Retour sur le refroidissement global du climat

Capture d’écran 2017-05-16 à 11.16.38.png

Depuis maintenant près de 20 ans la température moyenne au sol de la planète Terre n’a pas évolué quoiqu’en disent encore les propagandistes organisés autour du machin onusien appelé l’IPCC car il est difficile de reconnaître publiquement que toute cette histoire de réchauffement global d’origine humaine était montée de toute pièce pour effrayer l’ensemble de l’humanité (pour ensuite la rançonner) et qu’elle était basée sur de honteux mensonges et des manipulations de données tellement grotesques qu’elles ont même embarrassé leurs auteurs. Mais le mensonge est devenu une pratique tellement courante qu’il ne faut plus s’étonner de rien, depuis les néoconservateurs américains jusqu’aux piètres politiciens de quartier tout le monde ment. Assad est un monstre mangeur d’enfants, le Roi d’Arabie Saoudite est un libéral respectueux du droit des femmes, les Russes sont des méchants car ils « veulent » la guerre nucléaire et les Somaliens sont bien nourris par les Peace Corp américains, tout va bien, merci.

Et en ce qui concerne le climat et les vilaines et toxiques émissions de CO2 le mensonge a été particulièrement et efficacement organisé au mépris de toutes les lois fondamentales de la physique avec une occultation scandaleuse de l’existence de ce que les climatologues du passé – car la climatologie est une science du passé et non du futur – ont coutume d’appeler l’optimum climatique médiéval. Le dernier billet de ce blog relatif au climat (voir le lien) relatait l’existence d’un cycle de 1000 ans expliquant les variations de ce climat, cycle clairement pris en compte par le Docteur Norman Page dont je citais les travaux qu’il m’avait aimablement communiqué personnellement sur ma demande. Les preuves s’accumulent aujourd’hui pour contredire l’hypothèse hasardeuse de réchauffement de l’IPCC qui a fait chauffer au rouge les folliculaires de Mademoiselle Royal lors du grand raout climatique de Paris … pour rien !

Une nouvelle étude, parmi tant d’autres, vient confirmer que nous abordons – en particulier en Europe – un âge glaciaire durable et qu’à partir de 2019 nous allons tous littéralement claquer des dents et … pourquoi ? L’optimum climatique moderne qui s’est mis en place au début du XIXe siècle est terminé et la planète se trouve maintenant dans le même état de transition qu’aux alentours des années 1100, c’est-à-dire à la fin de l’optimum climatique médiéval. Les travaux dirigés par le Docteur Montserrat Alonso-Garcia de l’Université de Lisbonne apportent une confirmation alarmante du changement de climat imminent que les générations à venir vont endurer. Ces travaux publiés dans la revue Climate of the Past (voir le DOI) montrent clairement que l’optimum climatique médiéval a perturbé les courants marins de l’Atlantique Nord à la suite de l’apport d’eau douce provoqué par la fonte des langues glaciaires du Groenland. Cette perturbation a entrainé à la fin du XIIe siècle un changement brutal et durable du climat tant en Europe qu’en Amérique du Nord que les climatologues appèlent le petit âge glaciaire qui s’établit fermement au XIIIe siècle pour durer jusqu’à la fin du XIXe siècle. Nul ne sait combien de temps ce nouvel âge glaciaire va durer, peut-être plusieurs centaines d’années mais ce que le Docteur Alonso-Garcia et son équipe a découvert est glaçant ! En étudiant minutieusement des carottages de sédiments au large de la pointe sud du Groenland (l’étoile dans l’illustration ci-dessus) il a pu être déterminé avec une précision inégalée l’évolution des courants marins au terme de l’optimum climatique médiéval. Sur cette illustration figurent en rouge le Gulf Stream et ses diverticules et en bleu le courant froid polaire. En mesurant dans ces sédiments un certain nombre de marqueurs comme les cendres volcaniques, les micro-cailloux incrustés dans la glace des glaciers, les teneurs en béryllium-10 dans les squelettes de plancton et divers restes géologiques emportés par les glaciers qui fondaient lors de l’optimum médiéval, il a été possible de reconstituer les changements des courant marins de l’Atlantique Nord au cours de la transition climatique optimum médiéval-petit âge glaciaire.

