid a été orchestrée pour détruire la santé, les libertés civiles, la relation médecin/patient et imposer la tyrannie. Paul Craig Roberts (mis en ligne le premier décembre 2021 sur son blog)

Chers lecteurs, réfléchissez à l’extraordinaire programme coercitif de vaccination contre le Covid. Qu’est-ce qui explique l’accent, voire l’utilisation de méthodes tyranniques dans les sociétés libres, pour forcer la vaccination des populations alors que même Big Pharma et l’establishment médical corrompu ne revendiquent qu’une protection à court terme et en forte baisse contre le vaccin ? Selon les autorités médicales elles-mêmes la double « vaccination » n’est même plus une protection. Des injections de rappel sont nécessaires tous les six mois pour le reste de votre vie.

Ceci est particulièrement déroutant lorsque l’on considère les faits connus que (1) La mortalité par Covid est très faible. Ce virus tue principalement ceux qui présentent des comorbidités et ceux qui ne sont pas traités ou mal traités. (2) Le vaccin réduit notre immunité naturelle. (3) Le vaccin provoque un grand nombre d’effets indésirables, notamment des décès et des incapacités permanentes. Le CDC et l’OMS admettent que le système de notification des effets indésirables sous-estimait largement les décès et les effets indésirables du vaccin. Aucun vaccin ou médicament jamais dans l’histoire n’a été utilisé pour produire ne serait-ce qu’une infime fraction des décès et des blessures signalés. (4) Le vaccin provoque des variants qui sont résistants au vaccin et au système immunitaire affaibli du vacciné. De nouveaux vaccins sont nécessaires pour faire face aux nouveaux variants, produisant encore plus de nouveaux variants. (5) L’établissement médical a bloqué dans la mesure de ses capacités le traitement de Covid avec deux médicaments connus, sûrs, efficaces et peu coûteux : l’ivermectine et l’HCQ. Les médecins qui ont sauvé des vies avec ces médicaments ont été licenciés pour les avoir utilisés. (6) Des experts scientifiques et médicaux éminents et renommés, y compris des lauréats du prix Nobel, ont été censurés et leurs propos déformés pour avoir mis en garde contre le vaccin dangereux et préconisé un traitement efficace à la place. (7) Les médias disent d’une seule voix mensongère que la vaccination est notre seul espoir. (8) Les preuves d’un certain nombre de pays (je l’ai signalé) démontrent que les cas et les décès de Covid augmentent avec la vaccination et que la majorité des cas et des décès pour la plupart des groupes d’âge sont des vaccinés. (9) La science montre clairement que les vaccinés propagent le virus aussi facilement, voire plus, que les non vaccinés. (10) En effet, la preuve est claire que les non vaccinés s’appuyant sur l’immunité naturelle sont mieux protégés que les vaccinés.

Avec ces faits scientifiques connus et établis, quelle est la justification de la vaccination de masse ? Pourquoi mettre l’accent sur la vaccination des enfants alors que l’on sait que la protéine « spike » attaque les ovaires et les testicules à moins que le plan ne soit de réduire la fertilité ? Pourquoi des personnalités de plateau télé ignorantes qui peuvent à peine épeler leur propre nom se sentent-elles en sécurité en attaquant des scientifiques renommés qui nous disent la vérité ?

Il y a certainement de nombreuses raisons valables de conclure que la « pandémie de Covid » est un complot orchestré.

Quels sont les éléments évidents de l’intrigue ? (1) Bénéfices éternels pour Big Pharma, les écoles de médecine récipiendaires des subventions Big Pharma, les bénéfices des brevets partagés avec le personnel du NIH et du NIH, les contributions de campagne pour les sénateurs, les représentants et les candidats présidentiels. (2) L’utilisation de la peur pour supprimer les protections des libertés civiles et étendre le contrôle sur les personnes. Ces deux éléments sont évidents.

Le troisième élément de l’intrigue est presque aussi évident mais beaucoup plus difficile à croire pour beaucoup de gens : la réduction de la population. Avant de vous moquer, demandez-vous : (1) pourquoi vacciner des enfants, qui ne sont pratiquement pas affectés par le Covid, avec un vaccin connu pour attaquer le système reproducteur et provoquer des avortements ? (2) Pourquoi vacciner quelqu’un alors qu’il existe des remèdes connus, sûrs et peu coûteux ? (3) Pourquoi attaquer ces remèdes comme dangereux et s’efforcer d’empêcher leur utilisation ? Comment l’établissement médical peut-il revendiquer la sécurité et la prudence pour bloquer l’ivermectine et l’HCQ alors qu’il a déclenché un vaccin expérimental dangereux pour la population mondiale ? (4) Pourquoi supprimer les avertissements d’experts renommés ? Si le vaccin était la seule solution ou même une solution, il pourrait être soumis au débat public.

