Vol MH17 : 2 ans et 2 jours plus tard …

Comme cela m’arrive quelques fois je reproduis ci-dessous une dépêche d’agence qui sera certainement passée largement inaperçue dans la presse française main-stream, je veux dire le Figaro, le Monde ou le Point, des organes de propagande subventionnés par l’Etat français, c’est-à-dire par les contribuables, pour disséminer les mensonges les plus éhontés que n’importe quel lecteur ayant encore quelques neurones fonctionnels pourrait découvrir au hasard de ses lectures éclectiques, c’est-à-dire choisies de manière pragmatique, ce que je fais pour ma part quotidiennement.

Hommage ukrainien aux victimes de la Malaysia Airlines

Des dizaines d’Ukrainiens se sont rassemblées dimanche sur les lieux du crash de l’avion de la Malaysia Airlines pour rendre hommage aux 298 personnes tuées dans la tragédie. L’appareil avait été abattu par un missile il y a deux ans dans l’Est séparatiste.

Une soixantaine de locaux ont tenu une cérémonie sur la petite place du village de Petropavlivka, où une partie des cadavres et des objets personnels des passagers du vol sont tombés en 2014.

Quelques jeunes du village, situé sur le territoire sous contrôle des rebelles pro-russes, ont également confectionné des avions en papier en mémoire des enfants disparus dans la tragédie.

Jouets d’enfants

« Quelques proches des gens tués nous ont téléphoné et nous ont demandé de retrouver les objets qui avaient de la valeur pour eux, comme par exemple les jouets qui appartenaient aux enfants » et de les leur envoyer, explique la responsable du village, Natalia Volochina.

Débris encore épars

« Nous nous attendions à ce que les familles des victimes viennent pour la cérémonie, mais apparemment les autorités ukrainiennes leur ont fait peur en leur disant que c’était dangereux ici », ajoute-t-elle. Une cérémonie doit avoir lieu dimanche aux Pays-Bas, d’où étaient originaires la plupart des victimes.

Les habitants du village continuent de trouver dans les forêts avoisinantes de petits débris du Boeing 777 qui reliait Amsterdam à Kuala Lumpur, qui s’est écrasé le 17 juillet 2014, tuant tous les passagers et les membre de l’équipage.

Séparatistes pro-russes en cause

D’après une enquête internationale, coordonnée par le Bureau néerlandais d’enquête pour la sécurité (OVV), l’avion avait été abattu par un missile sol-air de type BUK de fabrication russe depuis une zone tenue par les séparatistes prorusses.

Les rebelles nient toute responsabilité et accusent en retour les forces ukrainiennes, également équipées de ce type de missile.

Le président ukrainien Petro Porochenko a assuré dimanche que « les auteurs de cette tragédie seront châtiés ». « Avec nos partenaires, nous faisons tout ce qui est possible pour amener les fautifs devant la justice », a-t-il ajouté. (ats / 17.07.2016 16h11)

Mais ce n’est pas tout, deux ans et deux jours après la destruction intentionnelle en vol d’un avion de ligne civil dans le ciel ukrainien on ne connait toujours pas les coupables de ce massacre de civils totalement innocents. Washington et ses vassaux européens ainsi que leurs médias politisèrent immédiatement cet évènement : c’était la faute aux Russes, point-barre.

Après quinze mois d’intense propagande anti-russe qui a été bien enfoncée dans le crâne des Européens complètement lobotomisés, l’enquête néerlandaise a pondu un rapport qui ne conclue … rien ! De toutes les façons, ce rapport était inutile puisque tout le monde savait que c’étaient les Russes qui avaient abattu l’avion de Malaysia Airlines, puisqu’on vous l’a dit depuis le début, c’était donc vrai … et c’est toujours vrai !

D’ailleurs c’est exactement le même scénario pour le « réchauffement climatique », mais c’est une autre histoire.

Washington a utilisé avec le succès que l’on connait cet argument pour ruiner les relations politiques et commerciales florissantes entre l’Union Européenne et la Russie, un partenaire important de cette Union Européenne maintenant souffrant d’une crise économique rampante et inquiétante en raison des sanctions mises en place à l’encontre de la Russie par la Maison-Blanche. Merci Monsieur Obama au nom de tous les Européens !

Après 4 mois de propagande anti-russe effrénée un site web du nom de Bellingcat affirma que le missile Buk avait été tiré par une unité russe, la 53e Brigade Buk, située dans la ville russe de Kursk. Ce site web pourrait très bien propager de fausses informations pour le compte de la CIA ou du MI5, allez savoir … Si des séparatistes de l’est de l’Ukraine peu expérimentés dans l’utilisation de ce genre d’armement avaient éventuellement fait feu sur cet avion de ligne, il est impossible qu’une unité militaire russe basée en territoire russe ait pu faire une telle erreur.

D’autre part, il est totalement incompréhensible que les séparatistes pro-russes de l’est de l’Ukraine aient eu quelques raisons que ce soit pour utiliser ce genre de missile au cours du conflit qui les opposaient au régime fasciste de Kiev. Ils ne disposaient d’aucune force aérienne et ils étaient attaqués quotidiennement par des hélicoptères et des avions volant à basse altitude et larguant leurs bombes directement sur les civils. Les missiles Buk ne sont destinés qu’à détruire des avions volant à plus de 15000 pieds !

