Brève : Florence et Mangkhut

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La presse main-stream nous a inondé (sans jeu de mots) d’informations au sujet de l’arrivée sur les cotes de Caroline (USA) du plus puissant ouragan jamais connu depuis des décennies. Cet ouragan est devenu un pétard mouillé et comme la cause en était le dérèglement climatique autant dire que la propagande s’est emparée de l’affaire avec grand bruit.

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Par contre le typhon Mangkut va passer au dessus du nord des Philippines en catégorie 5 et je peux assurer mes lecteurs que je sais de quoi le parle puisque j’ai, si l’on peut dire, essuyé (toujours sans jeu de mots) trois cyclones de catégorie 5 lorsque je résidais au Vanuatu. Le plus impressionnant était le calme lorsque l’oeil du cyclone passait, une heure de calme avec les oreilles qui bourdonnaient en raison de la faible pression atmosphérique un souvenir toujours terrifiant … Bref, les activistes anti-réchauffement en sont pour leur argent mais le sort des Philippins leur importe peu, qu’ils crèvent !

Changement climatique, épisode 7 : quand la NASA confirme le refroidissement climatique à son insu

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Depuis l’ « atterrissage » de l’ouragan Wilma en 2005, il s’est passé neuf années sans qu’aucun phénomène de ce type ait eu lieu sur les côtes américaines. Les météorologues appellent ça une « sécheresse » d’ouragans … Il faut dire qu’ils puisent dans leur vocabulaire professionnel pour qualifier ce qu’ils observent et ils ont raison car ainsi ils savent à peu près de quoi ils parlent. Et ce phénomène de sécheresse particulièrement longue n’était pas arrivé depuis 177 ans ! Parallèlement la fréquence de phénomènes météorologiques violents comme les tornades a également diminué au cours des dix dernières années. Il n’en a pas fallu plus pour que des fonctionnaires de la NASA (Goddard Institute à New-York) fassent mouliner des ordinateurs pour expliquer cet étrange situation complètement inattendue puisque le réchauffement climatique global d’origine humaine prévoit au contraire une fréquence de plus en plus élevée de phénomènes météorologiques comme des ouragans de plus en plus violents.

Les simulations numériques minutieusement réalisées ont exclu tous les ouragans de catégorie inférieure à 3 (échelle de Saffir-Simpson) c’est-à-dire que les ouragans Ike (2008), Irene (2011) et Sandy (2012) n’ont pas été pris en considération. Le modèle développé (encore une fois les prédictions n’engagent que les ordinateurs) pour prédire l’arrivée sur le sol d’ouragans a abouti à ceci :

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Du bleu foncé au rouge : ouragans de catégorie de 1 à 5 sur l’échelle de Saffir-Simpson. En pointillé la courbe correspondant à un événement de probabilité nulle. L’échelle est logarithmique (drought = sécheresse qu’on peut traduire par absence). Ce graphique se lit ainsi : la probabilité pour qu’il n’y ait pas d’ouragans de catégorie 3 (en vert) pendant une période de 10 années consécutives serait de 500 ans et d’ouragans de catégorie 4 pendant une même période de 10 années serait de 40 ans.

Si on considère les dates mentionnées dans cet article, 177 ans avant le début de cette présente période de « sécheresse » d’ouragans il se trouve que l’on se retrouve en 1829 (2015 – 9 – 177). Retranchons encore 9 années et on arrive à l’année 1820 c’est-à-dire très exactement à la fin du deuxième cycle solaire très déficitaire du petit âge glaciaire qui sévit au début du XIXe siècle et appellé le minimum de Dalton. Or le dernier cycle d’activité solaire (24e) qui se termine en ce moment (ne figure pas dans l’illustration ci-dessous) est à peu près comparable en nombre de taches et en intensité aux deux cycles qui induisirent ce petit âge glaciaire.

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Je cite la conclusion de l’article paru dans Geophysical Resarch Letters : « A hurricane climate shift protecting the U.S. during active years, even while ravaging nearby Caribbean nations, would require creativity to formulate. We conclude instead that the admittedly unusual 9 year U.S. Cat3+ landfall drought is a matter of luck » et en français : il faudrait de la créativité pour expliquer que le changement climatique protège les côtes américaines des ouragans durant les saisons actives (comprenez pendant la saison des ouragans) alors qu’ils ravagent les nations des Caraïbes. Nous concluons plutôt que cette période inhabituelle de 9 années sans atterrissage d’ouragans de catégorie supérieure à 3 relève de la chance.

C’est écrit noir sur blanc, vérifiez par vous-même, l’article est en libre accès. Il est tout de même incroyable que les auteurs de cet article n’aient même pas eu l’idée d’établir une relation avec la faiblesse du cycle solaire 24 alors qu’ils sont fonctionnaires de la NASA et payés pour étudier l’activité solaire, le climat, la météorologie et accessoirement le taux de natalité des petits hommes verts. Il y a là matière à émettre de sérieux doutes quant à la valeur scientifique des nombreux travaux émanant des divers secteurs de la NASA car à l’évidence les auteurs manquent de sens critique et, comme ils l’avouent explicitement, de créativité … Cependant cet article apporte une magnifique preuve du refroidissement climatique en cours, mais chutt ! il ne faut surtout pas en parler.

Source : DOI: 10.1002/2015GL063652 . Illustration (NOAA) ouragan Wilma touchant la péninsule du Yucatan (catégorie 5). Il passera quelques jours plus tard sur la Floride.

Obama écolo ? Pas vraiment

Aux USA, puisque la majorité républicaine est opposée à toute disposition relative au « changement climatique » Obama a ressorti un des points forts de son programme électoral de 2008 pour accéder à la Maison Blanche et maintenant il va imposer par décret des mesures tendant à réduire les émissions (de CO2) du pays en encadrant plus strictement les normes de consommation des véhicules ainsi que celles émanant de l’industrie. La grande majorité des représentants et des sénateurs sont opposés à de telles dispositions qui selon eux risqueraient de dévaster la timide reprise économique à laquelle on assiste en ce moment. Des Etats comme la Louisiane, le Texas ou la Virginie de l’Ouest sont résolument opposés à toute mesure allant dans ce sens et comme un vote serait de toute évidence rejeté, Obama a donc choisi la voie autoritaire. Mais pour le moment il s’agit de mesures très « soft » du genre mise à jour des normes de construction en cas d’ouragan, gestion des ressources naturelles, expression dans laquelle on peut tout englober et son contraire, ou encore investir dans des infrastructures plus solide, la crainte d’un nouvel ouragan comme Sandy étant la principale motivation de la Maison Blanche. Les climato-alarmistes à pied d’oeuvre aux USA ont naturellement incriminé le réchauffement climatique pour expliquer la puissance hors norme de cet ouragan mais leurs vociférations sont timides et le resteront car la reprise américaine est essentiellement issue d’une forte chute du coût de l’énergie à la suite du boom gazier et pétrolier de ces dernières années. Business avant tout contrairement à ce qui se passe en Europe et particulièrement en France. Si Obama semble s’éloigner des principes réalistes de l’ensemble de la communauté industrielle et commerciale du pays, sa nouvelle prise de position en faveur de l’environnement est sans doute une manœuvre pour faire diversion alors que le programme « Obamacare » est un véritable fiasco, les Américains étant résolument opposés à toute initiative fédérale pouvant d’une manière ou d’une autre réduire leur liberté de choix.

Source : ATS