Considérez que le Forum économique mondial a eu un demi-siècle pour endoctriner et laver le cerveau des entreprises et autres dirigeants. Fondée le 24 janvier 1971, la réunion annuelle de Davos est devenue un événement prestigieux. Les dirigeants se disputent les invitations car la présence est un signe de prestige. Le Forum économique mondial est financé par 1000 entreprises mondiales de plusieurs milliards de dollars de capitalisation dont les dirigeants ont été vendus sur la « grande réinitialisation » comprenant la réduction de la population et la fin de la souveraineté nationale et de l’autonomie humaine. La « grande réinitialisation » est une prescription pour la tyrannie.

La poussée orchestrée pour la vaccination universelle est si extrême que des pays autrefois considérés comme faisant partie du « monde libre » sont désormais des États totalitaires – comme l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Canada, l’Italie. L’effort pour étendre la tyrannie en France et en Allemagne rencontre une forte résistance publique. En Amérique, la principale résistance vient des infirmières et autres personnels médicaux qui ont été témoins de l’impact dévastateur du vaccin sur les personnes injectées.

Chaque personne doit considérer l’implication de faire taire les experts indépendants qui connaissent la vérité tandis que des têtes parlantes ignorantes dictent le récit officiel.

Quand la vérité est assassinée, toute liberté, toute morale, toute justice le sont aussi. Allez-vous simplement vous asseoir là et laisser faire ?

Le « test Covid » PCR a été utilisé pour créer l’apparence d’une pandémie

Le lauréat du prix Nobel Kary B. Mullis est l’inventeur de la technique de réaction en chaîne par polymérase, qui est analysée dans cet article.

Le Dr Kary B. Mullis, décédé le 7 août 2019 à l’âge de 74 ans, a déclaré avec insistance qu’aucune infection ou maladie ne peut être diagnostiquée avec précision avec la RT-PCR. « La PCR est un processus. Il ne vous dit pas que vous êtes malade. … La mesure n’est pas précise ». Mullis a décrit la PCR-RT comme une « technique » plutôt qu’un « test ».

Notes de votre serviteur. Tout est dit et le vieux Paul n’a rien à perdre, il faut le féliciter. Comme je l’ai déjà mentionné sur ce blog la technique PCR ne m’est pas inconnue puisque je l’ai utilisée lorsque je sévissais toujours en recherche biologique. Le nombre de cycles d’amplification était limité à 16 car au delà une électrophorèse des ADNs amplifiés montrait une progression d’impuretés, comprenez une amplification non spécifique. Avec 45 cycles d’amplification autant dire que c’est du grand n’importe quoi que les décideurs politiques utilisent pour maintenir l’angoisse et la peur dans la population afin de mieux l’asservir en imposant des mesures coercitives contraires à la loi. Ce seul « détail » de l’utilisation généralisée du dépistage par RT-PCR, RT abréviation de « reverse transcriptase », car dans le cas du coronavirus qui est un virus à ARN, cet ARN doit d’abord être converti en ADN double brin pour que la technique de Mullis soit applicable, montre l’imposture de ce coup monté par les politiques et les puissantes entreprises pharmaceutiques occidentales. Il est grand temps pour les peuples de prendre conscience qu’ils ont été trompés.

En ce qui concerne ce troublant « secret défense », une chape de plomb sur toutes les délibérations et décisions du comité de guerre contre le coronavirus mis en place par Macron, pourquoi est-il impossible de savoir quelles sont les raisons qui conduisent à ces décisions stupides et souvent contradictoires relatives à la maîtrise de l’épidémie ? Comme par exemple le pass sanitaire, illégal en Espagne, pays où la justice est entièrement indépendante ce qui n’est plus le cas de la France. La CNIL demande sans succès au gouvernement quelques clarifications au sujet de ce pass : non, rien, nada, c’est secret défense. Cette attitude est d’autant plus inquiétante qu’elle ouvre la porte à un gouvernement autoritaire à la limite du nazisme, on s’y achemine à la grande satisfaction de Klaus Schwab qui doit vraiment jouir de constater le grégarisme des pays européens.

Mortalité par Covid-19 : la pire fraude de ces cent dernières années

Ce mois-ci, le Dr Ronald B.Brown a publié un article audacieux dans Disaster Medicine and Public Health Preparedness, intitulé de manière limpide : « Les leçons de santé publique tirées des biais dans la surestimation de la mortalité par coronavirus » (lien en fin de billet).