Le seul moyen pour les séparatistes du Donbass de disposer d’un tel armement eut été de le capturer au sein des positions gouvernementales qui l’avaient déployé pour dieu sait quelle raison puisque ces séparatistes n’avaient aucune force aérienne.

Il semble donc que cet armement était présent dans la zone du conflit pour un motif encore indéterminé mais en tous les cas certainement pas lié aux affrontements en cours sur le terrain puisque, faut-il le répéter, les séparatistes n’avaient pas d’aviation. Les enquêtes diligentées par les autorités ukrainiennes (mises en place par et à la solde des USA, cf les évènements de Mayden pilotés par la CIA) ont néanmoins cité – et il faut le souligner – qu’un contrôleur aérien indiqua que le vol MH17 et l’aéronef transportant le Président Putine à ce moment-là se trouvaient initialement sur la même route. Il est donc possible que Washington et les autorités ukrainiennes aient ainsi décidé d’abattre par erreur l’avion malais alors qu’ils visaient l’avion dans lequel se trouvait le Président russe. Naturellement et afin d’éviter une escalade pouvant avoir de graves conséquences le gouvernement russe allait tout simplement démentir en des termes diplomatiques de convenance que l’avion du Président Putine ne se trouvait pas dans le même couloir aérien.

La presse occidentale rendit compte du fait que les séparatistes du Donbass avaient trouvé les boites noires et les avaient falsifiées avant qu’elles ne soient remises aux autorités néerlandaises. Si ces séparatistes étaient les auteurs de ce fait de guerre pourquoi auraient-ils détruit des preuves qui les disculpaient ? On peut aussi se poser sérieusement la question de savoir pourquoi les autorités ukrainiennes de Kiev ont toujours refusé de rendre publiques les conversations entre les contrôleurs aériens et les pilotes du vol MH17 ni pourquoi elles ont laissé cet avion survoler une zone de combat. Le rapport néerlandais ne répond pas à ces questions et l’explication est simple : Washington a interdit la divulgation de toute information contraire à sa propagande anti-russe.

En conclusion avoir abattu intentionnellement ou par erreur le vol MH17 a été utilisé par Washington, la CIA et l’OTAN pour ternir la réputation de la Russie et convaincre l’Union Européenne d’appliquer les sanctions économiques que l’on sait à l’encontre de la Russie et également de favoriser la présence militaire américaine lourdement armée à quelques kilomètres de la frontière russe. À qui bénéficie le doute sur cette affaire, s’il y a encore un doute ? La réponse est claire : à l’OTAN qui se prépare à une guerre entre l’Europe et la Russie. Combien y aura-t-il de centaines de millions de morts sur la base d’un monstrueux mensonge ? Le Département d’Etat américain, la CIA et le Pentagone n’en sont pas à leurs premiers mensonges et c’est vraiment déplorable de constater que les chefs d’Etat européens continuent à admettre sans protester un tel état de fait, faut-il qu’ils soient complètement réduits à l’état de zombies par la Maison-Blanche …

Billet partiellement adapté d’un article de Paul Craig Roberts

Les fondateurs de l’Union Européenne : des nazis et des collabos …

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L’Union européenne telle qu’elle existe aujourd’hui est une émanation de l’idéal nazi d’une Europe pan-germanique. Si l’histoire récente a été réécrite la situation est revenue à la case départ comme vous allez le découvrir. Ce billet est largement inspiré d’un article du journaliste Wayne Madsen paru sur le site de Strategic Culture Foundation ( http://www.strategic-culture.org ).

Ce qui est maintenant l’Union Européenne est une extension de la Communauté Européenne du charbon et de l’acier (CECA, six pays, qui deviendra l’ « Europe des Six ») créée en 1951 sous l’impulsion de Robert Schuman, un politicien qui avait prêté allégeance au Maréchal Pétain, chef de la France de Vichy alliée du Troisième Reich. Après la fin de la guerre, Schuman fut déchu de ses droits de politicien en raison de sa collaboration avec les Allemands nazis. Il fut rétabli quelques mois plus tard dans la dignité par De Gaulle lors de son bref passage au gouvernement en 1945 et oeuvra, promu rapidement ministre, pour la mise en place d’une version modifiée du Troisième Reich, l’Union Européenne. En tant que Ministre des Affaires Etrangères Schuman signa en 1949 l’acte de naissance de l’OTAN. Les premiers collaborateurs de Schuman dans le projet de mise en place du Quatrième Reich, nouvelle version « démocrate », furent Jean Monnet et Konrad Adenauer. Jean Monnet était un agent double de l’OSS et de la CIA et Adenauer n’avait pas caché ses sympathies nazies comme Président du Conseil de la Prusse.

