Le réchauffement contemporain du climat : loin d’être une anomalie

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C’est en étudiant très finement deux carottages d’environ 8 mètres de long recueillis au fond du fjord de Gullmar en Suède que des scientifiques de l’Université de Gothenburg ont reconstitué les variations de température depuis les années – 370 à 2000. Et il n’y a vraiment de quoi paniquer : le climat a toujours varié passant de périodes chaudes à des périodes froides au cours des siècles passés. Le site de forage des sédiments a été choisi car l’eau reste toujours à une température basse et presque constante au cours des saisons, entre 4 et 8 degrés, et cette eau est pratiquement stagnante car elle se trouve emprisonnée dans un canyon protégé par un seuil rocheux (« sill » en anglais) qui détourne les courants marins. Enfin il n’y a pratiquement pas de marées qui puissent perturber la sédimentation des débris organiques.

Dans ces sédiments les squelettes de calcite d’un foraminifère vivant dans les eaux intermédiaires et profondes (Cassidulina laevigata) ont été utilisés pour retracer l’évolution des températures au cours des siècle en mesurant les teneurs en oxygène-18. Le δ18O ou différence entre la teneur normale en isotope lourd de l’oxygène qui est dans l’atmosphère de 0,2 % et de l’oxygène léger représentant 99,76 % du total avec des traces d’oxygène-17 permet de reconstituer les températures à la surface de la mer. Plus il fait froid moins les molécules d’eau contenant cet oxygène « lourd » ont tendance à s’évaporer. Il apparaît donc un enrichissement en isotope de l’oxygène-18. Mais attention, que mes lecteurs ne se méprennent pas, l’ « eau lourde » des réacteurs nucléaires type CANDU, la filière canadienne, est de l’eau comportant du deutérium à la place de l’hydrogène. Il faut mentionner enfin que les conditions d’hypoxie régnant au fond de ce fjord permettent d’exclure toute perturbation par des traces de vie au niveau des sédiments qui proviennent donc majoritairement de la surface des eaux.

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La chronologie des sédiments a été établie par datation à l’aide du carbone-14 représentée par les étoiles dans la figure ci-dessous. RWP est l’optimum climatique de la période dite romaine ( de – 350 à 450 ans de l’ère présente) suivie de la période froide dite « dark age » (DA de 450 à 850 ans de l’ère présente) caractérisée par l’effondrement de l’Empire romain et les invasions barbares. Cette période est suivie d’un optimum climatique dit âge des Vikings et anomalie climatique médiévale (VA/MCA, 850 à 1350) qui se caractérisa par l’invasion de l’Europe de l’est par Gengis Khan, la construction des cathédrales en Europe occidentale et la colonisation de l’Islande et du Groenland par les Vikings. Cette période de prospérité remarquable fut suivie par le « petit âge glaciaire » (LIA, 1350-1850) qui vit l’Europe s’entredéchirer dans des conflits futiles et enfin l’optimum climatique moderne depuis les années 1850 qui aurait du être une période d’apaisement géopolitique mais au cours de laquelle l’émergence de nouvelles idéologies précipita les peuples de la planète entière dans des conflits tout aussi stupides que ceux du précédent « âge glaciaire » alors qu’ils n’avaient aucune raison d’être, mais c’est un tout autre sujet qui demande une plus ample dissertation.

Compte tenu des résultats obtenus par les scientifiques suédois les températures moyennes de l’eau de surface relevées au fond du fjord (BWT, benthic water températures) à l’aide du proxy  δ18O n’ont pas sensiblement évolué au cours de toutes ces années et, selon les auteurs de cette étude, elles ne sont pas significativement plus élevées aujourd’hui que durant les périodes romaine et médiévale de climat « plus » chaud. Il faut donc se rendre à l’évidence : l’activité humaine accusée de perturber le climat : c’est tout simplement une vue de l’esprit.