« Le sujet de cet article est pour le moins perturbateur, bien que ce ne soit pas aussi évident d’après le titre », a dit le Dr Brown, « Le manuscrit cite l’arme du crime, des preuves documentées montrant que la réaction excessive du public et des dirigeants politiques à la pandémie de coronavirus était basée sur la pire erreur de calcul de l’histoire de l’humanité, à mon avis. Mon manuscrit a fait l’objet d’un processus intensif d’examen par les pairs ». Il n’est malheureusement pas surprenant que les médias n’aient pas fait sonner le téléphone du Dr Brown avec des demandes d’entrevue. Le résumé, en lui-même, contient une bombe où il dit :

« Les résultats de cette évaluation critique révèlent un biais d’information et un biais de sélection dans la surestimation de la mortalité due aux coronavirus, biais probablement causés par une mauvaise classification d’un taux de mortalité par infection grippale (IFR, infection fatality rate) en tant que taux de mortalité par cas (CFR, case fatality rate) ».

N’est-ce pas ce que nous avons vu ? Le nombre de personnes qui, selon eux, seraient enterrées dans des tombes communes du COVID-19 reflète mieux le nombre de personnes qui se sont simplement retrouvées avec une toux et de la fièvre. Le Dr Brown a ajouté que les documents des CDC et de l’OMS montrent que le taux de létalité pour la grippe était similaire à celui du coronavirus, ce qui implique que les confinements autoritaires étaient inutiles. Son article se demande pourquoi la saison grippale 2017-2018 aux États-Unis n’a pas « reçu la même couverture médiatique intensive que le COVID-19 ».

Il souligne que « la fiabilité des tests de coronavirus précipités en production pendant la pandémie était inconnue ». Et il explore comment les médias ont commencé récemment à se concentrer sur une augmentation des cas de coronavirus tout en ignorant la diminution des taux de mortalité. Une grande partie de l’article examine comment les confinements et la distanciation (anti)sociale ont probablement eu peu ou pas d’effet sur la réduction des décès dus au COVID-19. Il dit que « la croyance du public selon laquelle les mesures d’atténuation de l’épidémie étaient responsables de la réduction de la mortalité due aux coronavirus peut être une erreur a posteriori si la baisse de la mortalité était en réalité due à la surestimation des décès dus aux coronavirus ».

S’exprimant sur les dommages causés par les contre-mesures, Brown écrit : « L’éthique de la mise en œuvre de campagnes de santé publique fondées sur la peur doit être réévaluée en regard du préjudice potentiel que ces stratégies peuvent causer ». Son rapport comprend ce schéma sur la façon dont nous avons tous été désinformés :

Vous pouvez lire l’article complet de Brown. Il rejette succinctement l’idée que le cas du coronavirus a quelque chose à voir avec le bien-être du peuple. Comme l’a averti Albert Camus : « Le bien-être du peuple en particulier a toujours été l’alibi des tyrans, et il offre l’avantage supplémentaire de donner aux serviteurs de la tyrannie une bonne conscience ».

Source : https://doi.org/10.1017/dmp.2020.298 (accès libre)

Note à l’intention de mes fidèles lecteurs. Dans un prochain billet je tenterai d’expliquer aussi objectivement que possible quelle est la cause sous-jacente de ce scandale sanitaire planétaire qui affecte des milliards de personnes encore aujourd’hui.

Malaria : Alerte Mondiale !

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Au nord de la province thaïlandaise de Trat qui borde le Golfe de Thaïlande se trouve du côté cambodgien la petite province de Pailin d’où ont émergé et apparaissent encore aujourd’hui des parasites de la malaria résistants à tous les produits connus à ce jour. Ce phénomène intrigue les spécialistes car les premières résistances à l’artémisinine sont apparues très rapidement et ceci dès 2005 à cet endroit précis. Dans la même région la résistance à la chloroquine apparut au milieu des années 1950 et il fallut moins de 30 ans pour que cette résistance arrive en Afrique après s’être répandue dans tous les pays d’Asie du Sud-Est. Comme la malaria tue près de 700000 personnes chaque année et principalement en Afrique, selon les dernières statistiques de l’OMS (WHO), la situation devient alarmante. Encore une fois c’est dans ce même coin du Cambodge que vient d’être détectée la première résistance aux nouveaux anti-malaria de la famille des sulfadoxines-pyrimethamines plus connues sous le nom de Fansidar efficaces contre le P. falciparum et dans une moindre mesure contre le P. vivax.