Un autre collaborateur de Schuman fut Walter Hallstein, un avocat allemand n’ayant jamais caché ses sympathies pour le parti nazi. Il fut fait prisonnier par les Américains et renvoyé en Europe par la CIA pour initier la construction de l’Union Européenne. Un autre artisan de la construction européenne fut le Prince Bernhard de Lippe-Biesterfeld en République fédérale allemande puis aux Pays-Bas. Après s’être hissé dans la haute aristocratie princière européenne en épousant la Princesse Juliana (1937), future reine des Pays-Bas, le Prince Bernhard avait obtenu sa carte du parti nazi et fut par la suite officier SS. Dès le début des années 40 cet individu prônait auprès d’Hitler la création d’une monnaie européenne, soutenu dans ce projet par Himmler et Von Ribbentrop.

Quand l’Allemagne envahit la Hollande, Bernhard se réfugia dans une sorte de neutralité simulée pour épargner la famille royale néerlandaise.

Après la guerre, Bernhard supporta activement le projet d’Union européenne en créant dès 1954 la conférence annuelle de Bilderberg du nom d’un hôtel néerlandais où eurent lieu ces première réunion des partisans d’une Europe unie appuyés par les Atlantistes affiliés à l’OTAN. Ces conférence dites de Bilderberg étaient donc organisées dans le cadre de la création d’une Union Européenne selon les directives de la CIA et avec l’appui de l’OTAN pour le plus grand bonheur (à venir) des grandes corporations industrielles et financières.

À l’instar des projets d’une Europe unie comme en rêvait Hitler, les conférences de Bilderberg prônaient une Union européenne au détriment des souverainetés nationales, des droits culturels, de la liberté d’expression et de pensée et du droit des travailleurs : une idéologie directement inspirée de celle du régime nazi. Dès ces premières conférences, un certain Jozef Retinger, politicien polonais exilé à Londres après l’occupation de la Pologne par les Nazis qui était co-fondateur de la conférence de Bilderberg avec, entre autres personnalités, David Rockfeller, fut pourchassé par les services secrets polonais sans succès.

Il est remarquable de constater que la doctrine du nazisme vient de resurgir à la suite du « Brexit ». Autant Jean-Claude Junker, Président de la Commission Européenne, que Martin Schulz, Président du Parlement Européen, tous deux fervents fédéralistes, ont repris la vieille doctrine nazie de « punition collective » envers la Grande-Bretagne allant jusqu’à ne plus considérer l’anglais comme langue européenne officielle !

Depuis le traité de Maastricht, base du fédéralisme, l’Europe a bafoué la démocratie. La monstrueuse bureaucratie de Bruxelles organisée sur le modèle de celle de l’Allemagne nazie ose expliquer aux boulangers français comment cuire les baguettes de pain, aux éleveurs grecs comment préparer la feta et aux brasseurs allemands comment faire de la bière. La Grande-Bretagne n’est pas le premier pays à se rebiffer contre le « Quatrième Reich ». Le Groenland l’a fait à deux reprises et l’Islande vient encore de réaffirmer son indépendance vis-à-vis de l’Europe après avoir été pillée par les banquiers européens. En 2015 la Grèce a voté à plus de 60 % contre les directives européennes d’austérité. Le parti gauchiste Syriza créé de toute pièce avec l’appui de George Soros a dû accepter le diktat de l’Europe sous la pression en particulier de l’Allemagne.

C’est maintenant l’Allemagne qui à la suite du Brexit affirme sa domination sur l’Europe entière après avoir construit son hégémonie économique sur un grand nombre d’Etats européens, Belgique, Etats Baltes, Roumanie, Bulgarie et Pologne. Ces Etats ne sont que des marionnettes de l’Allemagne. Si ce n’est pas une renaissance de l’ « Axe » avec l’appui de l’OTAN ça y ressemble ! Par ailleurs tout se prépare pour répéter l’Opération Barbarossa … Il devient urgent pour leur survie que d’autres pays européens se désolidarisent de cette Union Européenne qui n’a plus rien de démocratique mais n’est rien d’autre qu’un nouvel ordre nazi aux visées bellicistes soutenues par le complexe militaro-industriel américain. Il faut souhaiter que ce Quatrième Reich mis en place par la troïka Schuman-Monnet-Adenauer se termine le plus vite possible … Que des personnalités politiques opposées à l’Union européenne, que ce soit en France, en Espagne, en Italie, en Autriche ou encore en Hongrie, dénoncent la main-mise des idéologies nazies et totalitaires sur l’Europe avec l’appui de l’OTAN et de la CIA. Il en va de l’avenir de nos enfants et petits-enfants …

Note. Wayne Madsen : Ancien contractant de la National Security Agency (NSA), devenu journaliste spécialisé sur le renseignement électronique, puis sur le renseignement en général. Il a notamment été chef de rubrique de la revue française Intelligence Online jusqu’à son rachat par Le Monde. Il publie le Wayne Madsen Report et intervient régulièrement sur la chaîne satellitaire Russia Today.

Illustration : Prince Bernhard de Lippe-Biesterfeld en 1942

Vol MH17 : Une intéressante dépêche de l’agence ATS (Suisse)

Comme nul ne l’ignore le mystère reste entier au sujet du crime de guerre perpétré à l’encontre d’un avion civil au dessus de la zone en conflit à l’est de l’Ukraine il y a maintenant près de deux ans. La patate chaude a été confiée par la CIA aux Néerlandais. Le texte de la dépêche copiée-collée ci-dessous en dit long sur les agissements des services secrets américains et de l’OTAN dans cette affaire qui dépasse l’intelligence limitée d’un Porochenko de toutes les façons manipulé par ces mêmes services secrets.