Source et illustrations : https://doi.org/10.5194/cp-2017-160

Crise climatique : les supercheries de l’IPCC dévoilées les unes après les autres

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La propagande réchauffiste continue à empoisonner l’opinion mais également à infléchir les prises de décision du pouvoir politique dans de nombreux pays occidentaux. Si la Chine a été très claire après le fumeux traité de Paris sur le climat – pas de réduction des émissions de CO2 avant 2030 – d’autres pays comme l’Allemagne ou encore la Suisse ont décidé d’abandonner l’énergie nucléaire et le pitre dangereux qui est en charge du climat en France suit l’exemple désastreux de l’Allemagne en ce qui concerne cette source d’énergie. Et pourtant l’IPCC a menti depuis plus de 20 ans, un mensonge collectif, organisé et assumé par  » 97 % des scientifiques spécialistes du climat « . En dépit du risque de ne plus trouver d’argent public pour continuer leurs travaux de recherche des scientifiques courageux publient néanmoins des résultats qui sont diamétralement opposés aux conclusions des rapports de l’IPCC.

Prenons l’exemple de l’Antarctique dont les médias viennent de s’occuper activement avec l’annonce faite à grands renforts de photos et d’alarmisme du détachement d’une grande langue glaciaire flottante. Certains quotidiens que je ne nommerai pas tant leur mauvaise foi est évidente alors qu’ils sont reconnus comme sérieux ont même titré que le niveau des océans allait monter pour cette raison de plusieurs centimètres. Ces journalistes peu scrupuleux ignorent que la glace flotte car sa densité est inférieure à celle de l’eau. Mais là n’est pas le sujet de ce billet. Il concerne l’évolution des températures dans la région antarctique qui englobe non seulement le continent lui-même mais également toutes les mers du sud jusqu’à une latitude de 60° sud.

Les carottes de glace très soigneusement étudiées et provenant de divers forages du glacier antarctique ont permis de reconstruire les températures passées en se basant sur les teneurs en isotopes de l’oxygène. Puisque c’est un peu compliqué et je doute que le piteux pitre ministre d’Etat du climat français ait disposé un jour de suffisamment de sagacité intellectuelle pour comprendre comment les scientifiques (dont il n’a jamais fait partie) ont pu très précisément reconstituer ces températures passées, je me fais ici un plaisir d’exposer aussi clairement et succinctement que possible de quoi il s’agit.

L’oxygène que nous respirons est constitué de deux isotopes naturels l’oxygène-16, le plus abondant à raison de 99,8 %, et d’oxygène-18 pour les 0,2 % restants. Les échanges de température entre les océans et l’atmosphère sont essentiellement assurés par les changements de phase de l’eau au cours desquels l’eau se transforme en vapeur par évaporation des océans puis la vapeur d’eau se condense en gouttelettes d’eau formant les nuages. Ce changement de phase gaz vers liquide s’accompagne d’un fort dégagement de chaleur qui va échauffer les autres constituants gazeux de l’atmosphère, essentiellement l’azote et l’oxygène. Ultimement ces gouttelettes se transforment en glace – la neige – pour encore réchauffer au cours de cet autre changement de phase l’air environnant. Toute cette chaleur se dissipera ensuite vers les hautes couches de l’atmosphère puis se perdra dans l’espace selon le deuxième principe de la thermodynamique qui stipule, en résumant à l’extrême, qu’un corps chaud ne peut pas transmettre d’énergie thermique sous forme de rayonnement vers un autre corps plus chaud.