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Pourquoi toutes ces résistances prennent naissance au même endroit ? Est-ce une vengeance posthume du spectre de Pol Pot qui organisa ses massacres systématiques précisément depuis cet endroit ? C’est ce qu’insinuent certains Kmers des bourgades aux alentours de Pailin ! Les autorités cambodgiennes, thaïlandaises et vietnamiennes ont demandé à l’OMS de prendre des dispositions drastiques pour juguler l’expansion du P. falciparum résistant à tous les composés connus à ce jour à l’aide de moyens de grande ampleur car il en va de la survie des populations de la région, ce parasite étant déjà présent dans le delta du Mékong ainsi que dans de grandes parties de la Thaïlande et devenant la forme dominante. Il s’agit en effet d’un grave problème qui ne concerne plus seulement la péninsule indochinoise mais la planète entière.

La situation est également préoccupante en Malaisie en raison d’une envolée des cas de malaria provoqués par le Plasmodium knowlesi qui, bien qu’étant moins fatal que le P. falciparum, provoque néanmoins un grand nombre de décès car le parasite se multiplie beaucoup plus rapidement que les types falciparum ou vivax. Il existe deux réservoirs pour ce plasmodium, l’homme et le singe macaque, très commun tant en Thaïlande qu’en Malaisie et en Indonésie. Plus des deux tiers des cas de malaria sont provoqués en Malaisie par ce parasite qui n’affecte pas les macaques mais qui sont porteurs sains à plus de 80 % du parasite. La Fondation Bill & Melinda Gates, comme sur l’île de Zanzibar, a mis en place un suivi des populations de macaques vivant près des villages à l’aide de colliers émetteurs placés sur quelques-uns de ces animaux relativement familiers de l’homme et dont les signaux sont détectés par des drones qui effectuent également une cartographie des zones arborées et des étendues d’eau propices à la reproduction des moustiques. Il semble urgent de reconsidérer l’interdiction du DDT pour sinon éradiquer du moins diminuer le nombre de moustiques dans ces régions tropicales : 700000 morts par an c’est beaucoup … les populations des villes de Lyon et Marseille réunies ! Depuis l’interdiction du DDT en 1972 la malaria a provoqué la mort de plus de 30 millions de personnes dans le monde, soit la moitié de la population de l’Italie ou encore les deux tiers de celle de l’Espagne. Un grand merci aux mouvements écologistes.

Sources : Welcome Trust, WHO, Bill & Melinda Gate Foundation, illustrations The Guardian

Une nouvelle pandémie en vue ?

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Pour dissimuler les angoisses économiques bien réelles – personne ne sera protégé par une nouvelle crise économique mondiale de grande ampleur, même pas les « riches » – les médias répandent donc des informations qui font peur et détournent l’attention. Il y a ceux qui prédisent un conflit nucléaire généralisé, d’autres le réchauffement climatique d’origine humaine, ceux encore, et ça vient de sortir, qui prédisent un changement de la polarité du champ magnétique de la Terre et enfin les tenants d’une nouvelle pandémie bien plus effroyable que la grippe « espagnole », le choléra, la peste ou la variole. Mais quelle pandémie ?

Cette fois-çi ce sont les tiques qui sont regardés de travers, ces horribles petites bêtes, en réalité de gros acariens, qui suçent le sang de leur proie. Il est vrai qu’on peut se faire du souci : les tiques transmettent 8 maladies bactériennes dont les plus connues sont la borreliose ou maladie de Lyme et le typhus (ne pas confondre avec la typhoïde), 5 maladies virales et deux maladies parasitaires dont la plus répandue est la babésiose, proche de la malaria.

L’OMS s’intéresse plus particulièrement à deux maladies virales contre lesquelles il n’existe aucune parade : une encéphalite provoquée par un flavivirus et une fièvre hémorrhagique provoquée par un nairovirus appelée la fièvre Crimée-Congo.

L’encéphalite du tique est très répandue, entre le Japon et l’Europe du Nord et jusqu’en Slovénie mais il y a eu en 2015 seulement 7000 cas répertoriés et parmi ceux-ci 10 % de décès et des séquelles neurologiques sévères chez un grand nombre des malades qui ont survécu. Il semble que le réservoir du virus soit le cheptel bovin. Il existe un vaccin neutralisant les trois types de ce virus mais il n’est préconisé que pour les personnes directement exposées au tique surtout présent dans les troupeaux. Le CDC et l’OMS semblent considérer que cette encéphalite ne présente pas encore de risque majeur de pandémie.