Le plus dramatique dans cette histoire est le fin mot de la dépêche : on attend les informations de la Russie … La Russie a déclaré officiellement à la fin de l’été 2014 qu’aucun missile BUK n’était en possession des séparatistes pro-russes du Donbass. Personne ne peut affirmer que c’est effectivement un tel missile qui a abattu l’avion de la Malaysia Airline. Pourquoi deux chasseurs ukrainiens se trouvaient dans ce secteur au moment où l’avion a été abattu ? Qu’a découvert ce détective allemand ? Peut-être bien qu’on ne connaîtra jamais la réalité car elle est trop lourde à assumer pour la Maison-Blanche !

Crash du MH17: perquisitions après l’enquête d’un détective privé

Des perquisitions ont été menées au domicile allemand d’un détective privé, engagé pour enquêter sur la cause du crash de l’avion MH17 dans l’est de l’Ukraine en 2014. Son coffre-fort zurichois a également fait l’objet d’une perquisition.

Parmi les objets saisis mercredi dernier en Allemagne se trouvent des « papiers apparemment explosifs ». Grâce à eux, les enquêteurs « espèrent se rapprocher des responsables du crash du Boeing 777 » de Malaysia Airlines, informe le quotidien populaire néerlandais De Telegraaf. Selon le journal, le détective privé en question aurait reçu une récompense de 17 millions d’euros (18,6 millions de francs) – contre 30 millions promis – de la part d’un riche donneur d’ordre inconnu. Et il aurait commencé à enquêter deux mois après la catastrophe ayant fait 298 morts le 17 juillet 2014.

« Nous attendons des informations à ce sujet. C’est pourquoi nous avons mené une perquisition à son domicile », a expliqué Wim de Bruin, porte-parole du parquet national néerlandais. Il assure ignorer, où se trouve actuellement ce détective.

Contenu du coffre inconnu

Après des fouilles à son domicile de Bad Schwartau (nord de l’Allemagne), un coffre bancaire a fait l’objet d’une perquisition à Zurich et son contenu a été saisi. « Nous ignorons actuellement ce que contient ce coffre. Le juge en Suisse doit maintenant décider si son contenu peut être transféré au ministère public néerlandais », a précisé Wim de Bruin.

Contacté par l’ats, le Ministère public de la Confédération confirme « avoir exécuté une demande d’entraide judiciaire formulée par les autorités néerlandaises ».

Selon la requête de la justice néerlandaise aux enquêteurs suisses que s’est procurée De Telegraaf, « il est plausible que des co-auteurs présumés des tirs contre le MH17 aient pris contact » avec le bureau du détective privé.

Missile sol-air de fabrication russe

Les enquêteurs ont distribué lundi un magazine aux proches des victimes, afin de les informer de la manière dont est menée l’enquête. Des photos des fragments d’un missile sol-air BUK de fabrication russe, retrouvés sur place y ont été affichées, dont un de taille plus importante, comme l’avait dévoilé un précédent rapport.

Coordonnée par les Pays-Bas, une enquête internationale sur les causes du crash avait affirmé en octobre qu’un missile sol-air de type BUK de fabrication russe avait été tiré sur le Boeing 777 de Malaysia Airlines en route pour Kuala Lumpur, depuis une zone tenue par les séparatistes pro-russes.

L’enquête pénale cherche à identifier les responsables du crash et l’endroit exact du tir. Mais de nombreux experts doutent que les auteurs du tir de missile seront un jour arrêtés et poursuivis. Les premiers résultats sont attendus après l’été, car les experts internationaux attendent des informations de la part de la Russie à propos des installations de missiles BUK.

(ats / 07.06.2016 18h25)

La politique étrangère américaine et l’Union Européenne

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Ce billet est une traduction d’un article de Paul Craig Roberts mis en ligne sur son site le 5 mai 2016. Sans commentaire …

Le 19 septembre 2000, il y a 16 ans, Ambrose Evans-Pritchard du Telegraph (Londres) écrivit ceci :

« Des documents déclassifiés du gouvernement américain indiquent que les services secrets US organisèrent une campagne dans les années 50 et 60 pour mettre en place une union européenne. Ils financèrent et mirent en place le mouvement fédéraliste européen. Ces documents confirment les soupçons de l’époque au sujet d’une implication des USA pour encourager la Grande-Bretagne à faire partie de l’Union européenne * (voir note 1). Un mémorandum daté du 26 juillet 1950 émanant de ces services secrets donne des instructions précises pour promouvoir un parlement européen. Il fut signé par le Général William J. Donovan, directeur de l’office des services stratégiques en temps de guerre, la future CIA« .

Ce document indique clairement que l’Union Européenne fut une création de la CIA. Comme je l’ai déjà écrit Washington pense qu’il est plus facile de contrôler un gouvernement – celui de l’Union Européenne – que chacun des gouvernements des pays européens pris séparément. Comme Washington a depuis longtemps investi dans la construction de l’Union Européenne, Washington est également formellement opposé à toute sécession d’un pays européen. C’est la raison pour laquelle Obama est venu récemment à Londres pour signifier son désaccord à son laquais, le Premier Ministre britannique : il ne peut en aucun cas y avoir de Brexit.