On peut donc dire, toujours en résumant, que c’est grâce à la vapeur d’eau que la Terre n’est pas une fournaise car la chaleur apportée par le Soleil est constamment dissipée par ce processus de changements de phase de la vapeur d’eau. Au cours de l’évaporation de l’eau océanique qui dépend évidemment de la température la faible différence de poids entre une molécule d’eau ne contenant que de l’oxygène-16 et une molécule d’eau contenant un atome d’oxygène-18, 11 % tout de même, suffit pour enrichir la vapeur d’eau en eau (O-18) s’il fait plus chaud. En d’autres termes il faut plus d’énergie pour qu’une molécule d’eau contenant l’isotope 18 de l’oxygène s’évapore autant que pour son équivalent ne contenant que de l’oxygène 16. Dans le même ordre d’idées l’eau « lourde », également 11 % plus lourde que l’eau dite légère, utilisée comme modérateur de neutrons dans les réacteurs nucléaires de type CANDU au Canada, contient deux atomes de deutérium, l’isotope lourd de l’hydrogène, et cette eau bout à 101,4 degrés au lieu de 100 °C pour l’eau « normale », une vérification de ce qui vient d’être énoncé.

Par conséquent l’analyse de la teneur en ces deux isotopes dans la glace des carottes glaciaires de l’Antarctique permet de recalculer l’évolution de la température des océans et de l’atmosphère au cours du temps. Il s’agit d’un des « proxys » permettant aux scientifiques de se faire une idée très précise de l’évolution des températures passées au niveau de la mer mais également de l’atmosphère étant entendu que la circulation atmosphérique entre les zones intertropicales et les pôles est restée stable au cours du temps, un point qui n’a jamais été contesté par les spécialistes.

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Il faut noter ici que cette même approche a été réalisée avec les concrétions calcaires des grottes et avec les coquillages et a conduit aux mêmes résultats. Dans le cas des carottes issues des forages des glaces de l’Antarctique, c’est très clair : la température moyenne de la surface des océans et de l’atmosphère n’a pas évolué au cours du XXe siècle. La reconstruction de cette évolution est visualisée comme une anomalie de température par rapport à la moyenne des températures durant toute cette période, ce qui est beaucoup plus parlant pour le néophyte dont je suis. Seules les données brutes des teneurs en oxygène-16 et -18 ont été utilisées pour construire ce graphique. Comme il est aisé de le remarquer il existe une incertitude de +/- 0,5 degrés matérialisée en grisé dans ce graphique mais en dehors de l’optimum de températures des années 1920-1940 (qui a conduit à une accélération du retrait des glaciers alpins, par exemple, 30 ans plus tard) et de ce qu’il est courant d’appeler l’optimum moderne, en gros les 20 dernières années du XXe siècle comme cela apparaît clairement dans cette illustration, les températures moyennes globales de l’Antarctique et donc des océans du sud et de l’atmosphère calculées uniquement par cette méthode, à l’exclusion de toute autre observation, sont restées remarquablement stables.

Il n’y a donc pas de souci à se faire au sujet des manchots empereurs dont la disparition a été prédite récemment par certains alarmistes du climat, la glace antarctique n’est pas sur le point de fondre et le niveau des océans n’a pas changé significativement depuis les années 1900. Cette approche strictement « isotopique » a enfin permis d’éliminer les manipulations scandaleuses de calculs des températures moyennes de surface à partir de stations météorologiques judicieusement placées dans des parkings de grandes villes ou à proximité des pistes de décollage des avions dans les aéroports, pour ne citer que ces exemples caricaturaux qui n’ont pas éveillé les soupçons des « scientifiques » de l’IPCC car ça les arrangeaient pour répandre leur propagande mensongère de réchauffement. Heureusement qu’il y a encore de nombreux spécialistes du climat qui ont le courage de clamer la réalité au risque de mettre leur carrière en danger. Et je me permets de vivement les remercier ici.

 

Source : Journal of Geophysical Research, doi : 10.1002/2016JD026011 , illustration tirée d’un billet du blog de Pierre Gosselin, l’auteur de l’article cité en référence n’ayant pas daigné (ou oublié de) m’envoyer une copie électronique de son article sur ma demande. L’autre illustration provenant de la Nasa est le détachement de la banquise Larsen C dans l’Antarctique.