Il en est tout autrement en ce qui concerne la fièvre hémorrhagique Crimée-Congo. D’abord un peu d’histoire pour expliquer le nom bizarre de ce virus. Les premiers cas de cette fièvre hémorrhagique furent observés durant la Guerre de Crimée (1853-1856) et ce n’est que 100 ans plus tard, en 1956, que le virus fut isolé au Congo par des virologistes belges. Ce virus est présent à l’état endémique sur tout le continent eurasiatique et une grande partie de l’Afrique. Il existe 7 sérotypes différents ce qui complique la production d’un vaccin à large spectre. Le réservoir du virus est encore une fois le cheptel bovin. Jusqu’à 40 % des malades meurent de complications hépatiques. Si ce virus est transmis par des tiques du bétail le lièvre est aussi un réservoir du virus. Cependant et c’est aussi un danger préoccupant la maladie peut être transmise d’homme à homme par les fluides biologiques comme la salive, la sueur, le sang ou le sperme. Enfin les travailleurs des abbatoirs peuvent se contaminer par contact avec le sang des animaux. Il existe au moins 15 espèces de tiques susceptibles de transmettre ce virus. Cette maladie a été classée première dans la liste des préoccupations de l’OMS en 2014. Le nombre de cas ne cesse d’augmenter année après année et comme il n’existe aucun traitement ni vaccin contre ce virus les risques de pandémie sont pris très au sérieux par les autorités sanitaires de nombreux pays en particulier dans les provinces de l’ex-Yougoslavie et en Turquie.

Pour aggraver cette psychose émergeante il semblerait que le virus puisse être transmis par de la viande provenant d’animaux contaminés et mal ou peu cuite, sans que des preuves formelles aient été rassemblées pour affirmer un tel mode de contamination. Comme il n’existe pas de moyens de dépistage de la présence du virus chez les bovins qui apparemment ne semblent pas souffrir de cette fièvre il est donc facile de comprendre que la fièvre hémorrhagique Crimée-Congo soit préoccupante. Selon des estimations récentes de l’OMS à considérer avec précaution car il n’y a que peu d’informations précises filtrant de pays comme le Pakistan, l’Inde, l’Afghanistan et même la Turquie, il y aurait eu (au conditionnel) au moins 40000 décès provoqués par cette fièvre en 2016.

Sources : CDC, OMS et The Guardian

Il y a 100 ans la grande grippe « espagnole »

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J’ai déjà écrit plusieurs billets sur cette pandémie de grippe qui tua entre 50 et 100 millions de personnes parmi le demi-milliard d’entre elles qui furent affectées par ce virus de type H1N1 (voir les liens en fin de billet). Les gènes de virulence du virus ont pu être reconstitués par génétique inverse et ce virus est apparenté à celui qui fit 18000 morts de par le monde en 2008-2009. Mais nul ne sait si ce virus venait d’Espagne.

Durant la « Grande Guerre » qui fit beaucoup moins de morts que cette grippe, l’Espagne était neutre mais le Portugal participait au conflit. Il y eut des mouvements entre la France et ce pays et comme l’information n’était pas censurée par les armées seule l’Espagne fit part de l’épidémie au début de l’année 1918. C’est ainsi qu’elle fut donc appelée « grippe espagnole ». Il est (presque) admis aujourd’hui qu’elle arriva d’Asie via les pays d’Europe de l’Est. Le virus H1N1 n’était pas du tout un super-virus mais l’épidémie se répandit très rapidement non pas en raison de l’agressivité du virus mais parce qu’il y avait de fortes concentrations de personnes dans les zones de conflit, une malnutrition chronique et des conditions d’hygiène plutôt détériorées. Ce dernier point entraina une aggravation de la grippe en raison des infections bactériennes collatérales contre lesquelles il n’existait à l’époque aucune thérapie efficace.

Il y eut plusieurs vagues de grippe et contrairement à ce qui fut admis la première vague au tout début de l’année 1918 ne fut pas la plus catastrophique. Les jeunes adultes furent les plus touchés par l’épidémie et parmi la population amérindienne des USA la mortalité fut particulièrement élevée car cette population n’avait pas été en contact avec le virus de la grippe auparavant. Un autre facteur aggravant et méconnu fut l’utilisation intensive de l’aspirine pour faire baisser la fièvre. Or à hautes doses l’aspirine devient un facteur hémorragique et de nombreux malades en moururent … bien que dans certaines régions d’Europe où l’aspirine ne fut jamais utilisée les taux de mortalité furent également élevés.

Comme les informations étaient filtrées par les autorités militaires il fallut un certain temps pour organiser des quarantaines afin de protéger les populations et ce manque d’information fut un incontestable facteur aggravant. L’évolution du conflit armé ne fut pas vraiment affecté par l’épidémie, ce fut plutôt l’inverse car les concentrations de soldats favorisèrent l’évolution du virus qui devint de plus en plus agressif au cours des mois qui suivirent les premiers cas de grippe. C’est ainsi que durant l’automne 1918 la mortalité atteignit son maximum.