Comme pour la plupart des autres pays européens, les Anglais n’ont jamais été directement consultés sur le fait de savoir s’ils devaient cesser d’exister et devenir des « Européens » comme ont été mis par le passé devant un tel état de fait les Romains ou les Babyloniens.

La nature oppressive des innombrables directives européennes et autres régulations et l’acceptation par l’Union Européenne d’une arrivée massive de réfugiés ont créé une demande populaire des Britanniques pour voter afin de savoir si oui ou non ils voulaient rester un pays souverain ou au contraire se dissoudre dans l’Union dirigée par Bruxelles avec ses décisions dictatoriales. Le vote est prévu pour le 23 juin prochain.

La position de Washington est claire : les Britanniques ne doivent pas quitter l’Europe, c’est contraire aux intérêts américains. La mission du Premier Ministre Cameron est donc tout aussi claire : il faut effrayer les électeurs. Un « petite Angleterre » ne peut pas survivre toute seule, elle sera submergée par les évènements et ne pourra qu’entrer dans un isolement qui la fermera à tout progrès. Au cas où le suffrage populaire décide d’un Brexit la question est de savoir jusqu’à quel point Washington permettra au gouvernement britannique d’entériner ce suffrage populaire. Une autre alternative sera de présenter au peuple anglais les efforts entrepris pour obtenir des concessions de la part de Bruxelles.

La position de Washington est claire : seuls les intérêts des USA sont importants. Si d’autres pays (européens) désirent défendre leur souveraineté, ce sont tout simplement des égoïstes, ils ne sont plus en conformité avec l’agenda de la Maison-Blanche et sont donc considérés comme une menace pour la sécurité des USA. Le peuple britannique ne peut donc pas prendre de décisions non conformes aux intérêts de Washington. Je peux prédire (PCRoberts) que les Britanniques seront trompés par leur gouvernement qui passera outre les résultats électoraux (en cas de majorité pour le Brexit).

Ce sont l’égocentrisme, l’orgueil et l’arrogance extraordinaires de Washington qui expliquent l’orchestration de la « menace russe ». Jamais la Russie n’a constitué une menace militaire pour l’Europe. Et pourtant Washington se confronte à la Russie en mettant en place une flotte conjointe USA/OTAN en Mer Noire (voir note 2 et les liens) une concentration de navires de guerre en Mer Baltique, de troupes en Pologne et des bases de missiles près de la frontière terrestre russe. Les USA envisagent également d’incorporer à l’OTAN les anciennes provinces russes d’Ukraine et de Géorgie.

Quand Washington, ses généraux et ses vassaux européens déclarent que la Russie constitue un risque pour l’Europe, ceci signifie en réalité que la Russie conduit une politique étrangère dans ses propres intérêts qui sont en désaccord avec ceux de Washington. La Russie est une menace pour les intérêts de Washington parce que la Russie a osé bloquer toute intervention militaire américaine tant en Syrie qu’en Iran. La Russie a ruiné l’un des objectifs du coup d’Etat de Maiden (organisé par la CIA) en réunissant démocratiquement et pacifiquement la Crimée, siège de la grande base navale russe, une province russe depuis de nombreux siècles. La base navale russe de Crimée a ainsi échappé au contrôle américain !

Peut-être vous êtes-vous demandé comment des petits pays comme l’Irak, la Libye, la Syrie, le Yémen et le Vénézuela pouvaient constituer une menace pour la super-puissance américaine. Cette affirmation de Washington est absurde. Comment les Officiels de Washington, le Président, le Pentagone, peuvent-ils affirmer que ces pays disposant de capacités militaires limitées constituent des menaces pour la sécurité des USA et des membres de l’OTAN ? Non ! Ce ne sont pas des pays menaçants. Ils ont été considérés comme tels parce qu’ils ont – ou ont avant leur destruction – choisi une politique et des schémas économiques qui sont en contradiction avec les objectifs géopolitiques de Washington. en d’autres termes ils ont rejeté l’hégémonie américaine et ont été attaqués militairement pour qu’à nouveau ils se plient aux ordres de Washington. Pour Washington tout pays ne se trouvant pas sous l’ombrelle protectrice de Washington est un ennemi …

Le Vénézuela, selon les propres termes du Président Obama, est devenu une menace « extraordinaire et inattendue » pour la sécurité nationale et la diplomatie des USA. Washington a donc mis en place un état d’urgence pour contenir le risque vénézuélien quand le gouvernement de Caracas a décidé que les intérêts du peuple vénézuélien primaient sur ceux des corporations américaines sévissant dans le pays (voir note 3).

Il est absolument certain que la Russie n’a jamais menacé les Etats Baltes, la Pologne, la Roumanie, l’Europe et moins encore les USA. Il est absolument certain que la Russie n’a jamais envahi l’est de l’Ukraine. Si tel avait été le cas l’Ukraine n’existerait plus aujourd’hui et serait redevenue une province russe comme elle l’a été jusqu’à il y a 20 ans, après avoir été partie intégrante de la Russie pendant des siècles, plus longtemps que l’existence même des Etats-Unis. L’Ukraine appartient à la Russie plus encore qu’Hawaii ou les Etats du sud et de l’ouest font partie des USA !

