Branle-bas de combat au CDC (US Center for Disease Control) !

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Après les épidémies de typhus dans les quartiers de banlieues « défavorisées » des grandes villes américaines comme Los Angeles, San Francisco, Baltimore, Detroit et même, Oh l’horreur ! East-Washington DC, sans oublier New-York, il y a maintenant non seulement des foyers affolants d’épidémies de rougeole mais aussi les micro-ondes. Rien ne va plus dans l’Amérique de Jefferson et Jackson, deux esclavagistes notoires et pourtant pères fondateurs de la légendaire démocratie américaine qui doit servir d’exemple au monde entier, c’est à mourir de rire jaune. Le CDC s’alarme aussi au sujet du nombre de décès par overdose d’opioïde plus ou moins frelatés pourtant fabriqués par des laboratoires américains, un comble ! Selon certaines statistiques que l’on peut contester il y aurait plus de 1000 morts par overdose et par semaine aux USA mais je n’ai pas cherché, je l’avoue, de sources statistiques précises car celles-ci sont très difficiles à trouver, omerta gouvernementale oblige …

Je lis les journaux américains et c’est tout simplement alarmant. Le Los Angeles Times a par exemple déploré que la police ramasse chaque jour dans la rue une centaine de jeunes à moitié morts par overdose d’opioïdes. Ce même LA Times a relaté le cas de cancers dans une école primaire mettant en cause un relais de téléphonie mobile mais passant sous silence l’épidémie de rougeole dans un autre comté de l’Etat. Le Washington Post s’est ému pudiquement de l’épidémie de typhus qui sévit à l’est du carré de DC, le District de Columbia coupé en deux par le Potomac.

Un jour alors que je me trouvais à Washington, il y a une trentaine d’année, j’avais une demi-journée à perdre et je décidais d’aller visiter Annapolis, l’une des premières vraies villes crées par les Européens qui fut la capitale de la Confédération pendant à peine une année. Je pris un taxi et pour traverser East-Washington le chauffeur verrouilla les portes de la voiture par crainte d’une agression à un feu rouge. Partant de Georgetown le contraste était tel, entre la richesse et l’opulence, avec tout d’un coup la misère et la mendicité qu’il est hautement vraisemblable qu’aujourd’hui la situation n’a fait que s’aggraver. Et pourquoi ? East-Washington est une zone défiscalisée avec une population tolérée à près de 100 % noire qui se livre à toutes sortes de trafics qui profitent à intelligentsia de « Washington ouest ».

Entrons donc dans le vif du sujet de ce billet. L’épidémie de typhus qui sévit dans de nombreuses grandes villes américaines est alimentée par les dizaines de milliers de sans-abri qui jètent leurs détritus dans les caniveaux, détritus qui alimentent les rats. Ceux-ci, commensaux des hommes depuis la nuit des temps, sont infestés de puces qui transmettent le typhus.

Une autre préoccupation du CDC est l’épidémie de rougeole qui frappe diverses villes depuis le début de l’année 2019 à tel point que les officiels du comté de Rockland dans l’Etat de New-York ont banni les enfants non vaccinés des espaces publics et des écoles à dater du 27 mars 2019 pour une durée de 30 jours afin de juguler l’épidémie particulièrement sérieuse qui a affecté 150 enfants en quelques jours. La très grande majorité des enfants atteints n’étaient pas vaccinés ou n’avait pas leur carnet de vaccination à jour. Pour retourner normalement à l’école tous les enfants devront présenter leur carnet de vaccination et en cas de défaut non justifié par un certificat médical les parents seront automatiquement condamnés à une amende de 500 dollars ou 6 mois de prison s’ils ne peuvent pas payer. Dans les recommandations du CDC les enfants non vaccinés ne pourront être admis à l’école si le taux de vaccination des élèves est inférieur à 95 %, le seuil dit de « protection de groupe ». Avant l’introduction du vaccin contre la rougeole – maintenant combiné aux oreillons et à la rubéole – plus de 500 enfants mourraient chaque année et plusieurs milliers souffraient de séquelles cérébrales irréversibles. Avant les campagnes anti-vaccins il y avait sur tout le territoire nord-américain moins de 140 cas de rougeole par an …

Le CDC et le National Cancer Institute, s’appuyant sur une large étude épidémiologique réalisée en Europe, ont considéré que les relais de téléphonie mobile ne présentaient aucun danger pour la santé. Les ondes émises par ces relais sont constituées de photons infiniment moins énergétiques que ceux de la lumière visible et ils se dissipent sous forme de chaleur. Dans la ville de Ripon du Comté californien de San Joaquin dont l’industrie est à près de 100 % consacrée à la production d’amandes, l’école primaire Weston accueille sur son terrain un relais de téléphonie mobile (photo) qui lui rapporte 2000 dollars par mois de loyer, de quoi rémunérer un professeur. Il se trouve que 4 élèves ont développé des cancers récemment. Le relais de téléphonie a immédiatement été incriminé sans qu’aucune étude épidémiologique n’ai été sérieusement initiée. Les inspections sanitaires avaient indiqué que les émissions de ce relais étaient en dessous des normes de sécurité. La relation de causalité entre ces cancers et le relais téléphonique n’a pas pu être établie et aucune autre étude relative à d’autres facteurs environnementaux n’a été décidée. Néanmoins les parents d’élèves ont exigé le démontage de ce relais et ont eu finalement gain de cause. « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » …

Sources : divers sites et journaux américains, illustration trouvée sur ZeroHedge

Le scandale opaque de l’oxycodone (aux USA).

