La Commission Européenne se spécialise dans la bêtise

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Une directive de la Commission Européenne vient d’être publiée le 11 avril 2018 pour protéger la santé des consommateurs de l’Union. Il s’agit d’une extension d’un autre directive parue en février dernier relative à la couleur des pommes de terre frites. Les Belges ont du apprécier ! Cette fois-ci il s’agit de la couleur du pain et les boulangers apprécieront. Afin de protéger les consommateurs de la présence d’acrylamide qui apparait sous forme de traces lors de la cuisson du pain, comme des frites et aussi lors de la torréfaction du café, il sera conseillé aux boulangers de ne pas trop faire dorer le pain afin d’éviter l’apparition d’acrylamide.

La directive (je ne me suis pas hasardé dans la recherche du document officiel qui ne sera pas publié avant la fin du mois de juin prochain) stipule que les autorités nationales de protection des consommateurs auront le pouvoir d’infliger de manière coordonné des santions effectives, proportionnées et dissuasives. L’amende maximale s’élèvera à 4 % du chiffre d’affaire annuel de l’opérateur contrevenant aux directives. Les Etats membres disposeront d’un pouvoir discrétionnaire pour décider d’amendes plus élevées.

En d’autre termes n’importe quel boulanger peut se retrouver devant la justice si un client mal embouché trouve que les baguettes ou les croissants sont trop grillées et que c’est donc, selon la décision de la Commission de Bruxelles, mauvais pour la santé. S’il y a des consommateurs qui préfèrent un pain « pas trop cuit » pour ménager l’intégrité de leur prothèse dentaire, je veux bien, mais que n’importe quel quidam ait le pouvoir de déposer un recours auprès de la justice pour du pain « trop cuit » selon la Commission de Bruxelles sous le prétexte totalement stupide qu’il contient de l’acrylamide est une porte ouverte à toutes sortes d’abus.

Force est donc de constater que cette Commission dont les coûts de fonctionnement sont astronomiques et payés par les contribuables européens consommateurs de pain a non seulement repoussé les limites de la stupidité mais qu’à l’évidence des écologistes font leur travail de lobbying pour que des lois encadrent les moindres gestes des citoyens de cette Europe qui est devenue de plus en plus totalitaire. En effet, dans la même veine, après les frites la Commission a émis des avis et des régulations au sujet des machines à café, des foyers de cheminée ouverts pour brûler du bois, de la puissance des aspirateurs (c’est vrai ! La puissance des aspirateurs ne doit plus dépasser 900 Watts), des émissions de fumée des tondeuses à gazon ou encore de la puissance des grille-pain, des sèche-cheveux et des bouilloires pour faire chauffer l’eau du thé. Il est facile de comprendre que les Britishs aient choisi de quitter ce panier de crabes …

Manger du pain : c’est mauvais pour le climat !

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En Grande-Bretagne, pays où a été réalisée l’étude relatée ici, il se vend chaque jour 12 millions de miches de pain. Le pain constitue en effet l’une des bases de la nourriture outre-Manche dès le petit-déjeuner avec oeufs brouillés et bacon puis la marmelade irremplaçable pour le palais d’un Briton. Le Docteur Liam Goucher du Centre Grantham pour le « Futur Renouvelable » de l’Université de Sheffield s’est penché sur l’impact carbone du pain, il fallait y penser ! Et comme de bien entendu cet institut au nom ronflant a accouché d’un pamphlet de couleur verte rappelant celle des champs de blé au début du printemps. Le pain c’est mauvais pour le climat, point barre.

Le seul nitrate d’ammonium épandu dans les champs de blé représente à lui seul 43 % de l’empreinte carbone du pain, le reste ce sont les fours pour la cuisson, le transport, les emballages … et la respiration des consommateurs. Goucher s’étonne que le public ne s’intéresse qu’à sa santé et non au bien-être des animaux dont la viande sert de nourriture quand il s’agit d’alimentation, oubliant totalement le climat. En plus d’être grosse consommatrice d’énergie la production d’engrais azotés pour faire pousser du blé émet également des gaz à effet de serre dans les champs lors de la dégradation de ces derniers. J’avoue que j’ai tenté de comprendre comment le nitrate d’ammonium pouvait émettre des gaz à effet de serre, je n’y suis pas arrivé.