Tous ces mensonges orchestrés par les plus hautes autorités américaines, l’OTAN, les laquais anglais, les médias européens (« presstitutes ») contrôlés par la CIA, et l’Union Européenne toute dévoué à Washington, sont répétés à longueur de jours et de semaines comme si c’était une vérité révélée par je ne sais quel pouvoir divin.

La Syrie existe toujours car elle est sous la protection de la Russie et c’est l’une des raisons pour laquelle les USA veulent qu’elle retire son influence dans cette partie du Moyen-Orient. Le gouvernement iranien est-il conscient du danger qui le menace, l’Iran étant également un pays ami de la Russie. La Chine et la Russie ont-elles également pris conscience de ce danger hégémonique américain ? (voir note 4). La Russie n’a pris que des mesures timides pour contrôler les ONGs étrangères opérant sur son territoire et ne peut pas non plus contrôler les médias appartenant à des groupes de presse étrangers, sous-entendu sous contrôle de la CIA. La Chine est encore plus désinvolte. Il y a 7000 ONGs en opération en Chine. Ce n’est que le mois dernier que le gouvernement chinois a fait un petit pas en avant en déclarant vouloir contrôler le financement en provenance de l’étranger de ces organisations qui travaillent pour déstabiliser le régime politique et les finances du pays (voir note 5). Le problème est que l’argent coule à flot et qu’il est on ne peut plus facile d’acheter le silence de la police.

Comment la Chine et la Russie peuvent-elles imaginer un instant que leur police est plus intègre que la police mexicaine ou même américaine ? En dépit d’années de « guerre contre la drogue » celle-ci arrive toujours à volonté depuis le Mexique vers le territoire américain. Les polices mexicaines et américaines ont tout intérêt à préserver ce gros marché qui les enrichit. Comme le clama il y a de nombreuses années un journaliste d’investigation du journal San Jose Mercury qui fut assassiné pour avoir trop parlé, la CIA est aussi étroitement impliquée dans le business de la drogue. Aux USA toute personne qui ose dire la vérité haut et fort est considéré comme un ennemi de la nation, un terroriste, un antisémite ou un extrémiste politique qu’il faut neutraliser. Le monde occidental dans son ensemble est une dystropie bien pire que le monde George Orwell décrit dans son fameux livre 1984 (voir note 6).

La Russie et la Chine autorisent tacitement Washington via les ONGs à opérer dans les universités, dans leurs systèmes financiers et à infiltrer tous les aspects de leur société, ce qui signifie que ces pays ne manifestent pas d’intérêt supérieur pour préserver leur survie en tant qu’Etats indépendants. Ils ont trop peur d’être taxés d’autoritarisme par la presse occidentale vendue aux intérêts de la CIA.

Ma prédiction est que la Chine et la Russie seront à court terme confrontées à une décision pas très souhaitable : accepter l’hégémonie américaine ou se préparer à la guerre …

Liens :

http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/1356047/Euro-federalists-financed-by-US-spy-chiefs.html

http://www.strategic-culture.org/news/2016/05/04/nato-form-allied-fleet-black-sea-plans-fraught-with-great-risks.html

http://www.theguardian.com/politics/2016/feb/10/uk-to-contribute-five-extra-ships-to-baltic-as-nato-boosts-presence

http://www.globalresearch.ca/china-preserving-sovereignty-or-sliding-into-western-sponsored-color-revolutions/5523019

 

Note 1 : la Communauté Européenne du charbon et de l’acier fut mise en place en 1951 par le traité de Paris. Les pays signataires furent la RFA, la Belgique, la France, le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas. La CECA fut la première ébauche de la future Communauté Européenne.

Note 2 : La Convention de Montreux (1936) limite le mouillage ou la circulation de navires militaires dans les eaux de la Mer Noire à ceux des Etats riverains. Le mouillage des embarcations de pays non riverains est limité à 4 semaines.

Note 3 : On connait la suite. Sous la pression économique et financière américaine, un blocus total qui ne veut pas dire son nom, le Vénézuela se trouve aujourd’hui dans une situation totalement dégradée et au bord de l’implosion.

Note 4 : Depuis quelques semaines les ONGs étrangères sont étroitement contrôlées par les gouvernements russe et chinois. Un grand nombre de ces ONGs sont financées par le Département d’Etat américain et la CIA et dire que ce sont des organisations indépendantes d’un gouvernement est un doux euphémisme.

Note 5 : Des troubles à l’ordre public émaillent la vie quotidienne d’Hong-Kong. Les révoltes du début de l’année 2015 dans le district de Mongkok furent organisées par des ONGs politiques financées par la CIA. À l’occasion de la visite prochaine du Premier Minstre chinois Zhang Dejiang, les pavés de certaines rues d’Hong-Kong ont été recouverts de résine époxyde afin d’éviter les débordements « populaires ». Pour la petite histoire les pavés des rues des principales grandes villes françaises furent remplacés par du macadam après les évènements de mai 1968.

Note 6 : Dystropie : déformation du jugement par analogie à un défaut sensitif ou visuel.