Ce qui est proprement effrayant est que toutes les conditions sont maintenant réunies pour que les courants marins de l’Atlantique Nord se modifient et provoquent un refroidissement généralisé de l’Europe en raison d’une modification du trajet général du Gulf Stream. Certes ce changement ne s’effectuera pas en quelques mois ni quelques années mais selon les conclusions de cet article (voir le doi) nous en subirons tous les conséquences dans un très bref délai – à l’échelle géologique naturellement – soit quelques décennies.

Qui oserait nier que l’hiver 2016-2017 a été particulièrement neigeux sur l’ensemble de l’Europe malgré les aboiements des pseudo-experts depuis l’arrière-cour de l’IPCC qui prétendent encore que cet hiver a été encore plus clément que les précédents, y compris à New-York, ville où se trouve le siège du machin onusien qui a enduré trois vagues de blizzard et de neige successives ? Mais non ! Il faut entretenir cette peur du réchauffement, continuer à développer des énergies vertes à grands frais pour sauver le climat … Nous allons tous être tondus par le même coiffeur, le « Deep State », c’est-à-dire la grande finance apatride qui accumulera des profits à partir de ce canular climatique comme le complexe militaro-industriel américain réalise d’obscènes profits sur la base des mensonges répétés en entretenant des conflits armés dans le monde entier organisés par la CIA, le bras droit de ce Deep State. À ce propos c’est à se demander si cette histoire de climat n’est pas organisée dans le même but : enrichir les plus riches au détriment du reste de l’humanité. Je laisse le soin à mes lecteurs d’orienter leurs réflexions dans cette direction. Et quand il est force de constater que le nouveau Président français a été invité au Club de Bilderberg et que naturellement il participera au prochain forum de Davos, des endroits où se réunissent les gros bonnets de la finance mondiale, après avoir nommé un imposteur notoire à la tête de l’ « écologie solidaire » au gouvernement français, suivez mon regard …

https://jacqueshenry.wordpress.com/2017/04/10/crise-climatique-rechauffement-delirant-non-refroidissement-brutal-7-et-fin-de-cette-serie/

Source : Climate of the Past, doi : 10.5194/cp-13-317-2017

« Global Warming » : une notion inexacte

Capture d’écran 2015-12-11 à 16.11.44.png

Le Groenland, « la terre verte », est le nom donné à cette mince frange de terre entre glace et océan par les Vikings qui traversèrent l’Atlantique Nord vers 985 depuis l’Islande pour s’y établir et rester jusqu’aux alentours de 1450 dans cet endroit plutôt hostile. On se perd un peu en conjectures en ce qui concerne les raisons qui poussèrent les « Norses », les gens du Nord, à s’établir puis à abandonner ces lieux entre 300 à 400 ans plus tard. Il est probable que le réchauffement « global » en Europe qui débuta vers l’année 950, synonyme d’abondance de nourriture, de foisonnement des échanges commerciaux et de soif d’explorations – c’était le début de la construction des cathédrales en Europe et les grandes conquêtes de Gengis Khan en Asie – coïncide avec les incursions des Norses au Groenland. S’il faisait chaud en Europe quel était le climat dans la partie sud-ouest du Groenland, dans cette région de fjords de la baie de Baffin faisant face à l’île éponyme où on a retrouvé les restes de plus de 90 fermes ?

La seule possibilité pour se faire une idée précise du climat que rencontrèrent ces gens venus d’Islande était de dater l’âge des moraines laissées quand les langues glaciaires se retiraient en raison justement du réchauffement ou à la faveur des oscillations de l’Atlantique Nord (NAO).