Aujourd’hui encore la « grippe espagnole » suscite la controverse. L’humanité a pourtant beaucoup appris de cet évènement sanitaire remarquable. L’utilisation systématique de vaccins constitue l’une des facettes les plus prometteuses pour prévenir une nouvelle pandémie. Les anti-viraux sont également un outil efficace pour juguler l’extension de la maladie malgré le fait que beaucoup d’entre eux présentent des effets secondaires indésirables. La civilisation moderne améliore la qualité de la nourriture et sa disponibilité, les conditions d’hygiène et enfin les conditions de vie en général atteintes par les progrès techniques permettent de rendre les populations plus aptes à se défendre contre ce virus si ce dernier subissait une mutation le rendant particulièrement pathogène. Espérons que nous serons mieux armés pour la prochaine pandémie qui apparaîtra certainement un jour.

Source et illustration : The Conversation Et aussi sur ce blog :

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/05/03/la-grippe-espagnole/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2014/06/14/la-controverse-du-virus-de-la-grippe/

https://jacqueshenry.wordpress.com/2015/03/17/et-si-le-virus-h1n1-revenait-bientot/

La grippe espagnole

La grippe, une maladie virale (Influenza A), effraie l’humanité depuis l’hécatombe de 1918-1919 qui paya un lourd tribut de l’ordre de 50 millions de morts, bien plus que la « Grande Guerre » qui ne fit que une douzaine de millions de morts et dont on va célébrer cette année assez incongrument le centenaire de son début, comme s’il fallait se souvenir d’une déclaration de guerre … Chacun pense ce qui lui semble bon (en particulier les politiciens) mais pour ma part célébrer le début d’une guerre me paraît absolument déplacé. Qu’on commémore un armistice, à la rigueur, mais le début d’une guerre, franchement non, ce n’est pas pour moi et Brassens aurait été tout à fait d’accord. Pour ce qui est de la grande épidémie de grippe dite espagnole l’origine du virus était encore inconnue il y a peu mais la séroarchéologie vient d’apporter quelques éclaircissement à cet épisode funeste que traversa l’ensemble de l’humanité puisqu’elle frappa aussi bien en Europe qu’en Amérique du Nord ou en Asie. Pour les non-initiés, dont je fais partie, la séroarchéologie est l’étude des réactions immunitaires passées, pour faire simple.

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On a pu établir la séquence de l’acide nucléique du virus de 1918 en analysant des cadavres de victimes de la grippe enterrés au nord de la Norvège et assez bien conservés dans de la terre qui ne dégèle jamais. Mais ce qui intriguait les biologistes et qui semblait inexplicable était le fait que la grippe espagnole avait tendance à choisir ses victimes dans la tranche d’âge 20 – 40 ans, avec un maximum de mortalité situé entre 25 et 30 ans, la pire qui soit pour décimer une population entière, étêtant la force vive du capital productif et reproductif humain. Les effets démographiques de cette pandémie ont d’ailleurs été ressentis pendant plusieurs générations.

On classe les sous-types du virus selon les hémagglutinines ( H ), les petits champignons bleus dans la figure, et les neuraminidases ( N ), les petits trèfles à quatre feuilles verts, qui sont exprimées par l’acide nucléique viral. Par séroarchéologie ont a pu ainsi confirmer, on s’en doutait un peu, que le virus de la grippe espagnole était du type H1N1. D’autre part, la fréquence de mutation du virus permet d’établir une échelle de temps le long de laquelle on peut situer l’apparition de nouveaux types de H ou de N conduisant par voie de conséquence à de nouveaux virus plus ou moins méchants. Les choses se compliquent assez sérieusement puisque ce virus n’est pas spécifique de l’homme. Il se complait en effet chez le porc et les oiseaux en général et les poulets en particulier. Or comme le porc et le poulet sont des aliments carnés de base et l’étaient en 1918 il existe des échanges d’informations génétiques qui sont également aisément expliqués car la fréquence de mutation, lors d’un « séjour » du virus chez le porc, lui permet de s’adapter aux membranes cellulaires porcines avec une légère modification de l’hémagglutinine qui permet au virus de se fixer à la membrane cellulaire et de la neuraminidase qui détruit cette membrane pour permettre au virus d’échapper de la cellule infectée pour aller continuer sa besogne destructrice vers d’autres cellules comme par exemple celles de la trachée ou des poumons. Et si le virus va faire un tour chez les oiseaux, c’est le même scénario. Pour toutes ces raisons, le virus Influenza A varie presque tout le temps et une grave épidémie est imprévisible. L’étude détaillée de la grippe de 1918 a apporté des éléments précieux de compréhension du mécanisme intime de la virulence et également expliqué ce qui s’était passé dans les faits, à savoir pourquoi ce virus préférait des femmes et des hommes dans la force de l’âge plutôt que des enfants ou des vieillards, ses proies habituelles.