Billet de géopolitique

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Ce n’est tout à fait de la géopolitique mais de l’euro-politique dont il s’agit. Les parlements des divers pays de l’Union européenne doivent statuer sur l’intégration de l’Ukraine à l’Europe. Il apparaît acquis que la plupart de ces pays voteront « pour » nonobstant la situation catastrophique de ce pays qui est quasiment en banqueroute. Après les oblasts de Luhansk et Donetsk qui ont de facto fait cessession, c’est au tour maintenant de la Transcarpathie de revendiquer une autonomie financière vis-à-vis de Kiev, et pourquoi pas une autonomie tout court. La situation issue de la gestion mafieuse et corrompue de Poroshenko, le valet de la CIA, pousse en effet ces oblasts à refuser de lever les impôts, argent qui disparaît à Kiev dans le marais de corruption organisée par les amis de Arseniy Yatsenyuk. Vous ne savez pas qui est ce triste individu ? C’est un fasciste de la pire espèce, premier ministre de son état, qui prône la guerre totale contre les oblasts russophones de l’est du pays et a demandé à l’OTAN de déployer des chars en Ukraine puisqu’il est le petit protégé du secrétaire général de cette organisation belliqueuse et scélérate, le bras armé de la CIA.

La Grande-Bretagne n’a pas encore pris de décision à propos de cette négociation d’adhésion de l’Ukraine à l’UE, empêtrée elle-même dans un référendum risqué pour ou contre sa sortie de l’Europe. Restent les Pays-Bas qui retiennent aussi leur souffle dans cette affaire et on les comprend un peu puisqu’ils sont en charge d’élucider la destruction en vol de l’avion de Malaysia Airlines MH17. Mais ce n’est pas vraiment la raison de leur futur refus à l’adhésion de l’Ukraine à l’UE. Il faut rappeler que le salaire minimum d’un Ukrainien est d’environ 60 euros par mois, oui vous avez bien lu, alors qu’il est de 1500 euros aux Pays-Bas. Il y a de quoi se poser de réelles questions et on comprend le point de vue des habitants de la Batavie …

La Transcarpathie est le lieu de passage de tous les trafics entre l’Europe de l’Ouest et les pays situés plus à l’est. Il y a en effet 4 pays limitrophes de cette province et dans cet endroit montagneux et parfois inaccessible, pauvre de surcroit – l’oblast oublié par le pouvoir central – où les routes ne sont pas macadamées, la contrebande bat son plein et les habitants refusent de payer un quelconque impôt au pouvoir qu’ils considèrent comme totalement corrompu et incapable, faut-il le répéter. Poroshenko va-t-il envoyer des troupes dans cette province ? Il en est capable pour tenter de se refaire une santé auprès de l’opinion publique …

Il faut ajouter que depuis l’accord de libre-échange entre l’UE et l’Ukraine (1er janvier 2016) l’Ukraine a rompu son accord d’association économique avec la Russie et il n’a pas fallu beaucoup de temps pour que l’économie de ce pays se dégrade lamentablement.

Depuis le Kremlin, Poutine observe l’évolution de la situation avec sérénité, sinon ironie, misant sur un pourrissement progressif de la situation car l’incorporation de l’Ukraine à l’UE signifierait une aide financière colossale de la part de tous les contribuables européens. L’Ukraine se trouve dans une situation infiniment plus catastrophique que celle de la Grèce et nous devrons tous, nous Européens, mettre la main au pot pour sauver le soldat Poroshenko … Merci à la CIA et à l’OTAN !

Note : de même que la Catalogne a organisé un scrutin pour ou contre l’indépendance vis-à-vis du pouvoir central madrilène, de même la Crimée a organisé un scrutin démocratique pour être ou non rattachée à la Russie comme elle l’était avant le « don » qui fit Krushchev de la Crimée à l’Ukraine. Il ne s’agit donc pas d’une annexion par la Russie comme le montre cette carte. Parler d’annexion de la Crimée par Poutine relève d’un scandaleuse propagande organisée par la Maison-Blanche et la CIA !

Source Zerohedge et Mish Shedlock (illustration)

 

Billet d’humeur politique

Merkel, Hollande et Erdogan : beau trio !

Les élections régionales en Allemagne ce dimanche 13 mars ont sanctionné le parti de la Chancelière Angela Merkel avec la montée du parti d’extrême droite AfD car il ne faut pas se masquer le regard, il s’agit d’une résurgence du nazisme, certes sous une forme modérée, qui constitue une première depuis 1945. l’Allemagne va-t-elle renouer avec ses vieux démons ? La question peut se poser dans la mesure où maintenant les deux partis traditionnels, CDU et SPD, sont laminés par les Verts et ces nouveaux-venus sur la scène politique. On ne peut que constater que la politique outre-Rhin est devenue étrange pour ne pas dire source d’inquiétude. Il suffit de se remémorer cette sorte de pacte inattendu entre Merkel, Hollande et le dictateur Erdogan qui devrait être conclu en cours de semaine.