C’est ce qu’a tenté de faire une équipe des Universités de Columbia et de Buffalo en mesurant la présence de l’isotope 10 du béryllium dans ces moraines et d’établir une comparaison avec une série de paramètres permettant de se faire une idée des variations climatiques entre l’an 800 et nos jours. Pour bien comprendre la suite de ce billet il faut rappeler que le béryllium-10 radioactif provient de la collision d’un noyau d’oxygène ou d’azote avec un proton ou un neutron d’origine cosmique de haute énergie pour aboutir à ce marqueur radioactif très utile pour reconstruire les variations de l’activité magnétique solaire. En effet, plus le champ magnétique solaire est élevé moins il se forme de cet isotope du béryllium dans la mesure où les rayons cosmiques sont mieux déviés par ce champ et atteignent moins bien la Terre. Aux latitudes des lieux d’étude les fluctuations du champ magnétique terrestre n’ont que peu d’influence sur la synthèse par spallation cosmique du béryllium-10, on peut donc avoir quelque confiance en cette méthode de datation.

Capture d’écran 2015-12-11 à 16.10.26.png

Ce travail a ainsi pu établir une chronologie précise de l’établissement des moraines selon les retraits successifs des langues glaciaires et elles ne coïncident pas tout à fait avec l’arrivée des Norses, c’est-à-dire vers 985, mais avant et après leur arrivée. Pour les moraines du lac Ayr et du lac Uigordleq les langues glaciaires auraient donc amorcé leur retrait après le début de l’optimum médiéval mais on pourrait dire que les cartes ont été quelque peu mélangées entre les années 800 et 1100. En effet, alors que l’Europe bénéficiait d’un climat régulièrement chaud, les avancées et retraits successifs des langues glaciaires du Groenland, au moins dans la région de la baie de Baffin, résultèrent d’une instabilité climatique à laquelle les glaciers sont très sensibles.

Alors que les glaciers alpins de Gorner et d’Aletsch en Suisse virent un retrait spectaculaire entre les années 900 et 1300, en gros l’optimum climatique médiéval, les langues glaciaires groenlandaises connurent des fluctuations importantes.

Pourquoi les Norses finirent par quitter définitivement leurs « colonies » brutalement aux alentours des années 1450 ? Cette même étude indique que leur départ coïncide avec un refroidissement brutal des eaux de surface de l’Atlantique Nord-Ouest précédant l’arrivée du petit âge glaciaire culminant une centaine d’année plus tard avec le minimum de Maunder. Brutalement également, la végétation disparut, obligeant les fermiers se livrant à l’élevage à émigrer, grâce à la mer prise par les glaces en hiver, vers le sud et en particulier au sud de l’embouchure du Saint-Laurent d’où ils disparurent mystérieusement, probablement massacrés par les Amérindiens qui s’y trouvaient avant eux. On peut raisonnablement considérer que les Norses furent les premiers européens à atteindre le continent nord-américain mais finalement peu d’années avant l’arrivée des navires espagnols conduits par Christophe Colomb. Les fluctuations climatiques incessantes ont ainsi provoqué des mouvements de populations intenses et ce genre de scénario ne pourra à l’avenir que se renouveler sans que l’activité humaine puisse y avoir une quelconque influence, car c’était et ce sera encore le Soleil qui commande tout.

Enfin, parler de réchauffement global (« global warming ») comme cela a été le cas durant toute la COP21 est une hérésie – une de plus – car à l’optimum médiéval européen et asiatique ne correspondit pas un optimum des températures au Groenland. Ces travaux de datation des moraines glaciaires sur la côte sud-ouest du Groenland indiquent clairement que durant la majeure partie de l’optimum médiéval, les langues de glaces avancèrent et reculèrent périodiquement. On peut donc raisonnablement considérer que les oscillations nord-atlantiques qui se surajoutent et interfèrent avec l’activité solaire ont créé une sorte de dissymétrie climatique entre l’est et l’ouest de l’Océan Atlantique. « Global warming », pas vraiment …

Source et illustrations : DOI : 10.1126/sciadv.1500806 en accès libre.