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L’oxycodone est une molécule dérivée de la thébaïne, proche de la morphine et de la codéine. Elle est interdite en France car elle est classée comme stupéfiant. Aux USA, on pourrait dire qu’elle est presque en vente libre puisqu’entre 1993 et 2015 la production de cet analgésique normalement réservé au traitement des douleurs liées à des cancers en remplacement de la morphine a été multipliée par 39 ! Tout ça avec l’approbation de la FDA et de l’agence anti-drogues (DEA ou Drug Enforcement Agency). En 22 ans la production est passée de 3520 à 137500 kilos, à croire qu’au cours de ces 22 années 39 fois plus d’Américains souffrent de douleurs récurrentes. Mais ce n’est pas tout, comme on peut le constater sur l’illustration ci-dessous la FDA a aussi autorisé la production d’hydrocodone et de morphine. Le fentanyl n’est pas un dérivé de la thébaïne mais agit comme un opioïde avec un effet 50 fois plus puissant que la morphine et 100 fois plus puissant que l’héroïne avec des effets d’accoutumance prononcés. Il est aussi utilisé pour traiter les douleurs liées à des cancers. Quant à l’hydromorphone c’est aussi une dérivé de la thébaïne, le pendant de la morphine, comme l’hydrocodone est le pendant de la codéine.

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Bref, les choses se passent de la manière suivante. La DEA organise une réunion ultra-secrète avec les fabricants et distribue des quotas à chacun. Les informations ne sont pas rendues publiques, seule la quantité globale produite est connue. La production d’oxycodone augmentera encore légèrement en 2016, tout va très bien … On est donc en présence d’un lobbying caractérisé car les compagnies pharmaceutiques n’ont eu de cesse de clamer que ces dérivés de la thébaïne étaient des opioïdes sans danger. Des millénaires de pratique de l’opium directement dérivé du pavot – comme la thébaïne (voir infra) – contredisent clairement les affirmations de ces pharmaciens. Exemple : entre 1999 et 2015 il y a eu seulement aux USA 220000 morts par overdoses d’héroïne (illégale) ou d’opioïdes autorisés sur ordonnance. En 2013 seulement sur 37000 morts par overdose 16000 cas furent provoqués par l’oxycodone …

Les laboratoires pharmaceutiques et le corps médical exercent une sorte de chantage sur la DEA (et la FDA par voie de conséquence) car si les quotas d’oxycodone diminuent alors les prix augmenteront et les patients souffriront. Or l’oxycodone en particulier est utilisée comme substitut à l’héroïne. On assiste donc à une sorte de complicité entre les autorités de régulation, les laboratoires fabricant entre autres opioïdes l’oxycodone et les médecins qui prescrivent ce produit aux patients ne souffrant pas nécessairement de douleurs mais étant plutôt en état de manque d’héroïne.

Une autre question se pose en dehors du fait qu’il y a à l’évidence un usage dévié des opioïdes aux USA, d’où provient la thébaïne ? La DEA a fixé en 2014 les quotas de production de thébaïne à 145 tonnes à partir du pavot Papaver bracteatum qui ne contient pas de morphine mais essentiellement de la thébaïne. Il faut 1 kg de thébaïne pour produire environ 1 kilo d’oxycodone (137 tonnes) ? Il y a comme un lézard puisqu’un hectare de pavot produit au mieux entre 1,5 et 2 kilos de thébaïne … Il faut donc 90000 hectares de cultures de pavot pour la seule production de thébaïne outre la culture de celui utilisé pour la production de morphine et de codéine, elle-même dérivée de la morphine. Ces deux opioïdes sont en effet produits à partir d’une autre variété de pavot, le Papaver somniferum dont la culture est étroitement contrôlée, et ne fait pas l’objet de ce billet. L’administration américaine a donc, par une attitude laxiste scandaleuse déplacé le problème de l’héroïne sur son propre sol en permettant aux laboratoires pharmaceutiques de réaliser des profits au passage et en toute légalité. C’est pas beau la vie ?

Source et illustration, The Daily Beast, photo Papaver bracteatum (Wikipedia)

Voir aussi les billets des 4 septembre 2014 et 15 août 2015 sur ce blog