Le virus de 1918 est donc un virus H1N1 classique d’origine porcine, c’est-à-dire qu’il a « sauté » de l’homme au porc et vice-versa en amplifiant au passage sa virulence. L’horloge établie par la fréquence de mutation du virus a été très utile dans cette étude publiée dans les PNAS et réalisée par une collaboration entre l’Université de Tucson, Arizona, l’Université d’Edimbourg et le National Institute of Health à Bethesda, Maryland pour situer les sauts d’une espèce à l’autre, porc ou poulet, et vers ou depuis l’homme et expliquer in fine la spécificité de l’âge des victimes, si l’on peut dire les choses ainsi. Il ressort tout d’abord que le type H1 est apparu un peu avant 1907 à partir d’une souche aviaire ayant un ancêtre commun datant au plus tôt de 1895. Comme en biologie les choses sont toujours compliquées, le virus de 1918 a donné naissance par la suite à un type de virus semblant d’origine porcine mais éloigné de son cousin proche occasionnant la grippe saisonnière classique. Cette observation est conforme avec le fait que la grippe saisonnière présente des variations génétiques périodiques sur des durées allant de 6 à 12 ans comme cela a été observé au cours des années 30, 40 et 50 mais ce virus de 1918 avait un ancêtre distinct d’origine aviaire qui apparut au début du XXe siècle. Et effectivement l’étude des registres paroissiaux d’Amérique du Nord, d’Angleterre, d’Irlande et de quelques autres pays européens a permis de confirmer qu’il y eut vers 1900 une forte épidémie de grippe qu’on a d’abord attribué au type H3 par séroarchéologie mais qui a été dans cette étude confirmée comme étant d’origine aviaire alors que le type H3 était une réminiscence de la grippe « russe » des années 1889-1893, encore une vraie enquête policière, on connait la victime mais l’arme n’est pas totalement identifiée !

Cette horloge des fréquences de mutation a ainsi permis d’établir la date de l’autre « saut », des oiseaux à l’homme, avec cette apparition du type H1 aux environs de 1905 mais certainement entre 1896 et 1907, alors que le type H3 disparaissait au cours de cette même période. Durant l’épidémie qui culmina aux alentours de 1904 et due au virus de type H1 les jeunes enfants eurent l’opportunité d’acquérir une immunité qui les préserva en 1918 des ravages du H1N1 et c’est ce qui explique la faible mortalité des tranches d’âge inférieures à 25 ans. Cette observation obtenue par séroarchéologie a pu être confirmée au cours de l’épidémie des années 1968-1970, un virus cette fois de type H3, que les personnes âgées de 65 ans et plus étaient plus sensibles que les plus jeunes et n’avaient donc pas été exposées à un virus de type H3 aux alentours de 1904 alors que les plus vieux étaient, eux, immunisés contre le type H3 auquel ils avaient été exposé aux alentour des années 1890-1900 !

De tous ces résultats un arbre phylogénétique a pu être dressé, si l’on peut dire les choses ainsi et il fait apparaître une forte et inquiétante interaction entre l’homme, le porc et les oiseaux, canards ou poulets peu importe. L’aspect inquiétant qui ressort de cette étude est que plusieurs souches différentes de type H1 (ou d’autres types) peuvent coexister dans ces trois « réservoirs » naturels que constituent l’homme, le porc et le poulet et émerger à tout moment avec une étiquette N variable et un séjour du virus chez le cheval peut aussi brouiller les cartes. Pour parfaire l’analyse du virus de 1918, le fait que les personnes âgées de l’époque, 80 ans et plus, aient montré une relative résistance à cette grippe indique que la sérieuse épidémie des années 1830, également identifiée grâce aux registres paroissiaux, était selon toute vraisemblance de type H1. Pour ne pas compliquer cet exposé, l’autre étiquette du virus, l’antigène neuraminidase ou N a également permis de préciser les points indiqués.