Il est déplorable que l’Europe soit totalement dénuée de toute direction claire dans ses décisions de politique étrangère et pour cause : l’Europe c’est l’OTAN, et l’OTAN c’est la Maison-Blanche et sa propagande incessante des néocons et du complexe militaro-industriel. De plus la Turquie fait partie de l’OTAN et c’est là que le bât blesse douloureusement car personne n’ose dire à ce monstre d’Erdogan, largement compromis avec tout son clan dans les affaires juteuses de Daesh, que ça suffit ! L’Europe est sans voix unie devant les évènements du Moyen-Orient et on comprend que les mouvements populistes de droite trouvent un terrain favorable auprès d’électeurs excédés par la navigation à vue de leur Chancelière. En 2017 ce sera le même cas de figure en France …

Enfin en Espagne, pays qui n’est pas gouverné depuis maintenant presque trois mois, c’est la montée de deux extrêmes qui a brouillé les cartes politiques, un parti d’extrême gauche populiste genre Siryza, tout le contraire de ce qui se passe en Allemagne avec l’AfD en apparence mais deux mouvements qui se rejoignent finalement, et des rêveurs (Ciudadanos) qui veulent tout tout de suite et qui n’ont pas compris que la relance économique espagnole n’est assurée qu’à coup d’emprunts sur les marchés.

Si les politiciens sont tous plus ou moins corrompus, il faut tout de même reconnaître qu’il existe encore quelques professionnels qui ont intégré les arcanes subtiles de ce métier particulier. On ne peut pourtant que déplorer l’attitude de Merkel et de Hollande en ce qui concerne l’immigration massive en provenance du Moyen-Orient, l’attitude d’Erdogan avec Daesh et la Syrie et enfin cette servitude consentie vis-à-vis de la Maison-Blanche, un mélange inévitablement explosif à terme pour l’Europe et son unité de façade.

Billet d’humeur géopolitique

 

On s’achemine donc allègrement vers un nouveau conflit mondial, tranquillement, non pas la fleur au fusil comme au début de la der-des-der, mais avec des drones, des fusées, des armes de destruction massive, des mercenaires avides de profits (y compris les casques bleus de l’ONU) et des conglomérats industriels intéressés en premier lieu par ces conflits. Par exemple, les casques bleus de l’ONU qui ont participé aux opérations de nettoyage de la « vermine » sunnite financée par l’Arabie Saoudite au Mali ont reçu une prime de 50000 euros outre leur salaire de soldats professionnels pour six mois d’opération sur le terrain. Certes ils risquaient leur vie mais combien sont-ils morts au champ du déshonneur ? Ces soldats de l’ONU ne sont-ils pas des mercenaires au service des grandes puissances occidentales et payés par les contribuables ?

Pourquoi s’achemine-t-on vers un conflit de grande ampleur au Moyen-Orient, tout simplement parce que le Royaume Saoudien sunnite, embourbé dans un conflit coûteux et sanglant au Yémen, veut redorer son image en envoyant des troupes au sol en Syrie pour combattre ceux-là même qu’il a financé depuis plusieurs années pour mettre à genoux le régime chiite syrien. De même la Turquie, qui veut redorer son image auprès des chancelleries occidentales, vient également de déclarer son intention d’envoyer des troupes au sol (et en profitera au passage pour massacrer des Kurdes qui n’ont rien à voir avec le conflit syrien) et Erdogan est favorable au déploiement d’avions chasseurs saoudiens à Incirlik sur son territoire.

Si tel était le cas, tout le Moyen-Orient s’embraserait dans une guerre de religion, la rivalité séculaire entre les sunnites et les chiites.

L’Occident s’en lavera les mains en armant les deux camps et en attendant les bras croisés qu’ils s’exterminent mutuellement, aussi simple que ça. C’est l’hypothèse basse mais ni les Américains, ni les Russes et naturellement ni les Européens qui n’ont jamais fait preuve de cohérence en matière de politique étrangère – je parle surtout des Européens – ne pourront résister à donner un petit coup de main à l’un ou à l’autre camp. Et puis ce sera bon pour l’économie occidentale moribonde que de faire fonctionner à plein régime l’industrie de l’armement, cela va sans dire.

On est donc au bord du gouffre. Sans l’avouer ouvertement tous les pays occidentaux concernés se préparent à une guerre meurtrière, coûteuse pour les contribuables, et indéterminée en ce qui concerne les résultats finaux. C’est la seule solution trouvée pour remédier à la crise économique globale qui se profile également à l’horizon. Deux indicateurs doivent être pris en considération pour étayer l’évolution de la situation au Moyen-Orient : la violente remontée des cours du pétrole ce vendredi 12 février (plus de 10 % pour le WTI) et le renchérissement concomitant du prix de l’once d’or qui a augmenté de plus de 135 dollars en trois jours …

Aux dernières nouvelles, Erdogan, ce dictateur impulsif beaucoup plus dangereux qu’Assad, a ordonné le bombardement des positions kurdes près de Minnigh, une importante position stratégique reprise par les Kurdes aux djihadistes, près d’Alep à quelques kilomètres de la frontière turque, avec l’appui de l’aviation russe. Erdogan est soutenu par le Pentagone … Ceci explique cela.

Conseil de lecture : http://iconoclaste/2016/01/pétrole-moyen-orient-le-dessous-des-cartes-a-travers-le-prisme-petrolier/