Cet institut de recherche prône un changement total des habitudes de culture afin de réduire drastiquement la production de gaz à effet de serre par l’ « industrie agricole » qui utilise des fertilisants uniquement pour réaliser des profits sans se soucier de l’environnement un seul instant, il parle (cet institut) alors pompeusement d’agriculture raisonnée … C’est quoi au juste ? Lorsque j’étais encore un enfant les paysans des fermes de mon hameau natal épandaient le purin et le fumier dans les champs, c’était moins coûteux que les engrais azotés. Ça sentait mauvais, certes, mais c’était très efficace. Cette pratique ancestrale très commune en polyculture qui, malheureusement, a pratiquement disparu a été interdite par des bureaucrates de la Commission Européenne, qui n’ont jamais touché de la terre à pleine main de leur vie, pour des raisons environnementales et sanitaires. Aujourd’hui les agriculteurs pratiquant la polyculture ou l’élevage entassent le fumier au bout d’un champ mais n’ont plus le droit de l’épandre. Le purin doit être évacué par des entreprises spécialisées pour être traité comme une vulgaire eau d’égout urbain alors qu’il représente une source d’azote unique. Les agriculteurs sont donc obligés en raison de toutes ces régulations stupides d’acheter des engrais azotés de synthèse.

L’un des objectifs à long terme de cet institut parasite qui ne vit que de « subventions climatiques » est de créer un blé qui fixerait tout seul l’azote atmosphérique. On en est loin dans la mesure où toute tentative de modification génétique du blé s’est heurtée à un veto instantané des autorités de régulation, elles aussi caviardées par les mouvement écologistes, comme l’est d’ailleurs l’Université de Sheffield, mais aussi des agriculteurs et des consommateurs. Du blé génétiquement modifié, quelle horreur ! Bienvenue dans un monde meilleur sans fertilisants de synthèse avec un pain dix fois plus cher et surtaxé comme toutes les denrées alimentaires rares … La bêtise humaine n’a, de toute évidence, pas de limite connue.

Source : Université de Sheffield

Un printemps marocain ou un printemps canarien ?

 

 

C’est assez surprenant que le Maroc bientôt producteur de pétrole se trouve en ce moment secoué par des manifestations non pas généralisées mais tout de même significatives, à cause du prix du pain. Quand les boulangers font leur pain et qu’ils n’en tirent aucun profit ou plutôt des pertes, on les comprend. Or le « printemps » tunisien a précisément débuté pour une histoire banale de pain proposé par un de ces innombrables petits revendeurs qui réalisent un profit au bout de la journée tellement ridicule qu’ils sont incapables de s’offrir un morceau de pain à eux-mêmes. De quoi se suicider ! Et au Maroc où nombres de touristes ont déjà déserté les lieux, s’il n’y a maintenant plus de pain, c’est bon, la moindre petite perturbation fait mauvais effet et les agences de voyage ne s’y trompent pas. Mais le Roi va arroser les petits marchands de dinars tout frais sortis de l’imprimerie nationale et la vie continuera, espérons-le.

Toujours est-il que le Maroc et la Mauritanie font bénéficier le port de Santa Cruz de Tenerife d’une activité inédite. Il y a en ce moment dans la darse désertée par les porte-containers qui sont redirigés vers le nouveau terminal dont la construction est maintenant terminée trois plate-formes pétrolières en construction. Ce sont de grosses structures avec toutes sortes d’équipements dont j’ignore la fonction. L’immense derrick de l’une d’elle est en cours d’achèvement. On a trouvé de l’huile au large du Maroc et probablement aussi dans les eaux territoriales de la Mauritanie mais il est difficile de disposer d’informations confirmées. Il est simple de comprendre dès lors pourquoi le Maroc a annexé le Sahara Occidental, une annexion qui n’a jamais été reconnue par l’ONU comme l’annexion de la Crimée par la Russie ne le sera aussi jamais : les mêmes causes produisent les mêmes effets et quand il y a du pétrole …

Toujours est-il que les Canariens commencent à se poser de sérieuses questions sur l’opportunité de faire aussi des trous dans leurs eaux à eux. Au large de Lanzarote et de Fuerteventura, le plateau continental est peut-être prometteur. Il y a beaucoup à parier qu’un jour ou l’autre les Canariens accepteront que des concessions soient attribuées aux grandes compagnies pétrolières pour dans un premier temps prouver que les résultats du logging peuvent être concrétisés. La raffinerie de pétrole de Santa Cruz de Tenerife est à l’arrêt pour effectuer des améliorations, c’est ce que la presse locale a raconté, mais comme elle appartient à l’Emirat d’Abou Dhabi on peut se poser des questions sur son redémarrage, source juteuse de revenus pour la ville, à moins que l’on trouve du pétrole au large de Fuerteventura, après tout, c’est beaucoup moins loin que le Golfe Persique ou encore la Guinée Equatoriale, ancienne colonie espagnole d’où provient l’essentiel du brut importé par l’Espagne. Ces mangeurs de bananes auraient-ils retrouvé la raison subitement ? En tous les cas, au Ministère des Moulins à Vent français on n’en est pas encore là !