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Le suivi des différentes grippes saisonnières et l’identification précise des types de virus permettent avec précision de prévoir qui d’une tranche d’âge donnée sera exposé ou non à l’avenir à l’émergence d’un autre HxNy et aussi permettre une meilleure protection et un meilleur contrôle tant des épidémies saisonnières que des pandémies destructrices qui peuvent, comme l’a montré cette étude, apparaître n’importe quand. Ce qui interpèle aussi c’est l’interactivité, si encore une fois on peut utiliser un tel terme, entre l’homme, le poulet et le porc et éventuellement le cheval, trois animaux domestiqués de longue date par l’homme, qui paradoxalement sont une source potentielle de pandémies hautement mortelles. Bien entendu les oiseaux migrateurs jouent aussi un rôle dans la dispersion d’une pandémie mais les auteurs de l’étude dont fait l’objet ce billet ont aussi insisté sur l’influence des trains et des bateaux à vapeur au XIXe siècle et au début du XXe siècle pour propager les épidémies jusque par exemple aux îles Samoa et en Polynésie où la mortalité fut catastrophique. Aujourd’hui ce sont plus les transports aériens que les oiseaux migrateurs qui propageront la prochaine pandémie qui pourrait comme en 1918 épargner des vieux et des jeunes et décimer les générations actives à l’échelle mondiale provoquant de très graves troubles socio-économiques. C’est la raison pour laquelle la recherche de vaccins à large spectre combinant plusieurs sites antigéniques sur une même protéine créée artificiellement par ingénierie génétique pourrait constituer une approche prometteuse encore faudrait-il que la conformation de cette chimère soit favorable pour l’expression d’anticorps actifs contre le virus lui-même. Cependant les mutations constantes du virus ne laissent pas beaucoup d’espoir et il faudra en cas de pandémie se contenter d’espérer qu’une tranche d’âge pourra résister comme ce fut le cas en 1918.

Source : http://www.pnas.org/content/early/2014/04/24/1324197111.full.pdf+html?with-ds=yes

Pour l’anecdote, la pandémie de 1918-1919 dite « grippe espagnole » doit cette appellation au fait que l’Espagne était neutre durant le conflit qui déchira l’Europe. Or le roi Alphonse XIII contracta la grippe à la fin de l’année 1917 et les nouvelles circulèrent rapidement au sujet de sa santé dans toute l’Europe alors que la censure imposée par les armées des belligérants ne voulait pas ébruiter cette épidémie afin de ménager le moral des troupes, les premiers cas de grippe mortelle apparurent en effet en janvier 1918.

Préparez vos masques contre le H7N9

Au moment même où une équipe de biologistes de l’Université du Wisconsin à Madison et de l’Université de Tokyo publient une toute nouvelle étude sur le virus H7N9, l’OMS, citant la Commission Chinoise de Santé, signale deux nouveaux décès provoqués par ce virus, alarmante coïncidence … Si ce virus tue « deux fois moins » que son cousin le H5N1, 36 % de décès contre 60, soit 43 décès pour 132 cas confirmés, il y a un réel danger de pandémie selon les chercheurs. En effet, contrairement au H5N1, ce nouveau type de virus ne tue pas les poulets qui sont les principaux vecteurs avec les oiseaux, ce qui complique notoirement les mesures de prévention, de plus il affecte non seulement les voies respiratoires supérieures mais aussi l’ensemble du système respiratoire des primates sensibles comme l’homme, ce qui n’est pas non plus le cas pour le H5N1, ce qui est un très mauvais signal car à la faveur d’une mutation il deviendrait alors transmissible d’homme à homme. De plus, avec l’animal de référence pour l’étude des virus de la grippe, le furet, il vient d’être montré qu’il se transmet entre furets lorsque ceux-ci éternuent, ce qui n’est encore pas le cas avec les autres virus de la grippe. Enfin, on suspecte une transmission d’homme à homme en Chine dans au moins trois cas toujours en cours d’investigation. Le Docteur Yoshihiro Kawaoka de l’Université de Tokyo va encore plus loin dans sa description du tableau pour le moins pessimiste puisqu’il cite une souche du H7N9 parmi plusieurs isolats résistante au Tamiflu, normalement un inhibiteur de la neuraminidase (N dans la nomenclature des virus de la grippe), et il ne se cache pas pour dire qu’à la faveur d’une infime mutation sur deux ou trois aminoacides des protéines virales, celui-ci deviendrait transmissible d’homme à homme puisqu’il se multiplie et se réplique déjà dans les cellules pulmonaires humaines. A l’heure actuelle, il n’y a pas de vaccin contre ce nouveau virus et personne n’est porteur des anticorps susceptibles de se protéger. Seule note d’optimisme de la part du Docteur Kawaoka, il faut s’attendre à un répit estival … pour le moment, avant une éventuelle pandémie contre laquelle, si elle apparaissait, on serait complètement désarmé.

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Sources : agence ATS et Université du Wisconsin, crédit photo : Université de Tokyo